Non, Mila n’a pas blasphémé !


L’affaire Mila a le don de m’exaspérer. Je hais plus que tout l’hypocrisie et le lynchage médiatique et public,  surtout lorsqu’il s’agit d’une petite jeune fille de 16 ans qui n’a fait que dire tout haut ce que beaucoup, beaucoup pensent tout bas. Certes il y a d’autres façons de l’exprimer, mais dans le cas d’espèce, Mila est encore une ado.
Mais Mila a-t-elle vraiment blasphémé ? À mon sens non. Pour la bonne raison que la notion de blasphème est infiniment plus complexe qu’on tente de nous le faire accroire. Parce que le blasphème, qu’est-ce que c’est, sinon peut-être une offense verbale ?  Oui, de simples mots, à bien distinguer du sacrilège qui est, lui, un passage à l’acte. Lorsque le valet Damien est barbarement torturé aux fers rougis par le feu puis écartelé avec la dernière des barbaries, c’est pour cause de sacrilège : il a porté un coup de canif au roi Louis XV. Or mettre sur le même plan ce qui relève de la simple insulte avec l’agression physique, c’est faire un peu vite un amalgame insupportable. C’est confondre blasphème et sacrilège. Ceci posé, il nous faut définir ce qu’est ce fameux blasphème. Et très vite l’on se rendra compte que sa définition est variable selon les lieux, les époques, les cultures. Un mot dont l’interprétation est mouvante et qui, comme le disait l’empereur Julien au sujet de la religion chrétienne, change de couleur comme les poulpes sur leurs rochers.
Le mot tire son origine de la Grèce antique. Il signifiait alors l’équivalent de calomnier ou injurier. Et peut-être trouve-t-on des blasphémateurs en Protagoras qui se demanda si les dieux n’étaient pas une création des hommes et déclara « pour les dieux je ne sais s’ils sont ou ne sont pas » et en Socrate dont la réflexion poussée au plus haut point était ressentie comme une menace pour un système politico-religieux bien établi. Mais assez vite au cours de l’Histoire, la notion de blasphème a  été attribuée presque exclusivement au fait religieux, devenant alors « une parole ou un discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré » , selon la définition du Larousse. Seulement la notion de sacré n’est pas gravée une fois pour toutes dans le marbre. Elle aussi évolue au cours du temps et se trouve perçue différemment selon les usages de l’époque.
Prenons l’exemple de notre pays. Selon les périodes, les rois ou les évènements, la pensée est plus ou moins libre. Souvent moins que plus, force est de le constater. Prenons le roi Louis IX dit Saint Louis. Ce roi, élevé par une mère austère dans la terreur de l’enfer, ce roi qui se fouettait lui-même après avoir honoré le lit de son épouse de sa présence pour expier la jouissance que ce court séjour lui avait procurée, ce roi qui avait fait couper les lauriers identifiant les maisons des putains dans le bois de Boulogne (c’est l’origine de la chanson enfantine « nous n’irons plus au bois les lauriers sont coupés, la belle que voilà ira les ramasser »), ce roi qui voulait tenter de gagner son paradis par une piété extrême, avait instauré un délit de blasphème extrêmement rigoureux allant jusqu’à la mutilation des langues et des lèvres des hérétiques juifs et musulmans vus comme des blasphémateurs. Mais pourquoi était-ce le roi qui avait pris en charge les sanctions ? Eh bien parce qu’alors on peinait à séparer pouvoir politique et pouvoir religieux, chacun se renforçant et s’appuyant l’un sur  l’autre, du moins aux yeux de la multitude car en privé, ils s’affrontaient pour la suprématie. Mais dans le cas d’espèce, la peur de l’enfer de Louis IX l’avait totalement totalement soumis à l’autorité ecclésiastique.
Cette histoire ne définit pas pour autant le blasphème, cette atteinte verbale à la religion, car qui peut se permettre de juger ce qu’il représente alors même que son importance et ses caractéristiques évoluent au gré des civilisations ? Comment quelqu’un extérieur à une religion peut-il savoir les limites que lui posent les tenants de cette religion ? Comment même les croyants peuvent-ils le définir quand leurs textes sacrés ne le font pas ? Quels sont les mots « blessants », au sens du mot origine grec ? Ne voit-on pas par exemple que dans le groupe des pays qui pratiquent l’islam, tous ne considèrent pas le blasphème de la même façon ? Ne le punissent pas pour les mêmes motifs ? N’adoptent pas forcément les mêmes sanctions ? Ou, même que certains s’opposent aux sanctions ?
Tout est question d’époque, de moment historique vécu par un peuple ou un autre, de gouvernants plus ou moins éclairés.  Tout de même, sous ce XVe siècle, et sans qu’il soit là question de sacrilège comme celui de Damien, le malheureux chevalier de la Barre fut assassiné pour ne pas avoir soulevé son chapeau devant une procession religieuse. Les « bons » frères se jetèrent sur ce petit jeune homme de 19 ans qui pensait certainement à autre chose en traversant la rue et le massacrèrent. Oui, pour un simple coup de chapeau il avait été considéré comme un blasphémateur. Alors, les limites du blasphème, où se situaient-elles ? Dans quel texte était-il indiqué que l’on se devait de soulever son chapeau devant des moines en procession ? Dans la Bible ? Que nenni. Dans les Évangiles ? Pas davantage. La coutume sans doute. Mais coutume n’est point loi. Voilà qui nous indique que le blasphème est une affaire intrareligieuse. Et toute personne qui n’appartient pas à la communauté ne peut savoir ce qu’il est. Le blasphème n’existe donc qu’aux yeux du croyant. « Le blasphème n’est scandaleux qu’aux yeux de celui qui vénère la réalité blasphémée », constatait Pierre Bayle au XVIIe siècle. Ce qui en fait une notion des plus subjectives. Dès lors légiférer sur ce qu’il est ne devrait pas entrer dans les attributions d’un État. Pas plus qu’il ne devrait instaurer de sanctions contre les prétendus blasphémateurs. Et j’en conclus que Mila n’a pas commis de délit de blasphème.
Que de grands hommes furent-ils victimes du délit de blasphème ! Des savants, des hommes qui n’avaient voulu que faire partager des connaissances qui s’étaient perdues dans les sombres années d’un totalitarisme religieux de plusieurs siècles. Car Dieu, paraît-il,  avait interdit à Adam et Eve de goûter au fruit de l’arbre de la connaissance, préférant sans doute régner sur des idiots. (le morceau de pomme du pauvre Adam lui est d’ailleurs resté dans la gorge, dotant nos mâles d’une petite protubérance à l’avant du cou). Une Église rétrograde qui avait condamné Spinoza pour avoir discuté quelques thèses judaïques, brûlé Giordano Bruno après lui avoir crevé les yeux pour avoir soutenu les thèses de Galilée d’une terre tournant autour du soleil et non l’inverse, forcé Galilée à abjurer ses thèses, critiqué Darwin pour sa découverte de l’évolution des espèces, et tout cela au nom de quoi ? De la remise en cause du dogme chrétien. Que je sache, ces grands hommes n’avaient pas insulté ou critiqué l’Église. Alors le blasphème, dans tout cela ? Comment faut-il le définir ? On le voit, la définition donnée en premier lieu, à savoir des insultes ou des offenses verbales, ne convient plus. L’idée de blasphème étant imperceptible pour les non croyants, le délit de blasphème ne peut exister à leurs yeux. Alors pourquoi érigerait-on les croyants à la première place, au détriment des non croyants ? Sous quels principes  fallacieux ? Au nom de quoi imposerait-on leurs principes à ceux qui n’appartiennent pas à leur communauté ?
Sans doute est-ce face à de telles considérations que la notion de crime blasphématoire a évolué. Les philosophes des XVIIe et XVIIIe siècle ont dénié à l’Église le droit d’imposer ses dogmes et croyances. Montesquieu écrivit : « Une religion qui peut tolérer les autres ne songe guère à sa propagation. », Thamas Hobbes « S’il était contraire à l’intérêt des hommes qui détiennent la domination que les trois angles d’un triangle soient égaux à deux angles d’un carré, cette doctrine serait sinon contestée du moins supprimée par la mise au bûcher de tous les livres de géométrie. », Voltaire « Nos prêtres ne sont pas ce qu’un vain peuple pense : notre crédulité fait toute leur science » et  « La raison humaine est si peu capable de démontrer par elle-même l’immortalité de l’âme que la religion a été obligée de nous la révéler. », Pierre Bayle « Chaque religion enseigne que ses dogmes fondamentaux sont si clairs, et que les erreurs des autres religions sont si visibles, que lorsqu’un homme change de secte, il est toujours accusé par ceux qu’il quitte, ou d’avoir agi contre sa conscience, ou d’avoir été la dupe de quelque passion secrète. » Sans subir les foudres des législateurs ecclésiastiques, car l’époque commençait à évoluer.
Il fallut cependant attendre la Révolution pour abolie le délit de blasphème et adopter la notion fondamentale de liberté d’expression inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme. Pour un temps seulement. Napoléon rétablit le délit d’outrage aux objet du culte et au culte lui-même,  et le roi rétrograde Charles X adopte en 1825 une loi sur le sacrilège, avec adoption du délit de blasphème  pour le plus grand bonheur d’une Église que la Révolution avait quelque peu malmenée. Loi abrogée à nouveau sous la monarchie de Juillet. Confirmation sous la troisième république, le 29 juillet 1881, où l’absence de délit de blasphème est confirmée, avec une vingtaine d’années plus tard la séparation de l’Église et de l’État.
Où en sommes-nous actuellement dans le monde ? La plupart des pays musulmans sanctionnent très fortement le blasphème, mais toujours sans le définir de façon claire. L’appréciation est laissée aux mollahs, et il n’en faut quelquefois pas beaucoup pour conduire des malheureux au supplice. Quand le subjectif s’en mêle…  En Arabie saoudite, coups de fouet et prison sont la norme. (entre autres Raif Badawi a été condamné à dix ans de prison et mille coups de fouet). La mort en Égypte, la prison en Jordanie, au Pakistan, en Indonésie, en Mauritanie, le fouet au Soudan. Mais le monde occidental n’est pas en reste, avec des sanctions cependant bien moindres : prison en Allemagne (3 ans), en Russie (3 ans), au Canada (2 ans), en Grèce (2 ans), en Pologne, en Finlande, en Espagne. Amendes en Suisse. Et oui ! Même en Occident.
Heureusement il existe des pays plus évolués, tel le Royaume-Uni, qui ont supprimé un tel délit en 2008, les Pays-Bas en 2013, l’Islande en 2015, le Danemark en 2017 (oui, je sais, c’est récent, mais c’est), l’Irlande depuis 2018 (encore plus récent), l’Italie qui refuse d’appliquer l’article de loi réprimant le blasphème. Quant aux États-Unis, il y a belle lurette que le 1er amendement garantit la liberté d’expression.
Quant à l’Europe, double langage comme d’habitude. Courageux mais non téméraires, les fonctionnaires européens. Ainsi d’une part l’Assemblée a déclaré que Le blasphème, en tant qu’insulte à une religion, ne devrait pas être érigé en infraction pénale. Il convient, en effet, de distinguer les questions relevant de la conscience morale et celles relevant de la légalité. Mais d’autre part, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’autrichienne Elisabeth Wolf qui avait évoqué la pédophilie de Mahomet pour délit de dénigrement. Il est vrai que ces juges-là, comme la plupart des nôtres, ont fait leur choix entre les peuples d’Europe et les nouveaux arrivés, ces chances qui  doivent nourrir le grand capital … qui se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude.
Et chez nous ? Et bien la loi Pleven de 1972 a amendé la loi de 1881 en créant les délits d’injure, de diffamation et de provocation à la haine, à la violence ou à la discrimination en raison de l’appartenance ou de la non-appartenance à une race, une ethnie, une nation ou une religion. Tant mieux, mais tout dépend comment elle est appliquée, et c’est tout le problème pour la petite Mila. Car une fois de plus on se heurte au problème de l’interprétation par des juges qui peuvent rendre des décisions plus que  douteuses.  Charlie Hebdo a cependant profité d’une interprétation positive en 2007 après la publication des caricatures de Mahomet. Cela m’amène tout naturellement à une question : ils font quoi, à leur tour, Charlie Hebdo, pour aider cette petite Mila ?
Louise Guersan

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46 Commentaires

  1. Excellent article, bien documenté. J’ajouterai pour ma part qu’on ne peut insulter que des gens, et non des dogmes ou des idees. Le blasphème n’existe donc pas !

  2. Pour ce qui est de la rigueur historique, il vous faudrait mieux vous documenter en ce qui concerne Giordano Bruno et Gallilé. Ce n’est pas à cause de leurs idées sur l’héliocentrisme qu’ils ont été condamnés.
    le premier c’est bien pour des raison religieuses, contestation de la nature du Christ, et son intérêt pour la magie, donc très peu scientifique au sens moderne, le second, c’est surtout pour son caractère de cochon qui le poussait à traiter d’imbéciles tous ceux qui ne reconnaissaient pas son génie, pour son manque de preuves formel de ses théorie, que les esprit cultivés et intelligents de l’époque avaient observé, et pour mêler la théologie et ses _Hypothèses_ scientifiques alors qu’il n’avait pas de formation ni de compétences en ce domaine.

  3. Quand au chevalier de la Barre, ce n’est pas seulement pour une question de chapeau qu’il a été condamné, mais parce qu’il insultait la population de longue date. L’Église s’était opposée à sa condamnation à mort. C’est la population excédée par ce malotru et la justice civile qui l’on condamné.
    On ne brûlait pas les gens simplement pour avoir oublié de soulever son chapeau sous l’ancien régime.
    Ce genre de justice expéditive était, et est toujours réservée aux régimes athéïstes de gauche. Dans les congrès du Parti de plusieurs de ces pays, on sait le sort qui attendait celui qui arrêtait le premier d’applaudir.
    En Chine, actuellement, le régime sait parfaitement définir ce qu’est un blasphème, par exemple lorsque des chrétiens refusent de se soumettre idéologiquement à l’empereur Li .

  4. Blasphème ou pas, les religions sont de la merde et l’Islam en est la plus puante.
    Les histoires de fables ont donné des millions de morts prématurées dans l’histoire de l’humanité. 2000 ans de guerres au non d’un dieu dont on a jamais eu de certitudes. #jesuismila# parce-que les religions c’est de la merde.

    • Non je ne suis pas d accord bien que athée les religions sont dit on l opium du peuple si cela leur fait du bien et les aide à vivre s ils ne nous emmerdent pas avec leurs salamalecs je ne m en mêle pas …

  5. En réalité c’est évidemment au monde des croyants qu’est empruntée l’expression « délit de blasphème » pour pouvoir en parler, initialement avec une pointe d’ironie, mais c’est bien parce que la république ne reconnaît pas le blasphème qu’elle n’en définit pas un délit. C’est également vrai, d’un autre côté, qu’avec la dérive des mots, on finit par oublier ce fait et il est bon de le rappeler. Mais il me semble que dans la mouvance laïque, on emploie toujours la formule avec des guillemets implicites. Cela dit, j’approuve cependant largement l’initiative d’écrire cet article, que je trouve même, bien que long, pas assez incisif pour manifester l’évidence que ce élit n’existe pas parce que le blasphème n’a pas d’existence propre dans la loi d’une république laïque.

  6. Soyons sérieux ! Hormis le fait qu’il y des erreurs historiques dans ce texte, en français moderne, ce qu’a dit Mila ça s’appelle un blasphème.
    Et c’est justement pour ça qu’elle doit être soutenue et protégée.
    Parce que la France ne reconnaît pas le blasphème comme un délit.
    Parce que si on perd le droit de blasphémer, on perd tout.

    • C’est comme le chanteur qui a chanté « Jésus est un pédé », on a le droit d’être furieux et de le dire, mais il est interdit de le menacer de mort.
      D’ailleurs, personne ne l’a fait.

    • Ceque veut dire l’auteur c’est qu’il n’y a pas de blasphème car le blasphème est une insulte et qu’on ne peut pas insulter des idées (une religion par exemple). 0n ne peut insulter que des personnes et Mila ne l’a pas fait

      • Oui, enfin ce que je veux dire moi, c’est que l’article est idiot et inutile, et en plus historiquement inexact.
        Quelle importance qu’on appelle ça blasphème ou pas ? C’EST du blasphème, mais la notion juridique de blasphème n’avait plus d’existence en France, et elle revient au galop.
        C’est ça qui est grave. Pas de chipoter sur les définitions.

  7. Ils discutent de la forme (l’injure) pour ne pas discuter de la procédure (le blasphème)
    Et ils discutent du blasphème (la procédure) pour ne pas avoir à aborder le fond ( l’illégalité en droit français de la religion musulmane).
    la formule un peu martiale et fleurie « l’islam c’est de la merde ») cela signifie ceci :
    « l’article 10 de la déclaration des droits de l’Homme qui a valeur de loi constitutionnelle n’autorise la religion qu’à la condition qu’elle ne porte pas atteinte à l’ordre public »
    ordre public = paix + respect de la Loi
    Respect de la Loi = Marianne est au dessus d’Allah.
    Donc Islam = violation permanente de la Loi
    En plus d’être un trouble habituel à la paix publique (la preuve).
    Alors les élites on a peur de la vérité qui sort de la bouche des enfants ?

    • Vous le redire François combien vos très nombreux commentaires sont toujours excellents en nous apportant culture et spiritualité ..merci encore

    • Je vous rejoins totalement.
      Essayer de savoir s’il s’agit ou non d’un blasphème revient à enc… les mouches.
      En France, la loi interdit de menacer quelqu’un de mort, point.

    • Et, oui, Marianne est au-dessus d’Allah (et des autres aussi, d’ailleurs, mais on a perdu depuis belle lurette l’habitude d’être menacés de mort si on les insultait).

  8. En aucun cas Mila n’a blasphémé. Pour la bonne et simple raison que l’islam n’est pas une religion européenne mais une secte mortifère d’importation illégitime en Europe.

  9. donc blasphémer c’est donner son opinion (si elle diffère de la doxa officielle)

  10. Votre lecture de l’Histoire est prodigieusement simpliste ! Votre connaissance du fait religieux tout autant ! Cet article n’est qu’un délire idéologique ! Il y a blasphème, lorsque l’on ne prononce pas le nom de Dieu avec respect, contrairement à ce que demande le deuxième commandement de Dieu. Pour comprendre l’idée de blasphème et condamner ce dernier, il faut, bien-sûr, connaître et aimer Dieu.
    Des commentateurs heureusement réctifient certains points concernant les rois, la pitoyable affaire du chevalier de la Barre, …
    Le problème pour les musulmans n’est pas de reconnaître le blasphème, parce que, et seulement parce qu’il porte atteinte à Dieu, mais parce qu’il met leur existence en danger d’éclatement. Ils en deviennent agressifs et menaçants. Mila en fait les frais.

    • Aimez Dieu si cela vous chante, le problème n’est pas votre ressenti personnel. Moi je pisse sur votre commentaire prodigieusement simpliste et embrouillé. Vous n’apportez rien au débat et vous interprétez bien mal un article de fond des plus intéressants. Vous auriez mieux fait de vous taire.

    • Isa, Il n’y a aucun délire a définir une notion, en l’occurrence celle de blasphème. Je trouve cette analyse très fine et très poussée. Le seul délire, c’est votre commentaire, votre colère incompréhensible.

      • Le blasphème est lié au deuxième commandement de Dieu de la loi mosaïque. Tout autre définition n’est que de la récupération à visée idéologique.

      • Bien vu, en effet : comment pourrait-on blasphèmer dans un pseudo respect d’ un dieu qui n’existe pas pour un très grand nombre de personnes.

      • Je n’ai lu aucune colère dans son commentaire. Ou alors je suis mal-comprenant.

    • Je crois que personne n’a compris ce que vous vouliez dire…
      Cet article est prodigieusement idiot, effectivement ! L’auteur aurait dû prendre la peine d’ouvrir un dictionnaire avant de l’écrire.
      On croirait en le lisant qu’elle prépare une nouvelle définition du mot « blasphème » à introduire dans le code pénal.
      Cette notion N’A PAS à être introduite, et c’est contre-productif d’en discuter. Ca ne regarde que les croyants, et la seule réponse à leur faire, c’est « Ca vous regarde, mais nous on connait pas. Ici, c’est la loi française qui s’applique, point. »

    • L’existence des musulmans en danger, même d’éclatement , je me demande ou vous vivez, demandez aux chrétiens d’orient , ce qu’ils en pensent , et Mila , une petite pensée … non .. juste :elle en fait les frais , super comme soutient, Dure dure la charité chrétienne ……remarquez quand on entend le pape !!!!!…

      • Je vous rappelle que les musulmans sont déjà maîtres en Orient, pas encore (tout à fait) en Occident… et je crois, en effet, que leur pseudo-religion n’étant basée que sur la haine de l’autre, ne tenant que sur le principe de terreur, pourrait bien éclater. L’invective est l’arme des faibles.

        • J’essaye de vous comprendre, vous êtes dans une direction , puis dans une autre, ou alors je ne suis pas assez intello , pour lire entre vos lignes

  11. Les morts de Charlie hebdo assurent l’intouchabilité des survivants. Riss et ses amis journalistes peuvent écrire et dessiner ce qu’ils veulent.
    Les simagrées d’un hollande, « récupérant » l’émotion à son compte en défilant avec une kippa, -il aurait dû arborer un bonnet phrygien- ne sont pour rien dans ce combat pour la Laïcité.
    Toutes les Libertés Révolutionnaires sont à ce prix, où la Liberté et la Vérité émergent du monceau de cadavres. Les sacrifices des ouvriers des faubourgs de 1789, des communards de 1871, des Poilus de 14-18, des Résistants de 1940 à 1944 sont là pour en témoigner.
    La Laïcité à reconquérir et les Libertés citoyennes qui en découlent , c’est le prochain combat à mener, contre les communautarismes assassins de la Nation FRANCE.

  12. En dehors du fait que vous sortez l’époque de LouisIX de son contexte, quand tout le monde était catholique, vous racontez n’importe quoi sur ce grand roi : d’abord, il aimait Dieu trinitaire, et donc, son idée fixe, bien plus que l’enfer, était de lui plaire pour le rejoindre au Ciel. Et on ne rejoint pas Dieu au Ciel avec des actions aussi stupides et aussi glauques que vous lui prêtez ! Ex: chaque jour, il prenait son repas en compagnie des pauvres. Quant aux prostituées du bois de Boulogne, il les a déplacées sur l’île Saint-Louis, parce qu’il savait ne pas pouvoir résoudre le problème de la prostitution. Pour un prude qui se flagelle après l’acte sexuel, c’est pas mal !
    Quant aux affaires Damien et La Barre, lisez Marion Sigault : vous en serez édifiée !

    • Est ce une technique, parler de petites choses avec des détails sur Saint Louis, pour éluder la question principale, l’islam … si on en parle tant , ne croyez vous pas que c’est parce qu’elle pose problème, ce que disait le général de Gaulle. Pas un mot pour défendre cette jeune fille , qui à eu ce courage, Oh , vous êtes comme nos instances dirigeantes ,pas faire de vagues … élections en approchent… vous regardez ailleurs , défendez là , défendez vous, avant que l’on ne soit rattrapé , par ces barbares , car eux ne vous donneront pas le choix …

      • Mais j’ai oublié, de féliciter cette explication , d’un français impeccable de Mme Guersan

      • Le mensonge dessert les causes plus qu’il ne les sert. Combattre l’Islam en souillant le passé de la France par des erreurs historiques, c’est totalement contre-productif ! Par ailleurs, penser que le blasphème est le centre du problème, c’est tomber dans le panneau de l’Islam, car insulter le principe divin n’est pas glorieux en soi, et ceux qui le revendiquent n’ont pas conscience de ce qu’ils font. Le fond du problème réside dans le fait qu’une pseudo-religion n’a pas à faire la loi en France , laquelle n’avait jusqu’ici pas de problème avec la laïcité. Encore que le laïcisme républicain ressemble à l’Islam …, car d’où vient ce concept de politiquement correct ? Critiquer si grossièrement le catholicisme de France, c’est tomber dans le laîcisme.

    • Le lieutenant du tribunal fiscal d’Abbeville, Dumaisniel de Belleval, avait été éconduit par la cousine du chevalier de La Barre, madame Feydeau, et il a tout fait pour se venger

  13. Il y avait peut-être d’autres façons d’exprimer ce
    qu’une large majorité de Français pense de l’Islam, mais je trouve que la manière Mila a le
    mérite de la clarté ;la preuve, tout le monde a compris, même les muzzs.

    • C’est le seul langage que connaissent ces RATS.
      Elle est d’origine slave et peut-être serbe …….
      Elle a raison .

  14. actuellement les peines sont plus lourdes pour des mots, des paroles, des écrits que pour des actes (viols, violences, vols, cambriolages si vous êtes CPF).
    c’est exactement la définition d’une dictature : punir plus sévèrement les mots (l’opposition) que les actes ! nous y sommes …

  15. Il m’arrive de vous critiquer pour des textes insipides… Celui-là est Génial !
    Rappel historique nécessaire,
    Nous entrons dans une nouvelle ère d’Inquisition.
    La première a mené à des guerres internes fratricides, nous y revenons/
    Comme quoi, chaque Religion a ses tares…

  16. Louise on doit soutenir Mila au travers de cette pétition de soutien .
    http://chng.it/9DFCKLrdNT
    Merci pour elle , elle a eu le courage du haut de ses 16 ans de dire la vérité et maintenant sa vie est un cauchemar !!!!!!

  17. Pour un musulman, et pour les tenants convaincus des autres religion, être athée est en soi un blasphème.
    Pour un fou de dieu, exprimer un désaccord ou un doute sur son dogme est un blaspheme et donc un délit, voire un crime. Pour moi c’est un simple exercice d’expression de la liberté et de la raison.
    Il est à noter que les croyants et les athées n’utilisent pas les mêmes zones du cerveau pour raisonner.
    J’en suis à considérer la loi de 1905, non comme la garantie pour un croyant d’exercer librement sa religion, mais avant tout comme une protection de l’athée.
    Alors merci au Petit Père Combes.

  18. Le 13 décembre 2018, le Canada a aboli sa loi contre le blasphème.

  19. Je ne peux toujours pas retwitter cet article ! Apparemment tout ce qui concerne l’islam !

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