Nantes : ces veules personnes de gauche, prêtes à défendre un gourou religieux oppresseur de femmes !

L’affaire de Rezé, – banlieue nantaise, célèbre par son rôle d’avant-garde dans le déclenchement de la grève générale de mai-juin 1968 -, devient un pôle d’attention français et même… mondial.
Un quotidien français, le Figaro, s’en est même allé interroger les Pakistanais, pour savoir ce qu’ils pensaient de notre doux et pacifique commerçant activiste du Tabligh et de la décision de faire voter une loi prohibant la prison de tissu dans l’espace public. Les Pakistanais sont scandalisés. Ils dénoncent : racisme, xénophobie, discrimination, stigmatisation, haine de l’islam… comment, les Français sont 70% à n’être pas d’accord pour que nos bonnes musulmanes affirment leur extrême pudeur en s’enfermant ? Quelle honte, quel scandale ? Quelle intolérance contraire à la « tradition française » comme l’a dit à Nantes un certain Ramadan?
La « tradition française », laquelle, la monarchique ou la républicaine ?
Depuis la grande Révolution, l’accueil de populations les plus diverses s’est effectué sur la base de leur adhésion aux valeurs républicaines et aux lois qu’elles mettaient en œuvre dans la vie quotidienne.
Si le baron Anacharsis Klootz, venu d’Allemagne, a pu devenir électeur et se fait élire à la Convention, c’est parce que cet homme, aristocrate allemand, venait participer au mouvement universel contre les privilèges de caste de l’aristocratie qui commençait en France. S’Il n’avait pas partagé les objectifs républicains et antiféodaux de la révolution, Klootz n’aurait pu être ni électeur, ni candidat, ni élu.
Aujourd’hui, des hommes comme notre commerçant nantais, comme son théoricien des Frères musulmans nous expliquent le contraire : pour intégrer la population qui vient des pays ou l’islam s’est partout imposé par la conquête, par le bruit et la fureur des armes, le citoyen français doit pousser l’abnégation jusqu’à accepter de vivre comme s’il n’était plus qu’un survivance à peine tolérée, il doit même s’excuser de ce qu’il est, sans quoi… Sans quoi, des organisations de la gauche politique et d’un syndicalisme dévoyés le pointe du doigt et l’accusent : « raciste » ! « Xénophobe » ! «Stigmatiseur » !
Des lecteurs du Figaro s’indignent de ce que leur quotidien aille donner la parole à des Pakistanais plutôt qu’aux Français ou aux députés belges, pour faire pression sur le gouvernement et les parlementaires français. Ont-ils tord, ces lecteurs, scandalisés par la complaisance de la rédaction du quotidien, de lui faire remarquer que ce pays, le Pakistan, se caractérise par un écrasement quotidien de tout ce qui fonde les valeurs démocratiques françaises et européennes produites par plusieurs siècles de combats contre l’obscurantisme et le fanatisme religieux et clérical.

L’affaire du commerçant tabligh de Rezé repose la question de savoir : Qu’est-ce que la nationalité moderne, remise en question au nom du multiculturalisme qui devrait nous faire supporter, dans la vie quotidienne, l’étouffement progressif de tout ce sur quoi ce pays s’est construit, qui devrait nous voir devenir indifférent à l’humiliation de tous les instants de plus en plus de femmes et de fillettes.
La nouvelle normalité selon les compagnons de route de l’islamisme
Entretenir des relations avec quatre femmes enfermées, habitant chacune une des trois coquettes maisons contigües, entourées d’une palissade commune, vivant des subsides de la CAF financée par la solidarité ouvrière institutionnelle récusée dans son principe par notre fondamentaliste de l’islam devant redevenir ce qu’il était quand MHMD et ses disciples ont lancé le petit djihad universel, rien que de très normal. La CAF n’aurait pas à voir s’il n’y a pas là un abus de droit, utilisant indument les prestations de femme isolée.
Quel « isolement » ? En la circonstance : trois femmes non épousées selon la loi française, chacune ayant des enfants du même père, toutes habitant la même rue, presqu’au même numéro et chacune des trois étant « femme isolée »… Que de hasards ? Le croisement des données des ordinateurs ne montrerait rien ? Il ne montrerait aucun abus de droit d’un commerçant tellement pauvre qu’il peut offrir un avocat à son épouse légale pour ne pas payer 22 euros et se doter d’une garde rapprochée.
Si l’on regarde les choses autrement qu’avec les lunettes complaisantes des petits adjudants de la défunte « libre pensée », on voit bien qu’une opération est mise en route, pour tester la résistance d’un autre pan du dispositif de la Laïcité et de la tradition de 1792 et de la Commune de Paris.
L’opération est enclenchée par ceux qui veulent faire tomber une chape de plomb morale, en s’appuyant sur la myopie lâche et volontaire d’une gauche renonçant à la tradition révolutionnaire et démocratique de ce pays, renonçant à la défense du droit de toutes les femmes à ne pas être retranchées du monde et remises en tutelle, une « gauche » et un « syndicalisme » prêts à laisser se détricoter tout ce qui constitue la substance de la Démocratie et de la Laïcité pour qu’on ne les accuse pas de « stigmatisation ».
Ces veules personnages sont prêts à défendre un gourou oppresseur de femmes, ils sont prêts à exclure des syndicalistes qui protestent contre l’islamisation de la nourriture sur leurs lieux de travail, pour ne pas être taxés de racisme et de xénophobies par les doux sympathisants pakistanais du système taliban, quelle débandade !
Alain Rubin

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