Ne croyez pas ce que vous voyez, croyez ce qu’on vous dit !

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Dans le Manifeste du Conspirationniste (Le Seuil), dont l’auteur est anonyme, chacun doit pouvoir comprendre ce qui est écrit. (Malagigi Boutot 27 mars 2022 generationsnouvelles.net)

Le chapitre sur la gestion du Covid explique comment le confinement a arrangé les affaires des gouvernements et des multinationales, la dépossession des moyens de subsistance des gens incapables de nourrir et de soigner leurs enfants sans les multinationales, la perte de leur autonomie et la perte des connaissances. « Choisis et refuse tout dans cette interdiction de la réalité et cette grossière manœuvre de manipulation des faits« . Ne croyez pas ce que vous voyez, croyez ce qu’on vous dit.

Stade de France : le triomphe de la post-vérité. (Anne-Sophie Chazaud, revuedesdeuxmondes.fr) Si la question du mensonge en politique est aussi ancienne que la politique elle-même puisqu’elle rend possible la manipulation de l’opinion et la fabrique du consentement, l’invraisemblable séquence des événements du Stade de France lors de la finale de la Ligue des Champions et surtout son traitement par le pouvoir et par les médias collabos soumis induisent une réflexion d’un genre inédit quant à ses applications concrètes.

Dissimuler le réel, effacer les vérités qui dérangent, pour des raisons idéologiques et électoralistes, afin de protéger telle ou telle minorité (et la délinquance) afin de séduire telle ou telle catégorie de votants supposés, euphémiser ce réel, refuser de nommer ce que l’on voit : ces procédés sont devenus monnaie courante depuis des décennies, avec une très forte accélération dans la macronie vulgaire.

Il ne s’agit là que d’une énième déclinaison du « pas de vague » observé dans tous les domaines de la société. Et l’on en profite, dans l’entourloupe, pour charger la barque de la perfide Albion et lui faire boire le ressentiment d’une Union n’ayant jamais digéré le Brexit démocratiquement décidé.

Au désordre et au chaos s’ajoute la honte internationale d’un ensauvagement contre lequel Macron ne fait rien. La nouveauté est venue de la situation socio-technologique contemporaine, permettant à de très nombreux individus d’accéder à l’information par le biais de la téléphonie mobile et des réseaux sociaux, sans passer par un système médiatique contrôlé et contrôlable généralement propagandiste pro-Macron.

Et l’intervention dans cette affaire de l’opinion publique internationale est plus difficile à intimider et à mâter que la presse collabo pro-Macron de la France soumise. La Ligue des Champions est l’une des compétitions sportives les plus regardées au monde. Les opinions publiques britanniques et espagnoles ont pu assister, médusées, au spectacle de hordes sauvages dépouillant, agressant, violentant, violant tout ce qui leur tombait sous la main, les honnêtes gens, les femmes et les enfants. Et en même temps, ces victimes ont fait l’objet d’une technique de maintien de l’ordre plus que douteuse, éprouvée sur de nombreux gilets jaunes ou d’opposants au pass sanitaire, à base d’arrosages au gaz lacrymogène sans discernement.

Et en même temps (bis), ces techniques de soi-disant maintien de l’ordre sont notoirement beaucoup plus discrètes dès lors qu’il s’agit politiquement, car toutes ces actions sont le fruit de décisions, d’instructions et de choix politiques, de s’attaquer aux véritables délinquants, complaisamment épargnés.

Ce sont ces victimes que le pouvoir a voulu accuser dans cette fable grotesque des dizaines de milliers de faux billets qui auraient prétendument été à l’origine du chaos. Au désordre et au chaos s’ajoute la honte internationale : celle de l’aveu aux yeux du monde que la France n’est plus, en raison de son état de délitement, en capacité d’organiser un événement tel que la Ligue des Champions, celle de l’étalage d’un ensauvagement contre lequel Macron ne fait rien, transformant le pays en zone de non droit.

Au désordre et au chaos s’ajoute un pouvoir mentant effrontément et sans le moindre scrupule. Sur le mensonge, l’aspect le plus frappant en est l’absence totale de conséquences politiques : le ministre de l’Intérieur, dont les propos ont sidéré le monde entier, a reçu le renouvellement de la confiance de Macron.

La commission d’enquête sénatoriale a mis en évidence un certain nombre de dysfonctionnements majeurs sans toutefois, comme l’on y est désormais habitué (en particulier depuis l’affaire Benalla), emporter de quelconques conséquences ni politiques, ni judiciaires. Le résultat politique : circulez, il n’y a rien à voir !

Si les victimes britanniques et espagnoles ont fait savoir qu’elles n’entendaient pas laisser passer cette affaire et qu’elles iraient jusqu’au bout, nonobstant l’écrasement des vidéos de surveillance pour cause de non-réquisition par une justice toujours bien accommodante envers le pouvoir, il importe de comprendre ce que cet épisode signifie quant au rapport qu’entretient notre société avec la notion même de vérité, puisque ni la justice, ni dans le fond les parlementaires, ni les citoyens eux-mêmes ne semblent y avoir été sensibles.

Dans un texte de 1964 intitulé Vérité et politique (repris en 1972 dans La Crise de la culture), Hannah Arendt abordait de manière prophétique ces notions devenues propres à notre postmodernité agonisante.

Le concept de vérité de fait exprime que ce sont toujours les faits qui doivent venir informer la vérité dans notre rapport historique au politique et au monde. Or, sur la base d’une étude des systèmes totalitaires, il se dégage un régime d’indifférence à la vérité que l’on doit comprendre comme étant une perte de sens.

« Le résultat d’une substitution cohérente et totale des mensonges à la vérité de fait n’est pas que les mensonges seront maintenant acceptés comme vérité ni que la vérité sera diffamée comme mensonge, mais que le sens par lequel nous nous orientons dans le monde réel, et la catégorie de la vérité relativement à la fausseté, est réduit. Le but est d’amener l’opinion là où cela arrange le pouvoir exécutif.

« En l’occurrence, il s’agit de l’escamotage de la délinquance dans de nombreux territoires perdus de la République. » Ce régime d’indifférence à la vérité est ce que l’on qualifie de post-vérité.

Le terme a été consacré par le dictionnaire d’Oxford en 2016, avec la définition suivante, appropriée pour décrire la situation politique dans laquelle nous sommes : « Qui fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles, le but étant d’amener l’opinion où ça arrange le pouvoir exécutif ».

C’est pourquoi la délinquance impunie dans de nombreux territoires perdus de la République, finit par recouvrir la carte de la République toute entière. La question que posent la post-vérité et les faits alternatifs est celle d’une société de la macronie vulgaire encouragée dans un relativisme intégral (à chacun sa vérité).

2+2 = 5 : La distinction entre le vrai et le faux est devenue indifférente à l’opinion et les individus sont amenés à adhérer à une opinion tout en sachant pertinemment qu’elle est fausse. La post-vérité détache les faits de leur réalité objective pour les transformer en opinions contingentes que n’importe qui peut soutenir comme étant vraies. 1964 : Les gens en arrivent à croire une information que, pourtant, ils savent fausse !

Le camp politique appartenant au Cercle de la raison dans un combat lui-même théâtralisé contre les extrêmes qui s’est le plus bruyamment élevé contre les fausses informations, fake news, infox, et autres faits alternatifs, en est en réalité le fournisseur officiel le plus prolifique. Nous sommes ici dans le cadre classique de l’illusion, du mensonge, de la propagande de masse moderne ou de la distorsion orwellienne du discours.

Au-delà du mensonge, le Simulacre et le Spectacle orwellien de la macronie vulgaire sont l’outil d’une signification contingente, sans prise ni sur le réel ni sur le sens. Et cela n’emporte plus aucun effet politique !

Avec Éric Zemmour : Nous devons reprendre le contrôle de notre pays !

Thierry Michaud-Nérard

Source : Anne-Sophie Chazaud, revuedesdeuxmondes.fr

 

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9 Commentaires

  1. Ils savent que nous savons qu’ils savent qu’ils mentent , et ils s’en balancent !

  2. Corrigez « 1964 ». Vous voulez dire « 1984 » sans doute.

  3. Avec Éric Zemmour ? pfff
    toujours rien compris
    ça gonfle à la fin
    un grand discours et puis Zemour à toutes les sauces.

  4. Qui a parlé des « sans dents » ?
    Qui a parlé des « gens de rien dans les gares » ?
    Qui a déclaré que « les classes populaires sont analphabètes » ?

    1 – Hollande
    2 – Macron
    3 – Zemmour

    • @ Mantalo: Ce petit amalgame des genres est indigne. Vous sortez cela, la troisième proposition, d’un contexte et d’un « canard », l’express, qui est la honte d’un hebdomadaire d’infos. Cela dit, lorsque des prétendants à un BAC ne savent pas lire, ou mal, ne savent même pas ce que veut dire le mot « ludique », on peut dire que ces jeunes sont quasi analphabètes.
      Ce ne sont pas les seuls puisque des bandeaux de présentation sur les télés, comportent souvent des fautes de grammaire, que certaines élites et certains cadres supérieurs, sont obligées de reprendre des cours d’orthographe, etc. Sans parler des journaleux de type Hanouna et autres.
      Le niveau scolaire en France, est affolant.
      Le niveau de culture générale est affligeant.
      Le niveau de culture historique est désespérant.
      Le niveau de mémoire politique relève du poisson rouge.
      Zemmour a raison, la France a un niveau global désastreux.

      • Alors que Zemmour apporte lui-même une correction.
        Mais il ne le fera pas car il est trop content de rabaisser les électeurs du RN.
        Et ça c’est indigne !

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