Nantes : les antifas font annuler une manif pour la réunification de la Bretagne

Publié le 29 septembre 2017 - par - 26 commentaires - 2 872 vues
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Le 30 septembre devait avoir lieu comme chaque année la manifestation pour la réunification de la Bretagne. C’est l’une des causes phares du mouvement régionaliste breton (Emsav), qui réclame que la Loire-Atlantique revienne dans le giron de la Bretagne administrative. Seulement, cette manifestation n’aura pas lieu. L’extrême-gauche locale a tellement menacé les organisateurs de s’attaquer physiquement à eux et aux manifestants qu’ils ont préféré annuler la manifestation. Une bonne illustration locale de la Terreur rouge qui peut peser sur un mouvement tout à fait éloigné pourtant du champ de bataille socio-économique classique de l’ultra-gauche.

La réunification bretonne est une position partagée par de nombreux élus locaux ou nationaux (le député et président de l’Assemblée Nationale François de Rugy, les sénateurs Joël Guerriau et Ronan Dantec, le député morbihannais Paul Molac…) mais qui donne lieu à un tel sac de nœuds politique et économique que rien n’a été fait depuis soixante ans hormis des politiques culturelles et quelques coopérations, notamment en matière de marchés publics ou de très haut débit.

Réunifier la Bretagne aurait comme conséquence de recréer un pôle économique solide – la Loire-Atlantique pèse aujourd’hui deux tiers des emplois de pointe de la Bretagne historique, la moitié de l’industrie, la quasi-totalité de la production énergétique (Cordemais et Montoir) et près de 45% du PIB de l’ensemble historique. Le plus grand aéroport (Nantes-Atlantique), le plus grand pôle urbain (métropole de Nantes) et le plus grand port de commerce (Saint-Nazaire) sont situés dans le département.

Cependant ramener la Loire-Atlantique en Bretagne aurait comme conséquence la nécessité de supprimer les Pays de Loire et de répartir les départements restants entre les régions voisines (ce qui n’arrange personne), de choisir entre Nantes et Rennes pour la future capitale bretonne, répartir les administrations, les lieux de pouvoir, les sièges économiques… bref, de quoi créer nombre de complications que les milieux économiques et politiques locaux sont unanimes à vouloir éviter, tant à Nantes qu’à Rennes.

D’autant que les deux régions administratives de Bretagne et Pays de Loire – dont la fusion a aussi échoué, sous l’influence de Jean-Yves le Drian, forment un ensemble économique assez intégré dont le moteur est centré sur le sud et l’est de l’Ille-et-Vilaine (Rennes, Redon,Vitré), l’est du Morbihan, la Loire-Atlantique dans son ensemble, le sud-est de l’Anjou (Cholet, Chemillé, Angers) et le nord de la Vendée (jusqu’à la Roche sur Yon et les Sables), reliés entre eux par de forts liens économiques et d’importantes migrations pendulaires. Le statu quo arrange bien du monde.

Ceci étant dit, la manifestation devait se dérouler le 30 septembre dans le centre de Nantes. Pacifique – sauf en ce qui concerne le traditionnel « cortège antifa » qui se groupe dans la manifestation, elle réunit chaque année plusieurs milliers de personnes et est le lieu où tous les politiques favorables à la cause bretonne ou membres de l’Emsav doivent être.

Elle est finalement plus un lieu de retrouvailles sociales entre diverses composantes (écoles en breton Diwan, politiques, associatifs, artistes) qu’un réel marqueur d’influence politique… amoindrie du reste par l’extrême dépendance aux subventions versées par des pouvoirs politiques parfois tout à fait opposés à la réunification ou à la cause bretonne, comme l’a démontré la récente crise des emplois aidés à Diwan. C’est aussi une manifestation qui réunit relativement peu de jeunes, et qui penche à gauche.

L’an dernier, la donne avait changé. Plusieurs dizaines de jeunes du mouvement Yaouankizh Breizh avaient manifesté en lançant des slogans pour la réunification, mais aussi contre l’immigration-invasion. De quoi irriter l’UDB, quasi-filiale du PS et d’EELV en Bretagne, qui avait quitté le cortège, mais surtout l’extrême-gauche locale qui avait juré que jamais cela ne recommencerait. C’était la première fois depuis l’agression par un commando d’ultra-gauche du maire de la Remaudière en 2010, Alan Coraud, que le contrôle idéologique de la manifestation leur échappait.

Sous pression de l’UDB – qui représente le gros des élus de l’Emsav (souvent à des strapontins dans des mairies de gauche) et les plus influents, notamment Paul Molac, Bretagne Réunie qui s’affirme théoriquement politiquement neutre s’était fendue au début de l’été d’un communiqué gauchisant où elle défendait une « Bretagne ouverte sur le monde ». Autrement dit aux immigrés. Ce n’est pas la première fois que la neutralité politique de l’association penche à gauche : en 2015 Bretagne Réunie avait carrément exclu de sa liste des candidats aux départementales qui soutenaient la Réunification, ceux du FN, après avoir reçu de fortes pressions, là encore, de l’UDB et de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance et 44=BZH, proches de l’ultra-gauche et du NPA).

Nombre de nationalistes bretons, jeunes et résolus, avaient décidé de revenir à Nantes en cette fin septembre 2017. De l’autre côté, les antifascistes étaient résolus à les tabasser sur place, et commençaient à converger sur la ville, d’autant que les capacités d’hébergement ne manquent pas – beaucoup de militants y vivent et d’autres se sont fixés dans la ZAD de Notre-Dame des Landes où dans les communes voisines.

Sur ses plateformes, l’extrême-gauche appelait ainsi tous les volontaires à venir casser du faf : « Les fachos ont d’ors et déjà annoncé leur venue, il est hors de question de les laisser parader et agresser des gens à Nantes comme en  septembre 2016, alors venez en nombre et déterminés que vous en aillez quelque chose à carrer ou non de la réunification de la Bretagne là n’est pas la question ». Les militants en ont rajouté : « Baston générale avec les fafs, on va crâmer votre éléphant de merde et vous faire regretter de laisser les fachos défiler en ville », écrivait l’un. « Bretagne réunie pour vous les racistes et xénophobes ont leur place dans votre manif… vous êtes donc des ennemi-e-s. Votre manif de merde n’aura pas lieu, et plus aucune autre à l’avenir bande d’ordures. On fera pas de différence entre les fascistes et vous, égalité de traitement, égalité de patates », pour un autre.

Entre deux, Bretagne Réunie ne savait que choisir. Exclure tout le monde pour pouvoir manifester en paix ? Impossible du fait du poids politique de la gauche bretonne au sein de l’association. Laisser faire ? Impossible à cause des lois et de la responsabilité envers les manifestants pacifiques. Sous pression de la Préfecture, l’association a commencé par mettre le lieu de départ sur l’île de Nantes, sur une esplanade plus dégagée – mais où il y a bien du monde un samedi après-midi puisqu’elle jouxte le site touristique des Machines de l’Ile.

Puis, toujours sous pression de la Préfecture, bien consciente de l’insuffisance du service d’ordre, elle a annulé carrément la manifestation. En agissant avec bien plus de conscience que les syndicats, CGT en tête, qui se font les paravents plus ou moins volontaires de dégradations importantes perpétrées par l’extrême-gauche parfois dès le parcours officiel.

« Cette décision est prise d’une part, suite aux divers échanges écrits violents qui ont eu lieu entre des groupuscules extrêmes. Les menaces qu’ils ont aussi proférées à notre encontre ne nous permettent pas de garantir, samedi prochain, la sécurité des personnes et des biens, sécurité qui nous incombe en tant que coprésidents de notre association », expliquait l’association dans son communiqué. « Ces groupuscules extrêmes ont décidé avec détermination d’exploiter notre rendez-vous annuel à des fins partisanes et ont la vive intention de scander des slogans n’ayant rien à voir avec la réunification de la Bretagne ».

Ce communiqué n’a pas calmé les gauchistes, comme on pouvait s’y attendre. Jean-Dominique Robin, ancien président de l’Union des enseignants de breton, a publié un communiqué typique du gauchisme militant breton, qu’il ait des cheveux blancs ou qu’il soit toujours actif – dans les écoles Diwan, les couloirs des collectivités ou les multiples strapontins associatifs ou culturels financés par le contribuable pour un effet proche de zéro.

Là-dedans il accuse pêle-mêle l’association de soutenir les aspirations libérales partagées par nombre de patrons bretons (les plus proches de la cause bretonne se sont regroupés autour d’Alain Glon au sein de l’institut de Locarn), d’avoir rejoint le mouvement des Bonnets Rouges, pro-économique donc suspecté de fascisme, d’avoir soutenu le député de droite Marc le Fur ou encore d’avoir un membre du CA pas du tout de gauche. Et de dénoncer la tolérance de militants qui ne soient pas de gauche dans la manifestation par Bretagne Réunie.

Conclusion de l’extrême-gauche bretonne : « cette même direction, ou fraction de la direction, a cédé devant quelques fascistes comme elle s’est vautré dans le déshonneur capitulard en cédant au chantage de la préfecture qui leur a imposé l’annulation faute de service d’ordre ». Et comme elle ne craint pas le ridicule… elle défilera toute seule le 30 septembre à 15 h devant le Château des Ducs de Bretagne à Nantes pour bien montrer qui c’est qui commande. Environ 100 miliciens ultra-violents proches du NPA et de la CNT – des mouvements qui récusent tout nationalisme – soutenus par plusieurs centaines de lâches plus ou moins socialistes.

Pourquoi s’étonner qu’au sein de la grande majorité de la population de la Loire-Atlantique, tout le monde se fiche de la réunification bretonne ?

Emmanuel Goldstein

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Notifiez de
dufaitrez

Nantes et son célèbre Château des Ducs de Bretagne, n’est pas en Bretagne ?
Le Négationnisme Historique devient une manie ! Dans Tous les domaines !

Daflon

A suivre
Il ne leur restera plus que les yeux pour pleurer sur leur stupidité, car leurs petites manifestations ultra violentes, qui leur permettaient de se défouler sans contrainte et sans grand risque, contre des CRS retenus d’être trop méchants par le pouvoir actuel, seront évidemment terminées.
En lieu et place de ces CRS, généralement plutôt modérés dans leurs ripostes, se trouveront des forces de répression surarmées, grassement payées et sans état d’âme, qui auront ordre d’éliminer toute résistance, et ce, de façon définitive.
Il est donc grand temps de bien réfléchir où se trouvent ses propres intérêts et ceux de ses proches avant de bien choisir son camp, car les conséquences en sont incalculables.

Lotus bleu

«Il est donc grand temps de bien réfléchir..» Tu leur demandes de réfléchir. Tu n’es pas sérieux. Eux, leur but, montrer leurs gros muscles, faire peur, être violent envers les citoyens ordinaires et défier la police. Ça les distrait, les occupe un peu et ça les fait jouir. Et leur prétexte pour sortir dans la rue c’est la lutte contre le racisme (parce que eux sont purs, sains d’esprit) et peut-être la xénophobie et l’homophobie. Ce qui est anormal, c’est que le gouvernement de la République Française Laïque les laisse libre.

Daflon

Suite
Pensent ils vraiment que ceux ci, reconnaissants, vont les traiter en amis s’ils parviennent à gouverner le pays selon la loi islamique ? Quand sera t-il de leurs parties de cochon grillé et de leurs repas de charcuterie bien arrosé de vin, de bière, ou de cidre, pour ne citer que cet aspect des choses ? Peuvent ils vraiment penser que leur vie continuera comme avant ?
Comme ils se disent anti capitalistes, peuvent ils raisonnablement espérer que les immigrés, et les musulmans en particuliers, vont les aider à instaurer une sorte d’état socialiste ?
Au lieu de se plonger la tête dans le sable, pourquoi ne pas observer ce qui se passe réellement dans les pays musulmans et s’essayer d’y projeter leur vie et celle de leur proches ?
A suivre

Daflon

Il paraît évident que ces « antifas » deviendront comme les khmers rouges, si on les laissent faire. Complètement aveuglés par des idéologies délirantes et par leur violence, ils n’ont aucun sens pratique concernant leurs propres intérêts et ceux de leurs familles, leurs amis. Toujours l’invective à la bouche, il n’y a rien de constructif chez eux, toutes leurs actions sont toujours tournées vers la destruction. « Mort aux racistes et aux xénophobes », c’est leur thème favoris. Mais ou se trouve donc leurs intérêts personnels avec une immigration africaine de masse dans leur propre pays ? Quels avantages espèrent ils de l’installation massive des musulmans chez eux ?
A suivre

Paskal

On peut arriver à le retrouver:
https://www.facebook.com/Boris-Le-Lay-403505586497759/?hc_ref=ARQRaOSpS-0ExxCeKhgxy97JfihcFBJP8LVENvwnPB2ubrQAESuWimE7QI_v8Kq4SAw&fref=nf
Pour autant, du fait de sa misogynie (fréquente dans sa confrérie), ce n’est pas ma tasse de chouchen.

Garde Suisse

Petite histoire sur les courageux antifas nantais et leur promptitude à déguerpir face au péril. Le 21 janvier 2016, les royalistes nantais comme tous les ans se rendaient devant la statue de notre roi martyr pour y déposer une gerbe et prier. Cette manifestation déclarée est légale. Habituellement ce sont des personnes âgées et des familles qui assistent à cette cérémonie, qui déplaît forcément aux nervis du mondialisme. Donc par réseaux sociaux ils ont annoncé qu’ils attaqueraient le rassemblement. Sauf qu’ils ont été reçu par les jeunes de l’Action Française qui leur ont expliqué à coups de casque, le respect des traditions françaises. Nos gauchos ont dû être protégés par la Police pour s’en tirer sans trop de dégât. Nous en rions encore !!!

Vive la France !
Vive le roi !

victoire de Tourtour

Gaede suise
Et le 21 janvier 2017, ils sont revenus en tâter, ou s’ls s’en sont bien gardés ? Chat échaudé craint l’eau froide, antifa rossé craint la fessée.

Garde Suisse

Bonjour,
Très bon dicton « Victoire de Tourtour » et qui s’est vérifié une nouvelle fois !

Martine28410

Pas surprenant du tout …. Nous sommes gouvernés par Vichy !

victoire de Tourtour

martine
Par Lénine, plutôt, d’autant que, pour l’essentiel, le gouvernement de Vichy, Laval en tête, était « de gauche ».

daniel champy

pas par vichy mais une democratie totalitaire, ferme ta gueule ou le goulag t’attends,voila ce qu’est devenue la france

Mickdan

Oui c’est vrais j’ai vu ça,les démocrates on encore frapper !!

Carter

Plus crétin que les antifas tu meurs, c’est pas compliqué…

Joël

Crétins peut-être, mais terroristes sûrs. Avec approbation totale des politiques, sinon comment expliquer qu’ils ne sont jamais inquiétés.

victoire de Tourtour

Joël
La Gestapo fut-elle inquiétée par Pierre Laval ,le collabo en chef ?

Lotus bleu

On ne peut pas comparer la France de 1940 avec celle d’aujourd’hui. En 40, la Gestapo faisait ce qu’elle voulait, qu’il y ait Laval ou pas, Pétain ou pas. Tandis qu’aujourd’hui, que les antifas fassent à peu près ce qu’ils veulent dans un pays soi-disant démocratique et où l’état de droit est clamé sur tous les toits, là, c’est anormal. Donc, l’État Français les protège. Normalement, depuis longtemps, ils auraient dû être interdits.

Adrien

Aux armes, citoyens! What else?

Antimuzz

Hitler a, en parti, réussi sa prise de pouvoir grâce a ses commandos de casseurs violent qui infiltraient tous les rassemblements.
Les brigades Nazo-Gochos (qui se présente comme Antifas), sont la, elles existent et pèsent déjà de manière malsaine sur notre démocratie.

Wika

Oui @Antimuzz. Hitler s’est appuyé sur les casseurs SA pour asseoir son pouvoir puis il les a éliminés brutalement quand il n’a plus eu besoin d’eux
Il nous reste donc quelque espoir de voir un jour ces dégénérés disparaître

monrose

très juste ! La nuit des Longs Couteaux est l’expression généralement utilisée pour faire référence aux assassinats perpétrés par les nazis en Allemagne, au sein même de leur mouvement, entre le vendredi 29 juin et le lundi 2 juillet 1934, et plus spécifiquement pendant la première nuit : du 29 au 30 juin 1934.
la purge débute par l’irruption de Hitler, pistolet au poing, à l’hôtel Hanselbauer à Bad Wiessee, où se trouvent Röhm et de nombreux responsables de la SA. Rohm, son chef exécuté pour homosexualité, succombe dans sa cellule en prononçant: « Mon Führer, mon Führer »,

Haggar Dunor

Les antifas ne sont forts que de nos propres faiblesses…

victoire de Tourtour

Et des grasses prébendes qu’ils touchent.

Déséquilibré

Et de l’extrême indulgence du pouvoir, les flics ont ordre de ne pas se défendre.
Faut dire que les antifa pendant des années ont été des auxiliaires de police tout à fait utile.
Là ils se prennent pour des rouges, des vrais. Mais si des « facho » leur mettaient une trempe ils iraient se réfugier dans les boucliers des CRS… qui les couvriraient puisque c’est les ordres.

Bartabac

Ces gens sont des terroristes, et comme tout terroriste, ils doivent être abattus aussitôt qu’ils agissent, sans sommation.

Mickdan

Les plus gros fascistes,d’extrême gauche qui traitent les citoyens de fachos,ils n’on vraiment honte de rien ces gauchos,il serais temps que le vent tourne !!!