Non à la dictature de l'extrême centre


 
« Rassembler les centristes, c’est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens… »                                                   (Citation de François Bayrou dit « le crétin des Pyrénées »).
 
Depuis l’élection de Micron à la magistrature suprême, nous avons assisté à l’implosion des partis politiques traditionnels  au profit  d’un parti  bourgeois, réunissant la gauche caviar et la droite cachemire,  un regroupement d’intérêts, une association de malfaiteurs que j’appelle l’« extrême centre ».
En un peu plus de deux ans, Micron et sa bande d’incapables ont transformé ce pays en pétaudière.
Pour ma part, citoyen et contribuable lambda, je n’en peux plus des leçons de moraline  à deux balles de Fidel Castré, notre « leader minimo ». Avec son regard fixe et glacial, pontifiant, sentencieux et toujours content de lui, il nous assène des lieux communs, des généralités floues, comme s’il parlait à des débiles profonds. En l’écoutant, j’ai l’impression d’être retombé en enfance : on me parle comme à un sale gosse ou un demeuré, un « ravi » comme on dit en Provence.
Mais le macronisme serait-il, comme la vérole ou la chaude-pisse, un mal contagieux ?
Je savais que c’était une maladie honteuse mais je ne la pensais pas transmissible.
Il semble pourtant, à l’approche des municipales, que par clientélisme électoral, de plus en plus de listes se disent « sans étiquette » et acceptent le soutien de LaREM. On me dit que, par peur des extrêmes, elles se rallient au macronisme. Or, qu’est-ce que le macronisme ? On ne peut  décemment  pas le qualifier d’idéologie, et encore moins de « courant de pensée » : Micron, c’est le vide sidéral, l’art du verbe creux, de l’esbroufe démagogique et du n’importe quoi qui n’engage à rien !
Histoire de renforcer un peu plus le pouvoir de Micron, Castaner a eu une idée géniale. Mais oui, mais oui, même Castaner peut parfois avoir du génie ! Les listes électorales des villes de moins de 9 000 habitants seront  des listes sans étiquette. Il fallait y penser ! Même Erdogan n’aurait pas osé !
Peut-être faut-il rappeler aux Français comment sont élus les sénateurs ?
Certes, je peux comprendre qu’après le quinquennat calamiteux de Flamby Hollande, le clown au scooter, les Français aient pu trouver quelques qualités au petit homme narcissique élu en mai 2017. Il est propre sur lui et il parle bien (sans prompteur, nous dit-on). Bon, il a le regard froid des hallucinés ou des gourous, mais le fait qu’il soit toujours accompagné par sa vieille gouvernante, la si gentille « Mémé Trogneux », ça rassure : se sachant  surveillé, on pense que le galopin ne fera pas de bêtises.
Pourtant, quand je découvre, chez certains chroniqueurs jadis « de droite », une admiration à peine voilée pour « Jupiter », je me demande s’il reste encore un embryon – aussi minime soit-il – de VRAIE droite dans notre pauvre pays.
On nous dit qu’il « s’attaque à des réformes courageuses ; ce que la droite n’a pas osé faire dans le passé ». On se moque de nous ? On nous prend pour des C… ? Regardez le dossier des retraites.
Pendant deux ans, le contribuable a payé (fort cher), monsieur Delevoyou, qu’on a fini par mettre sur une Delavoie-de-garage : ce type était censé travailler avec les partenaires sociaux sur le régime de retraite unique et la suppression des régimes spéciaux. Aussi,  je pose la question : qu’est-ce que ce gugusse a fichu  pendant deux ans ?
Certes il avait aussi 13 autres mandats et les journées ne font que 24 heures… on peut comprendre.
Depuis Georges Pompidou, c’est la gauche – avouée ou larvée – qui est aux affaires  en France.
La droite française rase les murs depuis « les heures les plus sombres de notre histoire ». Il lui arrive quand même, timidement et sans succès, de pointer de temps à autres le bout de son nez avec des gens comme Poujade, Tixier-Vignancour, Le Pen (Jean-Marie, pas l’ex-groupie de Philippot), Villiers, Marion Maréchal, Ménard etc., mais elle n’intervient alors que timidement, comme figurant, comme repoussoir, comme  second couteau, dans ce navet infâme  qu’est la pantalonnade  « ripoux-blicaine ».
Alors, comme sous Giscard, le daim auvergnat, la droite BCBG (1) veut croire qu’elle a trouvé un homme capable de rassembler « deux Français sur trois » (2). Du coup, dans la « novlangue » qui plaît tant aux bobos de la gauche caviar ET de la droite cachemire, on nous assure que « Jupiter» « bouscule la vieille politique », qu’il « renverse la table », qu’il « casse les codes »…
                                                                                                                                                                         -2-
En clair, que ce foutriquet « fait de la politique autrement » ! Un Messie nous est né ! Alléluia !
Sa politique du « et en même temps » qui consiste à dire tout et son contraire pour (tenter de) plaire à tout le monde semble pourtant avoir  atteint ses limites mais des chroniqueurs  de la droite molle l’encensent encore, quand d’autres font semblant de s’inquiéter de ses liens avec l’Islam. En gros, on fait plaisir à la droite ultralibérale « et en même temps » on caresse la droite nationale dans le sens du poil.
Est-ce un début de collaboration ? Un honteux ralliement ? Je n’en sais rien !!!
C’est, en tous cas, un « enfumage » (pour rester correct !) et il convient de boycotter les canards « collabos » : ne payons  pas,  de nos deniers, la corde qui servira à nous pendre ! (3)
Car, à mon humble avis, « Jupiter » ne casse pas que les codes, – primo – il ME les casse (4) – secundo – il casse aussi le bas de laine des retraités, il tond des classes moyennes et il tue la Nation-France.
Ses mesures iniques et scandaleuses ont redonné du pouvoir d’achat aux salariés gagnant « jusqu’à 35 000 €/mois » et  ont paupérisé les petits retraités touchant 1 250 €/mois, souvent  après avoir trimé plus de 40 ans (5).  Et cette infamie, qui n’émeut visiblement pas grand monde, est commise au nom d’un nécessaire « effort intergénérationnel »  (quel pathos !!!).
C’est du socialisme bien compris : saigner les plus pauvres pour engraisser la nomenklatura !
Si vous trouvez ça normal, tolérable, moral, juste, équitable… moi pas !!!                                                                                                                                                      
J’ai de plus en plus de mal à trouver quelques qualités à ce mégalomane narcissique. Il y a encore, paraît-il, des Français qui lui font confiance pour redresser le pays (et cette confiance s’étend également au gouvernement du ténébreux Édouard Philippe). Ce pays est devenu fou, ou c’est moi qui le suis ???
L’an dernier, au moment des vœux, « Jupiter » a cru bon de plagier une citation de John Kennedy :
« Avant de vous demander ce que la France peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour la France ». Et je me suis souvenu que le 22 novembre 1963, un illuminé du nom de Lee Oswald (6) avait reçu presque le même message, et qu’il avait débarrassé les États-Unis du plus mauvais Président de son histoire (avant Barack Obama).
À la place de Micron, j’arrêterais de prendre les Français pour des débiles.
Et j’éviterais aussi d’utiliser les citations trop chargées d’histoire : ça pourrait donner de mauvaises idées à un cinglé. La France n’en manque pas !
Enfin, moi je dis ça, c’est pour son bien !   
Éric de Verdelhan  
1) BCBG = Bon-Chirac-Bon-Giscard.
2) C’est le titre d’une brochure (mal) écrite par Giscard ou par celui qui lui servait de nègre.
3) J’allais écrire « ne payons pas la vaseline… » mais  j’ai décidé de rester poli.
4) On aura compris, bien sûr, que je parle de mes… oreilles.
5) Et des semaines de travail de 50 ou 60 heures.
6) Oswald, ou Jack Ruby, ou la mafia des transports, ou la CIA ? On ne saura jamais !
 

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16 Commentaires

  1. J’ai plutôt l’habitude de dire l’EXTRÊME CONNERIE !
    Bon c’est une variante en somme !

  2. « ‘ ni gauche ni droite » c’est à dire tout à gauche comme le montrent les déclarations dignent des porteurs de valises du FLN et des manifestants contre l’islamophobie
    Parce que côté entreprises je n’ai vu aucune diminution des boulets de l’Etat

  3. « L’extrême centre »! Bien trouvé pour cet « en même temps » qui réunit autour des bobos urbains les restes du Péhesse et des LR.
    Le centre sans idées, sans programme et sans morale, a toujours été nommé « le marais politique », un marigot où se rassemble une non gauche-non droite honteuse, pour pécher les voix,
    L’archétype de ce parasitisme est en effet Bayrou, « logé » par Mme Veil, comme étant grenouille de bénitier et politicard en recherche permanente d’être « aux affaires ».
    La technocratie apatride des macronistes, correspond encore plus précisément à cette définition d’extrême par son ultra-libéralisme insupportable.
    Et datte sur le loukoum, elle nie l’Identité Française, sa Culture, son Histoire, son mode de vie, sa Laïcité.
    Extrême, en effet!

  4. Des déviants, des africaines, des délinquants dirigent nos vies. Le troupeau de 50 millions de français de souche courbe l’échine et va bosser en baissant la tête pour payer toute cette merde. Voilà où nous en sommes

  5. la droite s’est divisee sur le probleme algerien,certains allant jusqu’au .sachant que la guerre d’algerie n’est pas acheveebout pour defendre des departements francais,d’autres (que l’on retrouve au centre)acceptant que de gaulle torture les partisns de l’algerie francaise

  6. Je suis d accord avec tout ce qui est dit mais pourquoi insulter Brigitte Macron ? C est dommage.

  7. Extrême Centre ? Vous rigolez ?
    Ancien élu parisien, conseiller national de l’UDF, etc… »osé » me présenter aux Sénatoriales sur une liste apolitique, mais plus droitière.
    Viré dans l’instant.
    Le Centre n’est qu’un Gouvernail qui suit les courants !

  8. « Ce pays est devenu fou ou c’est moi qui le suis ? » Il m’arrive très souvent de m’interroger comme vous sur ce pays de malades . Ils ont voté Macron pour éviter le chaos . M D R.

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