Nicolas Gardères admire le romantisme des djihadistes coupeurs de tête…

romantiquesEffarant bistro sur TV Libertés cette semaine. Non pas que les thèmes traités soient choquants, au contraire : immigration, islamisme, tauromachie et livre de Trierweiler (on notera d’ailleurs en particulier les interventions de Pierre Cassen mettant les choses au point de façon très claire aux minutes 12,25 ; 22,20 ; 49 et à 1h03). Non, seulement l’inénarrable Nicolas Gardères, vert/gauchiste de service et excellent avocat par ailleurs (tout n’est pas à jeter dans le bonhomme…) a prononcé quelques phrases qui vont rester attachées à ses basques, comme les « Sans Dents » le resteront sans doute à celles de Hollande ! Certes, on lui sait gré de pousser l’amour de la liberté d’expression jusqu’à défendre des gens aux antipodes de son éthique et de ses choix politiques, comme Serge Ayoub, Josiane Filio ou Richard Roudier, mais les Grecs étaient sages qui se méfiaient de l' »ubris », la démesure…

Minute 35,50, à propos des djihadistes, « de purs romantiques » :

Nicolas Gardères : (Qui sont) les 1000 gars qui sont partis ? quelques psychopathes, quelques paumés, quelques cas sociaux et aussi le romantisme juvénile parce que c’est ça concrètement les mecs partent faire le djihad, c’est des gars, c’est des jeunes...

Pierre : Ils coupent les têtes… c’est un romantisme extraordinaire !

Nicolas Gardères : C’est ça le romantisme

Philippe Randa lui aussi entre dans la danse pour soutenir Nicolas Gardères, il minimalise le sérieux des djihadistes, sous prétexte qu’ils se filmeraient pour se mettre sur facebook en arrivant : « franchement, quels guerriers ! En France, ils sont rien, là bas, ils sont… » Bref, puisqu’ils se filment, tous leurs actes, décapitations, viols, massacres… ne seraient que fariboles pour Philippe Randa, juste une façon d’apprendre à vivre… Il faut bien qu’adolescence se passe…

Nicolas Gardères : Il faut pas sous-estimer ce côté romantique juvénile. Ils partent à l’aventure, ils voyagent, ils partent faire la guerre, j’entends que pour un jeune homme de 20 ans ça puisse être attrayant…

Minute 46,05 à propos de la tauromachie et de la décapitation de James Foley, des « rituels »…

Nicolas Gardères : Sur la tauromachie, l’écolo en moi est évidemment contre la tauromachie, (mais) le libertin… j’ai un peu sur la tauromachie la même position que sur l’armée, la prostitution ou la prison… Je suis abolitionniste. Je parlais tout à l’heure de l’adolescent romantique qui partait faire le djihad, mais quand j’étais un adolescent romantique, je lisais Antonin Artaud qui disait : « Où ça sent la merde, ça sent l’être ». C’est ça notre humanité, c’est ça qu’on a à disposition, ça reste de la barbarie, il y a sûrement des rituels cannibales… Quelque part la décapitation de James Foley c’est ritualisé, c’est organisé, c’est structuré, c’est un bel objet de communication… La corrida reste un acte barbare comme la décapitation de James Foley.

Caroline Parmentier : Mais là c’est un humain !

Nicolas Gardères se définit avec une certaine fierté comme libertaire. Comme tous les libertaires, il est liberticide. Forcément. Parce que, s’il n’y a pas de frein à la liberté de l’individu, c’est le plus fort qui impose sa loi et le plus faible qui subit, perdant sa propre liberté. A croire que le djihad procéderait de la même doctrine et que l’avocat vert (qui se gausse de ceux qui, comme Zemmour tirent la sonnette d’alarme de la dévirilisation de notre société) serait fasciné par cette « virilité » qui décapite à tour de bras au point de perdre toute humanité.

J’aimerais comprendre comment celui qui défend les immigrés clandestins, qui défend le droit de chacun à immigrer, avec ou sans l’autorisation du pays d’accueil au nom de « la liberté individuelle de circuler » peut ainsi conchier la liberté des femmes enlevées et violées par les djihadistes et la liberté des combattants torturés parce que de l’autre bord, ou celle des otages décapités.

Quand la fascination pour une idée passe avant la compassion pour les hommes et que, par posture intellectuelle (au mieux) ou par respect de la force brute (au pire) on est capable de jouer les mondains, les cyniques et les blasés quand il s’agit des pires horreurs de l’humanité, c’est que notre civilisation traverse une fichue crise.

J’en ai assez, plus qu’assez de cette « gauche » compassionnelle qui cherche toujours à comprendre, à excuser les pires exactions islamistes et qui, c’est impardonnable, ose utiliser nos mythes les plus grands, les plus forts, les plus émouvants pour permettre à l’islam et à ses salopards de se les approprier.

Assez !

Quel rapport entre le jeune Werther qui se suicide par amour fou et les tarés de Boko Haram qui enlèvent, violent et vendent des gamines de 10 ans, Nicolas Gardères ?

Quel rapport entre Lorenzaccio prêt à sacrifier sa vie pour débarrasser sa ville d’un tyran et l’assassinat d’un journaliste innocent qui a eu le malheur de passer au mauvais endroit au mauvais moment ? Je n’irai pas jusqu’à faire un parallèle entre vous et Dieudonné qui ose dire que « la décapitation de James Foley symboliserait le progrès et le début de la civilisation » (sic !), parce que je sais que vous êtes, malgré tout, loin de cela, et qu’il s’agit, pour vous, essentiellement d’une posture d’intellectuel aimant choquer, mais quand même…

Quel rapport entre Hernani qui s’empoisonne avec son aimée pour accomplir une parole donnée et des sauvages qui exterminent gratuitement des villages entiers ?

Vous ne savez pas, Nicolas Gardères, que les romantiques sont des héros ? Des héros, au sens positif, et non des anti-héros, et non des criminels ? Cela fait une sacrée différence, vous ne croyez pas ?

Et entre le « mal du siècle » qui conduit certains à devenir des artistes époustouflants qui nous font toucher du doigt le Beau, qui nous font grandir, qui nous donnent envie d’être hommes, encore et toujours — et la haine de la France, des Français, des mécréants, des anti-charia, des sunnites pour les chiites et vice-versa, il y a là aussi une sacrée différence !

A nous Berlioz, Chopin ou Beethoven ! A nous David, Géricault ou Goya ! A nous Musset, Lamartine ou Hugo. Sortez de vos tombes. Ils sont devenus fous !

Christine Tasin

 

image_pdfimage_print