Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir…

Ce ne serait donc pas un problème de couleur de peau ?  

« Les racistes sont des gens qui se trompent de colère. » (Léopold Sédar Senghor).

Aujourd’hui, je n’ai point envie de vous parler des élections d’hier dont je ressens encore la gueule-de-bois. Elles démontrent, s’il était besoin, que la Loi de Pareto s’applique aussi à la « démo-crassie » : 20 % des électeurs sont parfaitement capables de comprendre un programme, les 80% autres n’entravent rien mais, hélas, ils sont majoritaires. Le principe « un homme, une voix » est une ineptie totale : la démocratie directe n’a jamais existé ; la plus ancienne, celle de Solon, était un scrutin censitaire. Je suis assez tièdement républicain et très modérément démocrate, aussi en ce moment, il vaut mieux éviter de me parler du « peuple souverain » car il est parfois souverainement irresponsable, pétochard, voire carrément stupide : la réélection – quasi triomphale – du Marquis de Morveux d’Enarque semble désormais acquise, toute la Cellezécie est en liesse. Il s’agit du même peuple qui, deux jours avant, disait qu’il craignait l’immigration des Mahométans à 66% ;  qui refusait le port du voile pour 62% d’entre eux; qui était pour une remigration (53%) ; et qui ne faisait plus la moindre confiance au jeune Marquis pour redresser le pays (71%). Allez comprendre ????

Je ne veux pas non plus vous parler de la guerre contre les Cosaques, que je sens poindre car il me semble évident que Joe Bidon, Ursula van der la chienne, le Marquis de Morveux d’Enarque, et le vibrionnant Volodymyr Zob-ensky (1) veulent en découdre contre le chef-cosaque Poutine.

Non, je veux vous parler de choses plus légères, moins graves, plus gaies, plus amusantes.

Un ami, voulant m’envoyer quelque document par courriel (en Cellezéceux on dit e-mail ) a dû faire une mauvaise manipulation. J’ai reçu…un rectangle tout noir. Il eut été bleu, j’aurais pensé qu’il s’agissait d’une toile de Klein(2) et il était trop noir pour être une œuvre de Soulages (encore un type qui a compris que l’art contemporain ne demande aucun talent et peut rapporter des millions).

J’ai pensé à une plaisanterie que nous faisions jadis, quand on pouvait encore rire de tout, à une époque bénie où l’humour ne tombait pas sous le coup de la loi.

J’ai baptisé l’envoi de mon ami « Combat de nègres dans un tunnel ».

Avant que les bien-pensants me tombent dessus et me poursuivent devant les tribunaux de l’Inquisition, je tiens à rappeler que le qualificatif de « nègre » n’est point une injure ou une insulte.

On se souvient, en effet, que Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire ont revendiqué leur « négritude ». Ils ne voulaient pas qu’on les traite de « Blacks » car ça génère immanquablement des jeux de mots scabreux du genre: « Il vaut mieux l’avoir rose et bien droite que black et d’équerre ». Ils ne voulaient pas non plus qu’on les traite de « Noirs » comme le caoua qu’on commande au bistrot.

On peut les comprendre, je déteste qu’on me traite de « suprématiste blanc », car, primo, je n’ai de suprématie sur personne et, secundo, je ne suis blanc – vraiment blanc – que les soirs d’élections et les lendemains de cuite, l’un provoquant généralement l’autre.

Je préfère, et de loin, qu’on m’affuble des appellations affectueuses dont me gratifient les nouveaux occupants de la Cellezécie : « Face de craie », « Souchien », « Gaulois réfractaire », « Poujadiste », « Pétainiste », « Raciste », « Xénophobe »…etc.. Au moins, on sait qui on désigne !

Pourquoi je vous raconte ça, me direz-vous ? Juste pour vous faire part d’une interrogation:

En Cellezécie, j’avais compris que les insultes ou les coups de « Gaulois » à « Nègre » c’était du racisme, mais que, quand un allogène basané agressait un « Souchien » c’était…une revanche bien légitime. Aussi la dernière cérémonie des Oscars m’a laissé perplexe. C’est le battage fait autour de cet évènement qui m’amène à en parler car je ne regarde jamais – ô grand jamais – ces cérémonies qui puent la vulgarité, le mauvais goût, le tape-à-l’œil clinquant et le fric mal gagné.

Aux Oscars donc, un comédien nommé Will Smith a balancé une mandale en pleine poire d’un autre type appelé Chris Rock. Autant vous avouer que je ne connaissais ni l’un ni l’autre, car ce qui se passe chez ces grands gamins obèses d’américains m’intéresse assez peu. Sauf bien sûr, quand ils veulent nous entrainer dans LEURS guerres, mais ne sortons pas du sujet.

Il parait que le dénommé Chris Rock s’est moqué du crâne d’œuf de Jada Pinkett Smith, l’épouse de Will Smith, qui souffre d’alopécie.

Le vulgum pécus  a au moins appris un mot – alopécie – , tant mieux !

Bénédiction pourtant que cette mandale car, pour une fois, au Oscars comme au Césars, on  a évité les coups de gueule et les indignations forcées  sur le fait qu’il n’y a pas assez de femmes, de LGBT (ou trop de Blancs) dans les milieux du cinéma et du show-biz.

L’ « Immonde », le journal officiel de la gauche qui pense (4), a noté avec délectation que la cérémonie a primé un comédien sourd (pardon : malentendant) et une gougnotte métisse.

Il y avait trois maîtresses de cérémonie  dont deux Noires (Qui a dit « une Blanche vaut deux Noires » ?, dénoncez-vous !) et, bien sûr, le public de millionnaires de gauche a eu droit à l’inévitable message de soutien à l’Ukraine ; les Oscars ont donc fait un sans-faute, comme d’habitude.

Mince ! J’allais oublier un détail qui a son importance: Will Smith, sa femme chauve Jada Pikett et Chris Rock sont tous les trois de type négroïdes. Nous dirons, pour ne froisser personne, qu’ils sont « racisés ». S’ils avaient réglé leur différend dans un tunnel, finalement nous n’aurions rien vu et rien su. Et du coup, j’éviterais de me poser des questions idiotes du genre : quand un Noir colle une colossale baffe à un autre Noir qui s’est moqué d’une femme noire, est-ce du racisme ou du suprématisme noir ?  Et puis, depuis que le sympathique Omar Sy a repris le rôle d’Arsène Lupin, le « gentleman cambrioleur », après avoir joué le Docteur Knock, je me demande bien pourquoi on accepte encore des « faces de craie » dans le cinéma ?

Cédric de Valfrancisque

 1)- Qui doit son nom au fait qu’avant d’être président de l’Ukraine, il était pitre et jouait de la musique avec son sexe.

2)- Yves Klein (1928–1962) artiste contemporain qui a parfaitement su exploiter la bêtise des bobos. Ses croutes valent des fortunes et ne représentent rien sinon…du bleu.

3)- Pierre Soulages, né en 1919 à Rodez, est un peintre également très apprécié  par les bobos.

4)- Je sais, c’est presque un pléonasme, les intellos sont à gauche ; à droite il n’y a que des brutes.

 

 

 

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5 Commentaires

  1. Une mienne amie martiniquaise m’ a un jour repris alors que j’ utilisais le mot « nègre » pour désigner les gens de sa couleur de peau. Je lui ai rétorqué que je ne faisais que pratiquer le même language qu’ elle et son fils qui l’ utilisaient bien, eux, le mot nègre et jamais « black » ou « noir ». Elle m’ a alors répondu que pour eux c’ était pas pareil et qu’ ils avaient seuls le droit de l’ utiliser, pas les blancs qui devaient dire « gens de couleur » mais pas nègre ni noirs ou black. Je lui ai alors fait remarquer que la locution est trop longue et surtout qu’en physique, le blanc est la somme de toutes les couleurs et que le noir est l’ absence de couleur. Mais je crois qu’ elle n’ a rien compris ou plus exactement rien voulu comprendre car c’ est une dame très intelligente par ailleurs.

    • Martin, effectivement, ils s’ingénient à « interdire » aux « mauvaix B. que nous sommes, d’utiliser le mot nègre. Vous auriez pu lui apprendre l’étymologie de ce mot. Nous, les Caucasiens, nous avons NOTRE couleur aussi. Et je déteste que l’on parle de nous, en disant B. Eux, se permettent tout, nous, on se retrouve au gnouf aussitôt dit avec la complicité des juges gauchos. La coupe commence à déborder. J’ai espoir qu’un matin, les FDS ou peut-être un autre peuple Caucasien décide de faire un grand nettoyage. Ce jour-là, ça mettra le feu aux barils, ça fera boule-de-neige, tous les Caucasiens se révolteront. Ce ne sera pas le petit soulèvement tunisien pompeusement appelé « révole » car ce n’est pas une, ce sera un 1789 BIS. Débarrassez-vous de ces nègres qui vous méprisent, vous venez de constater qu’ils n’ont aucune amitié pour vous en vous accablant comme ils l’ont fait.

  2. Ca se passe entre eux ? Ca les regarde. Je m’en fiche. Pourtant, j’aimerais bien qu’ils s’éliminent mutuellement Ca nous ferait des vacances. Du moment que ça les regarde et qu’on ne mette pas la poulaga sur ces conflits.

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