Noël Mamère et Esther Bencassine encouragent les niqabées à violer la loi de la République

Publié le 28 juillet 2013 - par - 2 357 vues
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Nous avions déjà relevé certains propos de notre ex universitaire devenue sénateur d’EELV Esther Benbassa, que j’appelle Bencassine.

esther benbassaC’était au sujet des événements de Trappes. Pour résumer son propos, elle nous expliquait : que la loi française opprime, qu’elle vexe le brave musulman salafiste, sortant dans la rue, affublée en taliban/talibane. Elle nous racontait encore, que ce talibanisé, souvent un « jeune », se retrouvait être injustement soumis à contrôle et à verbalisation, par une loi liberticide et discriminatoire… Dans le même temps, notre indignée se scandalisait que les policiers n’aillent pas tracasser, de la même manière, ces juives et Juifs nostalgiques de la vie dans les stet’l et de leur vêture, en particulier les femmes juives portant longue jupe, perruque et fichu.

Liberticide et sélective, discriminatoire, la loi française, piaille-t-elle, de concert avec le député-maire de Bègles

Tiens, en parlant de liberté absolue, -même pour les émules d’AQMI, Mujao, Ansar Din et Boko Haram, vivant à Trappes et autres lieux de notre pays- vous avez vu ce qui se passe dans les pays où ces messieurs et dames, dont vous défendez la liberté vestimentaire bafouée défiant la loi votée au parlement de ce pays-, sont parvenus au pouvoir politique ?

A Gao, Tombouctou, Kidal, leur liberté de vêture, exigée ici à force d’incendies et de « doigt » à la police, est devenue une tyrannie vestimentaire implacable, pour toutes les maliennes tombées sous la coupe de leur dictature « spirituelle » armée…

Les Egyptiens, eux, ont été dans l’obligation de faire une seconde révolution pour se débarrasser de l’odieuse dictature à ambition totalitaire planétaire. Les Tunisiens devront emprunter le même chemin. L’assassinat de deux députés de l’opposition, -des élus proches du mouvement ouvrier-, montre le véritable visage de ceux que notre Bencassine voudrait faire passer pour d’innocentes créatures humiliées, des brebis persécutées pour de simples marottes vestimentaires personnelles. L’UGTT (union générale des travailleurs de Tunisie) s’est trouvée dans l’obligation d’appeler à la Grève générale. Le gouvernement de Ghanouchi, -Ghanouchi lui-même, et ses alliés-, devront-ils subir une marée humaine tunisienne d’ampleur égyptienne, leur intimant l’ordre implacable de « dégager ! », immédiatement, et sans espoir de retour au pouvoir ?

Notre madame le sénateur(e) vert(e) et son leader fort peu charismatique député-maire de Bègles, se sont mis en chœur à beugler : persécution ! Discrimination ! Harcèlement ! Mauvaise loi ! Injustice !

Injustice ? : On ne devrait pas parler de cordes, dans la maison d’un pendu.

Ils ont même expliqué : qu’on ne pouvait pas en vouloir à des jeunes incendiaires, solidaires d’un malheureux époux (russo-maghrébin, se dit-il) converti à l’islam salafiste, – ni à cet époux néo-musulman -, s’ils ont réagi vigoureusement aux « odieuses provocations racistes de la police » ; une police se croyant autorisée à faire respecter une mauvaise et injuste loi, en période de ramadan, qui plus est… vous rendez-vous compte, oser vouloir contrôler l’identité d’une brave martiniquaise de 20 ans, convertie à l’idéologie et à la vêture talibane, et cela…pendant ramadan ?! Scandale ! Scandale ! Scandale, oppression !!!

Si je n’ai pas bien compris le propos de notre bécasse de la diversité culturelle sans rivage et sans limitation légale aucune, elle rectifiera.

Je parlais de cordes dans la maison d’un pendu, au sujet des « injustes réactions policières » à un étranglement de policier et à trois nuits de brasiers volontairement allumés. En effet, les verdicts sont tombés, pour les nuits d’incendies de Trappes, et pour les centaines de milliers d’euros de dégâts : Personne ne se retrouve derrière les barreaux ni condamné à rembourser les frais que la république va devoir consentir, pour réparer les effets des réactions « spontanées » de notre époux salafiste et de la solidarité tout spontanée et irréfléchie, elle aussi, des deux cents à quatre cents jeunes assiégeant le commissariat de Trappes, trois nuits durant.

C’est Justice, caquètent notre deux personnages ! Justice, vous croyez ?

Hier sont tombées les condamnations de 19 jeunes gens (dont deux jeunes filles). Sans rien briser, ils avaient escaladés la façade du siège du parti socialiste rue Solferino, puis installé une banderole sur le toit. Violation de domicile, la justice a appelé cela ?

 Violation de domicile, lorsque l’on n’entre pas chez quelqu’un ?

Atteinte à la liberté d’exister du parti se faisant encore appelé socialiste, qu’il a dit, Harlem Désir? Rappelons, ce qui ne justifie rien : que c’est un Parti qui usurpe une réputation méritée ; un parti qui n’a plus rien à voir avec Jaurès, Guesde, Vaillant, Rappoport, Sembat, Blum, Pivert et tant d’autres ; un parti qui ne ressemble ni aux maximalistes ni aux possibilistes, ni à rien de ce qui formera ici ou ailleurs le mouvement ouvrier au plan politique.

La preuve que ce parti et ses associés n’ont rien à voir avec le mouvement ouvrier (sauf ce qui s’en est réclamé pour établir un peu partout des dictatures bureaucratiques fondées sur le despotisme politique et l’arbitraire quotidien) : c’est cette sévérité étonnante*1, pour une banderole et, à l’opposé, cette indulgence, -complice de fait-, avec  des incendiaires ou un étrangleur de policier.

Nos deux personnages appellent à ne pas respecter l’odieuse loi contre la bourqua et ses sœurs.

Ils invitent les juges à comprendre. Ils les appellent au devoir de conscience personnelle, même en mettant la loi entre parenthèse

Mais les mêmes, qui dénoncent une loi votée, parce qu’elle disconvient à une minorité qu’ils cherchent à caresser dans le sens du poil, se sont dressés furibards lorsque des Maires, en désaccord avec la loi sur le « mariage pour tous », ont invoqué la clause de conscience pour refuser de marier ceux qui se revendiquent de cette loi.

Comment : des élus de la nation appellent à ne pas appliquer la loi, disent qu’ils ne la mettront pas en œuvre… hou ! Hou !! Ce sont des factieux refusant d’appliquer la discipline légale produite par la démocratie, nous ont expliqué nos deux bécasses et leurs semblables.

Ainsi, les uns peuvent bafouer la loi et mettre une ville à feu et à sang. Des élus peuvent prendre fait et cause en leur faveur et critiquer une loi qu’il conviendrait de ne plus appliquer, mais par contre, il est interdit de refuser d’appliquer la loi sur le mariage, et on est sévèrement puni lorsque l’on a manifesté contre cette loi ?!

Mamère, Bencassine, ne sont-ce pas deux visages d’un odieux et inquiétant arbitraire politique faisant que, selon les cas, les jugements de cour vous font blanc ou noir ?

Au risque de me répéter, je dirai ici : Jean de Lafontaine, réveillez-vous, ils sont devenus fous !

Alon Gilad

*1 le 13 mai 1968, au moment où se rassemblaient les participants à la manifestation parisienne accompagnant la grève générale de 24 heures appelée par tous les syndicats, un groupe de jeunes étudiants fera l’ascension de la façade de la bourse du travail de la rue du château d’eau. Il enlèvera le drapeau tricolore et le remplacera par un drapeau rouge et scandera, du balcon escaladé : « de Gaulle ça suffit ! Dehors le gouvernement! vive la révolution socialiste ! »

Croyez-vous que la ville de Paris ou d’autres aient pour cela entrepris une action contre cette escalade de la façade d’un bâtiment officiel pour y installer l’équivalent d’une banderole et pouvoir lancer des slogans touchant un maximum de manifestants, afin de les appeler à faire tomber le gouvernement et à s’engager dans la voie de la « révolution socialiste »? À l’époque, nous étions nombreux à dénoncer le Général de Gaulle et son pouvoir, comme étant un Etat policier. Au regard de la manière dont certains sont aujourd’hui traités, dans le régime politique installé depuis 14 mois, le gaullisme va faire bientôt figure de parangon du libéralisme politique.

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