Nicolas Gardères, caricature de haine de la France et de la soumission à l'islam

 
Nicolas Gardères est un homme sympathique. Il est invité régulièrement sur le plateau de TV-Libertés, où il joue le rôle de l’homme de gôche face aux méchants conservateurs. Il est également, dans une autre vie, avocat, et peut défendre des clandestins, mais aussi Serge Ayoub ou Riposte Laïque. Il avait ainsi réussi, lors d’une magistrale plaidoirie, à obtenir l’acquittement de Josiane Filio et de Richard Roudier, poursuivis par l’ineffable préfet Boucault.
Mais l’homme politique, qui milite chez les Verts, est beaucoup moins sympathique. Caricature parfaite de ceux qu’Eric Zemmour appelle les libéraux libertaires. Ainsi, l’homme estime qu’il ne devrait pas y avoir de frontières, et donc que tous les immigrés ont leur place en France. Un tel amour de l’autre ne l’amène pas pour autant à vivre au milieu des sympathiques musulmans du 93, à Saint-Denis, mais de préférer les quartiers préservés de l’ouest parisien. On peut avoir un discours généreux, et ne pas l’appliquer dans sa vie quotidienne.
Plusieurs fois, dans des articles, nous avions marqué notre désaccord avec celui qui est un de nos avocats. Sur un plateau de TV-Libertés, Pierre Cassen avait tiqué, pour ne dire que cela, quand Nicolas Gardères avait évoqué le « romantisme des djihadistes », s’occasionnant plusieurs très vives remarques sur le plateau.
Mais cette fois, ce militant écolo dépasse le sordide, dans cet article paru dans Libération. Tout est résumé dans ce titre : L’attentat contre Charlie Hebdo a la sale gueule de Renaud Camus, d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen. Il a la sale gueule de leur victoire idéologique.
On aurait pu penser que l’objet de sa colère aurait pu être le fait que, comme pour les attentats du métro parisien, ceux de Khaled Kelkal ou de Mohamed Merah, sans oublier la barbarie de Youssouf Fofana, les assassins étaient musulmans, et n’avaient fait qu’appliquer le Coran, comme l’expliquent nos contributeurs Hamdane Ammar ou Salem Ben Ammar. Point du tout, pas un mot contre le Coran, contre les soldats d’Allah, les seuls objets de son courroux sont donc trois personnes, coupables de ne partager avec lui la fascination de l’islam conquérant, et pas davantage les joies de la société multiculturelle qu’il appelle de ses vœux… pour les autres.
Plutôt que de s’en prendre aux égorgeurs et aux assassins à kalachnikov, il s’en prend à trois personnes qui n’ont jamais tué le moindre monde, mais sont coupables du crime suprême, aux yeux de notre bobo-écolo : aimer leur pays, et réclamer des frontières. Pas bien.
Finalement, Nicolas Gardères se comporte en soumis. Il préfère lécher les babouches de ceux qui rêvent de coloniser la France, pour la transformer en terre d’islam. Il leur sert la soupe, en détournant, comme toute la gauche compassionnelle, le tir contre une prétendue extrême droite qui n’existe que dans ses phantasmes.
En 1936, certains préféraient Hitler au Front populaire, par haine du progrès social. 80 ans plus tard, confirmant le scenario de Houellebecq, l’ensemble de la gauche, sans exception, préfère livrer la France à l’islam que de lui donner une chance avec une alternative patriotique.
Bien évidemment, loin d’obtenir les grâces des nouveaux conquérants, ils se feront égorger dès qu’ils ne serviront plus à rien !
Finalement, la sale gueule n’est-elle pas celle de la soumission, de la trahison, de la servilité, de la collaboration et de la dhimmitude ?
Jeanne Bourdillon
 
TRIBUNE

L’attentat contre Charlie Hebdo a la sale gueule de Renaud Camus, d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen. Il a la sale gueule de leur victoire idéologique.

Il est des événements dont on pense intuitivement qu’ils structurent le temps, l’époque, l’Histoire. Des événements qui créent l’avant et l’après.
L’attentat contre Charlie Hebdo est de ceux-là. Il est à la fois profondément sidérant et profondément attendu, annoncé, rétrospectivement pensé comme inéluctable.
Il est l’occurrence énorme qu’attendait le paradigme qui monte : celui de la haine.
La saillance est si édifiante, qu’il n’y a plus aucun artefact à construire, plus aucun effort littéraire, intellectuel ou politique à produire : l’attentat contre Charlie Hebdo a la sale gueule de Renaud Camus, d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen. Il a la sale gueule de leur victoire idéologique. Partout, ce sont leurs mots, leurs images, leurs fantasmes, leurs prédictions, qui résonnent sur l’air goguenard du on-vous-l’avait-bien-dit.
Et pourtant, plus que jamais, et parce qu’ils ont tort et auront toujours tort, nous devons défendre notre société telle qu’elle est.
Une société ouverte, tolérante, démocratique et libérale. Cette société, si forte et si vulnérable, nous devons la défendre, contre l’islam radical et assassin bien sûr, mais finalement surtout contre ses ennemis les plus pressants et les plus réels.
Si le premier de ces combats est d’abord une affaire de police, le second est intellectuel, culturel et politique.
Ce combat, qui est fondamentalement celui de la gauche, doit se concentrer sur la réaffirmation de certaines de nos valeurs cardinales. Non plus dans une langue cuite d’incantations marmonnées car honteuses, mais avec la ferveur qu’elles méritent.
Nous ne pouvons accepter que le discours sur l’autre, l’étranger, l’immigré, le musulman, soit aujourd’hui devenu le monopole du Front National et de ses compagnons de route.
Sur eux, au mieux la gauche de gouvernement n’a plus de discours, au pire c’est le calque atténué de celui de l’extrême droite.
Cela n’est ni la faute de François Hollande, ni celle de Marine Le Pen, si Charlie a été massacré. Cela sera en revanche la très grande faute de la gauche si l’extrême droite finit par l’emporter.
Le martyr de Charlie nous place face à une responsabilité gigantesque et terriblement difficile, pris en tenaille entre la violence islamiste, que nous devons combattre en état de droit, et la montée d’une extrême droite qui menace notre société ouverte.
Ce vieux cochon de Wolinski et toute la bande méritent bien que ce défi soit relevé et surtout gagné.
Nicolas GARDÈRES avocat au barreau de Paris et docteur en droit public

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