Ne faut-il pas rétablir la peine capitale aussi en France?

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La rédaction de Riposte laïque a bien voulu publier, le 15 novembre 2022, mon article : Grand Remplacement : j’ai de la sympathie pour ceux qu’on classe à l’extrême droite .

Je voudrais y ajouter encore quelques mots. J’écrivais que le dimanche 13 novembre, le président d’Israël, Isaac Herzog, avait officiellement confié à Benyamin Netanyahou la charge de composer un nouveau gouvernement de ce pays. Probablement en fera partie aussi Itamar Ben Gvir (né en 1976), chef du parti Otzma Yehudit, que de nombreux médias désignent comme étant d’extrême droite.
Itamar Ben Gvir voudrait notamment rétablir l’application de la peine capitale pour des terroristes ayant tué quelqu’un. Il dit que ceux qui ont été arrêtés et condamnés touchent des émoluments importants de la part de l’autorité palestinienne. Et souvent, ils sont libérés avant l’expiation de leur peine, en échange des otages que leurs compagnons capturent justement pour pouvoir ensuite les échanger.

C’est une situation assez similaire à celle que nous connaissons aussi, ici en France.
En France, la peine de mort a été abolie par une loi, promulguée le 9 octobre 1981, suite à l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Le projet de loi avait été élaboré par le ministre de la Justice socialiste Robert Badinter, et cela bien que d’après les sondages d’opinion, 62 % des personnes interrogées souhaitaient son maintien.
De toutes les façons, la peine capitale n’était plus appliquées que pour punir des crimes particulièrement graves. La dernière exécution capitale a eu lieu le 10 septembre 1977. Elle concernait Hamid Djandoubi, un Tunisien condamné pour assassinat avec viol de son           ex-compagne Élisabeth Bouquet, ainsi que pour séquestration et viol sur mineure de moins de quinze ans.

Je dirais que l’abolition de la peine capitale fait partie de cet angélisme caractérisant l’Occident actuel. C’est un véritable dérèglement de l’instinct de conservation qui caractérise nos sociétés, dominées par un grand complexe de culpabilité. Dans l’esprit de ceux qui nous dirigent, ce n’est pas le meurtrier qui est coupable, c’est sa victime.

Ceux qui se croient humanistes en interdisant la peine de mort devraient essayer de s’imaginer ce que doit ressentir une personne à qui on a assassiné son enfant et qui sait que le meurtrier vit tranquillement dans une prison confortable, où il peut regarder la télévision, recevoir des visites, même des visites intimes et, s’il est le plus fort, peut abuser sexuellement de ses codétenus plus faibles (une pratique si répandue dans nos prisons surpeuplées, auxquelles il faudrait ajouter tant de nouveaux bâtiments). Tout cela, en attendant sa libération, le cas échéant, s’il s’agit d’un terroriste, moyennant un échange de prisonniers.

Après 1981, le Front National était le seul parti majeur à prôner le rétablissement de la peine capitale. La proposition de ce rétablissement a été inscrite dans le programme de la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, avec comme condition d’être soumise à un référendum. Mais elle ne figurait plus dans son programme de 2017, ni dans celui de 2022.
Pourtant, à la suite des attentats de janvier 2015, une majorité de personnes interrogées lors d’un sondage était favorable au rétablissement de la peine capitale. D’après les sondages de 2020, c’était une majorité de 55 %.

Le Figaro du 16 novembre 2022 écrit à la une : « Éprouvant un sentiment d’abandon, des Français victimes n’hésitent plus à mener leur propre enquête ou à mener des expéditions punitives pour se substituer à la justice. (…) Les ratés persistants de la réponse pénale nourrissent un climat de défiance et font naître dans l’opinion publique un sentiment d’impunité généralisé. (…) À Roanne, dans la Loire, un Guinéen de 16 ans ayant agressé une petite fille de 6 ans, après avoir pénétré dans sa chambre en passant par une fenêtre, a subi une correction sévère de la part du père de sa victime, accompagné de ses proches. »
Le journal indique aussi qu’Éric Delbecque, l’ancien responsable de la sûreté de Charlie Hebdo, vient de publier un livre, intitulé                   L’insécurité permanente, aux éditions du Cerf.

Assurer la sécurité de toute personne se trouvant sur son territoire est la principale obligation d’un État. Un État qui n’assume pas ce devoir perd du même coup sa légitimité. Les citoyens sont alors en droit de renverser les dirigeants d’un tel État et leur substituer d’autres dirigeants, capables d’assumer leur devoir sacré.
Ce principe étant rappelé, j’ajoute qu’il va de soi qu’il est préférable que le remplacement des dirigeants indignes par des dirigeants dignes s’effectue par des moyens légaux. En mai 1968, les gauchistes criaient : « Élections, piège à cons ! » Nous n’allons pas nous exprimer de cette manière-là.

Je serais heureux si le rétablissement de l’application de la peine capitale dans la pratique judiciaire en Israël aidait les Français à surmonter leurs préjugés, leurs craintes et leur conformisme.

Si j’écris « dans la pratique judiciaire en Israël », et non pas dans la législation de cet État, c’est parce que – autant que je sache – aucune loi israélienne n’interdit de prononcer une condamnation à la peine capitale.
D’abord parce que les lois de l’État juif sont inspirées de celles de la Bible hébraïque qui prescrit clairement une telle peine. C’est d’ailleurs pour cela que les gauchistes désignent Israël comme un « État théocratique et raciste » et assimilent le sionisme à l’apartheid sud-africain. Dans l’espoir que par les mêmes moyens que les Noirs d’Afrique du Sud ont pu vaincre les Blancs – par le boycott et les pressions de l’opinion publique mondiale – ils pourront aussi détruire l’État juif.

Autant que je sache, la peine capitale a été prononcée et exécutée en Israël à deux reprises. La première fois au commencement même de cet État, en juin 1948. L’on a alors condamné à mort pour trahison et exécuté un officier israélien, Meir Tobianski (1904-1948). Il a été disculpé et réhabilité en 1949.
Il faut reconnaître que l’un des arguments – je dirais l’unique argument valable – des adversaires de la peine capitale est l’existence des erreurs judiciaires. Lorsqu’une telle erreur est découverte après l’emprisonnement d’un accusé, l’on peut non seulement le libérer, mais l’on peut lui verser des dédommagements. L’on ne peut pas rendre la vie à celui qui a été exécuté.
C’était peut-être ce cas malheureux de Meir Tobianski qui a dissuadé les Israéliens d’appliquer ensuite la peine capitale.

Ils l’ont appliquée néanmoins encore une fois, dans un cas beaucoup plus célèbre, celui d’Adolf Eichmann (1906-1962). Ce dernier, l’un des principaux responsables de l’extermination de millions de Juifs pendant le nazisme, a été enlevé en Argentine, où il s’était réfugié après la défaite de l’Allemagne, et ramené en Israël pour y être jugé.
Il y avait aussi des responsables israéliens qui ne souhaitaient pas qu’il fût exécuté. Leurs adversaires leur opposaient alors l’argument que sa non-exécution pourrait entraîner une vague de suicides de ceux qui ne pourraient pas supporter son impunité.
Je pense qu’il faut, même aujourd’hui, réfléchir sur cet argument. L’impunité des criminels est un défi insupportable pour les victimes et les survivants. C’est un déni de justice, une façon d’imposer une grave peine aux innocents qui ont déjà beaucoup souffert du fait de leurs agresseurs.

Je voudrais dire encore une chose, pour conclure. Je serais particulièrement heureux si les succès de ceux qu’on appelle l’extrême droite israélienne aidaient et encourageaient la droite (extrême ou pas extrême) française. Cela serait, peut-être, aussi une façon de réparer (dans la mesure, où elles sont réparables) les fautes de tant de Juifs de gauche, en commençant par le plus connu de tous, Karl Marx, jusqu’aux fautes d’individus comme Daniel Cohn-Bendit qui a réussi à combiner son poste de député européen avec le culot de se vanter de sa pédophilie. Cela le rend particulièrement répugnant même si, en 1968, il a eu l’esprit de qualifier ses rivaux du parti communiste de « crapules staliniennes ».

Martin Janecek

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13 Commentaires

  1. « C’est un véritable dérèglement de l’instinct de conservation qui caractérise nos sociétés, dominées par un grand complexe de culpabilité. Dans l’esprit de ceux qui nous dirigent, ce n’est pas le meurtrier qui est coupable, c’est sa victime. »…
    Je rajoute que Macron étant un inverti, tout ce qu’il fait ou produit est entaché de cette inversion. Toute sa vie est une inversion des choses normales.

  2. J’admire votre sérénité en écrivant cet article qui traite d’un sujet brûlant.
    Je suis POUR la peine de mort : sinon il n’y a que les victimes qui la subissent et ce, sans avoir un prêtre, la dernière cigarette, ou un vœu réalisé avant de mourir… Mais souvent dans des violences et des souffrances indicibles.

  3. Pour le rétablissement pur et simple, avec les mêmes conditions qu’en 1977, la liste des crimes actualisée aux malfaisants d’aujourd’hui…

    Hamida Djandoubi, proxénète et tortionnaire, s’est racheté en subissant la peine capitale ! Et toujours se rappeler que les innocentes victimes des criminels n’ont bénéficié ni d’un procès équitable avec une défense, ni d’un pourvoi en cassation, ni d’une grâce présidentielle…

    Tous les criminels exécutés entre 1871 et 1977 ont pu bénéficier de ces 3 possibilités d’échapper au couperet !

  4. ce n’est pas pour rien que ce soient nos IMMONDES GAUCHIASSES qui aient supprimer la peine de mort, ils SAVAIENT que c’était pour EUX la seule SOLUTION pour ne pas y passer…

  5. Bien d’accord sur la remise en vigueur de la peine de mort mais quand les patriotes auront repris le pouvoir sinon ce sera nous qui en feront les frais vue la mentalité de la Justice aujourd’hui !!!!!

  6. la peine capitale en France ? mais elle est déjà en vigueur, essentiellement CONTRE LES NOTRES.

  7. Ne vous inquiétez pas elle sera de retour bientôt, qu’on le veuille ou non. Et ce ne sera pas l’occasion d’une réunion de magistrats, mais de décisions arbitrairement efficaces.

  8. OUI! Pour que les sans-dent fassent de nos crapules de politicards en place, des sans tête. Ah oui!!! Couiiiiic !

  9. Oui et re-oui, la peine de mort doit impérativement retrouver sa place d’antan ! Le traître usurpateur et assassin seront avec son trans qui dilapide le fric des Français les 1ers à redécouvrir la formidable mécanique de la bascule à Charlot

  10. La peine de mort doit été rétablie sans délai.
    Si elle n’est pas forcément dissuasive pour les fous d’Allah, elle l’est pour nombre de petits délinquants. En plus de cela, sur le plan économique, elle évite au contribuable français de financer la vie des tueurs et autres détraqués qui ne rêvent que de tuer les français de façon barbare.

  11. C’est une priorité, une urgence. Face a des attaques terrorites qui menacent notre civilisation, une efficacité absolue de nos moyens de défenses s’impose.

  12. la peine de mort évite la récidive et apaise la colére des victimes sachant le coupable avec la téte en moins,perso je suis pour,et si cette peine de mort reviendrai et appliquai en France ca en calmerait plus d’uns !!

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