Non, le bac d’aujourd’hui n’est pas si facile que cela

 

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« Bac à la soviétique » sur Causeur. Comprendre: comme jadis l’URSS manipulait la production de blé et d’acier, les résultats du bac sont le résultat d’une farce gouvernementale.

« Grand cru du bac ? Il semble qu’on fasse pisser la vigne » sur Boulevard Voltaire. Entendre : comme pour certains vins, on a la quantité, pas la qualité.

Et je passe sur les commentaires : « Le permis de conduire est cent fois plus difficile que le bac en 2016 », « Pour ne pas avoir son bac aujourd’hui, il faut le refuser », « Le bac d’aujourd’hui a la valeur du Certificat d’Etudes des années 50 », « A quand le bac “S” avec la quittance de gaz ou/et d’électricité? », « Le bac, c’est comme la légion d’honneur distribuée aujourd’hui à ceux qui n’ont plus d’honneur »…

Les propos méprisants, voire injurieux, se succèdent. Ils viennent souvent de la droite.

Peur de la dépréciation de leur propre diplôme de la part de quinquagénaires et de sexagénaires qui s’imaginent comme le sel de la terre ?

Probablement.

A moins que leur colère ne soit factice. Un bombement du torse.

De quel bac parlent-ils?

Il existe aujourd’hui près de soixante-dix bacs : ST2S, STG, STI, STL, STAV, sans oublier les bacs pro dont la liste est interminable de la vente en animalerie à celui de la maintenance automobile en passant par celui de perruquier : http://www.studyrama.com/formations/diplomes/bac-pro/les-bac-pro-en-fiches/

Je suppose que ces mélancoliques du temps béni où le bac débouchait sur un boulot ne pensent qu’au baccalauréat dit général, les vieilles séries A, B, C et D devenues L (littéraire), ES (économique) et S (scientifique).

Si c’est le cas, ils ne s’en prennent qu’à 40% de la classe d’âge qui se voient délivrer l’équivalent du diplôme originel.

Ce qui n’est aussi énorme que leur mépris.

Parmi ces 40%, seulement 11% des élèves ont la mention « Très bien » et 16% la mention “Bien”. Sans trop être de mauvaise foi, on peut penser que ces 27% de diplômés ont un niveau correct.

Sur les 632 700 bacheliers de 2016, a peu près la moitié ont eu un bac général. Et environ 85 000 ont une mention “Bien” et “Très bien ». Ce qui correspond aux chiffres de réussite des années 60 pour une population passée de 46 millions d’habitants à 66 millions.

Ce sont les élèves avec ces deux mentions que l’on retrouve dans les classes préparatoires, les écoles d’ingénieurs, les écoles de commerce.

Le bac général contemporain serait bien plus facile que celui des années 60-70 pour les ronchons. Certains pensent que leur Certificat d’études est d’un niveau supérieur au bac 2016. Il suffit de lire les épreuves des années 30 que chaque été des magazines publient pour être convaincu du contraire.

J’ai au moins une certitude : s’ils repassaient le bac aujourd’hui, ils ne le trouveraient pas si facile que cela.

Pour avoir vu une jeune fille de 17 ans de ma famille travailler cette année, je crois qu’il y a plus de connaissances, plus de rigueur, plus de méthodes aujourd’hui qu’un bac des années 70 (le mien).

Autre remarque.

De nos jours, le bac est davantage le diplôme qui authentifie les trois années lycéennes que le premier diplôme universitaire. Dans ce cadre-là, il ne me paraît pas anormal qu’une grande majorité des lycéens l’obtiennent. Seules les vraies carnes sont écartées.

Le véritable enjeu de la Terminale n’est plus le bac, mais l’admission post bac (APB). Le dossier de l’élève est primordial pour accéder, par exemple, à une classe préparatoire. Dans ce cadre, le bac n’est qu’une formalité validant l’APB.

En ne laissant pas cette sélection reposer uniquement sur un dossier confidentiel, en rendant le niveau de l’élève visible par tous (les noms des lauréats du bac et les mentions paraissent sur tous les journaux), la sélection est beaucoup plus transparente.

Le plus navrant dans cette histoire est que les “intellectuels” qui critiquent avec véhémence les résultats du bac ont, à l’opposé de ce qu’ils croient, une pensée peu subtile, sommaire, mécanique. Leur mauvaise foi, leur dédain, ne sont qu’une preuve de leur incompréhension du monde.

Ils n’ont pas compris que celui-ci a changé, qu’il n’est plus le monde de leur jeunesse. Le bac n’est plus une fin en soi, il ne donne plus vraiment accès à un travail (sauf une bonne partie des bacs professionnels).

Au lieu de répandre leur amertume sur les lycéens qui ne sont pas les plus responsables de la dégradation des connaissances, nos têtes ronflantes devraient plutôt s’intéresser à la qualité des enseignements, à la baisse des exigences, à une réforme de l’enseignement du primaire.

Mais cela demande davantage d’efforts que de s’épancher dans les journaux en faisant acte de bien pensance.

Marcus Graven

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71 Commentaires

    • Un correcteur d’épreuves du bac m’a confié un jour que consigne lui avait été donnée de remonter les notes trop basses à 10 alors que la plupart des copies ne méritaient qu’un zéro pointé. Dommage pour ceux qui ont travaillé pour avoir ce diplôme mais c’est la triste réalité !

      • Donc le zéro devient 10 et sans doute le 10 se métamorphose-t-il en 20?
        Ah! ma bonne dame la triche est partout. Dans le sport (dopage), la politique (promesses non tenues), le journaliste (information tronquée), les aliments (certains ingrédients seraient du poison…)
        Cessons de plaisanter.Si des directeurs de centre d’examens demandent de la « mansuétude », de la « bienveillance », le correcteur demeure libre. S’il juge que le travail qu’il corrige mérite une note très basse, il peut le faire. S’il n’en a pas le courage qu’il ait au moins la décence de ne pas venir pleurnicher au comptoir du bar du commerce sur la nullité des élèves.

          • Surtout pas. Etre plaint par un personnage comme vous ressemble trop à une salissure.

            • Votre comportement est guidé par vos passions et non par une réflexion .
              Comparer une personne inconnue à  » une salissure » n’est pas à écrire Monsieur Graven.

  1. Avant l’arrivée de l’internet chez les particuliers, quelles étaient donc les ressources disponibles ?
    Les cours et les exercices donnés par le professeur, les livres scolaires et les annales – et pour ceux qui en avaient les moyens : les cours particuliers.
    Maintenant, en plus de tout cela, il existe une quantité phénoménale de ressources en ligne.
    Non, le bac d’aujourd’hui n’est pas si facile que cela.
    Oui, le bac du passé n’était pas plus facile à obtenir : nous n’avions pas accès à un grand nombre de ressources.

  2. EXACT LE BAC N EST PLUS LE DIPLOME DE LA FUTURE ELITE MAIS DES CAISSIERES DE SUPERMARCHE SANS ETRE MEPRISANT

    • De toute manière, il faut encore (pour combien de temps) des caissières de supermarché. Et cela ne dérange en rien qu’elles aient le bac.

  3. Puisque Monsieur Graven parle du mensuel Causeur, il a dû lire comme moi le témoignage de ce malheureux prof de math enseignant en 1 ère S qui, en début d’année demande à sa classe de démontrer que 2 divisé par racine de 2 = racine de 2. Mon premier réflexe a été de rire, tellement cela me paraissait gros; poser une « colle » pareille à une classe de 1ère … et scientifique qui plus est. Parce que le titulaire d’un modeste BEPC (passé en … 1967) que je suis, a trouvé la réponse en 5 secondes.
    Mais je n’aurais pas dû rire car la suite est tragique. Si les bons se sont frisé les moustaches (qu’ils n’ont pas encore) les autres eux , sont restés secs. Et ce n’est pas fini . Après que le prof eut fait la démonstration il s’est trouvé une poignée d’irréductibles pour ne toujours pas comprendre.
    Il se trouve que ce genre d’opérations, à mon époque (autrement dit celle du vieux con que je suis) on les faisait en 5ème .
    Donc, mille fois d’accord avec Agathe.

    • Je viens de poser le problème à la fille d’une amie qui vient d’avoir le bac avec 19,31 de moyenne, elle a résolu votre problème en une seconde.
      Tout les élèves n’ont pas le niveau catastrophique que vous imaginez!

  4. On ne peut pas soutenir tout et son contraire : que le niveau des élèves serait égal et en même temps reconnaître que la qualité de l’enseignement s’est dégradée.

    Si la qualité de l’enseignement s’est dégradée, le niveau des élèves a baissé.

    Au moins pour l’excellente raison que même si la qualité de l’enseignement ne s’était pas dégradée, le niveau des élèves aurait quand même baissé.

    Absolument.

    Depuis la Tour de Babel, tout enseignant sait d’expérience que ce dont il a le plus besoin pour transmettre un savoir c’est de l’unité linguistique et culturelle de sa classe.

    Importer des zoos en masse sur une génération finit par avoir un coût.

  5. Quand on met le panier de Basket au ras du sol, il est évident que le taux de réussite des tirs est excellent ! (D’après le dessin d’un humoriste que je ne connais pas)

  6. On voit aussi que vous ne parlez pas du relèvement des notes imposé aux correcteurs lors d’une réunion post correction ! Résultat de l’enseignement qui ne fait plus redoubler même si le niveau requis n’est pas atteint dès le primaire! qui n’enlève plus de points à chaque faute d’orthographe…un bachelier futur médecin, ingénieur ou autre est censé avoir un bon niveau de culture générale (lire les perles du bac!) et ne pas faire de fautes d’orthographe responsables du changement de sens d’une phrase quand on remplace le futur par du conditionnel par ex. et j’en passe !!

    • Vous pensez réellement ce que vous écrivez.
      Vous croyez réellement qu’un bachelier sans mention sera demain chirurgien ou ingénieur aéronautique?

      • Bien sûr Marcus ! Il y a des gens qui ‘éclatent et qui réussissent à partir dujour où ils sont libérés de l’école. Ils ne seront sans doute pas universitaires mais ils auront même la chance de ne l’avoir pas été …

    • Honnêtement, je corrige régulièrement le bac et je n’ai JAMAIS subi de pression afin de relever des notes. Cette histoire de « don » de ponts peut-être considérée comme une légende !

      • Je ne sais pas où vous corrigez… Vous n’avez sans doute pas besoin de pressions, vous avez probablement une notation suffisamment généreuse. Ou bien vous n’avez pas fait partie des jurys. J’ai corrigé aussi régulièrement le bac, et j’ai assisté à des jurys où les profs étaient sollicités par le président pour donner un demi-point par ci, un demi-point par là, afin de donner la moyenne à des élèves qui avaient 8/20. S’ils refusaient, le président attribuait 1 point dit « du jury ». Ceci dès les années 1990. Quant au brevet, on n’en parle même pas.Des consignes arrivaient du Rectorat pour ne pas compter certaines fautes dans les dictées ou en grammaire. D’ailleurs l’histoire des barèmes de dictée est particulièrement édifiante : en 70, c’était 1 faute de grammaire 4 points, 1 faute d’usage 2 points, 1 faute d’accent 1 point. Soit, 5 fautes = zéro. Dans les années 80, on a divisé par deux, puis encore par deux. Actuellement, c’est 1/2 point par faute. Il faut en faire 40 pour avoir zéro.

        • Nadia Forlan.
          Donc si on n’a jamais vu de pressions sur les correcteurs, on est, au choix, un menteur ou un adepte de la servitude volontaire.
          Quant à la rengaine sur la dictée, il faudrait peut-être cesser de résumer tous les diplômes à cette épreuve.

          • C’est une forte probabilité. Car pour ne pas le voir, il faut être aveugle. D’ailleurs, la plupart des commentateurs attestent avoir vu ce fait. Ce sont donc eux qui mentent.
            Quant à la dictée, ce n’est pas une rengaine, sauf pour les adeptes de Belkacem, qui a entamé un processus de l’élimination du latin-grec pour y substituer l’arabe.
            Renseignez-vous sur les liens entre la pensée et la langue, éventuellement en consultant l’ouvrage de Ferdinand Brunot, fondamental, quoiqu’il date de 1922. Et ne venez pas nous envoyer de la poudre aux yeux avec des lapsus de grands écrivains… Personne n’est à l’abri.
            Il s’agit de tout autre chose. Je suis en correspondance avec des personnes qui n’ont que leur « certif. » et qui non seulement écrivent sans faute, mais ont un style. Ce ne sont pas les ouvrages de littérature pour la jeunesse qui ont remplacé Corneille, Racine et Molière, et même Hugo, qui vont en donner un aux élèves que la loi Jospin n’élève pas.
            suite

          • suite : Littéraire, je connais pourtant des scientifiques qui font un constat déplorable. Il y a déjà 20 ans, un professeur de Centrale se plaignait de ne plus pouvoir donner des calculs à faire plus de 2 h (au lieu de 4 précédemment), et un membre de jury de Polytechnique constatait que des thèses scientifiques étaient illisibles parce que la syntaxe était trop maltraitée.
            Mais sans doute le nouvel obs aura-t-il des exemples de fautes de calcul de grands mathématiciens ou physiciens à monter en épingle.

            Je ferais bien de commencer par le lire, et, s’il me reste du temps, je reviendrai sur Riposte laïque.

            On saura peut-être un jour pourquoi Marcus Graven est si hargneux sur ce sujet.
            Ma parole, on dirait qu’il a un os à défendre.

  7. Je suis enseignant d’une matière scientifique et je vous garantis que les sujets, en S, sont plus faciles que ceux des années 60 et 70 (en section C et D) !
    D’autre part, les élèves actuels planchent essentiellement sur des exercices déjà vus durant l’année ce qui n’étaient pas le cas autrefois.

    • C’est inexact. Les élèves ne planchent pas sur des exercices déjà effectués en classe. Il y a seulement des démonstrations exigibles (restitution organisée des connaissances) – donc apprises durant l’année- qui peuvent être demandées. Elles le sont rarement (cette année, aucune n’est tombée).Je me pose des questions sur votre enseignement si vous dites à vos élèves qu’ils auront des exercices vus en classe au bac!
      Est-il de la même qualité que ces profs en histoire-géographie qui ont dit à leurs élèves qu’il n’y aurait pas de sujet sur le Proche et Moyen Orient? Sujet de cette année.
      Pour le reste les conditions ne sont plus les mêmes. Par exemple, les calculettes n’existaient pas. Mais ne pas les utiliser serait continuer à se rendre au lavoir en ignorant la machine à laver le linge.

      • Arthur est enseignant mais vous savez mieux que LUI….
        Bravo pour cette omniscience Môssieur le romancier……!

        • Et un petit peu enseignant aussi… Mais pas ancien militaire qui menace de fusiller celui qui n’est pas de son avis, pas vieux grincheux qui défouraille verbalement sur tout ce qui ne bouge pas à sa cadence mononeuraonale…

          • 2.
            Par ailleurs, l’Histoire de France pour les Français d’aujourd’hui ne commence qu’en 1789 et les inepties qu’on leur a fourrées dans la tête sont pitoyables. Les langues étrangères, n’en parlons pas – mais ce n’était pas mieux autrefois, sauf que le besoin de les pratiquer ne s’en faisait pas autant sentir.

            Je veux bien croire qu’en revanche, l’enseignement des sciences et des mathématiques s’est amélioré, bravo. Mais cela ne compense pas l’abrutissement total de la population concernant ses propres racines et son génie intrinsèque.

            La situation n’est d’ailleurs pas limitée à la France, c’est à peu près la même chose en Europe et aux Etats-Unis. Ne me dites pas qu’il ne s’agit pas là d’une stratégie politique vieille d’un demi-siècle si vous voulez être pris au sérieux.

            • Avez-vous consulté le programme d’histoire-géographie du bac? On ne demande pas la date du couronnement de Charlemagne ou l’année du sacre de Clovis mais une vue d’ensemble et une analyse de la situation du Proche et Moyen Orient par exemple (sujet de cette année).
              Ce qui demande pour avoir un note correcte un minimum de connaissances.

              • « On ne demande pas la date du couronnement de Charlemagne ou l’année du sacre de Clovis… »

                On devrait, et pas seulement les dates, mais exiger la connaissance approfondie des personnages qui ont fait la France. Ne serait-ce que pour donner une petite idée de ce que ‘gouverner’ veut vraiment dire à ceux qui s’imaginent en être capables.

                Quant à la vue d’ensemble sur le Proche-Orient concoctée par la clique islamo-socialiste, ça doit valoir son pesant de moutarde! Le mythe des pseudos-palestiniens et le reste, on peut les donner en exemple à tout amateur de lavage de cerveau – mais certainement pas à des éducateurs honnêtes qui ne sauraient souscrire à ce genre de falsification.

          • 1.
            Mais arrogant, ça oui!

            Mais vous perdez votre temps de toute façon, M. Graven, l’abaissement volontaire du niveau d’éducation en France crève les yeux depuis déjà un bon bout de temps.

            Il faudrait avoir des œillères pour ne pas constater que les dernières générations de Français sont d’une nullité quasi totale concernant leur propre langue, qu’ils sont incapables non seulement d’écrire, mais de lire et de parler correctement. Il n’est que de fréquenter les sites francophones sur internet pour le constater, ou d’entendre bafouiller les protagonistes de n’importe-quel film d’après 1980 en débitant le dialogue pitoyable – et franchement risible dès qu’il s’agit d’un film d’époque – qu’on leur a préparé. La dégringolade est générale. Lorsque je commande un livre en Français à présent, je dois me limiter à une édition antérieure à une quarantaine d’années si je ne veux pas butter sur des fautes d’orthographe dans chaque chapitre.

          • M. les réponses des internautes devraient vous éclairer.
            MONONEURANOALE, (?) vous voulez dire MONO-NEURONALE peut-être? C’ est la retraitée en sciences qui s’informe.

      • Je ne sais pas si vous êtes enseignant, mais je pense que vous vous trompez dans votre réaction et je vous prie de ne pas ironiser sur ma façon d’enseigner !
        Je suis en toute fin de carrière et j’ai pu suivre l’évolution des sujets pendant près de 40 ans.
        Je ne dis pas que le bac actuel est donné. Cependant même si dans ma matières les sujets actuels sont longs et font appel à un tas de documents, ils ne sont en rien vicieux.
        Je maintiens qu’ils ne font quasiment JAMAIS appel à des raisonnements qui n’ont pas été rabâchés durant toue l’année.
        J’ajoute que lorsque j’ai moi même passé le bac C, au début des années 70, 66% de ma classe d’un « bon » lycée l’a eu alors qu’actuellement une classe moyenne dépasse facilement les 90% de réussite.

        Une dernière « chose » : je n’ai JAMAIS dit qu’il était nécessaire de revenir aux règles à calculs ou aux tables de logarithmes !!

        • Pourquoi les sujets seraient-ils vicieux?
          Et quelle est votre matière? Scientifique ou littéraire?

          • Marcus Graven,
            Arthur a écrit qu’il enseignait une matière scientifique.
            Comme Lazare, je trouve vos commentaires un peu méprisants à son égard.

  8. Le grain de sel du vieux bachelier Math Elem des années 50. Sur 40 élèves de la classe, 7 reçus en juin et 1 en septembre.

    • Je ne vois guère l’intérêt de faire suivre des années d’études à 40 élèves pour que seulement 8 soient reçus.Sauf s’il s’agit d’un concours. Ce que votre bac antique était peut-être (on devenait instituteur avec le bac).
      Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
      Ou alors, seuls ceux qui ont une mention « Très bien » obtiennent un vrai bac. Ce qui fait 4 élèves sur 40. Bien mieux que de votre temps.
      Dans les faits, c’est le cas. Il n’y a pratiquement que des « Très bien » dans les classes préparatoires des grands lycées.
      Rassuré?

      • N’oublions pas que le bac est en fait un examen d’entrée aux études supérieures.

        • Hélas, c’ est une enseignante ronchon qui vous approuve totalement, le bac devrait n’être qu’un diplôme de fin d’études secondaires.
          Je ne comprends pas la tonalité de cet article que toute observation dément.

  9. Non le bac n’est plus une fin en soi, et même le bac professionnel, contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser ne donne plus vraiment accès à un travail.
    Il faut supprimer cet examen coûteux et perturbateur de la fin d’année scolaire (dès la mi-mai pour certaines épreuves). Et le remplacer par une simple attestation de fin d’études secondaires indiquant les notes obtenues en cours de terminale dans les matières importantes ainsi que le nombre d’absences injustifiées.
    Les universités devraient pouvoir sélectionner leurs étudiants au vu de cette attestation et éventuellement organiser un test d’entrée.

    • Le petit soucis c est que un 10 dans un lycée de grigny n est pas un 10 à louis le grand par exemple

      Pour moi votre attestation c est encore plus nivelé par le bas le niveau qu il l est déjà d ailleurs

      Et puis il faut bien apprendre à passer des examens il faut bien qu il arrive un moment donné que les étudiants soient interrogés

      • Exact. Un bon élève ici ne l’est pas nécessairement là. Se contenter du dossier se révèlerait plus néfaste que de garder l’examen du bac.
        Lors de changement d’établissements, on découvre que des élèves avec des dossiers formidables sont en réalité des élèves très médiocres.
        Et le bac est un marqueur. Un rite de passage, diraient nos ethnologues de gauche. C’est l’entrée, quoi qu’on en pense, dans la vie adulte.

  10. Légèrement sceptique de voir un article prônant la rigueur bachelière de notre chère et tendre Education ( Instruction serait des plus modeste ) Nationale, emblématique de notre intellectuelle maghrébine. Sur ce point de vu le nivellement intellectuel n’existe pas non plus, que ce n’est simplement que l’augmentation du niveau d’un pays, ben voyons, rhétorique « bien pensante » dans sa splendeur la plus éloquente ! Petit rappel tout de même, dans les filières générales le Baccalauréat cru 2016 a un taux de réussite de 91,4 %, rien à envier à l’URSS…

    http://www.fdesouche.com/747165-bac-2016-914-de-reussite-dans-les-filieres-generales#

  11. Contrairement à ce que cet article dit je suis de l’avis de ceux qui disent que mon BEPC a été plus largement difficile à gratter que le bac d’aujourd’hui.
    Dans la vie professionnelle qui a suivi mes « petites » études, on m’appelait le « bachelier » parce que mes collègues (tous plus âgés) n’avaient même pas ce diplôme soit disant « moyen » mais obtenu sans les outils modernes auxquels les élèves actuels ont droit.
    Aucun de ces jeunes ne serait capable de faire nos exercices d’antan et sans doute inversement je ne saurais pas faire les leurs.
    Ce qui me gonfle pas mal c’est que dans les questionnaires statistiques visant à situer le niveau des études.je dois mettre le médiocre BEPC et que mes acquis sont pourtant bien supérieurs dans pleins de domaines.
    Cet article encense les vertus du diplôme à tous prix pour valoriser, non pas un élève qui n’aura pas de boulot, mais une politique nulle qui tire les diplômes vers le bas. Alors non, cet article n’a rien à faire dans cette tribune.

    • Entièrement d’accord; la culture et/ou l’intelligence n’ont rien à voir avec un quelconque diplôme (ex: où est Manhattan ???) surtout au vu de l’enseignement de l’éducation Nationale; c’est tout juste si la plupart des bacheliers génération IPHONE arrivent à écrire leur nom sans faire de fautes !!!

      • Sur le fameux « Manhattan » de l’épreuve d’anglais, le problème a été que, dans les épreuves de langues, les réponses théoriquement -c’est ce disent les enseignants- doivent se trouver dans le texte. Autrement dit, il devait y avoir dans le texte 1, le nom de New York. Mais il n’y était pas. Alors une partie des élèves a pensé à un piège, que peut-être, par exemple, Manhattan avait été un temps une ville de la banlieue de NYC.

    • Sans doute avez-vous un BEPC de la fin des années 40 (il a été instauré en 1947)?
      Pour mon cas, j’ai un BEPC des années 60 et ne pense pas qu’il soit du niveau du bac actuel. Loin de là.
      Mais on se valorise comme on peut.
      Certains prétendent même que leur certificat d’études est d’un niveau supérieur au bac contemporain et que le char à bœuf était beaucoup plus confortable qu’une voiture actuelle et que les Caravelle de Christophe Colomb étaient plus rapides et sûres qu’un Airbus.

  12. M. Graven, je vous prie ouvrez les yeux: une enseignante ronchon et âgée 65 ans, enseignante à l’université , a failli démissionner de dégoût.
    Le bac ne doit être qu’un certificat de fin d’études n’ouvrant pas systématiquement le « droit » à l’enseignement supérieur. Comme si c’était une allocation.
    Je donne ce certificat à 100% de la population.

    • Il fallait enseigner dans une grande école. Ou dans un master de pointe.
      Si vous étiez enseignante dans les supposées sciences humaines, je suppose, en effet, qu’à 65 ans il était temps non de démissionner, mais de partir à la retraite et d’écrire un commentaire sur les nouveaux bacheliers.

      • Non M. Graven, à 65 ans je suis à la retraite depuis peu. Les sciences humaines ne sont pas « supposées » pas plus que les sciences exactes. J’ai enseigné en 3ème cycle, préparation au doctorat. En connaissez-vous la difficulté?
        Un commentaire , les bacheliers nouvellement promus sont prêts à tout pour fuir le travail.
        Oui, ouvrez les yeux pour ne pas fuir la réalité.
        Bon courage.
        Antigone.

  13. Bonjour, Désolé, mais je ris de lire un tel ramassis de sottises et contrevérités !!!
    vous n’avez rien à voir avec ce site….. dit « patriote », allez écrire dans le Monde », Marianne, l’Obs, voire l’Huma. mais pas ici !!!
    excusez moi je vais vomir, vous lire après avoir vu des antimilitaristes dégrader mes Frères Militaires, c’est TROP !!!!
    Adieu, j’espère que R.L. réagira et donnera la parole à des personnes dignes du nom de PATRIOTES et non plus à VOUS !!!
    je suis alité à vie ayant donné ma santé à mon pays, au combat sur le terrain (pas de foot, mais de combats), et votre lecteur est plus que déçu !!!
    je suis aussi bien suivi sur les réseaux et ne me priverait pas pour dénoncer cette « merde » que je ne retransmettrai pas !!!
    au revoir et bonne fin de journée…..
    Patrick

    • Qu’est-ce que ce commentaire? Bac et patriotisme? Bac et interdiction d’écrire dans RL? Bac et antimilitarisme? Impossibilité de lire quelque chose qui ne va pas dans le sens de votre esprit qui semble aussi subtil, ouvert que les contempteurs de la jeunesse bachelière?
      Vous collectionnez les conneries à vitesse grand V.
      Lazare, il est temps de sortir au moins votre tête du tombeau, sinon de votre lit!

  14. Et les consignes non écrites aux examinateurs pour relever artificiellement les niveaux de notation sous prétexte « d’harmonisation » relèvent sans doute de la théorie du complot ?

  15. Niveau orthographe c’est horrible, par contre niveau maths, c’est un bac plus difficile que celui d’il y a 50 ans, puisque même les L font des probabilités, de l’analyse algébrique poussée. Mais vraiment il faudrait passer une semaine sur le participe passé et son accord, car c’est calamiteux… à croire que ça n’a jamais été expliqué !

  16. Juste une anecdote!
    Hervé Bazin disait : « Avant 68, quand on demandait à un étudiant : Qu’est ce qu’une table ? Il répondait : T.A.B.L.E ! … Après 68, il répondait : c’est une surface plane avec 4 pieds »
    J’y ai longtemps vu un progrès. Développer l’esprit journalistique me semblait bénéfique par rapport au développement uniquement littéraire de l’élève.
    Malheureusement … l’élève ne sait même plus écrire TABLE sans faire une faute !

    • Vous connaissez beaucoup de bacheliers récents ayant le bac général qui ne savent pas écrire « table »?

  17. Cet article laisse perplexe.
    Qu’il y ait une grande diversité de bacs, on le sait; et qu’il y ait malgré tout des élèves d’excellent niveau, érudits, brillants, on le sait aussi. Que des connaissances techniques soient récompensées par des bacs, très bien, j’approuve. Que les récompenses soient toujours méritées, c’est à prouver. Mais les patrons qui se plaignent du delta entre les compétences attestées par des « diplômes » et celles constatées sur le terrain sont certainement d’affreux exploiteurs.
    Quoi qu’il en soit, le titre de l’article généralise, et le contenu amalgame. L’idée suggérée est que tout va bien, Mme la Marquise, il n’y a pas de problème. Donc, vive Jospin, sa loi de 1989, et Belkacem sa disciple ?
    Et l’autre, qui n’a jamais subi de pression, il avait les yeux dans la poche et des boules quies dans les oreilles ? ??? Si, si, je suis bien sur riposte laïque….

  18. « Au lieu de répandre leur amertume sur les lycéens qui ne sont pas les plus responsables de la dégradation des connaissances, nos têtes ronflantes devraient plutôt s’intéresser à la qualité des enseignements, à la baisse des exigences »

    Mais qui s’en prend aux lycéens ?

    Le constat évident et parfaitement mesurable, je ne peux parler que des matières que je connais, à savoir les maths et la physique/chimie, c’est que les programmes ont été considérablement allégés. C’est aussi simple que ça.

    Mon programme de maths tenait en deux livres épais ; désormais, un seul livre d’épaisseur moitié suffit ;ce qui nous ramène à un quart. Certes, il ne reste pas qu’un quart du programme de mon bac mais plusieurs chapitres ont disparu.

  19. Je retiens trois choses de l’article :

    1- Les épreuves du bac ne sont pas si faciles que ça.
    2- Ont un niveau correct ceux qui ont obtenu une mention bien ou très bien soit 27% des 40% qui passent un bac général, 85 000 sur 633 000 bacheliers. Ce n’est pas beaucoup et ça correspond aux chiffres de réussite des années 60.
    3- Le bac est devenu le diplôme des trois années lycéennes et n’est plus de facto le premier grade universitaire.

    En conclusion je ne vois pas de grande contradiction entre les propos de Marcus Graven et ceux qui avancent que la bac donné trop facilement et à beaucoup n’est plus le sésame qu’il fut naguère.

    • Merci pour cette lecture attentive de mon papier. Il semblerait que la plupart des « commentateurs » soient incapables d’une telle lecture. Aveuglement idéologique ou carence neurone, j’hésite!

  20. Quelle mouche vous pique M. Graven, vous feignez la cécité. Tout et tout le monde reconnaît la presque nullité du bac. Je suis désolée que la jeune fille dont vous parlez n’ait pas eu un emploi à la hauteur de ses ambitions. J’ai toujours dit et je maintiens que les élèves et étudiants sont des victimes de l’EN ou des universités. À la retraite ou pas.
    Vos propos sont décalés de la triste réalité, vous enseignez un peu ( oui j’ai presque tout lu!), remettez les pieds sur terre. Je sais c’est dur, savez- l’énergie qu’il faut déployer pour enseigner devant un amphithéâtre de 120 étudiants?

  21. la supercherie derrière ces résultats est que environ 50 % des bacheliers sont d’ origine maghrébine et africaine ne maitrisant rien de la langue française et de l’ écrit , ni meme de l’ histoire de France et pour la  » cohésion sociale  » nos dirigeants islamo collabos sont obligés d’ utiliser cet  » artifice idéologique  » !!!!!
    tout simplement , car si ces 50 %de maghrébins et d’ africains étaient recalés la plupart du temps , les correcteurs et les programmes seraient pris à partie pour discrimination , racisme et islamophobie !!!!! et voilà donc la réalité !!!!!
    et j ‘ ai la liste de tous les bacheliers de ma région !!!! c’ est édifiant !!! avec un feutre jaune j’ ai pu ainsi faire mes statistiques !!!!!!!

  22. J’ai quelques diplômes de 2e et 3e cycles; effectivement Le programme du bac m’apparaît complexe , le problème c’est que l’étendue des connaissances effectives des élèves est beaucoup plus limitée que ledit programme, compris en orthographe où c’est le même désastre qu’en maths, et les profs ont des instructions de tolérance dans la notation

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