Mon national-socialisme des Lumières, ce n’est pas ça !

Publié le 30 juin 2015 - par - 1 434 vues
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hitler_muftiVendredi dernier, un Français a été décapité par un certain Yassin Salhi. Depuis, et c’est bien naturel, c’est toute la communauté musulmane en France qui est sous le choc, redoutant une regrettable montée d’islamophobie dans notre beau pays. Sitôt la tête séparée du corps et plantée sur un grillage, le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) a d’ailleurs, à très juste titre, publié un communiqué expliquant que le vrai danger, c’est l’islamophobie, et pas le djihadisme. Parce que, vous le savez bien, « l’islam, ce n’est pas ÇA« .

On assiste, comme on l’avait vu le 11 janvier, à un curieux phénomène : de braves gens s’enfouissant la tête dans le sable tels de bons Autruchiens se félicitant d’un accord de Munich leur garantissant la paix sociale pour l’Eternité. Il y a encore en France de belles âmes qui refusent de faire le lien entre les horreurs commises au nom d’Allah et la pacifique religion musulmane. C’est rassurant dans ce pays de mécréants haineux. Pourquoi en vouloir aux musulmans ? Ils ne font de mal à personne. Louons plutôt l’esprit du fameux Vivre-Ensemble™ : Ouverture à l’Autre (de préférence de la trachée jusqu’aux cervicales), valeurs de la république (déjà négociées en riyal qatari), France terre d’asile (et vu le nombre de fous, il va falloir ouvrir d’urgence de nouvelles cellules capitonnées)…

« L’islam, ce n’est pas ÇA« . Il serait de bon ton que ça rentre un peu dans vos têtes, pour ceux qui l’ont encore. La propagandastaffel est là pour vous ramener dans le droit chemin, les politiques en première ligne. A droite comme à gauche, ils font le distinguo. L’islam est beau, noble et bon. Vous me le copierez 100 fois. C’est une belle civilisation et il est de bon ton de la promouvoir un peu partout dans cette France rancie. D’ailleurs, il va falloir s’adapter ! Juppé, droit dans ses babouches, construit des mosquées géantes à Bordeaux ; Raffarin suggère de repeupler nos campagnes par les migrants ; avant d’aller rompre le jeûne, Cazeneuve prépare un manuel de contournement de la loi 1905 afin que nos braves musulmans jouissent de subventions publiques pour construire leurs mosquées ; menton au vent, Valls part en guerre de civilisation contre le terrorisme, mais surtout pas contre l’islam. Bref, tout ce petit monde est bien d’accord pour bêler en tas que « l’islam, ce n’est pas ÇA« . D’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffit de remarquer que le terme « islam » n’est même pas employé. Des fois qu’on heurterait la susceptibilité faussement pudibonde du mahométan entre son rot du soir et sa prière du matin.

Si toutefois le Français venait à douter de nos élites, il reste encore dans le placard les savants, ceux qui connaissent tout mieux que tout le monde. Leur jugement ne souffre pas la contradiction. Ils sont soit islamologues, soit musulmans, soit les deux à la fois (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même). N’oublions pas non plus les « spécialistes de l’extrême-droite », chargés de débusquer le dissident qui se pose trop de questions. Ils le classeront, par le biais d’un point Godwin bien placé entre les deux yeux, à la droite d’Hitler. Les « sociologues », eux, ont pour tâche de vous expliquer que votre insécurité n’est qu’un « sentiment » : en aucune manière vous ne devez céder à l’islamophobie, quand bien même un égorgeur pacifique viendrait frapper à votre porte muni d’un cimeterre fraîchement aiguisé histoire de vous raccourcir un peu. Tout ceci n’est que fantasme alimenté par la haine de l’Autre ! Ouvrez-vous un peu au monde, nom d’un sous-chien !

« L’islam, ce n’est pas ÇA« . Le VRAI islam, c’est celui de nos spécialistes. Dès qu’un fou d’Allah assassine, ils viennent sur les plateaux de télévision, la larme à l’oeil et le groin humide, nous rappeler que ces brebis se sont égarées sur des chemins que le Prophète condamnerait sans équivoque. Distillant la bonne nouvelle, Dalil Boubakeur, Malek Chebel et autre Hassen Chalghoumi monopolisent le micro pour vous convaincre que « l’islam, ce n’est pas ÇA« . Si jamais vous en doutez publiquement, on se chargera de vous donner des leçons de tolérance en vous traînant devant la 17ème Chambre Correctionnelle. Les savants savent mieux que vous, c’est étymologique. Ils sont la bonne parole. Ils font le distinguo entre le bon musulman, l’islamiste (un peu plus radical, mais somme toute démocrate) et le terroriste (qui n’a pas su lire le message d’Amour du Prophète). Ce dernier, expliquent-ils, se réclame de l’islam, mais au fond il n’a rien à voir avec la religion. C’est son esprit un peu perturbé qui est déconnecté de la vraie Foi.

C’est dire le nombre d’égarés qui errent de par le monde ! La site est longue : les djihadistes en Libye, au Soudan, en Irak, en Syrie et ailleurs : tous égarés ! L’Arabie Saoudite, sanctuaire islamique incontesté prônant une charia de fer, maniant le sabre avec adresse pour raccourcir le premier apostat venu et interdisant sa capitale aux mécréants : tous égarés !

arabiesaoudite

L’EI, Al Qaeda, Boko Haram appelant au djihad partout dans le monde : tous égarés ! Al Zawahiri, Cheikh Mohammed, Cheikh Yassine, Cheikh en blanc, sans oublier feu Oussama Ben Laden, tous égarés ! « L’islam, ce n’est pas ÇA« . Les petites mains ? De pauvres gosses un peu perdus qui finalement n’ont pas mauvais fond. Mohamed Merah, Sid Ahmed Ghlam, les frères Kouachi, Amedy Coulibali, aujourd’hui Yassin Salhi, de petits loups solitaires qui en fin de compte tentent maladroitement de nous faire passer un message d’amour. Gentils, serviables, on leur donnerait le bon Allah sans confession. Mais malgré leur bon coeur, à force d’être haï par une société islamophobe, ils finissent par se déséquilibrer en avalant les sourates de travers. Ces jeunes égarés seraient bien inspirés de demander conseil à Boubakeur, Chebel et Chalghoumi, garants de la vraie définition de l’islam. Ils sauraient alors qu’ils vont dans la mauvaise direction, que l’islam est une religion modérée et que quand bien même on en fasse une lecture quelque peu rigoriste la cravache à la main, on peut tout à la foi être islamiste ET modéré, et par conséquent soluble dans la démocratie.

Je m’étonne alors qu’on n’ait pas la même ouverture d’esprit et la même complaisance avec d’autres idéologies. Moi qui vous parle, par exemple, je suis national-socialiste modéré. Je pratique un nazisme épris de liberté, hélas entaché par les actions regrettables de quelques égarés n’ayant pas su décrypter les saintes paroles du Führer. Et sachez que ce n’est pas facile tous les jours ! La naziphobie qui règne dans ce pays ne nous permet pas de nous épanouir pleinement dans la république. Un tel rejet est, comme dirait le catalan, absolument insupportable.

Figurez-vous que je ne peux plus sortir dans la rue en uniforme de SS sans que la police ne me mettre au trou, et que je ne peux plus faire claquer mes bottes dans un stand de tir sans qu’on ne me jette des regards de haine. On crève régulièrement les chenilles de mon panzer et les enfants me jettent des pierres dans la rue. Le ministère de l’intérieur a fait dissoudre notre chorale communautaire des Petits Chanteurs à la Croix de Fer ! Quand l’hiver vient, et que, pour réchauffer ma famille, j’incinère dans l’âtre l’intégrale de BHL ou tout autre combustible de chez Calmann-Lévy, voilà qu’on m’accuse d’antisémitisme ! Je ne peux même plus défiler avec mes camarades au pas de l’oie dans la rue sans qu’immédiatement on ne nous jette l’opprobre en nous causant d’Histoire et d’heures sombres, et qu’on nous traîne devant la CPI tels de vulgaires Einsatzgruppen de retour de stage à Babi Yar ! Si nos défilés de rue dérangent la population, ce que je peux concevoir eu égard à la circulation des véhicules en zone urbaine, il suffit aux autorités de nous construire des stades dans lesquels nous pourrons communier et parader en paix sans déranger personne. Tant que ce n’est pas le cas, nous continuerons à causer des désagréments auprès des riverains, à notre Korps défendant. Il y a un manque de stades de parade flagrant en France. Il faut nous les construire, car nous aussi, rappelons-le, nous sommes chez nous.

Cessez ces amalgames insupportables, cessez de nous stigmatiser, car en Vérité je vous le dis, notre nazisme est fait d’Amour, de Paix et de Tolérance. Son image a été ternie par un groupuscule d’égarés (Goebbels, Goering, Heydrich, j’en passe et des meilleures) qui n’avaient rien compris au Saint Mein Kampf ! Notre national-socialisme est celui des Lumières. Cessez de nous stigmatiser avec Auschwitz ! Le gazage de masse et la crémation n’ont rien à voir avec notre idéologie. Le national-socialisme, ce n’est pas ÇA ! Le fondement de notre philosophie, c’est le progrès : l’avion à réaction, les autobahns, la Volkswagen, les ballades en Stuka, la vie saine des jeunes au grand air ! C’est aussi les munichoises qui parlent fort, pulpeuses avec leurs bonnes fesses joufflues ! C’est la bière et la saucisse de Frankfurt, les Stahlhelm qui brillent et les Mauser bien huilés (mais chargés à blanc, car nous venons en Paix) ! Ce sont enfin les grandes communions pacifiques où nous sommes bien rangés en colonne par 12 pour chanter le Horst Wessel lied ! Je n’ai rien à voir ni avec Heinrich Himmler ni avec Hans Frank. Je me désole même que ces égarés aient un jour récité les mêmes versets que moi. Je ne condamne pas, notez. Mais je regrette. Ces gens-là ne sont pas nationaux-socialistes, ils souillent l’image de notre belle idéologie.

Que chacun comprenne bien que le danger pour les communautés non-aryennes, ce n’est pas le national-socialisme, mais la naziphobie. Je déplore cette haine à notre endroit. Tout comme je déplore qu’à la prochaine diffusion de « Nuit et Brouillard » à la télévision, aucun de nos brillants spécialistes aujourd’hui disparus (Pierre Laval, Marcel Déat, Jacques Doriot ou René Belin), ne sera en plateau après le film pour rappeler que « le national-socialisme, ce n’est pas ÇA« … Quand-même !

Henri Vaumoret

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