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Nantes : encore un viol chez les zadistes, appel lancé

Nous nous étions déjà intéressés aux viols et aux violeurs dans les milieux gauchistesle grand déballage a en effet commencé ces dernières années, mais les violeurs courent toujours. Une nouvelle affaire, cette fois sur la ZAD de Notre-Dame des Landes, fait du bruit dans la mouvance et relance la polémique quant à la grande tolérance des violeurs au sein de l’extrême-gauche.

C’est un discret statut sur le Twitter de Nantes révoltée – le « collectif » qui organise la plupart des manifestations violentes de l’extrême-gauche à Nantes et soutient les « irréductibles » de la ZAD qui a révélé l’affaire : « salut, j’ai été violé.e à Notre-Dame des landes le samedi 10 février 2018. Mon histoire c’est vers 4-6h, à l’intérieur d’une tente. Dans le noir, alors aucun moyen de reconnaître l’agresseur ». Ce statut a aussi été posté sur le compte Facebook – a priori dédié à la cause – de l’intéressée et sur les pages Facebook de Nantes Révoltée et Zone à défendre de Notre-Dame des Landes, mais relativement peu partagé – et pas du tout commenté.

Plutôt que de faire appel à la « justice bourgeoise », considérée comme le bras armé de l’ordre et de l’État, la victime a attendu quatre mois avant de faire exploser la mouvance locale de l’extrême-gauche, déjà bien mal en point après avoir raté son mai 68, le blocage des partiels (qui ont eu lieu quand même, sur internet pour les filières LLSH, normalement pour les autres), la pérennisation de la ZAD et même le blocage du Bac.

Une chose est sûre : le violeur est un zadiste. A priori assez connu au sein de la mouvance des zadistes irréductibles, fait croire la rumeur publique. Ce qui expliquerait peut-être que l’extrême-gauche, bien bavarde quand ils s’agit d’insulter les policiers ou l’État, oppose à ces accusations accablantes d’une des leurs un silence de plomb.

Ce ne serait du reste pas la première fois. En septembre 2016, quatre personnes, âgées de 13, 17, 18 et 27 ans ont été arrêtées pour viol collectif d’une jeune femme de 19 ans, fragile et sous curatelle renforcée, dans la ZAD dans le parc de Las Rebès à Montpellier installée en avril 2016 contre un projet immobilier. Peu après le viol, la volonté politique qui faisait défaut a finalement été mobilisée et les zadistes ont décidé la dissolution de leur ZAD. Parce que tel était leur bon plaisir…

Emmanuel Goldstein