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Napoléon c’est toute la grandeur de la France, Macron c’est le contraire

Gravure représentant un double portrait de Napoléon, comme Premier Consul de France puis comme Empereur

Napoléon, c’est toute la grandeur de la France, une glorieuse page d’histoire que Macron s’acharne à déconstruire.

Pompidou déclarait en 1969, à propos du petit caporal corse devenu Empereur :

« Il n’est pas de nom plus glorieux que celui de Napoléon. Parti de rien, démuni de tout, il a tout obtenu ». Mais les temps ont changé.

En écrivant un chapitre consacré à Napoléon, dans mon livre « Macron le pire fossoyeur de la France », j’anticipais l’extrême frilosité que manifesterait notre Président à commémorer le bicentenaire de la mort du plus grand monument de l’histoire du monde.

Je n’ai pas été déçu, car tout en annonçant un discours du chef de l’État rendant hommage à l’Empereur, l’Élysée s’empresse d’ajouter que « commémorer n’est pas célébrer ». Va-t-il s’excuser d’être contraint de participer à cette commémoration ? On se le demande !

Notre Président rase les murs devant les minorités les plus revanchardes. Qu’en sera -t-il en 2050 quand il y aura basculement démographique avec le remplacement de population qui s’opère dans l’indifférence générale ?

Napoléon a légué à la France en 15 ans de règne, davantage de grandes réalisations que tous ses successeurs en deux siècles. Mais la mode est au mémorial revisité avec nos normes humanistes de 2021.

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En parlant de « privilège blanc » ou de « colonisation crime contre l’humanité » dans une France majoritairement blanche, Macron ne cesse de s’excuser que la France soit ce qu’elle est. Un comble.

Pas un seul chef d’État au monde ne salit son pays et son peuple comme le fait Macron. Mais il n’est pas le seul à trembler devant les minorités. Droite et gauche, même combat.

Décidément, nos élites sont littéralement tétanisées par la dictature du politiquement correct, au point de faire du Dieu de la guerre personnifié et du plus grand administrateur que la France ait connu, une victime de la cancel culture.

Le général aux 40 victoires qui force encore l’admiration du monde 200 ans après sa mort, est devenu en France le personnage le plus clivant du moment. Les minorités ont réussi l’exploit de faire trembler les poltrons qui nous gouvernent.

Napoléon, c’est toute la grandeur de la France

Pas question de froisser la mouvance décoloniale et indigéniste qui entend imposer son idéologie, par une lecture anachronique de l’histoire totalement déconnectée des réalités de l’époque.

Les minorités instrumentalisent une page d’histoire et gâchent la célébration de la plus illustre figure de notre roman national.

C’est donc un discours bref que nous a livré Macron. Le service minimum.

Un discours froid, sans âme, triste à en pleurer, prononcé sans le moindre enthousiasme. Macron exécutait sa corvée, pressé d’en finir.

A une « célébration exaltée », il a préféré une « commémoration éclairée ».

C’est encore un gâchis, comme lors du centenaire de l’armistice de 1918, où la victoire des Poilus a été passée à la trappe.

Dès la troisième minute, le ton était donné en dénonçant le rétablissement de l’esclavage, « une trahison de l’esprit des Lumières », oubliant que ce crime est le mieux partagé de toute l’humanité et que 40 millions de personnes vivent encore en esclavage en 2021, selon l’ONU.

C’est donc un discours d’équilibriste que nous a livré Emmanuel Macron, le virtuose du « en même temps », essayant de satisfaire les inconditionnels de l’Empereur et ceux qui ne voient en lui qu’un polyprédateur, un boucher, un esclavagiste, un raciste et un misogyne, faisant table rase de tout ce que la France lui doit.

Ne pas trop s’étendre sur l’esclavage pour ne pas froisser la camp patriote fier de son histoire, mais ne pas exalter l’épopée napoléonienne pour ne pas irriter la minorité noire.

Celui que Stendhal décrivait comme « le successeur de César et Alexandre », comme nous le rappelle l’éditorialiste Étienne de Montety, le personnage le plus vénéré de tous les temps, le stratège inégalé et le père de la plupart de nos institutions républicaines, n’est plus qu’un odieux esclavagiste pour les Noirs d’outre-mer et de métropole.

Bien entendu, ceux qui dénoncent le rétablissement de l’esclavage dans les colonies en 1802 oublient de dire que le même Napoléon l’a aboli en 1815.

Il est vrai que Macron donne régulièrement raison à ces falsificateurs de l’histoire.

En effet, il répète que « la République ne déboulonnera aucune statue, n’effacera aucun nom de son histoire », mais en même temps, il déclare vouloir « déconstruire l’histoire » de notre pays.

Dire « noir » et en même temps dire « blanc », cela donne un bilan « gris » qui mécontente tout le monde.

Même la droite répugne à assumer l’épopée napoléonienne, alors qu’une majorité de Français cèdent à la magie du mythe impérial et de la Grande Armée qui fit trembler toutes les royautés d’Europe.

Napoléon a conquis l’Europe de son vivant et a conquis le monde après sa mort. Il fascine à un point tel que 80 000 ouvrages entretiennent la légende napoléonienne depuis sa mort.

En Asie, comme en Europe ou aux États-Unis, les collectionneurs s’arrachent les pièces emblématiques vendues aux enchères. « Un mythe qui déchaîne les passions », nous dit Stéphane Kovacs du Figaro.

« Napoléon, c’est ce qui marche le mieux, loin devant Louis XIV et de Gaulle », nous dit la galerie Alizée Raux.

« Le manuscrit de la bataille d’Austerlitz, dicté et corrigé par l’Empereur, a été mis en vente à 1 million d’euros ».

Ce que Macron ne comprendra jamais, c’est que le peuple français a besoin de se tourner vers son passé glorieux, quand lui ne cesse de salir notre France millénaire.

Macron est bien le pire fossoyeur de la France et il vient encore de le prouver par son discours sans âme, triste à en mourir et incapable de nous faire vibrer pour cette fabuleuse épopée napoléonienne qui fascine le monde depuis 200 ans. En un mot un ratage.

Napoléon, auquel on doit tout, méritait mieux que cette pâle commémoration sans âme ni ferveur.

Le « en même temps » a une fois de plus dénaturé l’évènement et gâché la fête.

Jacques Guillemain


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titre du 4eme livre



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