Nice : joies du vivre-ensemble avec les Tchetchènes

Publié le 15 janvier 2014 - par - 4 193 vues

Exemple,  ce drame suivant survenu la semaine dernière à Nice. Dans la nuit du 21 décembre, une promenade dans le Vieux Nice a tourné au cauchemar pour Clément C., un jeune Varois de La Seyne-sur-Mer, venu passer une soirée dans la capitale azuréenne, qui a eu le malheur de croiser la route de deux individus éméchés qui arrosaient les passants avec de la bière.

Selon les témoignages, Clément aurait fait une simple remarque. Mais, il n’en a pas fallu davantage pour que l’un des individus lui jette sa cannette au visage avant de lui planter un coup de couteau dans le front. Tombé au sol, il a été ensuite copieusement tabassé par le deuxième énergumène.

En prenant la fuite, l’agresseur au couteau est tombé sur son arme et s’est blessé lui-même. Mis en examen pour « violences avec armes, en réunion et en état d’ivresse », selon la presse locale, les deux auteurs des coups sont deux tchétchènes de 19 et 20 ans.

Le père meurtri de Clément, ayant tenu une entreprise d’enseignement de la plongée et des travaux sous-marins, sans haine et esprit de vengeance, a souhaité témoigner.  Dans la page Facebook qu’il a créé, il estime «  qu’il s’agit d’une tentative de meurtre gratuit ».

Avec beaucoup de lucidité et de finesse, le père de Clément pose le problème de la banalisation de la  violence . «  Je ne trouve pas normal que ce genre d’agressions ne fasse que quelques lignes dans le journal, qu’on banalise la violence gratuite, le fait de poignarder quelqu’un comme ça, pour rien, nous ne sommes pas  un pays en guerre que je sache ! Si c’est la guerre qu’on le dise ouvertement et on fera le nécessaire… Je ne demande rien si ce n’est que du soutien car malheureusement si les affaires de ce type ne sont pas médiatisées, elles tombent très vite dans l’oubli . Je souhaite donner le plus d’écho possible pour que l’on ait l’espoir que les choses changent, que les peines des délinquants soient en rapport avec leurs exactions, qu’ils payent de leur personne pour réparer même ce qui n’est pas réparable. Au lieu de se retrouver en liberté à courte échéance. Je ne veux en aucun cas politiser cette affaire, mais juste la médiatiser ».

Clément est sorti la semaine dernière du coma artificiel dans lequel il avait été plongé après une opération de quatre heures à la tête. Son pronostic vital n’est plus engagé, il cligne des yeux, mais il est hémiplégique et aphasique. Plus un seul mot. Concernant son évolution, les médecins ne se prononcent pas. Mais sa carrière de scaphandrier, métier auquel il était très attaché, risque d’être compromise après une opération à la tête. C’était sa passion.

Dans la culture tchétchène c’est un autre monde. La Tchétchénie, pays de 1 500 000 habitants divisé en 20 clans, la société complètement islamisée est régulée par  les « adats »,  des us et coutumes locales d’où il ressort qu’il est interdit aux hommes de “perdre la face” dans les situations déterminantes, de se retrouver dans des situations humiliantes, comiques. Les « adats » sont nombreuses, mais les plus importantes sont celles qui concernent l’honneur masculin et les règles de vengeance par le sang.

Ceci explique cela. Combien de temps encore va-t’on nous enfumer avec le « vivre ensemble » !! Nous ne pouvons pas accueillir toute la violence du monde…

HUINENG

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