Ne passons pas à côté d’une chance historique : Jean-Luc Mélenchon à l’Elysée, c’est possible !

Lettre ouverte à tou(te)s les citoyen(ne)s…

Le 22 avril et le 6 mai 2012 nous sommes invités à désigner le prochain Président de la République, puis à lui donner une majorité parlementaire aux élections législatives de juin (ainsi fonctionne la Vè République aujourd’hui).

Ces élections sont autant de rendez-vous capitaux, car ils engagent notre pays et notre avenir au moins pour les cinq prochaines années. Il est donc fondamental d’aller voter, non seulement pour faire notre devoir de citoyen (nos anciens se sont battus pour avoir le droit de vote) mais aussi afin de faire entendre notre voix.

On voudrait nous faire croire que le premier tour des présidentielles est un simple tour de chauffe destiné à jauger les forces en présence, une rampe de lancement pour la mise en orbite des deux représentants des gros partis (du système ?) qui cannibalisent la vie politique française depuis des décennies, le PS et l’ UMP, avant leur affrontement final ;  que certes chacun est libre de s’ exprimer et de faire campagne comme bon lui semble, mais qu’ au final l’élection se jouera entre ces deux-là.

Pourtant le peuple de France a déjà prouvé à nos élites qu’il n’aimait pas les scenarii écrits à l’avance, ni qu’on décide pour lui ou qu’on le mette devant le fait accompli.

Le 21 avril 2002 (élimination de Jospin dès le premier tour et par voie de conséquence du candidat de gauche pour le deuxième tour) et le 29 mai 2005 (rejet du Traité Constitutionnel Européen par 55% lors du référendum, alors que l’UMP, le PS, et la quasi-totalité des médias, éditorialistes, et plus largement les élites)  avaient fait campagne pour le Oui) en sont les exemples les plus récents.

D’ailleurs depuis ce funeste 21 avril 2002 (pour la gauche) les ténors du PS ne manquent pas une occasion de culpabiliser le « bon peuple » de gauche avec le vote dit « utile » dès le premier tour, seul moyen d‘éviter un nouveau désastre.

Mais aujourd’hui, en 2012, la donne a changé, et il est en train de se passer quelque chose d’énorme, qui nous rappelle davantage le 29 mai que le 21 avril.

D’ une part le ras-le-bol de la droite, aux manettes depuis 2002, est réel. Celle-ci arrive en 2012 à bout de souffle, et ne mise plus que sur les peurs (peur des délocalisations, peur de la baisse de compétitivité de l’ économie Française dans un monde globalisé où règne la loi de la jungle (dit autrement, le capitalisme) contre lequel on ne pourrait rien bien entendu (…), mais aussi peur relative à l’ insécurité (qui a continué à croître depuis dix ans), peur de l’ étranger, peur de la fin de notre système social, etc. etc.) et l’inexpérience et l’incapacité supposées du candidat socialiste à maintenir le navire France à flots.

Par ailleurs ce ras-le-bol de la droite est amplifié, décuplé par le rejet de Nicolas Sarkozy, qui l’incarne plus que tout autre avant lui, et dont le rejet est sans précédent sous la Ve République, y compris au sein de sa famille politique.

Dans ces conditions, et c’est un élément majeur, la réélection du Président sortant est fortement compromise, l’anti-sarkozysme sera démobilisateur à droite (et au Centre, sans parler du FN) et fortement mobilisateur pour le candidat de gauche.

D’ autre part la montée en puissance, régulière, continue du Front de Gauche, représenté brillamment par Jean-Luc Mélenchon et crédité aujourd’hui de 13 à 15% alors qu’il était à 5% au début de l’année.

Poussée qui pour moi n’est pas une surprise mais une évidence, qui s’explique tant par le talent de Mélenchon que par l’extraordinaire campagne de terrain des militants du FG, et intéresse et draine vers lui le peuple de gauche, les abstentionnistes, les salariés, car les thèmes du FG les touchent directement (pouvoir d’achat, fiscalité, droit à une retraite décente, justice sociale, démocratie dans l’entreprise, pôle financier public, etc. etc.).

La dynamique du Front de Gauche est bien réelle et n’a aucune raison de s’enrayer, si bien que Mélenchon s’impose clairement comme le troisième homme de la campagne (pour l’instant), et distance désormais François Bayrou et Marine Le Pen, qui se voyaient en trouble-fête.

Et ça change tout.

Car dès lors que Hollande et Mélenchon sont dans les trois premiers la présence d’un candidat de gauche au deuxième tour est acquise.

Alors peut s’enclencher une nouvelle dynamique, car dès cet instant la thèse du vote « utile » (comprenez Hollande) s’effondre et n’ a plus lieu d’ être.

Combien de gens, parmi notre entourage et les personnes sondées quotidiennement, disent vouloir voter Hollande pour « assurer le coup » et éviter un nouveau 21 avril ?

Combien le font par dépit, par fatalisme, par traumatisme du 21 avril ? Assurément, beaucoup. Il faut arrêter de raisonner dans le système d’ hier, où tout se jouait in fine entre le PS et l’ UMP. Ce système est déjà obsolète, il faut inventer autre chose, il y aura un avant et un après 22 avril 2012.

Enfin libéré du spectre du 21 avril le peuple de gauche peut s’exprimer pleinement.

Camarades, ami(e)s, il est temps de voter pour nos idées, sans considération tactique ou à-priori politicien (qui a dit que le PS avait vocation à être la force dominante à gauche, jusqu’à’ à la fin des temps ?)

Personnellement cela fait 18 ans que je suis en âge de voter, et j’en ai marre de choisir au premier tour, et d’éliminer au deuxième, autrement dit d’être contraint de voter pour le PS au deuxième tour, qui est un moindre mal par rapport à la droite.

Car plus que d’une alternance politique c’est bien d’une véritable alternative économique dont le pays a, dont nous avons besoin.

En effet l’austérité, qu’elle soit de droite, du Centre ou de gauche, reste l’austérité.

Austérité qui nous mène droit dans le mur car elle instaure partout où elle est appliquée un cercle vicieux baisse des dépenses publiques et des investissements-augmentation du chômage-baisse des recettes publiques-aggravation des déficits-baisse des dépenses publiques, etc. etc).

Austérité qui brise les peuples (baisse des salaires, des pensions, des droits sociaux, casse des services publics, retraites amputées et reportées aux calendes grecques…) mais aussi austérité qui balaie les gouvernements qui l’appliquent : pas un n’a été reconduit depuis 2008 !

Pourtant d’autres voies existent, qu’ont empruntées des pays d’Amérique du Sud (Brésil, Venezuela, Argentine, Bolivie, etc.) ou d’Asie (Malaisie) qui ont eu le courage de s’affranchir du FMI, et qui ne s’ en portent que mieux.

Aujourd’hui nous avons l’opportunité historique de les rejoindre, et par effet de domino, de changer le monde, rien de moins. Allons-nous laisser passer cette chance ?

Camarades, ami(e)s, il n’y a pas de fatalité dans la vie comme en politique. Bien sûr nous voulons tous dégager Sarkozy et sa clique, mais l’anti-sarkozysme ne saurait constituer un but en soi ou un programme de gouvernement.

Hollande et le PS incarnent la Sociale-démocratie, ils ne sont pas (représentatifs de) la gauche, et clairement pas à la hauteur de la tâche et des enjeux.

Le Front de Gauche et à travers lui Mélenchon ne sont pas l’extrême gauche ou la gauche de la gauche comme on l’entend dire trop souvent, ils sont la gauche, l’authentique, la vraie gauche. Et surtout ils sont les seuls à proposer une véritable alternative politique et économique, qui va vraiment changer la vie des gens.

Car il n’est pas question ici d’une campagne de témoignage pour ensuite appeler à voter Hollande contre Sarkozy, mais bien de réussir cette campagne jusqu’au bout et de porter Jean-Luc Mélenchon à l’Élysée pour appliquer le programme du Front de Gauche, c’est de cela qu’ il s’agit.

Il reste moins de vingt jours, c’est plus qu’il n’ en faut pour renverser définitivement la tendance.

Si on s’y met tous, si chacun d’entre nous diffuse ce message et les idées qu’ il porte, si chacun d’entre nous devient acteur de la campagne et militant à son niveau (prendre conscience que tout n’est pas joué et parler avec ses amis, collègues, famille… c’ est déjà beaucoup) alors tout est possible, et la poussée de Mélenchon, la vague annoncée du Front de Gauche se transformera en tsunami politique et engloutira la citadelle Hollande/PS faite de sable et construite trop près du rivage, et avec elle la Vè République toute entière.

Le 6 mai 2012 j’ai envie de voter pour mes idées, mon candidat : Jean-Luc Mélenchon, je n’ai pas envie (mais je le ferai bien sûr si j’ y suis forcé) de voter pour Hollande contre Sarkozy.

Je le sais, nous sommes des centaines de milliers, des millions peut-être, à partager ses sentiments.

Donc votons tous Mélenchon dès le 22 avril, c’est le seul, le vrai vote utile !

Christine Poisson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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