Najat Belkacem et Nisrine Zaibi, deux parvenues de la discrimination positive

Publié le 29 octobre 2012 - par - 3 551 vues
Share

J’ai mangé ce samedi avec un ami qui m’a fait part de sa stupéfaction devant la nomination de Najat Belkacem comme porte-parole du gouvernement. Il n’a pu s’empêcher de s’exclamer : « Mais c’est une buse, une brêle ! » Il m’a dit avoir fait ses études avec elle, et m’a fait part de son côté très superficiel, et de son intelligence quelconque. Le moins qu’on puisse dire est que depuis qu’elle est porte-parole, elle confirme à chacune de ses sorties le verdict énoncé par son ancien camarades d’études, que confirmait Huineng.

http://ripostelaique.com/najat-belkacem-la-plus-nulle-de-tous-les-porte-parole-de-la-ve-republique.html

Avec ses mots, n’a-t-il pas dit ce qu’exprimait Ségolène Royal elle-même : Elle s’appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là.

Nisrine Zaïbi, autre « beurette de service », ne correspond-elle pas au même profil ? Cette jeune femme, pour son premier congrès du Parti socialiste, a fait rire tous les mauvais esprits en réussissant, à Toulouse à commettre deux bourdes terribles. Elle a d’abord appelé son parti « Parti national socialiste », ce qui, pour une jeune femme prétendant lutter contre l’extrême droite, fait quelque peu désordre. Elle a ensuite appelé François Patriat, le président socialiste de la Région Bourgogne, président de la République, rien de moins !

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xundg3_nisrine-zaidi-congres-de-toulouse_news[/dailymotion] 

http://www.dailymotion.com/video/xundg3_nisrine-zaidi-congres-de-toulouse_news

Certes, on pourrait être indulgent pour l’émotion d’une jeune femme de 25 ans, qui prend la parole pour son premier congrès. Mais il convient de s’interroger, comme pour Najat Belkacem, sur ses réelles capacités, car, simple conseillère municipale à Châlons, elle a tout de même été promue vice-présidente de la Région Bourgogne chargée de la jeunesse, à l’âge de 23 ans. Il suffit d’écouter son discours totalement formaté pour comprendre qu’elle ne possède pas de qualités exceptionnelles, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle fayotte à mort, en faisant des tonnes, remerciant le maire de Toulouse, parce que sa ville est rose, et que la couleur du PS, c’est aussi le rose. Colossale finesse ! Elle a ensuite remercié pompeusement le président du conseil régional qui l’a faite reine, et son maire de Châlons, qui lui a mis le pied à l’étrier, pour lequel elle en a fait des tonnes. S’il est un domaine où elle a vite appris, c’est qu’il ne faut jamais oublier de remerciers les petits marquis socialistes. Bien sûr, elle nous fait le coup de la jeune femme issue des quartiers populaires, et, naturellement, harangue le public : « Faut faire quelque chose, camarades ! ». Il y a trente ans, les potes à Harlem Desir nous faisaient le coup de repeindre les cages d’escalier… Naturellement, elle joue de ses origines pour nous faire le coup de la méchante extrême droite, populiste, raciste, et tout et tout….

Cela fait quand même peu, pour se retrouver vice-président de la Région Bourgogne, à 23 ans ! On est loin de la pertinence d’un Malek Boutih ! On apprend, en fouillant un peu, qu’elle a répondu à une invitation des communautaristes du journal « Respect », et qu’elle se dit musulmane : « Je viens dénoncer les amalgames qui sont faits entre musulmans et terroristes. Je suis musulmane et élue de la République et pour ceux qui en douteraient l’islam n’a rien à voir avec les problèmes de délinquance dans certains quartiers. Malheureusement, les instances démocratiques s’intéressent encore peu à un sujet trop polémique. Personnellement, j’aimerais donner un coup de pied dans la fourmilière politique».

Bref, elle fait de la politique, entre autres, pour défendre sa religion, intéressant ! On peut s’interroger : si au lieu de s’appeler Nisrine Zaibi, elle s’était appelé, avec le même âge, Maurice Campion, serait-elle seulement conseillère municipale à Châlons ? La réponse n’est-elle pas évidente ?

On peut se poser une autre question : ces jeunes femmes ont-elles vraiment des convictions, ou se vendent-elles comme beurette de service à l’UMP ou au PS ? Rappelons-nous le parcours de Fadela Amara, présidente de Ni Putes Ni Soumises, qui a fait toute sa carrière dans les valises de Julien Dray et du Parti socialiste, et qui a basculé, en 2007, pour un maroquin, chez Nicolas Sarkozy… ce qui ne l’a pas empêché de voter Hollande en 2012, histoire ne pas insulter l’avenir ! Le MJS, réagissant à cette trahison (lui qui, pourtant, utilise les mêmes méthodes) s’indignait : « Le parcours de Fadela Amara doit interpeller les socialistes. Voilà des années que des dirigeants du PS instrumentalisent un certain nombre de responsables associatifs à des fins claniques. L’incohérence entre la morale et les actes est un des ressorts de cette trahison. »

A méditer pour les apôtres socialistes de la discrimination positive…

Paul Le Poulpe

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.