Non aux débats faussés sur les télés collabos !

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Philippe de Villiers a été un homme politique. Depuis, sa parole est libre. C’est Chirac qui l’a nommé secrétaire d’État, en 1986, en raison de sa réussite comme entrepreneur culturel au Puy du Fou : « Je n’avais ni mandat électif, ni carte d’un parti. Je suis entré en politique par effraction. Et j’en suis sorti avec le dégoût. À force de croiser le mensonge, on se sent soi-même contaminé, atteint par le regard des gens, on a l’âme blessée par tant de turpitude, dans ce monde où la trahison est comme le recours naturel de la politique.

« On ignore que la politique n’est pas un état mais un service. Le temps a passé. La mascarade a continué, au détriment du peuple. Ceux qui disaient la vérité sont tous partis. Sur la place publique, répandant leur faconde, ne demeurent que les faussaires et ludions médiatiques, à l’avant du décor. J’ai vu, de mes yeux vu les tromperies à venir de tous ces liquidateurs qui ont partie liée. J’ai vu l’arrogance avec laquelle les cupides de ce petit monde glauque jouent des crédulités du peuple. Si les faussaires font sortir encore et encore de nouvelles illusions, le peuple a cessé de les croire. Tout craque. L’horizon se charge de nuages.

« Le désastre ne peut plus être maquillé. Il est trop visible, il touche la vie des plus simples.

« Partout monte, chez les Français, le sentiment de dépossession. Nous sommes entrés dans le temps où l’imposture n’a plus ni ressource ni réserve. La classe politique va connaître le chaos ». Macron a déclassé la France, il l’a précipitée dans une impasse alors qu’il avait mandat de la rétablir en sa grandeur.

Et le peuple s’en est aperçu. Macron a pu s’appuyer sur des alliés utiles dans le monde économique, médiatique, associatif, etc., parmi toutes ces élites en révolte contre le peuple. Macron réélu n’aura plus ni précaution à prendre, ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent !

« C’est pourquoi, en conscience, j’ai jugé que le moment était venu de dire ce que j’ai vu. »

Philippe de Villiers a été confronté aux débats faussés de la télé collabo.

Récit : « Le studio forme une agora inondée de lumière. Le public a pris place tout autour des gradins, au-dessous des projecteurs et des trompe-l’œil. La tension se lit sur les visages. C’est un spectacle et surtout un combat sans pitié. Ils sont là qui m’attendent. Ils sont trois. Trois fauves : « des journalistes de télévision » comme on dit. Je suis l’invité en tant que président d’un mouvement politique que je viens de créer, « Combat pour les Valeurs« . C’est « L’Heure de Vérité », l’émission phare de la politique à la télévision des années 1990.

Pour les journalistes, c’est le galon de grand inquisiteur célébré dans les magazines du show-biz.

Le premier assaillant, Ivan Levaï, est directeur de l’Information de Radio France de gauche, le temple de la bien-pensance de gauche : « Monsieur de Villiers, en quoi vous distinguez-vous du maréchal Pétain ? »

Je m’attendais à un mauvais coup. Mais je ne pensais pas que mon baptême du feu se ferait sur Vichy. Il est navrant de penser que, dans l’esprit du temps, quiconque n’applaudit pas à toutes les nouveautés est forcément nostalgique de « la collaboration et des heures les plus sombres de notre histoire. » Il est ravi de son effet car il sait qu’à la télévision, comme dans l’équilibre de la terreur, c’est la première frappe qui compte.

Alors je vais le démasquer : « Je vous vois venir, monsieur Levaï. C’est une corde de marine…

« Regardez-moi bien. Comme ça, ce sera la dernière fois que vous me poserez la question. « Combat pour les Valeurs » puise à la double source de la Résistance française et de la résistance spirituelle des pays de l’Est qui se sont libérés du communisme. Si un jeune me demandait aujourd’hui ce qu’il faut lire, je lui répondrais : Tocqueville, pour avoir le sens de l’épaisseur historique, Soljenitsyne, pour avoir le sens de la Vérité, et Václav Havel, pour avoir la Conscience. Quant à l’esprit de résistance, mes références familiales s’accordent avec mes références intellectuelles pour rejeter tout ce qui, de loin ou de près, peut ressembler à l’antisémitisme, au racisme, à l’intolérance. Mes valeurs à moi, ce sont les valeurs morales.

Le journaleux de gauche Ivan Levaï insiste : « Le maréchal Pétain aussi prônait le retour à la terre, il prônait la Mère, la Fête des Mères. » Face à une telle mauvaise foi, je sors de mes gonds : « C’est insupportable que vous disiez cela. Jean-Paul II prône la Famille, n’est-ce pas ? Jean-Paul II est donc pétainiste ? Mère Teresa, qui défend la vie, est pétainiste ? Soljenitsyne est pétainiste ? Vous ne voyez plus que des pétainistes partout, monsieur Levaï ! » Il ne bronche pas. Il sait que les journalistes sont avec lui.

Et le journaleux de gauche Ivan Levaï reviendra, lancinant, avec toute sa mauvaise foi de gauche !

Philippe de Villiers : « Nous sommes devant un cas d’école. Certains mots sont interdits. Et je vais dire ce que m’a confié un jour le dissident lituanien Vytautas Landsbergis : « Pendant 70 ans, le communisme s’est maintenu parce qu’on a interdit certains mots qu’on n’osait plus prononcer. Le mot Famille, le mot Nation, le mot Morale, le mot Racines, le mot Foi ». Chaque fois que quiconque prononçait un mot comme celui-là, il était aussitôt soupçonné, puis accusé et bien sûr condamné. Et on disait de lui : c’est un anticommuniste primaire, c’est un fasciste. » Hélas, tout l’entretien se déroulera sur ce ton : Villiers facho !

Je ne comprends pas le sens de cette reductio ad hitlerum. J’appartiens à une famille d’officiers qui a versé son sang au champ d’honneur pour la liberté des nations, contre la logique de la race. Hélas, le mal est fait. C’était le but. Le doute rampe depuis l’écran jusqu’au canapé de la salle de séjour : « C’est pas net… »

Je n’aurai plus le droit d’entrer dans le périmètre sanitaire dessiné par les Autorités morales, ou je n’y serai admis que comme lépreux : « néo-pétainiste, nazi rentré, catho-vendéo ranci, esprit moisi. »

Ivan Levaï était brutalement malveillant. De même que les gros plans insistants sur ma chevalière et qui reviendront à chaque reportage. On la juge désuète, réac. Cette chevalière, j’y suis très attaché. Elle a fait 3 guerres glorieuses, au doigt de trois officiers français : 1870, 1914, 1940. C’est un symbole chevaleresque. Y sont incrustées les armoiries du champ d’honneur qui ont traversé les régimes, je la regarde avec fierté.

Aujourd’hui, je regrette ma réaction face aux insinuations odieuses d’Ivan Levaï, le grand inquisiteur. J’aurais dû faire comme Clavel : « Messieurs les censeurs, bonsoir ! » Je repense aux Enragés de Mai 68 dénoncés par Michel Foucault : « D’où parles-tu, camarade ? » Une question policière. Elle vaut condamnation : « Si ceux dont tu te réclames t’absolvent, c’est que nous devons te condamner ! » Il ne s’agit pas de savoir ce que vous pensez, mais d’où vous le pensez. Vous êtes un Vendéen, un aristo, un chrétien, un réactionnaire. La télé n’est pas un miroir, c’est un tamis idéologique qui trie les ennemis du peuple selon la loi des suspects.

Les journaleux de la radio-télé publique collabo de gauche imposent en France la loi des suspects. Du Tribunal révolutionnaire au tribunal médiatique, de Fouquier-Tinville aux imprécateurs des plateaux-télé, la parenté est évidente, c’est une continuité. Mon Heure de Vérité le fut vraiment pour moi. Depuis ce jour-là, je sais que le débat politique, en France, est biaisé, asymétrique, irréel. Sur le livre d’or de l’émission, l’invité devait laisser une dédicace. Je me suis appliqué à écrire l’apostrophe de Soljenitsyne : « Ne mentez plus. »

Moralité : Nous devons absolument reprendre le contrôle de la radio-télé publique en France !

Thierry Michaud-Nérard

Source : Philippe de Villiers, Le moment est venu de dire ce que j’ai vu.

 

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11 Commentaires

    • Léa Salamé envoilée et Gilles B ayant sur le coeur la photo de Macron ! ça n’empêche que même eux n’arrivaient pas à freiner l’humeur et l’ardeur fièvreuse du président à démolir la « dangereuse » MLP. Quelle pitié ! Les démons menaient le bal lors de ce face à face, à n’en pas douter !

  1. je zappais dès que je voyais certains apparaitre, depuis quinze jours je zappe tous les journaux télévisés, je sais ce qu’ils vont dire !
    j’ai vu dernièrement une émission de sudradio, berkoff y recevais de villiers, un moment intense de non hypocrisie

  2. Il est normal que dans un pays devenu un pays du tiers monde comme la France, la seule parole possible soit une réplication de celle du Roi-Nègre dictateur. (Soyez béni, grand Houphouët Boigny..)

    La France ne plonge pas seulement droit vers la quart-mondisation (la tiers mondisation est déjà une réalité) économique, mais il en est de même pour la démocratie, qui est définie maintenant comme « démocratie défaillante ou imparfaite selon le degré de bien-pensance de l’article qui traite de ces quetions » (24 ième position des pays démocratiques)

    En 37 ième position pour la liberté de la presse
    .. quant aux autres classements éducatifs style pisa, c’est la chute en vrille qui va en s’accélérant d’année en année grâce à l’importation de QI d’huîtres !

    La France et ses lumières s’éteignent l’une après l’autre.

  3. Ce Levai est une vieille charogne (85 ans) qui sent fortement le sapin : lui et ses collègues du Crapulistan gauchistoyoutron(attali , bhl, el caboche,minc) n’en ont plus pour longtemps à vivre et cela est réjouissant : l’ annonce prochaine de leur décès sera douce à nos oreilles .
    La jeune génération gauchiasse ne détient pas le niveau de nuisance de ces scélérats
    et leur propaganda abteilung va s’ éteindre d’ elle – même .

  4. Hier ils n’ont pas arrêté de parler et montrer la guerre en Ukraine pour favoriser Macron !

    • Et ns parler des soi disant catastrophes climatiques pour recuperer les voix DE LA POURRITURE VERTE.

    • mais ils évitent soigneusement d’évoquer le sort de la cinquantaine d’agents français enfermés dans les sous sols de « AZOVSTAL »….Avec consigne de n’en pas sortir avant les résultats de la pseudo présidentielle !

  5. tv et medias de salopards et de collabos que nous engraissons avec nos impots et qui nous chient dessus!

    Lu une du figaro d’aujourd’hui!
    Qui est en photo en pleine page? le poudré.
    https://www.lefigaro.fr/

    C’est tout a fait anormal …………

  6. Le fascisme a table ouverte à Radio France Télévision d’État, qui n’est que la continuité naturelle de Radio Paris. Ils incarnent le pétainisme, et tentent par tous les moyens de le dénicher chez leurs invités pour s’en prémunir et s’en éloigner : « C’est pas moi, c’est lui ! » C’est vrai qu’ils connaissent parfaitement le sujet : eux-mêmes.

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