Nos enfants ont des préjugés sur les migrants : l’EN les rééduque

Publié le 26 février 2018 - par - 15 commentaires - 1 589 vues
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Depuis que le ministère de l’Instruction publique est devenu celui de l’Education nationale, il n’a échappé à personne que les résultats n’ont pas suivi, tant sur le plan scolaire qu’éducatif. Non que l’éducation ne soit un noble but à condition que cela reste de l’éducation. Mais à l’éducation s’est substituée la propagande dictée par les inspecteurs généraux,  les syndicats d’enseignants,  les syndicats de parents d’élèves.

La dernière campagne propagandiste en date : la diffusion d’un fascicule éducatif, en écriture intégralement inclusive s’il vous plaît,  au titre attendrissant de  Nous sommes tous des enfants, et  au sous-titre  plus explicite : Stop aux idées reçues sur les enfants et les personnes migrantes.

Sans surprise, cette initiative provient de la Fédération des parents d’élèves FCPE, des syndicats SNUipp FSU, de l’association Solidarité laïque dont on se demande ce qu’elle fait là alors qu’on ne l’entend pas beaucoup sur les dérives communautaires au sein de l’Education nationale.  On peut s’émouvoir aussi que syndicats et fédérations de parents d’élèves, très orientés idéologiquement,  interviennent dans les contenus pédagogiques.

Le fascicule se présente comme une brochure illustrée pour enfants, couleurs pastel,  nombreuses bulles, enfants de toutes les couleurs, textes courts et tutoiement. Il est  destiné à informer sur les migrants :  Qui sont ces personnes que l’on appelle les migrant-es,  les réfugié-es, les exilé-es ?

En fait,  il ne s’agit pas tant d’informer sur les migrants – ce qui,  de toute façon, ne constitue pas une priorité pour les enfants de primaire –  comme le laisserait penser l’édito dont voici des extraits :

Des images sont régulièrement à la Une des media, montrant des embarcations… échouées sur les plages italiennes ou encore les tentatives pour passer coûte que coûte en Angleterre.

Cela permet-il de comprendre pourquoi… ces personnes agissent en prenant de tels risques pour leur vie?

Il s’agit bien de déconstruire les idées reçues et autres clichés flirtant avec le racisme qui pollueraient l’esprit de nos enfants.

Cela autorise-t-il à porter sur ces personnes un regard de suspicion (méfiance)  voire de haine parfois? poursuit l’édito.

Le sommaire  ne laisse pas place au doute quant aux intentions ré-éducatives du manuel : Stop aux clichés sur les enfants migrant-es:

  • Si on commence à les accueillir dans de bonnes conditions, on va être envahi-e-s.
  • Ils-elles étaient tous pauvres dans leur pays et ils-elles viennent voler le travail des Français.
  • Tous les migran-tes qui fuient la guerre viennent en Europe
  • Les droits des enfants, ça ne s’applique qu’aux Français-es.
  • On a un bon système de santé et ils-elles viennent donc en profiter.
  • ils-elles n’arrivent qu’en famille.
  • L’éducation, ce n’est pas important en situation de crise.
  • Ils-elles ne peuvent pas aller à ‘école car ils ne parlent pas notre langues
  • Ils-elles sont différent-es de nous, ils-elles ne peuvent pas vivre comme nous.

 

Sans surprise,  le livret commence par le postulat de base  : les migrations sont le propre de l’humanité et existent depuis toujours. On appréciera le pseudo argument historique qui met sur le même plan  les déplacements  de l’Homo Sapiens aux temps préhistoriques et l’arrivée de  demandeurs d’asile, de réfugiés de guerre et surtout de  clandestins. Mais, présentée de cette manière péremptoire, l’assertion  se donne des allures de vérité incontestable. L’insertion en passant de l’adverbe toujours donne au phénomène actuel la caution de l’antériorité historique  et par là-même sa justification.

Dans la même veine de confusion et d’amalgame, une vignette rappelle : Pour mémoire, lors des guerres en France et en Europe, de nombreuses personnes ont dû elles aussi migrer. Sans préciser que les Français de la zone occupée migraient en zone libre ce qui n’est tout de même pas la même chose que l’arrivée en Europe  de personnes du Maghreb ou d’Albanie.

Le tout parsemé  de vignettes accusatoires : tu ne peux pas jouer au foot avec nous, ce n’est pas pour les migrants. Ou moralisatrices.  Une petite fille se gratte le tête et s’exclame : Dis donc, j’ai l’impression qu’on se moque un peu de nous. L’invasion on en est bien loin. Ces personnes sont des êtres humains en fait…

Et régulièrement ponctué d’un rappel des droits des enfants, la notion d’enfance allant jusqu’à l’âge de dix-huit ans sans preuve d’âge : Certain-es enfants sont obligés de passer des tests osseux…Mais il est prouvé que les résultats de ces examens ne sont pas fiables.  D’autre part, ils nuisent à l’intégrité physique de l’enfant…Ces jeunes vivent cet examen médical particulièrement mal, notamment le fait de devoir se déshabiller…

A aucun moment, il n’est question de difficultés pour le pays d’accueil, pour les riverains, de leur droits. Au contraire : des enfants migran-tes dans mon école, une richesse pour tous, conclut le manuel. Et pour cause.  Le fascicule qui prétend éclairer sur les migrants ne prend que des cas et des témoignages d’enfants pour des raisons évidentes : susciter l’identification et l’adhésion des jeunes élèves et rendre impossible toute contestation.

A l’heure où l’école en  France recule dans tous les classements internationaux, où on dédouble certaines  classes de CP parce que les enseignants ont de plus en plus de mal à apprendre à lire à leurs élèves, on consacre des heures d’enseignement à justifier les vagues migratoires actuelles, en  accusant les Français d’être stupides ou racistes, incapables qu’il sont de comprendre la situation et pétris d’idées fausses.

En quelque sorte, ce seront aux enfants à rééduquer leurs parents.

D’ailleurs, les promoteurs de cette initiative ne s’en cachent pas : une brochure qui entend développer l’esprit critique des plus jeunes  mais aussi de leurs enseignants et  leurs parents pour faire comprendre les phénomènes de migration.

Florence Labbé

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Notifiez de
Durocher

Tout dégringole tellement vite, que je vais finir par regretter les années « Hollande »…

Amarillys Taylor

L’école instruit, la famille éduque et c’est aux parents de contrer cette propagande infâme !Les enfants deviennent presque toujours ce que leurs parents leur ont enseigné. NE PAS BAISSER LES BRAS FACE À UNE ÉCOLE DE PLUS EN PLUS ISLAMOPHILE ET ANTI FRANÇAISE.

Lisianthus

Je suis prof agrégé, enfin j’étais : après 35 ans de métier, j’ai craqué, en grande partie à cause d’un harcèlement ignoble de la part d’élèves maghrébins… Je précise aussi que non, tous les profs ne sont pas de gauche, la première fois que j’ai voté, c’était en 1981, et je n’ai plus jamais voté à gauche !

dufaitrez

Héritage de Belkassine ! De Nathan and Co…
Blanquer est plus intelligent !

montecristo

Rien d’étonnant par les temps qui courent ! ! !
L’essentiel est de défaire à la maison ce qui se fait à l’école !
Et voyons qui va gagner ?

patphil

pas de défaitisme, j’ai eu de très nombreux professeurs socialistes et communistes qui tentaient de nous bourrer le mou, résultat: nous étions très nombreux à prendre le contrepied, même s’ils avaient raison!

le Franc

ils n’enseignent plus, ils font du gardiennage ; soit tu te révoltes et t’es dégagé du boulot, soit tu te couches et fais ce qu’on te demande en te jurant de n’avoir jamais, jusqu’à la mort, aucun problème de conscience = procédé utilisé dans le film I comme icare avec l’acteur communiste yves montand. (90% des gens se couchent, les autres sont des suicidaires).

wolfred

pays de merde c’est çà …………

mimi

mao tsé toug …le retour à l’école !

butterworth
Yves ESSYLU

Le lavage des cerveaux a commencé en 1945 quand de gaulle, en complicité avec joseph le grand frère d’Adolf, a fait entrer le loup marxiste dans la bergerie

Mehdi Franck

Pourquoi les enfants, parce qu’ils sont pas majeurs n’auraient pas le droit de donner leurs opinions, eux aussi ont le droit à la parole et je pense qu’on serait surpris de ce qu’ils disent…

Francois Desvignes

La propagande est une peinture à l’eau : elle ne tient ni le temps ni la pluie.

Lorsque la disette reviendra (avec la pluie) ou même sans elle avec le temps, la mémoire génétique (la nature) reprendra ses droits sur la propagande.

Elle dira : nous sommes et serons ce que nous avons toujours été, car nous n’avons pas choisi mais recu ce que nous sommes .

Nous ne sommes que blancs, chrétiens,au moins de culture, francophones et francophiles.

Mais n’étant que cela, nous ne sommes rien d’autre.

Et tous ceux qui ne le sont pas, ne sont pas français et ne peuvent pas l’être

Yves ESSYLU

Ouais elle quand même duré 70 ans en URSS et perdure partout y compris en France
ou J d’Arc est représentée par une métisse

Bartabac

Quelle ignoble propagande, doublée de cette immonde saloperie d’écriture inclusive qui aurait du à jamais rester dans le cerveau malade de la pourriture l’ayant engendrée.