Naissance d’un mythe suisse : le converti Nicolas Blancho, l’islamiste qui monte

Je ne remercierai jamais assez le destin d’avoir mis sur ma route le fier, le magnifique, l’ensorcelant, le gracieux, le magique Nicolas Abdullah Blancho, dont les charmes capillaires et intellectuels ne pouvaient que me faire succomber de la plus délicieuse façon.

Nicolas Abdullah Blancho

A la tête du CCIS (Conseil Central Islamique Suisse), association destinée à favoriser la communauté sunnite, sa sulfureuse réputation d’« islamiste le plus dangereux du pays » n’est plus à faire.

Et dire qu’il a un temps été bouddhiste… Mais fort heureusement, alors qu’il sombrait dans l’ennui de sa vie, il a opté pour la voie islamiste, l’islam étant selon lui « une religion qui n’est pas compliquée et qui convient à la nature humaine ». C’est indéniable ! Il apprécie tout particulièrement la rationalité de ce dogme avec ses djinns, son Shaytan et ses fameux miracles…

Durant sa puberté, le jeune Nicolas fricotait volontiers avec les jeunes filles, fumait des pétards et se trémoussait sur les dancefloors au rythme du hip-hop et du rap. Mais à l’instar de la sœur Diams, il préfèrera finalement les incantations de l’imam à celles de Doc Gynéco.

Outre son beau visage mis en valeur par la volumineuse chéchia blanche qui éclaire agréablement son front (encore vierge cependant du fameux cal du pratiquant assidu), il aime à exhiber une broussailleuse barbe rousse en tout point identique à celle de son prophète.

Son charisme débordant et son érudition dévastatrice suscitent malheureusement de mesquines jalousies au sein même de l’oumma, à tel point que les mauvaises langues de la communauté raillent son vedettariat, ricanent qu’il ne représenterait que vingt personnes dans toute la Suisse, se plaignent de « son entrée en scène arrogante et agressive » et l’accusent même d’être « une caricature de cette religion », alors que de toute évidence Nicolas Abdullah a la carrure d’un très grand prédicateur. Tariq Ramadan lui-même, petitement, fait preuve d’une certaine animosité à son endroit, une conversion même sincère et zélée ne pouvant jamais conférer la reconnaissance et la légitimité des musulmans par filiation. Le pauvre garçon, comme tous les convertis, restera donc toujours un sous-musulman aux yeux de ses frères, rien de plus qu’une sorte de super dhimmi en somme. Avec les efforts louables qu’il fait pour s’intégrer à la communauté, si ce n’est pas malheureux…

Afin de conjurer les risques d’attentat sur sa personne par des coreligionnaires bassement envieux, il ne peut se déplacer sans ses six impressionnants gorilles aux oreillettes ostentatoires destinées à impressionner le public et à donner une caution de sérieux à leur mission.

Très affecté par l’immorale et déshonorante votation refusant la construction de minarets et conscient que le moment du djihad n’est pas encore arrivé, Nicolas se défend pour l’instant de vouloir l’instauration de la charia en Suisse et de souhaiter établir un califat mondial, bien que le caractère « sunnite normatif » de son mouvement affirme clairement s’extraire du contexte culturel pour ne reconnaître que la loi coranique et la sunna. C’est d’ailleurs pour cette raison que les femmes sont interdites d’activité au CCIS et qu’elles sont tenues de rester éloignées de leurs coreligionnaires masculins.

Malgré des propos qui se veulent rassurants ses détracteurs redoutent son impatience à vouloir aller trop vite en besogne. C’est que les musulmans en Suisse sont encore minoritaires et se voient donc contraints de devoir laisser en veilleuse quelques temps encore leurs réelles intentions. A noter que comme en France les médias veillent soigneusement à ce que personne ne fasse « le lit de l’UDC », ce nauséabond parti « populiste », un évitement tellement primordial que ces médias en sont réduits à qualifier les pires islamistes de « pacifistes »…

Des méchantes rumeurs en 2010 le disaient proche d’un sympathisant d’Al-Qaida. Il faut dire qu’il a approuvé les attentats du 11 septembre… On racontait aussi que son association avait caché une jeune fille mineure recherchée par ses parents, que l’envoi par son association d’un jeune Kurde dans des troupes djihadistes d’Egypte avait provoqué chez ce dernier de graves problèmes mentaux. Nicolas avait évidemment nié en bloc. Cet homme est bien trop fraternel et pacifique pour s’être rendu complice de telles ignominies, même si un ami de sa propre famille, un enseignant qui le connaît depuis sa naissance, avait confirmé les faits : « Le CCIS a fait le forcing pour endoctriner le jeune Kurde. Ses parents ne savaient plus comment réagir, il avait une photo de Ben Laden sur son ordinateur ».

En septembre 2012, lors d’une manifestation, Nicolas Abdullah avait déclaré ne pas apprécier les « abus de la liberté d’expression », précisant toutefois que les musulmans sont bien sûr extrêmement favorables à la liberté d’expression, au point même de « mourir » pour cette « valeur précieuse », à condition seulement qu’elle soit limitée. Avec une prudence raisonnée que tout un chacun peut aisément concevoir il avait également souhaité « demander aux législateurs suisses de réfléchir sur une loi qui protègerait les sentiments religieux en Suisse, parce qu’on n’a pas assez de lois pour protéger, si un extrémiste voudrait mettre le feu, aimerait provoquer, qu’est-ce qu’on va faire contre lui ? ».

Le secrétaire général du CCIS, Patrick Qaasim Illi, avait lui-même connu son heure de gloire en son temps après avoir hurlé lors d’une manifestation « les porcs sionistes seront mis en pièces ! ». Depuis, ce monsieur a fait plein d’enfants à son image avec une niqabée suisse convertie exilée en Egypte avec ses enfants afin que son époux puisse épouser une seconde femme.

Désireux de construire une grande mosquée dans l’ouest bernois, le prédicateur se démène afin de soulever les fonds nécessaires. Il a donc multiplié les demandes d’aides aux pays du Golfe, au Koweit, au Qatar, des partenaires tout ce qu’il y a de modérés…

Lui-même dans sa vie privée évite de s’embarrasser de contingences matérielles, préférant faire le choix d’une bourse et du soutien de ses parents plutôt que de travailler. Il aurait également touché les aides sociales jusqu’en 2007, mais un homme de sa stature et de sa trempe peut-il s’abaisser à mettre les mains dans le cambouis ? De toute façon il n’en a pas le temps, avec toute cette Suisse à islamiser…

Comme tout musulman authentique, il se déclare favorable à la lapidation puisque celle-ci est une valeur religieuse dûment inscrite dans les hadiths et qu’il se refuse à être un réformateur. Il a toutefois bien conscience qu’intégrer celle-ci dans la loi suisse n’est pas encore possible, les Infidèles étant encore majoritaires dans ce pays. Il défend également vigoureusement le port du voile car « pour la femme, le port du voile c’est une obligation de culte ». Son épouse est d’ailleurs entièrement voilée, mais par choix, précise-t-il.

Lors d’une interview par une journaliste du Temps manifestement ralliée à sa cause, celle-ci avait déclaré « Il n’y a pas eu de poignée de main. Ni au début, ni à la fin de l’entretien. Son interprétation rigoriste de l’islam lui interdit d’avoir ce genre de contact avec une femme. On ne s’en offusquera pas ». C’est vrai, pourquoi s’offusquer pour si peu ?

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Son rêve est de créer une société musulmane parallèle. Il milite d’ailleurs pour la construction de crèches et d’écoles réservées aux seuls enfants musulmans. Le CCIS, de manière très concrète, prévoit également dans un proche avenir de fabriquer et de faire commerce de vêtements islamiques. Dans cette société idéale les femmes pourront vivre cachées dans le noir, protégées de l’aberrante et impure mixité des lieux publics du monde occidental, et même les propres fils de Nicolas Abdullah seront, selon lui, préservés de la proximité des filles quand ils iront nager à la piscine. Ses enfants sont d’ailleurs soigneusement préparés à prendre la relève de leur papa, le nombre de fidèles se multipliant mathématiquement à chaque génération, puisqu’ils sont nourris spirituellement aux chants religieux et aux dessins animés relatant la vie du saint prophète. Pour Nicolas Abdullah, la frustration inhérente aux mœurs des mécréants ne sera « plus un problème quand il y aura des boulangeries ou des taxis musulmans ».

Comme son prophète le lui a ordonné il y a 1 400 ans, notre barbu refuse naturellement de serrer la main des femmes, « c’est un signe de respect envers elles, la femme est quasi sainte pour nous ». On peut lire par ci par là que ce serait plutôt en raison de l’impureté de la femme mais bon, ne chipotons pas pour si peu, car après tout il paraît que les musulmanes vivent très bien leur discrimination par les hommes.

Mme Blancho – qui elle non plus ne travaille pas – est sur le point de faire don à la Suisse de son troisième enfant, si ce n’est déjà fait. Certains lui reprochent de mettre régulièrement en émoi la maternité de Bienne en raison du voile qui lui couvre la tête durant ses multiples accouchements alors même que ses cuisses sont grandes ouvertes… mais les Suisses sont méchants…

Caroline Alamachère

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