1

Nos militaires vont-ils abandonner le Général Piquemal aux socialistes ?

général-piquemal
Souvenez-vous, le 6 février 2016, le Général Piquemal participait à une manifestation à Calais, en réaction à tous les troubles que subit la ville depuis l’installation d’un gigantesque bidonville de clandestins.

Bien que cette manifestation se soit déroulée de façon parfaitement pacifique, il se fait arrêter comme une vulgaire racaille, comme un délinquant, comme un voyou par la police pour sa prise de position.

Qui est le Général Piquemal ? C’est un Général cinq étoiles, diplômé de Supélec et de l’Ecole de Guerre, qui a servi en Algérie sous les ordres du Général Bigeard.

De 1994 à 1999, il fut le commandant de la Légion étrangère et fut promu au rang de général de corps d’armée en 1999. Il est président de l’Union nationale des parachutistes de 2004 à 2014.

On peut penser qu’avec un tel pedigree, il a eu l’occasion de se battre pour la France, de risquer sa vie et celle de ses soldats dans des opérations lointaines plus ou moins clandestines et secrètes. On peut penser qu’il connait le prix du sang et du sacrifice.

Après avoir probablement combattu tous types de crapules dans le monde et s’en être sorti, on pouvait espérer qu’un homme comme lui, ne se laisserait pas impressionner facilement.

On se trompait. Lourdement.

Il y avait un combat pour lequel il n’était pas préparé : celui du poison de la politique et des politiciens, plus vicieux que tous les faits de guerre qu’il a pu vivre. Celui du boa constrictor de l’administration politicienne.

Alors qu’il est victime d’un malaise, et affaibli, on ne sait quelles menaces ont été utilisées pour le dresser et le soumettre, mais tout ce qu’on sait, c’est qu’à sa sortie de l’hôpital, ce n’est plus le même homme. Il renie toutes ses paroles, et toutes ses prises de positions.

De façon piteuse, il capitulait et avouait selon un Jean-Jacques Bourdin fier comme si il avait tué l’ennemi de sa main « de toute évidence, on est encore loin du grand remplacement ».

A-t-on menacé de lui ressortir une vieille histoire de barbouze, en lui faisant croire que ça n’était pas prescrit ? A-t-on menacé de s’en prendre à son honneur ? A sa retraite ? A ses enfants ?

Le fait est qu’en deux jours d’hôpital le Général Piquemal s’est couché devant l’ennemi administratif et politique sans même combattre. Il s’est défait. Il a signé sa reddition. Il a agi comme un lâche qu’il le veuille ou non. N’est pas Dreyfus qui veut.

Il pensait probablement pouvoir sauver ses galons et son honneur de militaire en reniant ses engagements. A sa façon, et il a probablement ses raisons, il a voulu garder son honneur et être fidèle à la hiérarchie de son pays, à laquelle il a juré allégeance. Il était peut-être trop difficile pour lui de se retourner, même pour des raisons légitimes, contre son Maitre : l’Etat. Il pensait probablement se déshonorer en agissant autrement.

On peut le discuter mais pourquoi pas.

Cela n’empêcha pas les poursuites judiciaires à son encontre. Il fut relaxé le 26 mai 2016.

Probablement trop habitué à la parole d’honneur, celle que l’on ne rompt pas, celle qui vaut de l’or, il n’avait pas compris que son maitre n’est pas l’Etat et ses politiciens indignes prêts à le trahir et à le vendre, mais la France. Et les Français.

Il n’avait pas compris qu’il avait en face de lui non pas des hommes dignes, loyaux et courageux, mais des politiciens véreux et sournois, des carriéristes minables au cynisme absolu, des tueurs à sang froid et sans âme qui prolifèrent dans le bouillon de culture de la magouille, des lâches sans honneur ni parole, planqués dans la fonction publique et les Ministères, des obèses obscènes gavés par les prébendes de la République, des hommes planqués qui ne tiendraient pas deux semaine sans la soupe de l’Etat et de l’argent public, et dont le seul pouvoir est celui de la plume trempée de ciguë et souillée du sang de leurs victimes, qui leur sert à prononcer les condamnations à mort exécutées par d’autres, sans jamais prendre eux même le moindre risque.

Il doit aujourd’hui méditer cette leçon.

En effet, capituler devant ces dirigeants n’a pas suffi. Il fallait un exemple pour mater les autres rebelles potentiels. C’est l’art de la guerre.

On apprend qu’il a comparu devant le Conseil supérieur de l’armée le 14 juin 2016, et qu’il a été radié des cadres de l’armée par mesure disciplinaire prise par décret du 23 août 2016 signé par le Président de la République François Hollande, le Premier Ministre Manuel Valls, et le Ministre de la défense.

Ce décret n’a pas été publié au Journal Officiel.

Outre la question de la légalité d’un décret non publié, et qui à priori, ne rentre pas en application, on peut se demander si l’absence de publication de ce décret vise à protéger le nom et l’honneur du général Piquemal, ou celui de ses signataires. Quelle est la trace que l’on ne veut pas laisser dans l’histoire ?

Après s’être battu pour la France pendant 40 ans dans tous les coins du monde, après avoir formé l’élite de l’armée française, le Général Piquemal connait sa plus cinglante et sa plus humiliante défaite. Celle que l’on subit sans combattre.

A-t-il réalisé l’humiliation et le sacrifice qu’il s’est lui-même infligé ? A-t-il réalisé le poids de la trahison qu’il a subi ? Pense t-il encore qu’il a pris la bonne décision ?

Comme tout être humain, le général Piquemal a une chance de se racheter. Dès lors qu’il est rayé des cadres de l’armée, comme si tout son passé, tous ses engagements au service de la France n’existaient pas, il est aujourd’hui un homme libre.

Est-il trop sonné et mortellement touché pour réagir ou sa fierté d’Homme, de Militaire, de Chef, trempée dans la devise des légionnaires « honneur et fidélité » va-t-elle raisonner plus fort et lui faire relever la tête ?

Son honneur, c’est celui de se battre comme un Homme et ne pas se laisser humilier sans réagir, même s’il doit s’adapter à ce nouveau terrain auquel il ne s’attendait probablement pas.

Sa fidélité, c’est celle qu’il doit à son idée de la France et à lui-même. Il était prêt à mourir pour la France à des milliers de kilomètres. Sera-t-il prêt à mourir pour elle dans sa propre patrie comme d’autres patriotes ?

Il est prouvé aujourd’hui, qu’il n’a rien à gagner à vouloir se sauver face à des lâches prêts à l’abandonner, à le vendre et à le pendre pour haute trahison (si cela était possible…). Ils n’en valent pas la peine.

Le pouvoir socialiste joue une partie de poker serrée. Pour mater toute velléité de rébellion, il joue sur la peur, et veut faire un exemple avec le Général Piquemal, comme il a voulu faire un exemple avec le courageux Brigadier-chef Sébastien Jallamion, qui lui, ne s’est jamais soumis.

Ces politiques en fin de règne, savent qu’ils doivent être de plus en plus cruels et impitoyables, pour sauver leur peau et ils le font savoir par tous les moyens à leur disposition.

C’est pourquoi ils accentuent les brimades à l’encontre des Français, dont une grande majorité continue à se comporter comme des veaux, et même comme des moutons, prêts à se faire tondre, et même égorger par le loup islamique.

Je ne connais pas bien l’armée, mais une chose me frappe. Comment ses camarades, ses amis, ses frères d’armes, peuvent-ils supporter cette mascarade sans réagir ? Comment peuvent-ils être si indifférents à son sort ? Comment peuvent-ils être aussi muets ? Leur silence est assourdissant. Comment peuvent-ils oser le condamner ? Cela n’a rien à voir avec leur fonction ou leurs statuts, je parle de valeurs d’Hommes qui vont bien au-delà d’un grade. Pas besoin de médaille pour avoir de l’honneur.

Si le Général Piquemal était un traître à sa patrie, cela se saurait. Pour l’instant, il n’a été qu’un traître à lui-même. Et il a subi le sort des traîtres et des lâches : le mépris de ceux auxquels il s’est soumis. La honte et l’opprobre des autres.

Les militaires français, ses camarades et frères d’armes, sont-ils tous, eux aussi, des culs terreux ? Des planqués ? Des lâches ? Des vendus ? Des fonctionnaires dociles et soumis prêts à toutes les compromissions pour sauver leur solde ? N’ont-ils aucun honneur ? Aucune solidarité ? Sont-ils tous prêts à abandonner sans aucun état d’âme, leur camarade sous le feu de l’ennemi ?

Et si tous manifestaient leur solidarité et leur soutien ? Et si tous faisaient savoir qu’ils n’acceptent pas, la façon dont on traite leur général, leur collègue, leur frère d’arme ? Combien d’entre eux les politichiens pourraient-ils sanctionner ? Jusqu’où irait ce pouvoir félon ?

N’ont-ils rien appris à l’Ecole de guerre ? N’ont-ils plus aucune notion de stratégie, de tactique, pour arriver à la victoire ? Est-ce que tous nos militaires peuvent se faire acheter pour un plat de lentille et une médaille en chocolat remise par des hommes en gris, qui symbolisent la lâcheté absolue ?

Ont-ils compris que c’est l’Union qui fait la force.

Ont-ils compris, que si ils agissent soudés comme un seul homme, pour soutenir leur camarade, si celui-ci ose se battre, ce sont les traitres à la France qui vont avoir peur ?

Ecraser une personne comme un cafard, et même la tuer c’est parfaitement possible. C’est ce que le pouvoir veut faire. En écraser des centaines ou des milliers, c’est beaucoup plus compliqué.

Albert Nollet