Pour la nomenklatura américaine c’est « tout sauf Trump »

DonaldTrump

Au terme d’une campagne extraordinaire, Trump a vaincu. Il a mis tous ses adversaires au tapis. Ce qui fait qu’aujourd’hui, contrairement à ce que disaient nos experts en américanitude, Clinton doit continuer le combat contre Sanders tandis que Trump peut déjà penser à sa campagne contre la représentante de la nomenklatura US.

Enfin presque. La caste du Grand Old Party (GOP) n’admet pas sa défaite.

Ses troupes se sont lancées dans un «Never Trump» (Jamais Trump) parce que Trump à la Maison Blanche cela ressemblerait à une révolution. Et personne n’en veut parmi les politicards qui se partagent le pouvoir depuis des décennies.

Les Bush ont déclaré qu’ils demeureraient en marge de la campagne présidentielle. Qu’ils fassent la gueule dans leur coin, ils ne manqueront pas à grand monde.

Mais si les Bush se font discrets, d’autres Républicains s’assoient sur le vote de millions d’Américains (Trump a déjà plus de voix que Mitt Romney n’en avait eues au terme de sa campagne des primaires). Ces Républicains opposés à Trump annoncent qu’ils voteront pour Hillary Clinton. C’est le cas de Mark Salter, ancien conseiller du sénateur John McCain. «Je suis avec elle», a-t-il tweeté, reprenant un slogan pro-Clinton.

Lachlan Markay, un journaliste adhérent du GOP, dit s’être «officiellement désinscrit en tant que Républicain». Erick Erickson, un blogueur conservateur, crache sur Donald Trump parce qu’il a «soutenu des nationalistes blancs et des colporteurs de racisme».

Le washingtonien journal The Hill a recensé une centaine de personnalités républicaines s’étant engagées à ne pas voter pour Donald Trump. Parmi elles, le sénateur Lindsey Graham, le représentant républicain du Michigan Justin Amash et Mitt Romney, candidat à la présidentielle de 2012 battu par Obama.

Unknown

Le sénateur républicain du Nebraska Ben Sasse voudrait qu’un nouveau candidat symbolisant vraiment les valeurs conservatrices apparaisse à la convention républicaine de Cleveland en juillet.

Le mouvement «Never Trump» a lancé qu’il continuait à être mobilisé pour que Trump ne soit pas le candidat du parti à la présidentielle.

Comme en France contre Marine Le Pen, on trouve toute la fine fleur de l’intelligentsia contre Trump.

Le dernier en date est l’écrivain Paul Auster.

Pour lui, «Trump est le croisement entre Berlusconi et Mussolini. À la fois dangereux et effrayant». Nous avons évité de peu la reductio ad Hitlerum.

«S’il est le candidat des Républicains, ça va être un désastre pour ce parti qui aura besoin d’une réforme en profondeur», pronostique le bobo de Brooklyn.

Mais comme il dit aussi que Barack Obama est «nettement le meilleur» de tous les présidents qu’il a connus, on peut douter des capacités d’analyse de Paul Auster. Pour lui, le président qui dansait hier à la Maison Blanche avec R2D2 (le leur, pas le nôtre) pour la journée Start Wars, est «le plus remarquable des êtres humains».

Unknown

Trump a gagné malgré l’opposition des «élites».

Depuis le général Dwight Eisenhower en 1952, c’est le premier candidat sans passé politique notoire à avoir réussi un tel exploit.

Les raisons sont partout les mêmes.

Là-bas comme ici, les journaleux continuent à ne voir dans les électeurs qui plébiscitent la droite nationale que des « petits Blancs » sans diplôme, des déclassés de la mondialisation en colère.

Mais comme d’habitude ils se trompent. L’anticonformisme de Trump est incompréhensible pour cette pseudo aristocratie suffisante qui pourrit le monde occidental.

Trump est victorieux parce qu’il incarne une cohérence certaine de par ses choix de regonfler le moral des Américains, de freiner la fébrilité interventionniste qui a conduit à l’Irak et autres âneries particulièrement dangereuses pour la paix du monde; parce qu’il est indéniablement plus intelligent qu’un Obama quand il choisit de se rapprocher de la Russie de Poutine et de rouvrir le dialogue avec la Chine; parce qu’il paraît plus consistant que Clinton dans sa volonté de lutter contre l’hydrocéphale de Pyongyang et d’abattre l’Etat islamique; parce qu’il fait preuve d’une admirable ténacité dans son combat contre la bien-pensance médiatique et le politiquement correct des supposées «élites» de Washington.

Maintenant Trump doit nommer son vice-président. Ce pourrait être une vice-présidente.

Une manière de commencer le combat contre la peu charismatique Hillary Clinton.

Marcus Graven

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18 Commentaires

  1. Tout à fait. Le problème n’est pas de savoir si Trump sera un bon président, mais d’éviter une prochaine catastrophe mondiale si la clique maçonnique passe à la vitesse supérieure avec la vieille sorcière en figure de proue. #TrumpToSurvive

  2. Mitt Rooney, un mou qui a permis l’élection de Hussein Obama.

  3. La même pourriture, dite « politiquement correcte » s’acharne à poursuivre la disparition de la civilisation occidentale, partout dans le monde. Dans la vieille Europe, en particulier en francekipu, cette pourriture a déjà parfaitement réussi. Elle ne pourra être extirpée que par la violence des armes. Nous espérons tous que les Américains choisiront la vie avec TRUMP, plutôt que l’accélération de l’agonie avec la vieille salope.

    Donald TRUMP, c’est l’ultime chance de sortir du cauchemar musulman, sans trop de dégâts.

    • cela ne vous rappele t’il pas les regionales contre marine et marion,toutes la presse et les mediats contre,seul le fn en france leur fait peur et pas du tout umps qui est dans leurs camps,les francais vont ils se reveillez en 2017 avant qu’il ne soit trop tard ?

      • En tant que Pieds-Noirs, je suis tout à fait d’accord avec ça. J’ai même participé, depuis 2001, avec un certain succès, à la dédiabolisation du FN chez les Juifs d’abord de France, et même maintenant en Israël.

  4. Je trouve cet article parfait dans les descriptions des vierges outragées américaines du Parti Républicain. Pourtant il fait une erreur : comparer Marine le Pen à Trump. J’aimerais bien qu’on me dise précisément quel rapport y-a-il entre les deux. Si l’on compare les 2 carrières, beaucoup les oppose. Trump n’est pas :
    – un politicien professionnel héritant d’un parti familial
    – est un homme d’affaire richissime ayant réussi par son propre mérite et talent, même s’il a reçu 1M€ à ses 20 ans
    – réussit dans toutes ses affaires (et quelques échecs), même si elles sont liées à l’entertainment
    – n’a aucun lien avec les partis nationalistes européens
    – n’est pas nationaliste, mais juste pragmatique, puisqu’il fut démocrate, puis républicain, puis démocrate, puis républicain. C’est un mental opportuniste qui recherche la meilleure solution à un problème
    – il n’a pas d’idéologie sauf celle du succès et de « la meilleure solution »
    – un surfeur

    Quel rapport avec le FN?
    Aucun.

    • La seule phrase faisant référence à Marine Le Pen est celle-ci: « Comme en France contre Marine Le Pen, on trouve toute la fine fleur de l’intelligentsia contre Trump ».
      Il y a, me semble-t-il, une similitude dans l’attitude de l’intelligentsia (chanteurs dont les Stones et Springsteen en ce qui concerne Trump, écrivains dont Paul Auster, cinéastes…) à marquer leur rejet de Trump comme en France celui de Marine Le Pen.
      Autre similitude dans le dédain des médias pour l’un comme pour l’autre, des partisans de l’un comme de l’autre toujours décrits comme des mononeuronaux, petits Blancs racistes.
      Ces quelques remarques pour votre péremptoire;
      « Quel rapport avec le FN?
      Aucun »
      Soit de votre part il s’agit d’une lecture trop rapide, soit c’est plus grave…

      • Non ce n’est pas très grave Monsieur Marcus Graven. Il n’y a aucun complot contre vous ou votre bel article, ne soyez pas autant sur la défensive au point de me diriger immédiatement vers les goulags de la pensée UMPSisée qui serait immédiatement psychiatrisée sous votre magister politique. Acceptes la controverse utile ! Je visais juste un point de détail malhonnête en soi de votre article alors que le reste était très bien vu : celui de comparer Trump à Marine Le Pen. Trump n’a jamais milité à l’extrême droite, jamais. C’est un pragmatique. Pas un populiste selon la typologie que lui ont donné les élites. Croyez vous qu’un populiste pourrait établir des tours au centre de Manhattan alors qu’il y faut réunir des fonds faramineux venant de toutes les communautés pour y bâtir des empires, dans une ville aux 6 millions de juifs. Je crois que vous prenez vos désirs pour des réalités à ce sujet. C’est tout et c’est simple à comprendre. Après, chacun est libre de voir midi à sa porte.

      • Vous savez, il y a plein de gens normaux pas populistes pour un sou qui ont le dédain des médias et de l’intelligentsia chanteurs, artistes, intellectuels, etc. Moi même qui suis artiste depuis le début des années 1980 a ce dédain méprisable du milieu dont vous parlez. Je ne suis aucunement étiqueté populiste ou extrême de droite. J’écris ici car Pierre Cassen m’y a montré la liberté de ton et d’opinion, chose devenue très rare en France. Je ne juge dorénavant que par cette liberté de ton et d’opinion. J’écris ici car c’est encore un endroit de débat. Si l’on commence à psychiatriser les idées différentes, cela ne va pas aller bien loin…

        De plus, l’équation

        DEDAIN DES MEDIAS POPULISME EXTREME DROITE

        n’existe pas, sauf dans la théorie du complot. Il existe partout, car ce système est une caste qui vitrifie tout apport ne venant pas de l’entre-soi. L’extrême droite n’est pas la seule entité ostracisée en France. C’est tout ce que je voulais démontrer par mes propos.

  5. Je soutiens D.Trump contre mon environnement depuis le début, au paroxysme de la réaction fondamentalement multiculturelle de l’OUEST.
    Mais le sort fait à Bush dans l’affaire est incorrect ; immédiatement après 11 Septembre 2001, le comportement des Américains ne relevait plus des bonnes manières, mais de la survie ; il fallait une riposte lourde contre un ennemi sans honneur, inapte à l’armée permanente, qui attaque les civils sur le sol qui les a accueillis ; Bush a ordonné cette riposte, l’invasion hygiénique de l’IRAK, et si les services spéciaux lui ont fourni de faux prétextes, les armes de destruction massive, je dis trois fois bravo.
    Bush était un patriote, au moment crucial où nos  » spécialistes  » pataugeaient dans l’analyse sans fin.
    Ce n’est pas l’invasion de l’IRAK qui a créé le chaos comme le récite tout universitaire français multiculturel, c’est le chaos intellectuel arabe millénaire.
    R.Paingaud

    • Pas d’accord à propos de BUSH. Au moment des attentat du 11/09/01, BUSH et surtout, les services de renseignement US, savaient que l’Arabie Saoudite finançait en douce les déchets. Indépendamment des questions de fric, de pétrole etc. la lutte « religieuse » entre le chiisme et le sunnisme s’amplifiait. L’Arabie voulait gardait la haute main sur tout l’islam. Or, bien que véritable coupable des sinistres attentats, l’Arabie était la protégée des lobbys pétroliers US, dont la dynastie BUSH était un factotum. Contrairement aux accusations, GW BUSH connaissait parfaitement la situation, mais son entourage occulte, dont son propre père ex-président, l’empêchait de frapper fort sur les vrais danger nazislamistes de l’époque. Ces vrais dangers étaient, l’Arabie Saoudite et la Syrie, déjà inféodait à l’Iran, mais moins qu’aujourd’hui. Au lieu de cela, il a embourbé les USA dans une guerre de diversion, dont nous voyons les effets.

    • Bush n’était qu’un simple pantin dans ces opérations géopolitiques, ce n’est pas lui le patriote. Par contre, ses électeurs en 2004 ont eu ce sentiment patriotique que vous décrivez, et ont cru qu’il se battait réellement pour l’amérique.

  6. on se croirait en France face à nos deux « Trump » successifs, JMLP puis maintenant LESQUEN dont le programme visible depuis des mois prévoit à la fois la remigration et la levée des boulets de l’Etat aux entreprises, bref la vraie droite haÏe par les trop nombreux cerveaux décérébrés par le marxisme pour qui le constat de la débilité contre nature de cette idéologie immigrationniste ou assimilationniste et libertaire les conduit à dire « le marxisme ne marche pas donc il en faut plus »

  7. Hillary Clinton la franc-maçonne notoire , s’apprête à mettre en place le plan des loges . Trump ne fait pas partie des frères trois points . Ça change la donne .

    • Hillary est une sorcière très acharnée et depuis le temps qu’elle se positionne elle risque de réussir à être la première présidente des usa.
      Magouilles à volonté, appuis financiers, sondages truqués, occultisme maçonnique….elle y arrive tranquillement la garce.

  8. S’il est élu et s’il fait ce qu’il annonce … je crois que l’Europe pourra souffler un peu d’avoir eu les Bush et les Obama pour lui pourrir la vie !

    • Tout le système européiste risque de s’effondrer si Trump est élu. On voit bien que les « élites » politico-médiatiques françaises ont la trouille. Autant ils peuvent facilement contrôler l’électorat et brider le FN quand ils veulent, autant sans le soutien actif des USA ils vont se retrouver à poil face à une population qui commence à ouvrir les yeux. La vieille europe serait politiquement écrasée entre deux puissances convergentes, USA et Russie, comme on presse une orange moisie…. il en sortira un jus purulent d’idéologie fasciste UMPS. Selon les lois de la physique, ce jus nauséabond s’écoulera dans la méditerrannée et s’échouera sur les cotes du maroc et d’algérie.

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