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Non aux coupures en hiver : il faut virer Macron et signer avec Poutine !

Le ministre Stanislas Guérini n’exclut pas des coupures de gaz et d’électricité en hiver tandis que le prix de gros de l’électricité en France atteint un niveau stratosphérique avec 1000 % d’augmentation en un an ! Macron a le culot et le toupet de nous parler subitement de la « fin de l’abondance et de l’insouciance » alors qu’en réalité les Français vont bientôt connaître la faillite du pays, l’explosion de la zone euro et se geler dès cet hiver ! Faudra-t-il aussi par la faute de Macron, suite à sa politique pro-américaine et pro-OTAN en Ukraine, fermer des usines dans une France en voie de désindustrialisation, par manque de gaz pour les faire tourner ! Après avoir pris la décision stupide avec ses acolytes de l’UE, de sanctionner la Russie, Macron demande maintenant aux Français de geler en hiver et de se serrer la ceinture en payant des prix exorbitants, afin de pallier ses seules erreurs de jugement ! Le bouquet, c’est que, selon certains experts, tandis que l’Europe gèlerait, la Russie brûlerait de grandes quantités de gaz faute d’exportations et de capacités de stockage, à Portoyava, près de la frontière avec la Finlande…

Ce qu’écrit l’écrivain d’origine roumaine Radu Portocala sur la situation actuelle vaut son pesant d’or et mérite d’être cité in extenso : « L’abondance est finie ! Nous devons sacrifier notre bien-être pour punir la Russie. L’Ukraine nous est si chère que nous devons avoir froid pour elle. Le nouveau petit père des peuples, Joe Biden, a dit : « Cut off Russian gas gonna hurt Europe but that’s the price I am willing to pay » (Couper le gaz russe fera du mal à l’Europe, mais c’est le prix que je veux payer). Organisons chaque jour l’heure de haine. Haïssons la Russie. Passons ensuite à l’heure d’amour. Aimons l’Amérique (et donc l’Ukraine). Grelotter, c’est moral puisque c’est l’Amérique qui nous le dit. Faisons donc notre devoir et grelottons ! Payons plus cher notre pain, puisque cela aidera à terrasser le monstre russe !

Et Radu Portocola de continuer dans la même veine toujours aussi ironique, subtil, réaliste et parlant vrai : « L’insouciance est finie ! Remplissons nos poches de cartouches (il y en a pour deux semaines) et tenons-nous prêts. L’Amérique veut faire la guerre à la Russie et à la Chine. Soyons ses soldats, puisqu’on a mis son sang dans nos veines et ses idées dans nos têtes ! Soyons fidèles à ses idéaux ! Cessons de penser à nous ! Et par-dessus tout, soyons confiants : l’imbécillité est en passe de gagner ».
La France va souffrir en matière énergétique car le problème n’est pas seulement français, mais aussi européen. Plusieurs crises se superposent  dans l’ UE va-t-en-guerre contre la Russie : le problème de l’approvisionnement en gaz russe suite à la politique suicidaire de caniche de l’Amérique et de l’OTAN, la sécheresse qui a réduit la capacité des barrages, les erreurs de Macron qui a freiné le développement du parc nucléaire français, tout en fermant Fessenheim d’une façon irresponsable pour plaire aux verts (s’ils se gèlent cet hiver, les Français pourront remercier les verts qui veulent la mort du nucléaire), et enfin les opérations de maintenance sur presque la moitié des réacteurs nucléaires français.

La présidence tchèque de l’UE va convoquer une réunion d’urgence des ministres de l’Énergie sans pouvoir changer quoi que ce soit à la situation actuelle, la seule sortie de crise acceptable pour la France consistant à laisser l’Amérique et l’OTAN seuls face à la Russie, tout en négociant des contrats de gaz comme le fait Viktor Orban. L’UE est prise à son propre piège de la politique des sanctions et ne trouvera aucune parade, sauf celle des mots et des affirmations mensongères antirusses, avec à la clé le manque cruel et inacceptable de gaz en hiver pour les Européens ! Il n’y a pas d’alternative disponible au gaz russe dans le monde, même en payant actuellement dix fois les prix de 2021 ! De plus, l’envolée des prix du gaz et du pétrole va creuser le solde négatif commercial historique de la France, déjà à 71 milliards d’euros pour le seul premier semestre 2022 !

Les réservoirs souterrains français de gaz sont pleins à 90 % et devraient l’être à 100 % d’ici novembre, mais ce chiffre n’est pas rassurant, au-delà des apparences, car il y aura rupture inévitable de stock à la fin de l’hiver 2023 selon Patrick Artus, et donc des ruptures inacceptables d’électricité. La Russie fournit 17 % des besoins français en gaz, soit 8 milliards de m3. De plus, le prix du gaz sur le marché européen a franchi la barre des 300 euros le mégawattheure, et 264 euros pour livraison novembre sur le marché de gros français, soit dix fois son prix d’avant-crise. Macron ne trouvera au grand maximum en Algérie que 2 milliards de m3 de gaz naturel liquéfié algérien, soit 50 % de plus que les 4,5 milliards actuels.

Seuls 24 des 56 réacteurs nucléaires d’EDF fonctionnent en ce moment, en raison d’un problème de corrosion, ce qui réduit la production française à un niveau historiquement bas, et fait monter les prix. On apprend de plus qu’EDF va être obligé de prolonger l’arrêt des quatre réacteurs nucléaires de Cattenom qui devaient redémarrer en août, de novembre jusqu’à à janvier 2023. Merci encore Jupiter, pour ce coup de génie d’avoir fermé Fessenheim, en ne voyant pas plus loin, comme d’habitude, que le bout d’un nez électoraliste, technocratique, immigrationniste, progressiste, droit-de-l’hommiste, fossoyeur de la langue française, atlantiste et fédéraliste !

Dans une semaine folle, à cause du tarissement du gaz russe, les prix de gros de l’électricité pour 2023 en Allemagne et en France ont donc battu de nouveaux records à respectivement 850 euros et plus de 1000 euros le mégawattheure (mWh). Il y a un an, le prix pour ces deux pays était de 85 euros/MWh, soit 11 fois moins. Pour livraison décembre 2022, le prix de l’électricité est encore plus hallucinant : 1600 euros le mégawattheure ! Les gouvernements européens se veulent rassurants, mais les marchés nous racontent une histoire différente…

La question qui se pose pour le consommateur français, c’est le devenir des boucliers tarifaires sur le gaz et l’électricité qui auront coûté en 2022, 20 milliards supplémentaires d’euros de « quoi qu’il en coûte » aux finances publiques, avec de l’argent emprunté ! L’abandon du blocage du prix du gaz entraînerait une multiplication par deux du tarif régulé ! Quant à l’électricité, laisser évoluer librement le tarif en février prochain lors de sa revalorisation annuelle, provoquerait une hausse de 40 % à 70 %, selon les hypothèses retenues.

Il faut donc un bel aplomb au trio professionnel Bruno Le Maire, Élisabeth Borne et Emmanuel Macron pour mentir comme des arracheurs de dents et nous promettre que la hausse des prix de gros de l’électricité ne touchera pas les consommateurs et contribuables français ! Le plafonnement des prix de l’électricité à 4 % sera maintenu jusqu’à fin décembre 2022, mais ensuite ? Que va-t-il se passer, sinon emprunter encore davantage ou faire payer comme d’habitude encore une fois les classes moyennes et supérieures ? Les prix de l’énergie ne seront encadrés que pour les plus fragiles, afin de ruiner encore davantage les derniers Français qui restent debout.

Selon Élisabeth Borne, il n’y aura des chèques énergie que pour les plus modestes, les non-modestes étant aux abonnés absents. Les chèques énergie d’un montant compris entre 48 euros et 277 euros ont été envoyés aux seuls ménages à faibles revenus en 2022. De plus, des subventions de la politique du quoi qu’il en coûte, toujours financées par de l’argent emprunté, seront aussi versées aux entreprises en difficulté. Voilà qui va rapprocher encore davantage la France de l’inéluctable banqueroute à venir ! Non à l’idiotie, au suicide français pour les beaux yeux de la seule Amérique et à la décadence ! La seule politique valable passe par un rapprochement avec Poutine et à laisser l’Amérique, seule, aider l’Ukraine, puisqu’elle est à l’origine et la seule responsable, depuis la chute du mur de Berlin, de l’expansion de l’OTAN à l’Est, de cette sale guerre civile russe en Ukraine !

En Allemagne, depuis le début de la guerre en Ukraine, le chancelier Olaf Scholz bat des records d’impopularité dans les sondages : seulement 25 % d’opinions positives et 62 % de mécontents. Le président bavarois de la CSU appelle à   « penser à notre propre peuple », tout comme les dirigeants de l’AFD qui veulent descendre dans la rue en Thuringe, avec comme mot d’ordre « Wutwinter » (Hiver de la colère). Le pays parmi les pays industrialisés est un des plus touchés par la folle politique des sanctions de l’UE. La moitié des Allemands sont équipés d’une chaudière à gaz. En vue de l’hiver, les Allemands se ruent chez les marchands de poêles, de bois et de charbon. L’inflation frôlera les 10 % cette année et certaines peurs oubliées dignes des années 1920-1930 remontent parfois à la surface. Selon la Bundesbank, une récession est de plus en plus probable. Les analystes prévoient une perte de PIB de 260 milliards d’euros d’ici 2030 et 300 000 emplois en moins cette année, à cause de l’explosion du prix du gaz.

Les réserves de gaz outre-Rhin se situent actuellement à 82 % de leurs capacités, suite aux économies d’énergie et à l’achat massif, à des prix exorbitants, auprès d’autres fournisseurs que la Russie (États-Unis et Qatar). Pour chaque livraison par bateau de GNL en Europe, les entreprises américaines qui bénéficient de la stupidité des « Macron, Scholz, Von der Leyen et Cie » gagnent 200 millions de dollars ! L’Allemagne ne pourra pas compter sur des livraisons par le Canada. Cinq projets de terminaux GNL sont prévus, mais un seul sera opérationnel cet hiver à Wilhelmshaven. Quant à la réouverture des centrales à charbon, c’est soit impossible, soit toute une épopée (installations rouillées ou déjà partiellement démantelées, problèmes de main d’œuvre, capacité insuffisante de transport ferroviaire ou fluvial).

Suite à la coupure de livraison de gaz par Gazprom entre le 31 août et le 2 septembre, pour des raisons de                        « maintenance », les prix du gaz ont battu de nouveaux records. Un fabricant majeur de flacons de parfum, Heinz-Glas, établi depuis 1622 en Bavière, fournisseur de L’Oréal, qui a vu passer treize générations, menace de mettre la clé sous la porte car le coût du gaz a été multiplié par 10, parfois même par 20, par rapport à 2019 !

C’est pourquoi l’Allemagne a décidé de diminuer la TVA sur le gaz de 19 % à 7 %, ce qui représente un coût énorme pour les finances publiques, tout en autorisant les fournisseurs de gaz à augmenter leurs tarifs de 2,4 centimes par kilowattheure aux particuliers et aux entreprises, soit un coût annuel supplémentaire moyen de 600 euros par ménage. Outre l’agitation sociale à venir, c’est tout le modèle économique allemand – importations d’énergie à bas coût de Russie, exportations de produits à forte valeur ajoutée vers la Chine – qui menace d’exploser.

En Angleterre, la situation est encore plus catastrophique pour les consommateurs anglais. Les tarifs réglementés de l’énergie vont augmenter de 80 % à partir d’octobre et pourraient augmenter encore davantage en 2023 ! Selon l’université d’York, près des deux tiers des ménages britanniques sont menacés de pauvreté énergétique dès l’an prochain. Le mouvement Don’t pay – « Ne payez pas » -affiche 115 657 membres qui se sont engagés à ne plus payer leurs factures d’électricité à partir d’octobre si elles ne sont pas ramenées à un « niveau abordable » et à condition d’avoir 1 million de signataires. Le mouvement a installé une banderole devant le bâtiment du régulateur sur laquelle on peut lire : « Que personne n’ait froid ou faim cet hiver. Engagez-vous à faire la grève des factures ».

En Angleterre, il n’y a pas, comme en France, un « bouclier tarifaire », mais un « plafond maximal annuel à payer pour un ménage. Le prix maximum que les ménages vont payer pour leur gaz et leur électricité va bondir de 2324 euros à    4 186 euros, soit une nouvelle hausse de 80 % après une revalorisation de 54 % en avril. Et en 2023, le plafond pourrait être de nouveau augmenté à 7 000 euros, soit une facture mensuelle d’environ 600 euros. Quelques 9 millions de Britanniques pourraient donc basculer dans la « pauvreté énergétique selon l’ONG « National Energy Action ». Il s’agira donc des ménages qui doivent consacrer plus de 10 % de leurs revenus à l’énergie. Pour beaucoup, cela reviendra à devoir choisir entre « se chauffer ou manger », mais cela n’empêche pas le va-t-en-guerre anglo-saxon Boris Johnson de se pavaner une fois de plus à Kiev, en souhaitant la guerre à outrance de l’OTAN avec la Russie ! Son gouvernement n’a prévu à ce jour qu’une allocation annuelle unique de 471 euros pour aider ses compatriotes, soit environ 10 % du plafond annuel de 4186 euros en octobre 2022.

Le Haut-Commissaire au plan François Bayrou craint la « crise la plus grave que la France ait connu depuis la guerre ». Quant à Jean-Luc Mélenchon, le clown utopique, irréaliste, de la gauche unique, il dit parfois quelques vérités : « la vie politique française est un compte à rebours de la dissolution ». Le problème de l’envolée des prix de l’énergie en France, des coupures à venir en hiver est dû en grande partie, au-delà l’idéologie des Khmers verts souhaitant supprimer le nucléaire, à la stupidité de l’attitude de l’UE et de Macron vis-à-vis de la Russie, avec la suicidaire politique des sanctions !

Les Français doivent donc descendre dans la rue et manifester leur mécontentement, dès le samedi 3 septembre, avec Florian Philippot ! Macron n’aurait pas dû aller à Alger, mais à Moscou ! Trop, c’est trop, avec en prime la banqueroute à venir du pays, l’endettement démentiel, l’insécurité et une invasion migratoire extra-européenne qui signifie à terme la disparition pure et simple de la France ! Il faut virer Macron et signer avec Poutine !

Marc Rousset

Auteur de « Comment sauver la France – Pour une Europe des nations avec la Russie »