1

Non, Salvini n’est pas fasciste, il est juste patriote

C’est l’amour que lui porte une grande partie du peuple italien sous forme parfois de liesse (on l’a vu quand il a fait les plages d’Italie), que les idiots et surtout les malhonnêtes de la bien-pensance merkelo-macronienne utilisent pour faire de Salvini l’épouvantail chargé de préserver leur pouvoir sur l’Europe. Pour eux, Salvini est un tribun qui leur rappelle Mussolini. Quelle aubaine que ce constat car il vient en aide à leur supercherie. Mais si tous les tribuns étaient des Mussolini, il y aurait des milliers de Mussolini sur cette terre !

Bref, mettons les choses au point. Lorsqu’il prend le pouvoir après la Marche sur Rome le 27 octobre 1922, l’Italie est dans un état désastreux : après la Grande Guerre, le pays a perdu 670 000 hommes et doit faire vivre un million de blessés. Le pays est en ruine, l’État est endetté, la lire a perdu 80 % de sa valeur et les faillites se succèdent tous les jours. Les salariés agricoles s’emparent des latifundia. Les ouvriers s’emparent des usines et créent des soviets. Les gouvernements sont dépassés. Parce que les alliés ne tiennent pas leurs promesse, les Italiens sont furieux et disent que leur victoire est une « victoire mutilée ». Bref, Mussolini veut rétablir l’ordre – son ordre à lui avec son seul parti – et surtout, faire de l’Italie l’une des premières puissances mondiales. Mais il est avant tout impérialiste : d’octobre 1935 à mai 1936, les Italiens s’emparent de l’Éthiopie. Mussolini veut renouer avec l’Empire romain : il déclare la Méditerranée « Mare nostrum ».

Salvini lui, n’a pas à faire de l’Italie une grande puissance… tout simplement parce qu’elle est une grande puissance ! Aujourd’hui d’ailleurs, elle délibère à Biarritz comme membre du G7. Certes, elle a des problèmes, mais la France aussi avec les Gilets jaunes, l’Angleterre aussi avec son Brexit et l’Allemagne aussi, ce pays soi-disant modèle, qui est désormais en récession. Contrairement à Mussolini, Salvini, lui, ne cherche pas à faire de conquêtes, cela ne lui a même pas effleuré l’esprit bien sûr ! Et il n’a pas ce faux mysticisme imbécile et dangereux du Duce. Il se sait italien comme tout autre Italien, au même niveau et avec le même langage. Et s’il veut  diriger le pays c’est parce que lui, il a les pieds sur terre, qu’il observe l’état dans lequel s’envase son pays. Pour ce qui est de conquêtes, c’est à l’inverse de Mussolini qu’il entend agir : c’est à dire lutter contre la conquête sans fin de son pays par les migrants… contrairement à Macron qui vient d’accueillir encore 150 migrants de l’Ocean Viking et la Merkel qui en a accueilli 1,2 million en 2015 et continue d’en accueillir chaque année plusieurs centaines de milliers.

Salvini – et c’est la raison pour laquelle des millions et des millions d’Italiens le soutiennent et l’aiment – veut avec fermeté que l’Italie reste l’Italie, et ne devienne pas une sorte de soupe faite de grumeaux qu’une bien-pensance irresponsable a permis, depuis de trop longues années d’y verser. Il veut, en toute simplicité que l’Italie ne soit pas souillée par des milliers d’étrangers qui n’en ont absolument rien à faire de ce pays qui, entre parenthèses, les a toujours accueillis avec gentillesse, ce pays dans lequel ils commettent souvent meurtres et viols comme partout où on les accueille… même si certains d’entre eux, il est vrai, sont abominablement exploités par les capitalistes.

Il faut soutenir Salvini parce qu’il n’est pas fasciste mais tout simplement un patriote italien qui aime simplement son très beau pays.

 

Philippe Arnon