Normalité réelle : la France de Normal 1er et du taubirisme, une nouvelle « URSS » ?

Publié le 27 juin 2013 - par - 1 425 vues
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On sait que la dictature totalitaire de la bureaucratie des usurpateurs de la réputation du vieux parti léniniste se targuait d’être socialiste. Elle affirmait, sans complexe aucun, édifier une société fondée sur l’égalité sociale et politique. Elle prétendait développer rationnellement les forces productives pour réaliser la satisfaction des besoins –matériels et culturels- vitaux, et même du superflu, de tous les membres de la société « soviétique », tandis que tous les produits de bases restaient rationnés ou inexistants, sauf dans les magasins spéciaux strictement réservés à la nomenklatura et aux correspondants de presse.

Alain_Mercier_logoLa faillite frauduleuse de l’URSS a confirmé ce que Trotski dénonçait : L’égalité sociale n’était qu’une façade. La paye modique des dirigeants était une énorme tromperie. Elle était complétée par un système d’enveloppes occultes et d’avantages multiformes. La seule égalité réelle était celle des prisons et des camps, l’égalité des futurs enfermés du goulag ou des exécutés des caves de la Lubianka. En effet, personne dans la défunte URSS n’était à l’abri des effets mortels du despotisme stalinien.

Personne n’a oublié la grotesque prestation du futur « normal-1er » : moi, Président ceci, moi, Président cela…

La normalité de la Normalitude, son quotidien, révèle une ascension continuelle de pics, dans le domaine de l’arbitraire et du mensonge.

La Normalitude au quotidien révèle un mépris, pour ne pas dire une haine farouche, pour la substance humaine de la population d’ici qui s’est constituée en nation française au cours d’un processus historique de plus d’un millénaire. C’est ce que montrera à l’évidence la violence politique policière à l’encontre des manifestants pacifiques en désaccord avec la loi dite du « mariage pour tous ».

Un instant, on avait pu penser que ce mépris et que cette haine resteraient l’apanage de l’idéologue noiriste*1 de la Place Beauvau. Les derniers événements, la machination judiciaire pour prohiber, dans ce pays, l’opinion et les groupements attachés aux traditions séculaires des peuples de l’ancienne Gaule devenue la France, montrent malheureusement que non.

La Normalitude : c’est la logique politique, prise de folie, de l’assassinat de Kirov

On fait d’un meurtre, le meurtre de tous ceux qui entrent dans le collimateur de l’autorité politique. Mais en l’occurrence, ici, en France de 2013, le meurtre n’était pas un meurtre. Ce n’était pas non plus des coups volontairement portés au jeune Méric, sans intention de donner la mort, par le jeune homme jeté en prison.

L’affaire Kirov de l’hollando-taubirisme, c’est, à l’inverse, une embuscade improvisée. Mais cette embuscade n’a pas été tendue par les « fachos » ; à l’inverse, elle a été dressée par ceux que l’on appelle, -par contre-sens, par antiphrase-, des « antifascistes » : à savoir ceux qui se nomment des « antifas »*2.

Les vidéos ne montrent pas le « lynchage » dénoncé par l’ex trotskiste Corbière et par tout le petit monde médiatique et politique (Mussolini-le petit en particulier) relié peu ou prou à la Normalitude.  Au contraire, les vidéos montrent ce triste événement : la victime ne sera victime que d’elle-même ; elle ne succombera qu’aux conséquences des actes générés par ses propres certitudes politiques; des certitudes fondées sur une conception totalitaire de la pratique politique et sur sa propre volonté d’en découdre, ou-circonstances atténuantes- son incapacité à calmer les ardeurs guerrières de ses amis ayant décidé de se lancer dans un duel physico-politique avec les « fachos » croisés pendant que les uns et les autres faisaient des emplettes.

Les vidéos et les témoignages, soigneusement cachés à l’opinion, montrent un groupe belliqueux. Ils montrent des jeunes gens voulant en découdre pour raison politique. Ils montrent des hommes restaurant le duel, un duel  « politique », à coups de pieds et de poings,

Mais cela ne fait rien, la « démocratie réelle »*3, la « démocratie » des hommes de la Normalitude, a décrété où était les bons, qui était les victimes et de quel côté se trouvaient les bourreaux, quoi que disent les témoins et quoi que montrent les images.

Jusqu’où oseront-ils aller ?

Jusqu’où iront ce scandale et ce dénie de toute retenue et d’exigence morale en politique ?

Alon Gilad

*1 le noirisme se distingue et s’oppose à la négritude de Senghor-Césaire. Il en est même la négation absolue. Il servira d’outil idéologique pour armer une fraction de la population haïtienne pour terroriser l’autre, la majorité, en jetant en pâture les descendants des métis (les mulâtres).  Dans le noirisme, le mulâtre prend la place que le national-socialisme attribuait au Juif que l’on pouvait persécuter, brimer, injurier, frapper, puis assassiner en masse.

*2 rappelons aussi que les assassins d’Andreu Nin (le principal dirigeant du POUM, le parti ouvrier d’unification marxiste), ceux du communiste libertaire Camillo Berneri, les fusilleurs des culs de basse-fosses des prisons privées du GPU à Albacete épurant les brigades internationales à coups de balles dans la nuque, étaient tous, eux aussi, des « antifas » ; à l’époque la mode n’était pas encore aux diminutifs grotesques, on les appelaient des antifascistes… Ramon Mercader, l’assassin au piolet, le tueur qui mit fin à la vie de Léon Trotski, était un « antifa » lui aussi. Les assassins de Léon Sédov, ceux de Pietro Tresso, ancien membre du bureau politique du parti communiste italien, assassiné dans un maquis de Haute Loire, eux aussi étaient des « antifas », des antifascistes, selon les critères du triste Corbière, pas le poète déprimé, l’autre, l’élu parisien.

*3 nous sommes entrés dans un système à la « 1984 ». Il y règne une « novlangue ». Les mots n’ont plus le même sens : Démocratie veut dire suppression de la liberté de pensée ; liberté veut dire perte du droit de critiquer les dogmes religieux et celui de défendre publiquement une conception de l’univers libre de toute intervention divine : cela offenserait les croyants…

Refuser les exigences liberticides, croissantes, -d’une poignée de fanatiques, instrumentalisant des masses apeurées ou accoutumées à leur propre servitude morale et politique, incapables de penser librement en examinant rationnellement les données provenant des sciences historiques, archéologiques et celles traitant des sciences de la Terre et du cosmos-, devient du… « Racisme ».

Ceux qui ne cèdent pas, devant la complicité stipendiée ou face à la lâcheté complice, sont cloués au pilori ; ils peuvent se retrouver affichés sur le mur des cons. Ce sont des « fachos » et, comme théorisait la victime de la bagarre décidée par les « antifas » : pas de « fachos dans nos quartiers », « pas de quartier pour les fachos ». Le seul quartier auquel ils doivent accepter d’être destinés, les « fachos », c’est celui des cellules des prisons de la République assassinée par la Normalitude.

 

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