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N’en déplaise aux musulmans, la femme, c’est l’homme !

A l’évidence, depuis plus de quarante ans que nous accueillons des musulmans sur notre sol, nous n’arrivons pas à changer le regard qu’ils ont sur les femmes, à tel point que dans de nombreux quartiers de France elles sont devenues persona non grata. Par contre, les musulmans sont en train de changer le regard que les Françaises portent sur leurs congénères.

Une de mes amies me disait récemment qu’avec l’arrivée des premières chaleurs, les femmes et les jeunes filles avaient en ville des tenues vestimentaires plutôt légères, à tel point qu’elle comprenait les musulmans pour qui ces tenues sont obscènes, et les femmes qui les arborent des femmes de mauvaise vie ! Cette personne raisonnait comme les musulmans ce qu’elle n’aurait pu faire dans les années soixante-dix.

J’ai bien essayé de lui expliquer que l’obscénité était plus souvent dans le regard que dans la chose regardée, ou encore que le corps nu, lorsqu’il est gracieux, est revêtu : rien n’y fit ! L’homme a le droit d’être torse nu dans l’espace public, la femme non. L’homme a le droit de se promener en short, la femme non. L’homme a le droit d’arborer une tenue moulante pour pratiquer le sport de son choix, la femme non.

Mais en quel siècle sommes-nous ? Dans quel pays vivons-nous ? Quelle France voulons-nous ? Comment voyons-nous la femme, si nous ne la voyons pas comme l’homme ? L’homme et la femme ne sont-ils pas tous les deux des êtres humains ? Y en auraient-ils d’autres ? Si la femme est l’autre de l’homme, l’homme n’est-il pas l’autre de la femme ? Cette altérité n’a-t-elle pas pour finalité l’unité ? Qu’est-ce donc que l’accouplement sinon la fusion du même ? Où serait la gloire de l’homme sans la femme ? Où serait la gloire de la femme sans l’homme ?

Tant que la femme sera l’objet de toutes les discriminations et des interdits qui vont avec, aucune société à visage humain ne sera possible.

L’homme et la femme sont les deux faces d’une même pièce, et cette pièce vaut tout l’or du monde !

Maurice Vidal