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Nécessaire bilan des événements de ces derniers mois aux USA

L’investiture de Biden a eu lieu. Rien ne s’est passé. Trump, tout en boudant, n’a rien fait. Tout ce qu’il devait dénoncer, les documents qui devaient choquer le monde, la partie d’échecs à laquelle il s’était préparé depuis quatre ans, la fraude qu’il aurait laissée faire pour prendre tous les tricheurs, l’ingérence étrangère qu’il débusquait ainsi pour mieux détruire le camp mondialiste, tout cela : pchitttt ! Rien ne s’est passé. Ses grandes déclarations selon lesquelles il ne céderait jamais, qu’il se battrait toujours pour défendre la Constitution et le peuple américain spolié de ses élections, son fils criant « The best is to come », tout cela n’a accouché de rien.

Il est temps d’analyser la situation et de tirer des leçons du coup d’État « démocrate  » auquel nous avons assisté.

Trois hypothèses s’offrent à nous.

La première est que Trump aurait été un fanfaron inconsistant, un fou juste bon à enfermer. C’est la thèse de tous ses ennemis de « gauche » et d’« extrême-gauche ». Est-ce la peine de s’y appesantir tellement elle semble simpliste et diabolisante, digne des régimes staliniens qui traitaient de fous ceux qui s’opposaient à eux ?

La deuxième hypothèse est que Trump aurait été promu à la tête du mouvement patriote qui balbutiait pour mieux le détruire, un capitaliste mondialiste s’étant assuré de la direction du mouvement patriote pour mieux le paralyser au moment crucial. Sa tâche aurait consisté à focaliser sur sa personne tous les espoirs des patriotes afin qu’ils ne cherchent pas à s’organiser pour combattre.

Certains éléments tendraient à faire pencher vers cette analyse des faits.

Le premier est que, alors que le coronavirus de Wuhan a été lâché précisément en 2020, année électorale américaine, pour permettre de camoufler certaines procédures de la fraude électorale majeure qui a eu lieu, Trump n’a jamais expliqué le rôle de ce virus dans le plan globaliste visant à s’emparer de la gouvernance du monde.

Il n’a pas non plus dénoncé que ce plan visait à instaurer une peur psychotique qui s’est vite révélée infondée et aussi à imposer comme seule solution possible la vaccination avec des produits au plus haut point suspects en raison de la rapidité avec laquelle il était affirmé qu’ils avaient été produits, la technologie de manipulation génétique employée par Moderna, le fait que la phase 3 correspondant aux expérimentations sur les animaux et aux tests sur des volontaires ait été éliminée, l’impunité que Big Pharma obtenait en reportant la responsabilité sur les États. Au contraire, alors qu’il comprenait apparemment que la covid servait de couverture à la fraude par l’utilisation massive du vote par correspondance, il a fait de la production du matériel de manipulation génétique à ARNm de Moderna son cheval de bataille dans la concurrence avec les Démocrates dans la bataille électorale, s’enorgueillissant qu’il soit produit avant le 3 novembre, ce que Big Pharma a fait de sorte que cela ne se passe pas d’ailleurs.

L’analyse selon laquelle Trump n’avait pour but que de paralyser le camp patriote semble trouver une confirmation dans le fait que Trump n’a pas cessé d’appeler ses partisans à rester calmes, à ne pas recourir à la violence, alors même qu’ils bouillaient de fureur devant l’énormité d’une fraude qui leur volait l’élection. Les Trumpistes n’ont pas fait résonner les armes et la guerre civile qui menaçait en novembre s’est transformée en soumission sans combat. Il est même allé jusqu’à dire que celui qui utiliserait la violence se plaçait de lui-même hors du camp patriote car un Trumpiste n’y recourrait jamais.

Malgré une admiration certaine qu’on peut être en droit d’avoir pour Trump, à l’écoute de ses discours et au vu de son bilan lors de ses quatre années de présidence, cette explication de ce qui s’est passé ne peut pas être complètement écartée. Cependant, il faut bien reconnaître que, sans Trump, le mouvement patriote n’aurait jamais trouvé son élan ni sa force, comme Trump a su les lui insuffler. Alors infiltrer un mouvement, en prendre la tête pour le paralyser alors même que ce mouvement n’aurait jamais acquis la force que seule son accession à sa tête lui a donné, cela paraît assez improbable. Par ailleurs, l’appel à ne pas verser dans la violence peut trouver une autre explication, que nous verrons plus tard.

Cependant, n’oublions pas que la révolution de 1905 en Russie a éclaté par suite de la répression maladroite d’une cristallisation du mécontentement opérée par le pope Gapone, agent provocateur au service de l’Okrana… Bref, difficile d’être sûr à 100 pour 100 du rôle joué par Trump sans plus d’informations que celles à notre portée.

La troisième hypothèse pour comprendre ce qui s’est passé est que Trump s’était préparé avec une équipe clandestine à contrer le coup d’État démocrate mais qu’il a échoué.

Il est clair qu’au vu des preuves exposées par M. Lindell, il a fallu mettre en œuvre des moyens que seul un organisme de contre-espionnage pouvait mobiliser. Il est clair aussi que le travail pour coincer les fraudeurs et collecter les preuves a dû prendre plusieurs années. Ce qui d’ailleurs tend à infirmer l’hypothèse développée précédemment. A quoi cela aurait-il servir à un Trump globaliste infiltré dans le camp patriote de mettre en branle tous ces moyens, comme d’ailleurs de dénoncer la fraude. Il lui aurait suffi de fermer les yeux, de rejeter les interrogations, comme ont si bien su le faire tant de juges, jusqu’à ceux de la Cour Suprême, y compris ceux qu’il avait nommés lui-même.

Trump a souvent été présenté par ses partisans comme un joueur d’échecs, comme un adepte des principes de la guerre comme Sun Tzu les avait définis. Mais, apparemment, il a trouvé de meilleurs joueurs que lui qui lui ont damé le pion, de meilleurs stratèges qui ont piégé son terrain, qui ont retourné des pièces maîtresses ou qui avaient infiltré son camp mieux que lui n’avait su ou pu le faire pour le camp adverse.

S’il n’a pas appelé ses partisans à s’insurger, c’est peut-être pour éviter un bain de sang car il savait que l’armée ne retournerait pas ses armes contre les démocrates, malgré ce que tout le monde pensait, la croyant en cheville avec lui.

On peut s’étonner cependant de la confiance qu’il montrait, de ses messages énigmatiques annonçant de grandes choses à venir et de sombres révélations, annonçant qu’il fallait être patients. Mais il est possible que l’interprétation de ses petites remarques et allusions ait été faussée et que, lui, faisait référence à un retour sur la scène électorale. Tout un plan pour récupérer des élections saines a été suggéré le 4 mars par Trevor Loudon dans un article de The Epoch Times (https://www.theepochtimes.com/a-new-zealanders-9-starter-steps-to-save-america-from-socialism_3718917.html). Il partait d’ailleurs du constat de la défaite : « Des millions d’Américains sont toujours dans le déni total. Beaucoup pensent que l’armée a secrètement le contrôle – que ce n’est qu’une question de temps avant que justice ne soit rendue et que le président Donald Trump soit rétabli. Il y a un «plan secret» – juste «ayez foi». La vérité est que Trump a été déjoué par une alliance de communistes, de mondialistes et même de traîtres dans son propre parti. L’«État profond» est maintenant presque entièrement aux commandes. » Trevor Loudon préconise : « Les patriotes doivent travailler pour restaurer l’intégrité du vote d’abord dans les États rouges, puis dans les comtés rouges des États bleus – puis après 2022, dans toute la nation. » Ses conseils sont : fermer les primaires républicaines, organiser un « pacte d’États libres », revoir les relations de chaque État avec l’État fédéral, former un groupe autonome au sein du parti républicain, boycotter les plates-formes de réseaux sociaux et les entreprises globalistes afin d’« affamer nos ennemis et nourrir nos amis », s’attaquer dans chaque État républicain à l’activité dans le pays des pays aux régimes hostiles aux USA. Certes, il n’assure en rien que cela suffirait à éviter que le pays ne tombe entre les mains de la dictature globaliste : « La République peut-elle être sauvée ? Honnêtement, je ne sais pas. »

Si l’on peut encore avoir un peu d’espoir, comme Trevor Loudon, que les choses puissent être rattrapées, il nous faut pourtant tirer le bilan douloureux de la situation difficile que nous laisse la défaite de Trump face à la fraude de l’État profond, autrement dit des serviteurs des globalistes partout infiltrés. Les conséquences de la réussite du coup d’État des capitalistes mondialistes seront considérables et il nous faut faire le point sur ce qui nous attend pour mieux encaisser les coups. La première puissance mondiale va pouvoir peser de tout son poids pour la mise en place planifiée de la dictature mondiale du cartel des banques et des multinationales, direction ploutocratique de la planète présentée depuis des années comme la panacée universelle aux problèmes posés par un réchauffement climatique, qui serait dû à l’Homme, et à laquelle cette prétendue pandémie due à un virus, prétendument libéré par les contacts entre l’Homme et la nature activés par la dégradation des conditions climatiques, donne encore plus de justification. Ce qu’ils appellent Gouvernance Mondiale. Cela leur permettra de procéder sans obstacle au Great Reset qui aboutira au Nouvel Ordre Mondial, ce qu’il faut traduire par l’instauration d’un capitalisme de super-Etat mondial. Et on peut craindre que les capitalistes globalistes n’attendent pas quatre ans les prochaines élections pour agir et faire progresser leur agenda et verrouillent définitivement leur mainmise sur les USA. Et pour ceux qui pensent que ce qui se passe aux USA ne concerne pas leur pays, se rendent-ils compte que, comme il aura été démontré au monde que la fraude électorale fonctionne pour faire accéder au pouvoir ceux que les capitalistes mondialistes cooptent, il est certain que cette méthode sera dorénavant le mode normal de choix des dirigeants des principaux pays ?

 

On ne peut s’empêcher de penser que Trevor Loudon a peut-être raison lorsqu’il dit : « La violence ne sauvera pas l’Amérique. La dure réalité est que le président Barack Obama a eu huit ans pour remplacer les généraux patriotiques par des élus politiques de gauche. Il a fait un excellent travail. Si la violence éclate (à Dieu ne plaise), les militaires se joindront au gouvernement, pas aux insurgés.

Quelqu’un pense-t-il que la Russie et la Chine, Cuba, la Corée du Nord et l’Iran resteraient les bras croisés pendant que leurs amis démocrates sont vaincus par un soulèvement patriotique ? Ils profiteraient sans aucun doute de l’occasion pour en finir une fois pour toutes avec leur «principal ennemi».

Méfiez-vous de quiconque incite à la violence en ligne, lors d’un rassemblement public ou lors d’une réunion privée. Éloignez-vous rapidement. Ils seront au mieux désespérément naïfs, au pire provocateurs du gouvernement.

La gauche prie pour la violence «de droite». Cela leur donnera une excuse pour une répression massive contre les Américains patriotiques. Ce pays sera sauvé pacifiquement ou pas du tout. Si une violence importante éclate, c’est fini. »

Mais l’ennemi amènera probablement une situation dans laquelle les patriotes n’auront guère le choix. Le vol des élections était déjà, en lui-même, une provocation majeure. Or, toutes les dénonciations de Trump faisant d’un recours à la violence quelle que soit la situation ne lient-elles pas définitivement les patriotes américains pieds et poings liés à la violence de l’offensive capitaliste mondialiste ? Lorsque l’état-major refuse la défense concertée, lorsque l’ennemi attaque bataillon par bataillon son armée, est-ce une bonne chose ? N’est-ce pas désarmer l’armée tout entière que de stigmatiser tout soldat se défendant et de lui retirer tout appui ? Comment peut-on être sûr de ce qu’aurait été la réaction des soldats du rang si les patriotes avaient pris les armes, même si on peut penser que Trevor Loudon a raison de dire que les plus hauts échelons de l’armée ont basculé du « côté obscur » ?

Aux USA, comme un peu partout dans le monde, le camp patriotique s’est basé sur une alliance des prolétaires agressés par les capitalistes globalistes et les capitalistes dont les intérêts sont encore liés au capital national ou qui se sentent encore liés à la Nation. Trump est le représentant le plus éminent de cette fraction capitaliste patriote. Mais, à la suite de son échec, on peut se demander si s’appuyer sur la fraction patriote des capitalistes n’a pas trouvé ses limites. Peut-on vraiment se contenter de ne compter que sur elle, de lui laisser l’initiative et la direction des opérations ?

L’échec de Trump d’une part révèle l’impasse de la voie démocratique qui, si on pouvait encore penser qu’elle arriverait à parer les coups des capitalistes globalistes, s’est révélée incapable de combler cette espérance.

D’autre part, il établit que l’alternative se réduit désormais à : remise en question du capitalisme dans sa globalité ou continuation de la marche en avant du capitalisme et instauration de l’asservissement de l’humanité aux banques et aux multinationales, à la barbarie d’une robotisation des humains qui – par ailleurs – sont estimés trop nombreux (et le sont en regard des nécessités du système capitaliste, car une bonne partie d’entre eux ne sont pas productifs, de plus-value bien sûr) ; et pour lesquels il est envisagé de réduire leur nombre (ce qui n’augure rien de bon, c’est le moins que l’on puisse dire, même si tout un chacun peut regretter une époque où ils étaient moins nombreux).

Révolution ou barbarie. Avons-nous encore un autre choix ?

François Tara