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Ni Gay-pride, ni Daesh!

DaeschGayPrideC’est le destin de toute idéologie, de toute cause, de tout mouvement, que d’avoir en son sein un amas d’ignares ou de traitres, qui par méconnaissance ou par complaisance trahissent allégrement la cause qu’ils ont embrassée. Il n’est donc guère étonnant que cela arrive aussi aux « patriotes » français.
Il est dans la mouvance nationaliste française deux mouvances plus handicapantes l’une que l’autre, et qui paralysent à qui mieux-mieux le véritable engagement patriotique.
L’une de ces mouvances est ce que j’appelle « l’occidentalisme intégral ». Selon les adeptes de cette école, il est un postulat: « La défense de l’Occident, c’est la défense des valeurs des Lumières ». Cette mouvance se rencontre principalement chez les « fafs » mais aussi dans le « nouveau FN ». Cette mouvance est prête à sacrifier la famille, la chrétienté, la francophonie. Elle s’allierait aux États-Uniens, et même aux Martiens, pourvu que ce fut dans le but de « préserver les valeurs des Lumières ». La bêtise de cette mouvance ne vient pas de son aversion envers l’islam (qui peut être justifiée à bien des égards) mais par son obsession quasi-psychotique visant à occulter (voire à justifier) les autres problèmes, tels que le déclin de la famille et de l’ordre moral.
Ainsi, certains « patriotes » français n’hésitent pas à se mettre du côté de ces tea-partys suprématistes états-uniens qui les traitent de « grenouille » (appellation qui aux USA qualifie les Français) et qui attendent de leur part une obéissance aveugle notamment dans les décisions internationales.
Ces « patriotes » accepteront le mariage gay, l’homoparentalité, l’euthanasie, le féminisme et tous les progrès du monde moderne dans le seul but de « chier dans les santiags » des musulmans. Certains allant même jusqu’à élever une actrice pornographique en nouvelle Jeanne d’Arc… Ainsi, beaucoup d’entre eux se retrouvent dans des partis nationalistes alors qu’ils n’ont rien à y faire, puisque par leurs valeurs, ils sont dans la droite ligne du monde postmoderne et de la doxa hédoniste qui le régit. Savent-ils que ce qu’ils défendent est également défendu par ce Système qu’ils s’échinent à combattre? Qu’en choisissant de prêter hommage aux LGBT plutôt qu’au califat ils ne font que choisir entre Charybde et Scylla?
L’autre mouvance qui est au moins aussi imbécile que la première est celle de l’islamophilie anti-moderne. Incarnée par des « intellectuels » comme Alain Soral, ce courant de pensée adopte le même mode d’analyse que la première mouvance, à ceci près qu’elle arrive à des conclusions en tous lieux contraires. Si pour les premiers, l’islam constitue le grand péril, pour les seconds l’Occident est un démon à abattre, et l’islam est le rempart contre la décadence des valeurs. C’est oublier la pédophilie, les viols, la violence, la consommation d’images pornographiques et de substances stupéfiantes, ainsi que la polygamie et la bureaucratie religieuse qui gangrènent les pays musulmans.
Ces « patriotes » sont des soutiens inconditionnels à la Palestine et ne jurent que par les « enfants de Gaza ». Pourvu que quelque chose ou quelqu’un soit anti-occidental, et ils y souscriront. C’est dans cet esprit que beaucoup de soi-disant dissidents approuvent Kémi Séba, un militant de la cause des Noirs qui n’a cessé de cracher sur tout ce qui est Blanc. « Entre le string et la burqa, on préfère encore la burqa » disent-ils résignés. Contemplant la mort de leur civilisation et trouvant consolation dans une chimérique vision de l’avenir où l’ordre moral serait restauré au sein d’un « califat éclairé » (pour les plus traîtres) ou d’une « France alliée aux pays musulmans dans un pacte fraternel » (pour les plus naïfs).
Pour ces « patriotes », l’immigration n’est pas un problème. Le massacre des Chrétiens d’Orient non plus. Ni la destruction d’artefacts historiques majeurs. Pourvu que l’Occident haï tombe et ils sont prêts à revêtir la tenue de bédouin et à « crier la loi ».  Se rendent-ils compte qu’ils sont aussi les enfants de cet Occident qu’ils abhorrent? Et que l’Occident n’est pas seulement Conchita Wurst mais aussi Platon, Mozart, Bayard, Virgile, Saint-Louis, Ingres, Gutenberg, Tesla, Hugo et j’en passe… Que l’Occident n’est pas seulement Wall Street et Las Vegas, mais aussi le Parthénon, le Colisée, l’Opéra Garnier, le Prado, Harvard, les châteaux, les cathédrales, les bibliothèques, les cercles philosophiques et d’autres lieux de prestige qui ont embelli ou/et instruit l’humanité…
Ni drapeau arc-en-ciel, ni shahada! Ni Conchita Wurst, ni El-Baghdadi! Voilà ce que je clame et ce pour quoi je prends la plume depuis quelques semaines déjà, sur Riposte Laïque. Comment choisir entre ceux qui font exploser des temples antiques et ceux qui installent des pleugues (j’utilise la graphie française) sur la place Vendôme? Les deux ne sont-ils pas des criminels envers la culture? Qu’importe qu’on tue la culture à coups de bombes ou à coups d’obscénité! Les salafistes et les postmodernes ont ceci de communs qu’ils sont tous deux ennemis de la beauté. A l’instar de la « reine de la Nuit » qui dans la Flûte Enchantée de Mozart, veut détruire la lumière qu’elle ne peut obtenir, eux aussi, ne pouvant accomplir rien de beau, ils ne trouvent leur consolation que dans la destruction de la beauté, que ce soit avec des jouets sexuels ou avec des bulldozers. Et ceux qui soutiennent l’un ou l’autre camp, sont, de fait, eux aussi ennemis de la beauté et de leur propre identité.
Le faf qui crie « mort au halal! » mais qui s’empiffre de substances cancérogènes dans un fasfoude états-unien est un imbécile ou un traître. Le « dissident » qui applaudit aux discours de Soral ou de Kémi Séba prônant une « réconciliation nationale » avec ceux qui ne veulent que notre asservissement; puis qui va « faire le ramadan » (alors qu’il n’est pas musulman) par solidarité avec ses copains de quartier aux longs casiers judiciaires,  celui-là est aussi un imbécile ou un traître.
Au-delà des considérations idéologiques, le « choix » entre le modernisme effréné et le salafisme barbare démontre une insupportable lâcheté, et un manque de ce que Nietzsche appelle la « volonté de puissance ». Il est en effet pernicieux de présenter l’Europe comme un trapéziste marchant sur un fil entre deux gouffres: à sa gauche, celui de l’islamisation; et à sa droite, celui du postmodernisme. Cette idée mortifère induit que la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et tous ces pays qui jadis ont fleuri sous le signe de l’aigle romain ou du glaive germanique sont aujourd’hui des moribonds impuissants et abâtardis ayant à trancher un dilemme cornélien à savoir sacrifier, soit sa liberté en se livrant aux mahométans, soit son identité en devenant des valets du modernisme au nom de prétendues « valeurs occidentales ».
Des « valeurs occidentales », parlons-en, tiens! Les valeurs des Celtes et des Germains, ainsi que ceux des Romains n’avaient rien de commun avec l’humanisme gluant et la larmoyance visqueuse des égalitaristes et des hippies soixante-huitards. Quand on encense un (une) chanteur(se) comme Conchita Wurst, quand on pose des vagins et des jouets sexuels en ville, quand des hordes féministes rêvent de castrer les mâles et qu’elles s’exhibent dans la rue, quand on veut forcer les petits garçons à uriner assis, quand on renonce à enseigner les œuvres de Shakespeare sous prétexte qu’il était misogyne, et qu’on bannit Renan du programme de philosophie parce qu’il a critiqué l’islam, quand les jeunes hommes avec des coupes de cheveux ridicules sont collés devant leurs écrans et que les jeunes filles ont perdu toute prestance qui caractérisait les ladies d’autrefois, quand la liberté sexuelle est la seule liberté digne de ce nom et que tout ce qui est supérieur à l’individu est moqué, on ne peut décemment pas comparer cela aux vraies valeurs qui animaient l’Europe d’autrefois.
Non, les Gaulois ou les Romains n’étaient ni des toutous à mémé, ni des brutes sanguinaires. Ils  avaient une certaine idée de leur identité. Ils vénéraient leurs dieux, ils respectaient leurs parents, ils protégeaient leurs femmes et donnaient leur vie pour leur tribu. Ils se retourneraient dans leurs tombes s’ils voyaient leurs descendants androgynes accumulant les faits d’armes dans des jeux vidéos, mais incapables de protéger leur petite amie (pour peu qu’ils en aient une) face à des voyous issus de la diversité culturelle.
Non, chers lecteurs, le salut de l’Europe ne peut venir que d’elle-même, et non d’une lâche compromission avec un des deux blocs mortifères que sont le postmodernisme et l’islamisme. Les Européens doivent pour leur salut réveiller le chevalier et la demoiselle qui sommeille en eux.
Nicolas Kirkitadze