NC J-26 : La démocratie menacée par les indépendantistes kanaks

Publié le 7 octobre 2018 - par - 8 commentaires - 1 015 vues
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Depuis hier, 6 octobre, au vu des très mauvais résultats des sondages sur le référendum du 4 novembre, les indépendantistes de l’Union calédonienne (parti kanak indépendantiste et principale composante du Front de Libération Kanake Socialiste/ FLNKS), par la voix de leur président, Daniel Goa, se sont mis à souffler fort sur les braises.

Réuni à Nouville, une presqu’île proche de Nouméa, le comité directeur de l’UC a choisi de monter dans la gamme des menaces, du mensonge, de la désinformation.

Ressassant les crétineries sur « les vieux démons du colonialisme et de son économie de comptoirs », Goa – trop souvent considéré comme modéré – a clamé qu’en cas de victoire du « NON » à l’indépendance, il refusait en tant qu’Océanien, en tant que Calédonien, en tant que Kanak de redevenir un Français indigène du Pacifique, de voir restaurer le régime de l’indigénat.

Bobard cynique pour appeler à voter « OUI » et démontrant ainsi en creux qu’il est persuadé, comme tous les indépendantistes, de la défaite au référendum.

Devant cette Bérézina annoncée, Daniel Goa, ancien membre du Parti communiste français – il reçut une formation en économie politique à Moscou du temps de l’URSS – a lancé que les indépendantistes, contournant le résultat du référendum, iraient directement négocier l’indépendance à Paris :  « Nous ne chercherons plus à nous ouvrir, nous irons négocier notre souveraineté pleine et entière directement avec le colonisateur. »

Le « modéré » Goa n’a pas hésité – miracle du tournis idéologique des neurones indépendantistes – à reprendre une expression des néo-conservateurs de l’administration américaine de George Bush : voilà les anti-indépendantistes qualifiés d’« axe du Mal ».

En référence au modèle du Brexit britannique, Goa et les siens prônent maintenant un « Kanexit ». Rappelons au patron de l’UC que le Brexit est le respect du résultat d’un référendum. Exactement le contraire de ce qu’il vocifère.

Les propos de Daniel Goa referment totalement – et espérons-le définitivement – les ouvertures en trompe-l’œil sur le « vivre-ensemble », « le destin commun », « la terre de parole et de partage » qui, depuis des années, encombrent inutilement les discours politiques calédoniens et ont fait dérailler bien des cerveaux loyalistes. Ils anéantissent également les illusions sur la « petite nation dans la grande nation », les « valeurs partagées », le « peuple calédonien » brandies par le parti de Philippe Gomès (parti loyaliste improbable).

Le discours de Goa réaffirme le choix fait par les Kanaks indépendantistes depuis bientôt 40 ans : l’indépendance aura pour « poteau central » « Kanaky » et le prétendu peuple premier, sinon elle ne sera pas.

Le leader indépendantiste martèle son discours d’exclusion en concluant: « Que cela soit clair et qu’on ne vienne pas nous le reprocher ! »

Dans cette perspective, les indépendantistes clarifient leurs positions : si le « OUI » l’emporte ce sera l’instauration d’un régime kanak, exclusif et raciste dans la lignée du Zimbabwe de Mugabe – rappelons que Tjibaou se rendit une semaine à Harare, capitale du Zimbabwe en 1986. Pour un jour copier le modèle ?

Les loyalistes sont avertis : voter massivement « NON » est la seule chance d’espérer une société pluriethnique et démocratique en Nouvelle-Calédonie.

L’État français est également averti : Daniel Goa annonce le viol de la démocratie. Il encourage indirectement les boycotteurs du référendum à recourir à la violence avant et après le scrutin.

Les Calédoniens attendent donc une réponse claire et ferme à la promesse claire et ferme des indépendantistes.

Mais face aux méandres des discours du représentant de l’État à Nouméa,  le Haut-Commissaire Lataste, ils doutent que toutes mesures soient prises pour prévenir les dérapages du camp antidémocratique et violent.

Lucette Jeanpierre

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8 réponses à “NC J-26 : La démocratie menacée par les indépendantistes kanaks”

  1. Raoul dit :

    « Devant cette Bérézina annoncée » ???? Relisez l’Histoire :
    La bataille de la « Bérésina » a été une victoire militaire de Napoléon et non une défaite, ce qui laisse alors mal augurer de l’avenir pour les « loyalistes » en Nouvelle-Calédonie… D’autant qu’en 1984-85, les forces de l’ordre leur tiraient dessus, comme sur tout ce qui brandissait un drapeau français dans les environs de Nouméa.
    L’Histoire risque malheureusement de se répéter… Aléas des démocraties ?…

  2. Emile ROUX dit :

    On ne va quand même pas leur enlever la CAF à ces chances pour la France !

  3. Michel dit :

    Au vu du faible nombre de commentaires et du peu d’intérêt visiblement suscité par cette question pourtant dramatique de la Nouvelle-Calédonie (cet article mais aussi tous les autres), il est clair désormais que les français – même lorsqu’ils se prétendent « patriotes » – ne sont bien que de pauvres nuls.
    Un peuple de merde qui a mérité ce qu’il lui arrive et qui n’aura pas volé ce qui va encore lui tomber sur la gueule.

    • Emile ROUX dit :

      la pauvre merde marxiste c’est toi le guignol qui met sur le même plan Mayotte bis et l’invasion musulmane en France

  4. Adeline dit :

    la Bretagne aux Bretons, la ville de Paris aux parisiens, et l’Alsace-Lorraine aux allemands. Imbécile !

    • Déséquilibré dit :

      L’Ile de France appartient déjà à l’Afrique, comme PACA. J’approuve votre projet, faisons la république islamique de Paris, entourée de murs et de miradors avec gardes frontières armés tout les 2m, pour empêcher la racaille franco-islamique de pourrir l’Europe.
      Marre des islamo-jacobins.

      • Adeline dit :

        Non. Ceux qui sont déjà installés, il faut les VIRER.
        Et ceux qui voudraient nous chasser de nous Dom-Tom, il faut leur clouer le bec.
        Marre des péquenots régionalistes repliés sur leur nombril.

        • Déséquilibré dit :

          Les DOM-TOM sont un gouffre financier. Autant tout bazarder.
          Personnellement je n’en ai rien à faire des antilles, de la Réunion, de Mayotte et sa fabrique à clandos musulmans, ou de Tahiti, ultime refuge du grand résistant Jean Robin, qui ne risque pas grand chose à 15000 bornes de Paris.
          Surtout je ne veux pas payer pour des loquedus qui ne bossent pas et se dorent la graisse au soleil en se saoulant tout en blamant les descendants de colons condamnés à payer encore et toujours.