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Netanyahou, ou la chute d’un brave

Traqué comme un loup blessé, Netanyahu, Premier ministre israélien, a cessé de montrer ses dents, de sortir ses griffes, pour en dernier ressort, accepter un destin qui ne lui conviendra jamais.

Nous l’avons vu, le dos courbé, la main tendue à ses ennemis jurés – ceux mêmes qui luttent pour lui subtiliser son sceptre – déclarer que l’État d’Israël a besoin plus que jamais de s’unifier face à la menace existentielle de l’Iran.

Nous avons aussi remarqué ce rictus amer sur son visage lorsque le Président Rivlin lui tendait pour une seconde fois un mandat qu’il savait pertinemment ne jamais pouvoir honorer, même au prix de dangereux compromis.

Qui sont ces prétendants qui s’acharnent derrière les coulisses sur sa personne en la noircissant d’accusations, qui, il faut l’avouer, ne pèsent pas trop lourd face aux défis et aux menaces répétées des ennemis du petit État juif ? Et ces menaces ne proviennent pas seulement de l’extérieur, mais aussi et surtout de l’intérieur !

La politique est un terrain glissant et traître, à vous dégoûter. Netanyahu a fauté apparemment, s’est laissé éblouir par des cadeaux princiers, par des promesses de soutien des médias, par tant et si peu de choses auxquelles, nous tous, nous nous confrontons dans notre quotidien… Mais de lui, tous exigent la perfection.

Une perfection que seul le Créateur possède.

Mais alors, cette chasse aux sorcières n’a pas l’air de prendre fin. Si Netanyahu est coupable, pourquoi la justice a tant de mal à le mettre au banc des accusés ? Cette histoire traîne depuis plus de deux ans sans qu’aucune solution ne poigne à l’horizon.

Les enquêtes s’enchaînent, les fuites intentionnelles aux médias se poursuivent impunément, tout ce bataclan pour se figer devant une impasse dont l’unique fonction serait de noircir encore et encore ce malheureux chef d’État, lui saper son public, son moral, ses partisans, son aura, et arracher à la droite politique son arme principale, contre une débandade, vécue déjà par les Israéliens lorsque le petit État juif s’est laissé tenter par le minuscule rameau d’olivier.

La paix que ses adversaires prétendent être en mesure d’obtenir, est chimérique… Si les ennemis d’Israël voulaient  réellement cette paix, ils l’auraient acquise bien avant la guerre de 1948, lors de la proposition de l’Onu du partage… un partage devenu irréalisable face au progrès et à l’accroissement de population au sein du petit État juif. Un partage qui nul doute, représenterait le suicide d’Israël.

Que proposent-ils ces vaillants adversaires ? Un véritable jeu de poker… C’est abandonner la sécurité, l’expérience, pour l’illusion d’une paix et d’un avenir meilleur, que Gantz promet au peuple juif, tout en vantant l’ajout du parti arabo-islamique dans son gouvernement. Ce même parti voué à la destruction d’Israël et dévoué à l’érection d’un État musulman sur ses cendres…

L’aspect le plus navrant de toute cette affaire, est de constater combien de Juifs et Israéliens croient encore à cette fable de la paix avec les Arabo-Palestiniens.

La Gauche politique israélienne est la preuve vivante de ce déplorable imbroglio. Elle poursuit sa vocation, consciente du fait qu’elle creuse la tombe à un État juif, et le proclame de vive voix… « Nous voulons un État non juif, un État pour tous ses citoyens, un État laïc… avec des musulmans… (Ne dit-on pas que le ridicule ne tue pas). Un État identique aux États européens et occidentaux qui commencent à en cueillir ses fruits véreux. C’est une Europe qui agonise… Une Europe qui panse ses blessures tout en sachant qu’elles ne feront que se multiplier… Une Europe qui perd pas à pas sa liberté, son effigie, sa culture et sa langue… C’est ce que la Gauche israélienne veut offrir aux Juifs d’Israël.

Ces adversaires ne cherchent pas seulement à destituer Netanyahu, c’est surtout ce qu’il représente : une Droite qui veut d’un État juif. Une droite qui veut conserver les implantations, qui veut Jérusalem comme capitale et restituer la Judée et Samarie (Cisjordanie) à l’État d’Israël… tant de choses qui ne conviennent pas à la Gauche politique israélienne…

Mais ce sera le peuple et la majorité qui vont devoir décider du sort d’Israël…

Thérèse Zrihen-Dvir

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