Non, ce n’est pas l’Etat Islamique qui a frappé à Barcelone

Publié le 19 août 2017 - par - 19 commentaires
Share

Quand bien même l’appel non authentifié de revendication serait venu d’Irak ou de Syrie, cet endossement publicitaire rétroactif ne coûte rien et ne prouve rien. On peut réitérer tout ce qu’on a écrit l’année dernière en réponse au ministre français de la défense selon lequel l’ennemi est « Daech » et rien que « Daech » (http://www.stratediplo.blogspot.com/2016/06/la-pire-erreur.html). Comme leurs prédécesseurs, les perpétrateurs de ces attaques n’ont certainement reçu ni mission ni moyens, de quelque commanditaire que ce soit. Ils n’appartenaient à aucune organisation, et s’ils s’identifiaient à une communauté de croyance c’est plus par un choix personnel déterminé par leurs lectures et auditions, que par une fatalité déterminée par leur lieu ou leurs conditions de naissance.

Les perpétrateurs, qu’ils soient de nationalité espagnole, marocaine ou française, ont appris les commandements de leur idéologie dans des salles de prêche qui ont pignon sur rue et auxquelles des autorités comme le ministre français de l’intérieur assurent que « ce n’est pas un délit de prôner » ça. Ils l’ont approfondie dans un livre en vente libre partout même dans les pays qui prétendent réprimer l’incitation à la violence. Ils en apprennent des exemples d’application sur des sites internet et des comptes de réseaux sociaux dont l’accès reste autorisé, sans qu’on sache si c’est par laxisme politique ou pour repérer et surveiller ensuite ceux qui s’y expriment.

Ils n’ont généralement « pas d’antécédents » du sacrifice bismillah de masse, car c’est une activité dont les conséquences ne permettent ni la récidive ni généralement la survie, et sont donc tous décrits, après coup par leur entourage, comme des gens jusque-là normaux sinon discrets dont le seul signe de moins en moins distinctif est de faire partie des 80% d’adeptes de leur idéologie qui déclarent ouvertement vouloir la mettre en pratique. Contrairement à ce qu’on dit, ils ne sont pas tous des terroristes, car ils ne cherchent pas nécessairement à engendrer la terreur par des frappes aléatoires comme leurs prédécesseurs d’il y a trente ans en France. Certains sont des agents d’initiative spontanée qui poursuivent un objectif précis (intimidation, publicité de recrutement, retrait des services étatiques) en visant des cibles déterminées en fonction de cet objectif, donc à l’opposé du principe terroriste interdisant de sélectionner la victime afin que chacun craigne d’être la prochaine. D’autres sont des pratiquants de base qui obéissent simplement au précepte d’occire le maximum de non-adeptes de leur idéologie. A une prochaine phase apparaîtront des combattants, d’abord individuels puis regroupés en milices. Le terrorisme n’est donc ni un acteur ni un but en soi, il n’est que l’un des modes d’action, présent dans l’une des phases. Le but c’est la généralisation de l’idéologie, par l’intimidation des faibles et l’élimination des réfractaires. Et l’acteur c’est tous les adeptes de cette idéologie.

En France, la doctrine officielle est la tolérance (et même la promotion) de l’idéologie au motif que certains adeptes peuvent ne pas la mettre en pratique, et que seuls ceux qui entendent l’appliquer à la lettre, que l’on appelle les radicalisés, sont susceptibles d’être dangereux, sans toutefois qu’on puisse en être certain et le leur reprocher avant la confirmation de cette intention de mise en pratique, c’est-à-dire le passage à l’acte. On assure que sur les (dix à quinze) millions d’adeptes il n’y aurait que dix-huit mille radicalisés recensés mais que la surveillance de chacun d’eux occuperait de quinze à vingt personnes à temps complet, soit une armée (d’avant Jacques Chirac). Il serait donc beaucoup moins coûteux pour la société de faire criminaliser par le législateur cette fameuse radicalisation et d’enfermer dans des emprises à surveillance commune ces dix-huit mille individus dangereux, c’est-à-dire de punir la radicalisation par une peine de prison d’une durée correspondant aux capacités physiques d’action de chaque radicalisé. Evidemment le législateur devrait définir les éléments constitutifs du délit de radicalisation, c’est-à-dire des critères objectifs permettant de déterminer si le délit a été commis ou non.

Tout cela n’est que palliatif très insatisfaisant, et ne vaut pas la seule solution efficace à long terme, à savoir l’interdiction et l’éradication de cette idéologie, donc la prohibition de sa pratique et de sa transmission sous quelque forme que ce soit, comme ce fut le cas, dans certains pays, du national-socialisme puis plus tard du communisme.

Stratediplo

www.stratediplo.blogspot.com

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
Sitting bull

quoi que l on fasse on n aura la guerre avec les muzz dans 10 ans …et la France et le reste de l UE seront détruite avec des massacres a grande échelle …

Lannes

Simple
Ceux qui sont français au gnouf
Les autres retour dans leur pays avec coup de pied au cul
Belle économie pour les contribuables

dufaitrez

Oui ! Le « Label » Daech est distribué à bon compte ! Après coup ! Récupéré sans frais !

ernest

Un texte enfin sur la bonne voie. Il faut interdire cette religion d’amour dans toute l’Europe. Y-a-t-il autre solution?

patphil

l’absolution figure dans le coran!
sourate 8 verset 15 « ça n’est pas vous qui avez tué, c’est allah »
pratique, non?

Anastasia

Vous savez le communisme (et ses dérivés) n’a jamais vraiment été éradiqué puisqu’ils ont réussi à l’implanter massivement dans les têtes, a tel point qu’ils ont réussi à gauchiser la droite et le FN sans qu’une majorité ne s’en aperçoive. Quel que soit le parti politique auquel vous adhérez, une idéologie commune n’est jamais remise en question. C’est a ce point que l’on reconnait combien leur méthode à été efficace et diabolique. La Sainte Vierge de Fatima n’a t-elle pas dit en 1917, « la Russie répandra ses erreurs » dixit son modèle social sera programmé dans les cerveaux sous toutes ses… lire la suite

jan le Connaissant

Punir ( pénalement ) la radicalisation ?… Oui pourquoi pas !
Ca permettrait aussi de placer nos islamo collabos dos au mur !!

Haggar Dunor

1/ Détruire toutes les mosquées salafistes et autres lieux de culte musulmans radicalisés.
2/ Renvoyer tous les musulmans étrangers dans leur pays d’origine ou le pays musulman de leur choix, demandeurs d’asile compris.
3/ Mettre au pas les français de papier en les menaçant de les déchoir de leur nationalité en cas de condamnations répétées.

ANCIEN COMBATTANT AFN

L’islam est radical et extrêmiste dans ses fondations. Les textes fondateurs de l’islam, notamment ceux en rapport avec la 2e et dernière phase de sa fondation à Médine, indiquent aux muzs de convertir de force, de dhimmiser, d’exiler, de tuer les « mécréants ». Ces textes médinois ont été suivis par un grand nombre de muzs jusqu’à présent, d’où plus de 50 pays muzs dans le monde convertis de force. Sans oublier les revendications incessantes des hypocrites de soi-disants modérés également dans le but d’islamiser l’Occident.

ANCIEN COMBATTANT AFN

En conséquence, l’islam « modéré », c’est de la foutaise, de la poudre de perlimpinpin, de l’ENFUMAGE.

ANCIEN COMBATTANT AFN

La religion « scientologie » est interdite en France pour de bonnes raisons. Toutefois, elle n’a pas été responsable de massacres de non-scientologistes. Alors, COMMENT SE FAIT-IL que l’islam, qui est responsable d’assassinats et de massacres de « mécréants » depuis sa fondation au 7e siècle, ne soit pas INTERDITE en France?

ANCIEN COMBATTANT AFN

Salafisme, wahabisme, soufisme, pourquoi pas exhibitionnisme, naturisme, somnambulisme, équilibrisme, etc.? Les muzs sont tous d’accord LORSQU’IL EST QUESTION DE SUBJUGUER LES « MÉCRÉANTS ». Un muz est un muz. Les textes fondateurs de l’islam, notamment ceux en rapport avec la 2e et dernière phase de sa fondation à Médine, indiquent aux muzs de convertir de force, de dhimmiser, d’exiler et de tuer les « mécréants ». Sa finalité est d’islamiser toute la planète depuis sa fondation au 7e siècle.

Petit Gibus

C.Q.F.D !!!!
100% d’accord !!!

Contre-antifas

A un pote qui vous doit 100 Euros et qui tarde les rendre, on lui demande si il se rappelle bien qu’il vous en doit 200. C’est un truc vieux comme le monde.
Prétendre qu’il existe un islam radical, c’est en effet tenter de minimiser ce qu’est réellement, et textes à l’appuis, l’islam dit modéré. Carnages, mutilations, pédophilie, tortures, inceste, lapidations, intolérances, viols, zoophilie…
C’est donc tout naturellement dans le coran que ce dégénéré d’adolf à puisé sa doctrine fasciste tout en affirmant qu’il y avait pire ailleurs. Ca « passait mieux » envers ceux qu’il voulait convertir.

alesia

adolf, le vertueux socialopathe, qui puisa sa doctrine chez les bédouins d arabie.voulait convertir un peuple a l islam, car aprés les juifs, les chrétiens étaient a son menu du jour, en cela aidé par son grand ami. le grand mufti de jérusalem.ali al husséni, une crapule qui est adoré dans les pays muzzlims.voir les citations de ce même adolf sur l islam pour comprendre ce qu il en fut.

Jean-Francois Morf

Croyez-vous que les autres attentats n’ont absolument rien à voir avec les imams?
Qui enseigne la législation sharia au lieu d’enseigner la législation démocratique du pays?
Les imams sont la cause de tout ce qui va de mal en pis dans l’Oumma et en Europe!
http://www.thereligionofpeace.com/attacks/attacks.aspx?Yr=Last30

Stratediplo

Que ce ne soit pas la guérilla islamo-atlantique au Levant ne signifie pas que ça n’ait absolument rien à voir avec la racine du deuxième terme d’Etat Islamique…

JIGUI

STRATEDIPLO, je suis très largement d’accord avec votre pensée, au point que j’achète même vos livres et que je les lis,…mais ne pourriez-vous faire effort pour simplifier, ou, plus exactement, pour fluidifier votre écriture et la rendre moins pénible à assimiler ?

Stratediplo

Je vous remercie pour cette critique, que faisaient aussi mes professeurs de français il y a longtemps et de synthèse de dossiers plus tard. Bien que n’ayant pas trouvé d’éditeur (et donc correcteur) pour mes brûlots j’y travaille. Vous avez peut-être noté un raccourcissement des phrases depuis le Septième Scénario, l’apparition de notes de bas de pages dans la Huitième Plaie et la raréfaction (relative) des parenthèses. Mais je reconnais qu’il me reste du travail, et vous remercie pour votre patience de lecteur.