Nos écolos aiment tellement le vert qu'ils en vénèrent l'islam

Ecologie et politique

L’écologisme est devenu un des fondements de la pensée politique dans ce pays et dans quelques autres. Les organisations et les associations qui s’en revendiquent ont droit de cité dans les médias, leur parole devient parole d’évangile, et leurs activistes peuvent quasiment tout se permettre : c’est pour la bonne cause. On peut s’introduire au milieu de centaines de pieds de vigne de l’INRA et les « faucher », c’est pour la bonne cause. Les suites judiciaires ? Peu probable qu’il y en ait, c’était pour la bonne cause…
Hier (mercredi 18 août), l’aréopage dirigeant l’écologie politique française se réunissait. A son ordre du jour, la question éminemment écologique d’une candidature é-Co-Lo-gi-que à l’élection présidentielle de 2012.

Au premier tour on élimine, au second, on choisit

Au premier tour, les grands et grandes chefs écologistes ont éliminé leur leader officiel, madame Duflot. Elle ne faisait pas l’affaire. Surement qu’ils ont dû penser que déjà, elle flottait pas mal dans ses tenues de chef de parti, alors dans celles de candidate à la Présidence de la République ??
Au second tour, c’est l’ancien juge Eva Joly qui a été l’élue de leur cœur. Parce qu’évidemment, le pôle financier de la magistrature, c’est certain que cela prépare on ne peut mieux à la défense, becs et ongles, de l’écologie. S’ils le disent, ces braves gens… Ce que je retiens, c’est que derrière l’inoxydable soi-disant leader de mai 68 qui n’a pas l’air très en forme ni très d’accord avec ce choix, on sentait les vibrations, les palpitations de tout ce petit monde tombé en pamoison frisant la syncope. En outre, en choisissant une écologiste au fort accent venu d’un pays germanique, on a marqué son affection pour une Europe bien dans l’esprit et la lettre du traité de Maastricht : les vieilles nations ont fait leur temps. Disparais, ô toi, France indigne, source de tous nos maux ! Je crois que c’est plus ou moins consciemment cela qu’ont voté nos généraux de l’armée mexicaine de l’écologie politique, en choisissant d’offrir au suffrage le ténor du pôle judiciaire.

Ah l’écologie, que de choses pas toujours jolies en ton nom ?

Il y a quelques jours, l’œil attiré par la couverture, j’ai acheté Ushuaia magazine. C’est une bien belle revue, avec de bien belles photographies. Je l’ai acheté pour savoir un peu ce qui se trouve derrière ses déclarations d’amour envers la planète.
Dans ce numéro, on trouve, je cite : « le cri lancé aux Nations pour le respect et la protection d’une identité culturelle », et une enquête en Papouasie chez les « peuples de la nature, et les populations autochtones en danger ».
Nicolas Hulot nous y est montré, souriant, avec des membres de différents clans Papous de la grande île de Bornéo.
Une partie de l’enquête, aux intentions affichées sympathiques, se passe parmi les clans de l’Irian-Jaya. La région est sous le contrôle des autorités indonésiennes. Elles en ont hérité de l’ancienne colonisation néerlandaise. Ces Papous sont donc colonisés par Djakarta. Cela ne choque visiblement pas notre écologiste pur jus, qui, comme ses collègues écologistes d’autres tendances -n’ayant jamais un mot trop dur pour dénoncer l’odieux colonialisme sioniste « qui prend la bible pour un titre de propriété perpétuel et un GPS ».-sont de farouches adversaires du colonialisme et du néo colonialisme, de tout colonialisme, même à l’état de trace, sauf, nous le voyons, en Papouasie, lorsqu’il est vert islam et même s’il traite de paisibles chasseurs collecteurs à coups de fusils et au moyen définitif de la destruction violente de leur vénérable culture ancienne de plus de dix millénaires…. justement, c’est aussi là que gisait le hic pour les prédicateurs de l’islam, vraie et originel « monothéisme ».
Les Papous, comme leurs cousins Mélanésiens du sud de l’océan pacifique, les Kanaks, ne connaissent pas et n’ont jamais entendu parler du « Dieu » de MHMD. Ils ne sont pas « polythéistes », ils connaissent eux aussi « l’esprit des arbres », mais le « monothéisme originel » qui décrète contraire à l’exigence divine leur mode de vie de plus de dix mille ans, ça les dépasse. On y perdrait, à moins, son latin ou son syriaque tardif de la région de la Mecque…

Nicolas Hulot nous montre avec une sympathie évidente, je le cite : « les peuples papous (qui) se battent pour préserver leur territoire convoité par l’Indonésie pour développer l’agriculture et l’élevage intensif ». Oh, comme c’est bien dit.
Sympathique, l’écologie, la morale planétaire pour préserver la nature et les peuples de la nature (ici les Korowaï et les Una).
En refermant le dossier journalistique de ces jours ou semaines d’enquête parmi les peuples de la nature de Papouasie, j’ai eu comme une grave sensation de gêne. En effet, pas une ligne du dossier, -qui parle des projets économiques de l’Indonésie-, n’évoque ne serait-ce que par une phrase ou même un mot les assassinats de milliers de Papous, tués par ce que l’équipe de Nicolas Hulot présente comme projets agricoles mais qui constitue, dans le quotidien, une action armée d’islamisation couplée à la dépossession territoriale des clans papous.
Le fait n’est pas secret, mais ce dossier, cette « alerte », est silencieuse devant les massacres de gens inoffensifs parce qu’ils refusent de se mettre en pantalon, parce qu’ils refusent de se séparer de leur petits élevages de cochons sauvages et préfèrent cultiver le taro plutôt que de devenir salariés agricoles ou bucherons à la scie électrique dévastant la forêt primaire, obligatoirement islamisés, pour travailler sur les vastes concessions accordées à de grandes compagnies dont le capital est indonésien ou mixte.
En d’autres termes, notre écolo vedette pratique l’omerta devant les crimes délibérés d’un gouvernement indonésien qui utilise l’islamisation armée (le djihad) comme instrument pour réaliser en peu de temps (quelques années) contre les peuplades papoues, le travail de dépossession réalisé en trois siècles contre les tribus amérindiennes des forêts et des grandes plaines de l’Amérique du nord. Cette islamisation expropriation est la cause du combat mentionné par l’équipe de journalistes écolos. Des milliers de papous, qui s’obstinaient à rester vêtus de leur seul étui pénien et voulaient continuer d’élever leurs petits porcs sauvages, ont été tués.
Mais pas un mot n’en transpire au long de ces dix huit pages « d’enquête » et « d’alerte ».

Ceci me ramène à la décision prise hier soir, par les chefs écolos.
Le Monde magazine de samedi passé avait balisé le terrain. Le supplément du quotidien de référence avait fait son choix. En première page minaudant, l’ancien juge, « en lice pour 2012 ». En pages intérieures, huit lui sont consacrées, dont la moitié d’une en pleine conversation avec son « mentor » et cette phrase d’un dirigeant des Verts, « c’est la favorite en interne comme chez les sympathisants. C’est fou après toutes les réticences initiales ».
Le choix du « Monde », – suivi du choix du petit monde dirigeant écolo, pâmé devant l’édifice bureaucratique « européen », détestant les Suisses parce qu’ils ne veulent pas de minarets, défendant les militants de l’enfermement « musulman » des femmes, au nom de la non stigmatisation, donnant des pans de leurs organisations aux sympathisants et aux activistes pro Hamas et pro Hezbollah, – comme pour le traité de Maastricht, comme pour le traité constitutionnel européen, le journal de référence est à contre-courant des aspirations populaires qui constituent les fondements de ce pays depuis la grande révolution française.
Si je devais faire un premier pronostic, je dirai : pas plus que pour le choix de la châtelaine de Charente Poitou le choix des médias ne sera celui du peuple.
Un second pronostic et une question d’abord.
Alors que Ségolène Royale s’est prononcée, elle, publiquement, contre un crime judiciaire annoncé, signant la pétition publique contre la mise à mort, contre la lapidation ou la pendaison d’une femme iranienne victime de la barbarie religieuse théorisant l’infériorité et l’oppression de la femme, est-ce que madame l’ex juge, est-ce que madame la candidate à la magistrature suprême de ce pays en 2012, a pris ou va prendre position contre le crime préparé par les services de police et de « justice » du dictateur putschiste iranien ?
Mon second pronostic est en rapport avec cette question.
Je crains que, malheureusement, nous devrons attendre longtemps avant que cette femme ne lève un petit doigt pour ces femmes que l’on enferme, ces femmes que l’on lapide et achève trois balles dans la tête, que l’on défigure ou tue par jets d’acide. Je voudrai me tromper.
La cause en est patente : l’écologie, on le voit avec les inquiétudes de Nicolas Hulot, révère le vert, toutes les sortes de vert à une exception. Il révère le vert, le vert de la nature, mais quand ce vert là est étouffé, qu’il est détruit par cet autre vert, – celui de la « religion de tolérance et d’amour », ce culte expansionniste qui traque et assassine par milliers les Papous refusant l’islamisation et la dépossession, quand c’est ce « vert » là, celui qui lapide, celui qui exécute une balle dans la tête ou qui brûle à l’acide les femmes, les jeunes filles, afghanes, pakistanaises, somaliennes, algériennes… je m’arrête ici, – la liste des méfaits est trop longue -, lorsque c’est ce vert là qui en prend à son aise avec la nature : alors nos verts, les écolos, baissent les yeux et tournent la tête. Ils n’ont rien vu ni rien entendu et ils s’en vont continuer leurs palabres et, de temps à autre, faucher un champ de l’INRA.
Alain Rubin

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