N’en déplaise aux tiers-mondistes, la colonisation française fut une aubaine pour les colonisés

Publié le 12 mai 2013 - par - 1 831 vues
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Le président du CRAN poursuit la CDC, qu’il juge complice de crime contre l’humanité, pour avoir profité de la traite négrière et pour avoir encaissé les sommes versées par Haïti en contrepartie de son indépendance en 1804 ! Bien entendu, cette assignation en justice s’insère dans une campagne beaucoup plus large pour obtenir réparation de l’esclavage.

Voilà donc une nouvelle fois notre pays sur le banc des accusés pour cause d’esclavage et de pillage de ses colonies. Bien que la France se soit honorée, et elle seule, en reconnaissant en 2001 que la traite atlantique fut un crime contre l’humanité, et bien qu’elle ait décidé en 2006 de faire du 10 mai la journée commémorative de l’esclavage, reconnaissant ainsi sa responsabilité dans cette tragédie, les pourfendeurs de la colonisation française ne désarment pas. Après la repentance, les réparations. Et comme toujours, nos procureurs refont l’histoire en nous attribuant le monopole du mal, sans jamais évoquer la traite arabo-islamique et la traite inter africaine qui firent pourtant autant de victimes que la traite atlantique. Et quand on évoque l’esclavage du 21è siècle, qui perdure dans le Golfe et en Afrique, c’est aussitôt la fin des sanglots et du concert de lamentations. La compassion a ses limites et visiblement, il y a des victimes davantage politiquement correctes que d’autres. Par conséquent, ceux qui se posent en défenseurs des opprimés d’un passé lointain, en ignorant sciemment les victimes d’aujourd’hui, ne se grandissent pas. Par ailleurs, ils gagneraient en crédibilité en reconnaissant que le devoir de repentance incombe autant aux Africains et aux Arabes qu’aux Européens. On ne se drape pas dans le manteau de la vertu en adoptant une morale à sens unique.

Quant au soi-disant “pillage” des colonies, il est prouvé que les rapports économiques entre la métropole et ses colonies ont largement profité aux populations indigènes. Les chiffres sont incontestables. En 1960, date de l’indépendance, les pays africains avaient un niveau de vie supérieur à toute l’Asie hors Japon. Côte d’Ivoire et Sénégal avaient un PIB par habitant égal au double de celui des Chinois ou des Coréens. Cinquante ans plus tard, la Corée du Sud a un niveau de vie trente fois supérieur à celui de l’Afrique, continent qui a pourtant bénéficié de la quasi totalité de l’aide internationale. Rappelons que depuis l’indépendance, chaque foyer fiscal français donne 400 euros par an à l’aide internationale. Où est donc le pillage ? Et pour en revenir à Haïti, jadis perle des Antilles et indépendante depuis 1804, c’est aujourd’hui un des pays les plus misérables de la planète, situé au 210ème rang mondial au classement du PIB par habitant ! Mais pour le CRAN, il semblerait que ce soit la faute de la CDC !

Enfin quand on parle des méfaits de la colonisation, qui sont indéniables et que nul ne conteste, il convient aussi de parler vrai. La conquête achevée et qui fut parfois violente, la colonisation a amené une paix durable là où des centaines de tribus guerroyaient depuis la nuit des temps. La France n’a pas à rougir de la page d’histoire coloniale qu’ont écrite ses explorateurs, ses militaires, ses médecins, ses enseignants, ses missionnaires et ses colons. Elle a mis fin aux épidémies et aux famines, construit des routes, des hôpitaux, des écoles et surtout, elle a mis un terme au cannibalisme et aux sacrifices humains, coutumes barbares que nos bonnes âmes du politiquement correct préfèrent passer sous silence. Et ceux qui font le procès de la colonisation devraient faire le bilan d’un demi siècle d’indépendance, avec la centaine de conflits armés qui ont ravagé l’Afrique depuis 1960.

En conclusion, il est regrettable que l’épopée coloniale française ne puisse donner lieu à un débat serein, bien loin de cette morale à sens unique qui refuse d’admettre des vérités historiques et conteste l’oeuvre civilisatrice de la France, initiée par Jules ferry et Jean Jaurès. Loin de ternir cette grande aventure, nous devrions au contraire honorer la mémoire de nos ancêtres qui ont fait la grandeur de la France au temps où elle rayonnait sur un empire de 11 millions de kilomètres carrés et où les noms de Dakar, Nouméa, Hanoi, Cayenne ou Djibouti  évoquaient des paradis lointains pour des générations de Français nostalgiques d’aventures exotiques. Car contrairement aux affirmations de nos pleureuses tiers-mondistes, la colonisation fut pour des millions d’hommes et de femmes le plus grand fait de l’histoire. Et tous nos mea culpa ne changeront rien à cette vérité.

Jacques Guillemain

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