Nouvelle-Calédonie : ne les laissons pas écrire l'avenir

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A Caavatch, dans la chaîne près de Hienghène s’ouvre le 46e Congrès de l’Union Calédonienne, un des deux principaux partis indépendantistes kanaks. Son président, Daniel Goa annonce : «Une seule parole, un seul objectif ». Comprendre : l’indépendance kanake socialiste en 2018.
Il vise 7 000 militants et 40 000 sympathisants pour gagner le prochain référendum.
 
Pendant ce temps, les partis pro-français se déchirent sur tout et n’importe quoi, volant en éclats comme des grenades à fragmentation.
Autant de bêtise suicidaire laisse pantois.
Pourtant, ils ont quotidiennement sous les yeux ce qui arrivera à la population dans les heures qui suivront la victoire des indépendantistes.
Au nord et au sud de la Grande Terre, ceux qui désirent demeurer français racontent leur histoire. Cela fait parfois quelques lignes dans la rubrique « faits divers » des Nouvelles calédoniennes, le quotidien local. La majorité des faits est passée sous silence.
Dans le nord de l’île, à Koumac, à Ouégoa, des coups de feu sont tirés sur les propriétés européennes.
Comme à partir de 1984, il s’agit de terroriser les habitants qui n’adhèrent pas à Kanaky, de faire fuir les Calédoniens qui refusent que leur terre devienne un second Vanuatu. Dans cet archipel proche, sur l’île de Tanna, par exemple, les gens crèvent littéralement de faim. Un père y aurait tué sa famille parce qu’il ne pouvait plus la nourrir.
 
Dans la banlieue de Nouméa, à Mont-Dore, dans le quartier Saint-Michel, près de la tribu de Saint-Louis, véritable chancre implanté à la lisière de la capitale néo-calédonienne, la terreur règne.
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Les maisons sont pillées deux, trois, quatre fois de suite. Pas besoin de payer un déménageur, les logements sont régulièrement nettoyés de tout ce qui est ordinateurs, tablettes numériques, téléviseurs.
Si vous êtes une femme vivant seule, quand vous rentrez chez vous, il n’est pas rare de découvrir un type qui vous attend derrière la porte.
Des gamins de douze treize ans, filles et garçons, certains armés, hantent le quartier, nettoyant les demeures en toute impunité.
La population n’en peut plus. Elle se sent abandonnée.
Comme cette famille, lui artisan, elle travaillant dans un bureau du centre-ville, deux enfants : un adolescent qui comme beaucoup d’adolescents a son scooter pour se rendre au collège et une fillette de six ans fortement handicapée.
Il y a une quinzaine de jours, au cœur de la nuit, leur portail a volé en éclats sous l’impact d’une voiture bélier, volée un peu plus tôt.
Ils ont entendu, les voyous vider le réfrigérateur installé dans le carport, puis charger le scooter du fils dans la benne du pick-up.
C’est un voisin sorti en brandissant une arme et tirant en l’air qui les a mis en fuite.
Le pick-up bélier a été retrouvé incendié quelques kilomètres plus loin et on a vu le scooter à Saint-Louis conduit par une jeune racaille de la tribu.
Quelques jours plus tard, les voyous sont revenus, cette fois pour mettre la main sur le véhicule de la famille.
L’alarme récemment installée s’est déclenchée.
Les pilleurs se sont retirés dans la maison d’à côté où ils ont dérobé les clés de la demeure. Pour revenir quelques heures plus tard et se servir.
Les pillages ont également lieu en plein jour.
Il était aux alentours de 16h 30 quand des voisins en ont vu sortir tranquillement une bande d’adolescents transportant nonchalamment leur butin d’une maison dont la propriétaire travaillait à Nouméa.
Les gendarmes ont arrêté quelques-uns des voleurs. Moyenne d’âge : 11 ans. Surprise : la carabine longue portée que l’un d’eux brandissait n’était pas un jouet.
En Calédonie comme en France métropolitaine, la classe politique protège la voyoucratie ou détourne le regard.
La bien-pensance absout les scélérats qui terrorisent la population : familles défavorisées, chômage, discrimination, identité malheureuse…
Comme en Métropole, l’arrivée massive de migrants illégaux dans les villages et les petites villes vise à accoutumer le peuple français à des lendemains chaotiques, les bandes de Kanaky préparent la population non-kanake au futur.
Là-bas comme ici, il y aura des réveils qui pourraient se révéler douloureux si nous n’agissons pas rapidement.
Là-bas comme ici, ce sera la soumission ou la révolte.
 
Marcus Graven
 

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7 Commentaires

  1. lui donner le statut de département français, surtout ne pas leur céder et lâcher ce territoire, vu les richesses naturelles qui y sont et les modules dans la mer, dans les eaux territoriales

  2. Bon mais quelqu’un a-t-il une idée sur ce qui peut être fait pour enrayer une telle marche vers le chaos ? Je n’y entends strictement rien en matière d’outre-mer et je ne saurais pas dire si l’avenir y présente différentes options ou s’il est écrit d’avance en noir de nuit.

  3. Cela s’appelle « la France d’Outremer »…
    Pour ce qui est « d’écrire l’avenir », les échéances sont repoussées à chaque fois car l’argent de métropole est bon à capter en attendant un « parrainage » avec qui « faire affaire ». Il est bon de faire payer la France. Cela continuera après l’indépendance, au titre de « dédommagements », surtout si le statut de « pays associé » est accordé…
    Après 1985, les projets de référendum ont été reportés, plusieurs fois. Il fallait attendre l’électorat adéquat. Y est-il aujourd’hui ?…
    Plus rien n’est simple sous les tropiques… La Polynésie, regardant ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie, souffle le chaud et le froid en attendant de voir… Hollande doit s’y rendre en 2016, je crains le pire dans les déclarations irresponsables… La pompe à fric est bien huilée…
    Le PS a toujours soutenu les mouvements indépendantistes que ce soit en Nouvelle-Calédonie ou à Tahiti… Même s’ils ont « évolué » sur ce sujet après 2012 !!… (Au grand dam des indépendantistes d’Oscar Temaru à Tahiti).
    Il faut dire aussi que dans le travail de sape permanent dans ces deux territoires l’action des fonctionnaires, (trop) nombreux et zélés a souvent été efficace… L’essentiel pour eux étant de pourfendre ce qu’ils dénoncent « être un néocolonialisme » dont ils sont les premiers profiteurs s’il en est. Ils font le jeu des agitateurs et participent au rejet de la France. Dans l’écriture de l’avenir de ces îles, ils tiennent le porte-plume.
    Pour répondre à Dorylée, il y a longtemps que « d’autres puissances » lorgnent sur l’espace maritime français du Pacifique car c’est là que se joue l’avenir. Nous montrons notre faiblesse et les « attaques » ne peuvent que s’intensifier. Pour ce qui est du nickel, c’est déjà plié avec une exploitation « étrangère » qui est un désastre écologique…

  4. Tout cela ressemble beaucoup à l’Algérie de 1962. Et, selon les conventions internationales, la France devra, pendant les 15 ans qui suivront l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, subvenir aux exigences financières des racailles à qui le gouvernement aura donné les moyens de nous jeter dehors comme des malpropres. Nous perdrons du même coup un million trois cent mille kilomètres carrés de ZEE que d’autres puissances moins timorées ne tarderont pas à récupérer à leur unique profit. Y compris la mine de nickel. Comme l’Algérie a récupéré les gisements gaziers et pétroliers du Sahara. C’est grand, c’est généreux, la France…

  5. Devant être muté sur un poste de fonctionnaire d’état au haut commissariat (= préfecture ou ambassade ) en 1988 , ma mutation à été annulée au dernier moment pour cause de melanisation de tous les postes de fonctionnaires sous le premier ministère de Rocard.
    En plus, j’étais Néo Calédonien de naissance.
    Ainsi, j’ai perdu tous mes droits locaux.
    j’ai même du, comme n’importe quel français ou étranger , demander une caution locale , pour avoir un billet d’Air France afin de m’y rendre .
    Par contre, le transfert de mes papiers d’état civil en France est toujours refusé et je dois toujours prouver ma nationalité française en m adressant aux services locaux

    • Un autre problème est celui de la couverture sociale. Si les Métropolitains intègrent rapidement et sans difficultés le RUAM (Régime Unifié d’Assurance Maladie-Maternité) calédonien, un Calédonien est plus difficilement couvert par la Sécurité sociale française. Elle lui refuse, par exemple, la carte européenne d’assurance maladie. Il ne peut voyager qu’en s’assurant lui-même.

    • qui était au gouvernement à cette époque, bien sûr les socialistes , comme toujours gaffes sur gaffes, guerres sur guerres

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