Neil Ferguson et Simon Cauchemez reçoivent le prix Lyssenko 2021

Créé en 1990 au sein du Club de l’horloge, ce prix parodique est destiné à récompenser les personnes qui, par leurs écrits ou leurs actes, ont apporté une contribution manifeste à  la désinformation en matière scientifique ou historique, à l’aide de méthodes ou d’arguments idéologiques. Plusieurs personnalités ont déjà reçu ce fameux prix : Luc Chatel en 2012 pour la promotion de la théorie du genre (avec Judith Butler et Éric Fassin), Patrick Boucheron en 2018 pour la déconstruction de l’histoire de France ainsi que Thomas Piketti en 2015 pour ses théories économiques très écoutées à l’Élysée. Notons que l’INSERM était également pressenti pour recevoir ce prix en 2020, suite à une publication hostile à la prescription de l’hydroxychloroquine.

https://pgibertie.com/2020/08/27/la-presse-fait-la-une-sur-une-publication-de-linserm-qui-merite-le-prix-lyssenko-de-la-falsification/

Ce prix fait référence à un sinistre personnage, Trofim Lyssenko, ami de Staline et de Kroutchev, connu pour avoir décrié la génétique, une discipline qu’il taxait de pseudo-science  car contraire selon lui aux principes du marxisme (seuls comptent les facteurs environnementaux !).

Pour 2021, le jury a retenu Neil Ferguson, professeur à l’Imperial College de Londres et son disciple français Simon Cochemez, de l’Institut Pasteur. Ferguson est considéré comme le pape en matière de modélisations mathématiques des épidémies. Il s’est distingué pour avoir, début 2020, prophétisé un nombre apocalyptique de décès liés au SARS-COV 2. Ses prédictions douteuses avaient séduit bon nombre de dirigeants du monde occidental, pour le plus grand malheur des populations.

Henry de Lesquen, polytechnicien, cofondateur du Club de l’Horloge et ancien président de Radio Courtoisie, s’est fendu d’une conférence à l’occasion de la remise de cet anti-prix.

https://youtu.be/CDHog0YIvEI

Il nous explique que les modélisations mathématiques en épidémiologie remontent à 1927 et fait part de ses réserves vis-à-vis de ce qu’il considère comme une fausse science. Il avance le fait qu’un problème aussi complexe que le développement d’une épidémie relève de la théorie du chaos, et ne peut être modélisé par des équations mathématiques, aussi sophistiquées soient elles. Les « conditions initiales » si aléatoires en la matière ne peuvent être connues avec suffisamment de précision. Il évoque, à titre d’exemple, le rôle totalement imprévisible des « clusters » ou foyers d’infection.

Les faits lui donnent raison : Ferguson s’est trompé. Abusant de sa notoriété, on peut dire qu’il a mené le monde à la catastrophe.  Non par le nombre de morts liés à la Covid, mais par les conséquences dramatiques des mesures qu’il a allègrement préconisées. Car il ne s’est pas limité à rendre publiques ses conclusions : les appels au confinement pour « sauver des vies », c’est lui ! Les Suédois ont préféré écouter leurs savants et bien leur en a pris. Ce n’est malheureusement pas le cas d’Emmanuel Macron qui s’est laissé convaincre, via Simon Cochemez, du prétendu bien-fondé des élucubrations de Neil Ferguson.

Crédit Huffington Post

Le 6 mars 2020, Macron déclare : « les Français ne doivent pas renoncer à leur mode de vie ». Puis le 11 mars 2020, au Trocadéro, « Nous ne renoncerons pas aux terrasses et aux cafés ». Mais, le 12 mars 2020 son Comité scientifique, dont fait partie le fameux Cochemez, le convainc de mettre la France entière sous cloche, sous peine d’avoir à déplorer entre 300 000 et 500 000 morts ! Il annonce le soir même l’isolement des vieillards et la fermeture des écoles, puis trois jours plus tard, le confinement pour tous.

Crédit Académie des Sciences

Pourtant, comme le souligne Henry de Lesquen, Cochemez ne pouvait ignorer les échecs passés de Ferguson : il avait prédit 136 000 morts à cause de la maladie de la vache folle en 1996 : il n’y en a eu que 223 dans le monde entier : erreur d’un facteur 600 ! Puis en 2005, il prédisait 200 millions de morts de la grippe aviaire : il n’y en a eu que 248 : erreur d’un facteur 800 000 !

Pour le coronavirus de Wuhan, sur les 200 000 morts prévus en France pour la première vague, il n’y en a eu que 26 000 : certes c’est 26 000 de trop mais l’erreur est d’un facteur 8 ! Et encore, avec une hypothèse surestimée, du fait qu’on ne prenait pas en compte les comorbidités et que l’on gonflait les statistiques. Pour la Suède qui n’avait pas confiné, il avait annoncé 100 000 morts alors qu’en réalité il n’y en a eu que 2800. Les professeurs Raoult, Toussaint avaient déjà averti que les couvre-feux et les confinements ne seraient d’aucune utilité et pourraient même être contre-productifs puisque ces mesures favorisent la promiscuité à la maison et donc les contaminations intrafamiliales.

Même Olivier Véran avait expliqué, à propos de la grippe, que la saisonnalité pouvait s’expliquer par le fait qu’en hiver, les gens étaient plus longtemps chez eux qu’en extérieur ! Peine perdue : Macron récidive, persiste et signe en annonçant le 28 octobre 2020 un nouveau confinement, au risque d’avoir cette fois-ci… 400 000 morts ! Ferguson avait encore frappé ! Un tel niveau d’entêtement reste peu compréhensible. Didier Raoult avait pourtant mis en garde contre les modélisations mathématiques qui relèvent plus, selon lui, de l’astrologie que de la science.

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Jean-François Toussaint avait aussi critiqué le fameux R-zéro, qui est le taux de reproduction de la maladie et surtout l’hypothèse selon laquelle ce taux serait divisé par trois si l’on confinait la population.

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Quant à Henry de Lesquen, il explique que le fait d’intégrer des progressions géométriques à des fonctions exponentielles ne peut que conduire à des âneries. Il souligne aussi avec regret que les hypothèses de travail utilisées par Ferguson n’ont jamais été rendues publiques. Il n’a jamais révélé les secrets de son programme ! Ce qui ne l’a pas empêché de trouver des relais à ses prévisions, un peu partout dans le monde, comme le fameux docteur Anthony Faucy, conseiller en chef du président des États Unis.

Les conséquences sont dramatiques : la croissance en France, en 2020, a reculé de 10 points, passant de 2 % à – 8 %. Or toute décision rationnelle implique, pour des dirigeants sensés, de procéder à un bilan coûts/avantages. Si l’on admet que le confinement a réduit la mortalité de 10 000, cela revient à estimer le prix de la vie humaine à 20 millions d’euros, compte tenu d’un préjudice économique évalué à 200 milliards d’euros.  Et s’il avait réduit la mortalité de 100 000 (ce qui est bien peu probable), ce prix serait de 2 millions d’euros. Ces coûts sont hors de proportion avec le prix de la vie humaine retenu notamment pour les investissements routiers et les assurances, soit 100 000 euros par individu, tous âges confondus. Rappelons que l’âge moyen des victimes du coronavirus était de 82 ans et l’âge médian de 85 ans !

Le lecteur trouvera peut-être ces propos macabres, mais le « quoi qu’il en coûte » n’aurait jamais dû occulter ce simple calcul mathématique. Ainsi, la modélisation de Ferguson, qui a utilisé les habits de la science pour faire illusion, a coûté plusieurs centaines de milliards à la France. Aucun « savant » n’avait jamais coûté aussi cher !

S’engageant sur un terrain plus médical, notre conférencier rappelle que le SARS-COV 2 est le cinquième coronavirus en circulation et qu’une étude publiée dans le magazine Pour la Science expliquait que le quatrième coronavirus avait provoqué huit millions de morts dans le monde, en 1880. Du fait des mutations, et de la raréfaction des réservoirs humains, à mesure que l’épidémie progresse, le virus tend à devenir moins agressif pour finalement ne provoquer à terme qu’un simple rhume, même s’il est difficile de prévoir la durée du processus. Une sorte de loi des rendements décroissants des épidémies !

On en arrive à une critique majeure des campagnes de vaccination de masse : le professeur Montagnier mais aussi le professeur Raoult ont émis l’hypothèse selon laquelle la vaccination de masse pouvait favoriser des mutations du virus vers des formes plus agressives et donc retarder son évolution naturelle vers un virus plus soft. Il semble que cela soit le cas des pays qui ont le plus massivement vacciné. Et pourtant le sésame vaccinal relève plus que jamais du politiquement correct et l’on ne peut que s’interroger sur les ressorts de cet entêtement, d’ailleurs plus marqué dans les pays occidentaux que dans le reste du monde.

Hector Poupon

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5 Commentaires

  1. Merci M. Poupon.
    Votre article à le mérite de traduire par écrit une intervention orale de très bonne facture.
    J’étais présent lors de l’intervention et je ne peux que vous dire merci de communiquer au plus grand nombre cette excellente remise en cause des théories de Ferguson !!! Théories qui nous coûtent pas qu’économiquement et où l’homme est réduit à une équation mathématique. Cela me rappelle les théories libérales de « la Nouvelle Economie » venant d’économistes américains. Théories qui imprègnent les modes de pensées de nos gouvernants et dont le mode est à la base mathématique.

    • Elle a le type même du sataniste et se comporte comme tel en tyrannisant la population !!!! vivement qu’ils se débarrassent de cette engeance….

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