Nicolas Sarkozy prend vraiment les Français pour des imbéciles !

Publié le 11 février 2012 - par - 16 994 vues
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Il faut vraiment que le Président de la République n’ait aucune vergogne, aucun sens moral ni aucun respect pour le peuple qu’il gouverne pour vouloir se faire aujourd’hui le champion du référendum !

L’idée n’est pas de lui : c’est en effet Marine Le Pen, dont il espère qu’elle ne sera pas présente à l’élection présidentielle (ce à quoi il s’emploie, d’ailleurs), qui a affirmé la première vouloir rendre la parole au peuple et mettre en place des referendums…

Faut-il que Nicolas Sarkozy se sache au plus bas dans les sondages pour faire feu de tout bois et espérer ratisser ainsi les votes des électeurs du FN !

Quitte à jouer la comédie…Car le moins qu’on puisse dire, c’est que Nicolas Sarkozy n’aime pas l’idée de référendum et n’hésite pas à la bafouer.

Voici un petit rappel très éclairant sur les véritables rapports que Nicolas Sarkozy entretient avec le référendum.

En 2005, les Français disaient un NON massif à la Constitution européenne : en 2008, Nicolas Sarkozy a passé outre la volonté du peuple exprimée dans ce référendum et a fait ratifier cette même Constitution européenne, sous l’appellation Traité de Lisbonne, par voie parlementaire.

Autre exemple : Nicolas Sarkozy a supprimé de la Constitution l’article qui rendait obligatoire la consultation du peuple par référendum avant tout élargissement de l’Europe à un nouveau pays : ainsi la Turquie pourra-t-elle intégrer l’Europe, sans que les Français ne puissent exprimer leur éventuel désaccord… Rappelons que le Nicolas Sarkozy candidat avait juré, la main sur le cœur, que jamais, au grand jamais, la Turquie ne rentrerait dans l’Europe. Or, Angela Merkel, qui était opposée à cette entrée, vient de nous apprendre -dans la campagne qu’elle mène pour son cher Nicolas- que c’est le Président français lui-même qui l’a fait changer d’avis…

Autre exemple : quand Georges Papandréou a voulu soumettre à un référendum le plan d’austérité proposé/imposé par l’Europe à la Grèce, l’Élysée a jugé l’initiative d’Athènes « irrationnelle » et « dangereuse ». Cela revient à nier la légitimité de cette consultation -ce qui n’étonne pas après le coup du Traité de Lisbonne- et montre bien que Nicolas Sarkozy  est prêt à sacrifier la démocratie sur l’autel des marchés.

Le Président ne veut pas que le peuple français ait droit à la parole : la meilleure preuve en est que, pendant le quinquennat, il n’y a pas eu un seul référendum en France, même sur les sujets préoccupants que sont l’immigration de peuplement et l’islamisation de la France qui remettent en cause nos valeurs et l’identité nationale : seuls les parlementaires ont pu débattre –si on peut appeler débat une réflexion mort-née !  Pas de référendum non plus pour consulter les  Français sur la départementalisation de Mayotte. Les Mahorais, eux,  ont pu répondre  à la question : « Approuvez-vous la transformation de Mayotte en collectivité unique, appelée département, régie par l’article 73 de la Constitution, exerçant les compétences dévolues aux départements et régions », mais on ne s’est pas soucié de savoir si  les Français étaient d’accord sur l’opportunité de créer un nouveau DOM au taux de chômage de 25,40 %, en période de crise et de dette, et prêts à accueillir dans la République une population musulmane majoritairement polygame -ce qui pose un problème par rapport à la Constitution qui impose la monogamie.

Quant au référendum d’initiative populaire, il est du domaine de l’impossible : il a été voté dans le cadre de la réforme constitutionnelle du 21 juillet 2008, mais il n’a pas été validé par une loi organique, qui lui permettrait de rentrer en vigueur. Mais, même si tel était le cas, les conditions sont tellement drastiques qu’elles vouent toute velléité à l’échec : il faut en effet obtenir le soutien d’1/5 des membres du Parlement (soit un peu moins de 200 parlementaires), ainsi que la signature de 10% des électeurs inscrits, soit environ 4,5 millions de Français !!!!!! De qui se moque-t-on quand, en Italie, il suffit de 500. 000 électeurs et, en Suisse, de 100.000 !

Tout est fait, pour que, en France, pays des Droits de l’Homme dont les dirigeants donnent des leçons de démocratie à la planète entière, il ne puisse jamais y avoir un référendum à la demande du peuple, pour proposer une loi ou abroger un texte.

Alors, entendre Nicolas Sarkozy prétendre vouloir donner dans le référendum… à quelques semaines des élections, avec un pareil passif, ça me met en colère !

Chantal Macaire

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