Nos Poilus n’étaient-ils pas nationalistes, Macron ?

Publié le 12 novembre 2018 - par - 28 commentaires - 773 vues
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Le mot « nation », avec son corollaire « nationalisme », serait-il devenu un gros mot ? C’est ce qui découle du discours de Macron du 11 novembre, dans lequel il dit, entre autres, que « le nationalisme est l’opposé du patriotisme, le nationalisme en est la trahison ».

Le nationalisme serait devenu une pathologie de la nation, et la nation elle-même serait une réprouvée issue des oripeaux de querelles entre historiens et hommes politiques avides de lui ôter son sens ou de le transformer tout au long du XXe siècle.

Car que veut dire « nation », édulcoré de « nationalisme » ?… Ce serait comme l’ami des abeilles qui n’aimerait pas le miel.

Cependant, cette notion a eu de belles envolées naguère, par exemple avec Ernest Renan, selon lequel « la nation est un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de la vie ». Pour lui, « ce qui constitue une nation, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir. » Mais il faut savoir que Renan prévoyait aussi, dès 1882, la disparition des nations au sein de l’Europe, comme quoi nul n’est parfait…

La notion de nation a ensuite servi de punching-ball entre divers partis politiques.

Il est vrai qu’après 1945, il était malvenu de parler de nation, ce terme évoquant à tort fascisme et nazisme.

Mais depuis 1980, le thème de la nation réapparaît. Ne soyons pas manichéens : le détestable et prétentieux Edgar Morin, fervent soutien du sulfureux serial violeur Tariq Ramadan, écrit que « la théorie générale de la nation reste à écrire. »

Si on doit écrire une nouvelle page du mot nation, qui la définira mieux que l’historien Jules Michelet : « la France est une personne » ?

La différence entre la notion de nation et celle de nationalisme est ténue. L’une, en fait, ne va pas sans l’autre. Si on aime la référence à une nation, on est forcément nationaliste.

Mais Macron, lui, préfère déconstruire la notion de nation et exécrer le nationalisme. On se demande si c’est bien le rôle d’un président de la République française ? En tout cas, comme le dit très bien Éric Zemmour, on veut tout et son contraire à notre époque, et donc on veut le patriotisme sans le nationalisme. Or, l’un ne va pas sans l’autre.

Le discours de Macron du 11 novembre 2018 est une trahison, au moins à deux titres.

(la moue de Trump pendant le discours de Macron)

C’est d’abord une trahison du rôle du président de la République. Selon la Constitution de la Cinquième république, le président assure la continuité de l’État et il est le garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire (article 5). Comment Macron pourrait-il assurer cette continuité et être ce garant, s’il ne croit pas vraiment en la nation ?

C’est aussi une trahison du peuple de France, en stigmatisant le populisme. La Constitution dispose que le principe de la République est « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. » (article 2) Et que « la souveraineté nationale appartient au peuple » (article 3). Si cette définition n’est pas celle du populisme, elle y ressemble fort. Diable, notre Constitution serait-elle populiste ?…

Ce discours, en voulant gommer l’existence des Poilus, fait entrer Macron dans le monde des pacifistes des années 30, années qu’il fustige par ailleurs !… Au nom de l’apaisement avec Hitler – euh, pardon, avec l’Allemagne – Macron a donc refusé le traditionnel défilé des militaires. En parfait petit antimilitariste. On n’est pas obligé d’aimer l’armée, mais la détester à ce point est quand même gênant pour un chef des armées…

C’est que la notion d’ennemi, vue comme ringarde, est niée par Macron. Peut-être parce que ce sont ceux qui sont à la fois nationalistes et patriotes qui les désignent le mieux. Pourtant, on peut parfaitement respecter l’ennemi et saluer son existence, lorsqu’il s’est comporté valeureusement.

Mais alors comment, encore une fois, Macron peut-il être chef des armées ? Au nom de quoi Macron voudrait-il que les Français luttent ou se défendent, dans le futur, si la nation ne peut plus exister ? Lutter pour l’hégémonie mondialiste globalisante des finances et du commerce ou pour la technocratie triomphante n’est pas un enjeu au nom duquel le Français pourra avoir envie de se battre.

Qu’on se rappelle l’histoire des guerres de Vendée. Juste après une belle victoire à la bataille de Saumur, le 10 juin 1793, les Vendéens rentrent chez eux, tout bêtement car leurs champs sont en souffrance, ruinant ainsi leur victoire. Les Français se battront pour leur terre, leur patrie, c’est déjà beaucoup. Mais pas pour un idéal inconnu.

Aussi le patriotisme va-t-il de pair avec le nationalisme, il n’y a pas de nation sans patriotisme. On se bat pour les valeurs d’un pays qu’on connaît et qu’on aime, pour un projet et des valeurs communes. On se bat parce qu’on sait qui on est. Si on ne le sait pas, on reste chez soi.

(Les Poilus)

Le rapprochement, chez Macron, du thème de la nation à un nationalisme exacerbé comparé à un extrémisme, en suggérant que « les nationalistes ont une approche unilatérale basée sur la loi du plus fort », en plus d’être faux, est une confusion entre l’attachement à la nation, dont la patrie est le socle, et une forme de fascisme.

Comme si on ne pouvait pas aimer son pays à la folie. Comme si on ne pouvait pas être patriote et nationaliste. Comme si on ne pouvait pas être nationaliste et respectueux de l’autre, même de son ennemi. Comme si ce n’était pas Macron lui-même qui criait le plus fort pour faire triompher son idéologie mortifère et, pour le coup, fascisante.

Ceux qui crient le plus fort, est-ce que ce ne sont pas certains nationalistes nouveaux venus sur notre sol, pour lesquels l’islam est une nation qui doit conquérir le monde ? Mais motus là aussi, il ne faut pas risquer de choquer les tenants de cette pseudo-religion.

Macron hait le nationalisme des Français mais, « en même temps », Macron laisse monter en France des nationalismes étrangers, sans jamais dénoncer leurs mensonges éhontés, par exemple sur notre Histoire.

Dire aussi que le nationalisme est forcément synonyme de repli sur soi, d’égoïsme, de domination est une aberration. Comment puis-je reconnaître l’existence de l’autre, si je nie ma propre existence ? Je dois commencer par cerner ma propre existence avant d’établir celle de l’autre, et non le contraire.

Comment peut-on connaître et reconnaître la France, si on la nie en permanence ?

Cette haine du nationalisme proclamée par Macron conduit inexorablement à une haine de la France. Promouvoir cette haine, l’ériger en système, comme il le fait chaque jour, n’est vraiment pas le rôle du président de la République.

C’est le nationalisme de nos Poilus qui fait de nous des Français encore aujourd’hui.

Sophie Durand

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Notifiez de
Patrick Granville

Belle leçon de patriotisme donnée par Sophie, Durand toute cette belle analyse. Le gamin va entrer dès demain ds la tempête ça va tanguer pour lui on peut craindre un démâtage. Au secours nous coulons!

duglimbule

macron un petit trou du cul qui a une grande gueule !
il parle pour dire tout et n(‘importe ; quoi quel président lamentable !

Vent d'Est, Vent d'Ouest

En ce qui me concerne, les mots » mondialisme » et « immigrationniste » sont des gros mots ; d’ailleurs on se demande s’ils ne vont pas de pair dans leur finalité. Et tant pis pour les esprits chagrins !

Merci Madame Durand, je partage vos arguments.

André Léo

Par Trump sur Tweeter ce matin ! (Reuters) Habillé pour la journée, Macron! « Le problème est qu’Emmanuel Macron souffre d’une très faible cote de popularité en France, 26%, et un taux de chômage à près de 10% », a écrit le locataire de la Maison Blanche. « Il n’y a aucun pays plus nationaliste que la France, des personnes très fières-à juste titre », a-t-il poursuivi avant d’écrire, dans un autre tweet et en lettres capitales, « MAKE FRANCE GREAT AGAIN », en écho à son slogan de campagne. A nationalisme ( et socialisme!) mots dévoyés par le fascisme hitlérien, on préfèrera celui de PATRIOTISME… lire la suite

des PALLIERES Marie

je ne crois pas qu’aimer son pays soit un défaut ni être patriote – Macron le mondialiste veut tout détruire et pour cela il fait rentrer une immigration destructrice – sous-développée de façon à dégrader la France – Français ouvrez les yeux ne laissez pas faire sinon vous perdrez votre pays et votre âme – battons nous pour que notre France reste ce qu’elle a toujours été – aux armes citoyens dit la marseillaise …

DUFAITREZ

Ecoutant Macron, j’avais saisi, et noté, cette phrase ignoble sur le Vif !
Telle une grenade au milieu du discours, elle a tout détruit.
Patriotisme et Nationalisme sont frères jumeaux.
Les opposer est détruire l’Immense Famille Française !
Les vrais Jumeaux sont Macron et Merkel, décidés à tuer l’Europe des Nations !

Paskal

Le nationalisme n’avait pas grand chose à voir là dedans, plutôt le chauvinisme et l’impérialisme. Un Arménien, un Irlandais, un Polonais pouvait être nationaliste mais la France n’était pas une nation dominée. Etre nationaliste français n’avait pas vraiment de sens.

Sophie Durand

@Paskal
« Etre nationaliste français n’avait pas vraiment de sens »
que voulez-vous dire par là ?…Défendre la nation a toujours du sens et particulièrement aujourd’hui.

Paskal

Aujourd’hui où l’islam menace, d’accord mais en 1914, je ne vois pas trop. Si l’Allemagne avait gagné, elle aurait gardé l’Alsace-Lorraine mais la France n’aurait pas disparu.

Sophie Durand

@Paskal
Peut-être, mais le nationalisme et le patriotisme des Poilus les ont certainement aidés à vaincre. Et on ne sait pas si les dommages d’une défaite pour nous n’auraient pas été beaucoup plus graves que ce que vous dites.
Et puis, ayant eu des Poilus dans ma famille, j’aime penser que leur don a eu un sens, même si aujourd’hui il est compromis.

Olivia

Il fallait le dire, vous l’avez fait et fort bien. Mais, il se trouve toujours – et encore – des gens pour approuver les discours de Macron, à commencer par Elisabeth Quinn, la reine des 28 Minutes d’Arte… Hier soir, j’ai eu la douleur de l’entendre clamer : « Le BEAU discours de Macron à l’Arc de Triomphe, soulignant le danger du nationalisme » (pour cette dernière phrase sur le nationalisme ce ne sont pas ses mots exacts, mais l’esprit y est)… Cette journaliste est toujours très fière d’elle, de sa campagne de « Désintox », avec ses acolytes, et de leur lutte contre… lire la suite

le Franc

un Nationaliste, c’est celui qui remercie ses Pères d’avoir oeuvré pour créer une civilisation qui lui a permis aujourd’hui de pouvoir manger trois repas par jour, de se chauffer, de se vêtir et de pouvoir se soigner, dans un climat de paix protégée par des frontières.

ven 85

macron veux faire peur aux francais,vu que les europeennes arrivent,je rappele que le parti d’hitler etait le national socialisme,lui se preparait a faire la guerre, alors que nous les nationalistes et patriotes,ne defendont notre france et ne voulont faire la guerre a personne sauf aux envahisseurs musulmans qui islamise notre france et prendre le pouvoir

Mickael

C’est surtout celui qui planque ses cadavres tout en s’inventant une jolie histoire à dormir debout.

Pas étonnant que les régimes autoritaires en raffolent.

Sophie Durand

@Mickael
N’importe quoi. Vous n’avez pas honte ?…

Mickael

@SophieDurand

Pour en avoir côtoyé, les nationalistes n’hésitent pas à tenir des propos négationnistes sur l’histoire officielle de France. C’est cette attitude que je trouve honteuse, madame.

Chacun son avis.

Marnie

Soyons fiers d’être nationalistes et souverainistes. Notre pays, notre patrie q.ui a tant lutté pour se construire et survivre ne mérite-t-il pas d’être préservé ? Soyons fiers de ceux qui sont morts sur les champs de bataille pour nous permettre d’être libres. Soyons dignes d’eux.

obelix

nationaliste : Nationaliste est le terme qui qualifie l’individu qui place la nation au-dessus de tout dans sa manière de penser : il met en valeur le sentiment d’appartenir à une culture, une langue, une religion commune, ou un patrimoine commun.

Sjean-louis

Cet enfoiré est en pleine contradiction avec son propos : il oppose patriotisme et nationalisme mais accroche à son revers les trois couleurs « bleu, blanc, rouge » du patriotisme et du nationalisme qui ont pris 1,4 millions de vie

Dobermann

L’union européenne est contraire à la souveraineté des peuples et des nations ! Macron dit : je suis patriote le patriotisme c est l inverse du nationalisme !!!!!!!!’ C est quoi cette embrouille encore ??? Il nous prend pour des billes le gamin ! Ça ne veut STRICTEMENT rien dire ses nouvelles élucubrations… complètement taré le tintin de kermesse. C est pitoyable et lamentable d avoir un tel Mickey de plage à la tête de notre nation patriote et nationaliste qui refuse elle les vrais faux migrants musulmerdes de surcroît ! Macron n est absolument pas un Patriote c est… lire la suite

Dobermann

On va lui faire payer CASH au MACRO tous ses mensonges et son arrogance et ce le 17 Novembre 2018……….

Marc Louvet

Tant que vous soutiendrez la République rien ne changera regarder sacr TV pour apprendre

montecristo

On se réfère un peu trop souvent au mot de Romain Garry qui disait que « le patriotisme est l’amour des siens et le nationalisme la haine des autres » (de mémoire)
Mitterrand ajoutait : « Le nationalisme ! Voilà le danger ! »
Le socialisme qui tue les civilisation, qui va à l’encontre de toutes les idées raisonnables de l’Homme, qui pourrit l’âme humaine, qui est lui même un nationalisme inverse et dictatorial, par simple idéologie, ne les gène pas …
Il faut tuer le socialisme !

Allonzimollo

Le slogan de la Macronie ? « Plutôt musulman que mort ! »

Christine L

L’inverse du mien !

Dupond

Macron se pense invincible ….Si le 17/11 la France se bloque il y a fort a parier qu’a chacune de ses prérogratives fouareuses le mouvement se reproduise . La Bulgarie vient aussi de refuser cet acte d’invasion …d’autres vont suivre . Choupinet et sa clicque s’obstinent a vouloir ignorer le peuple ….choupinet finira par payer l’adition !!!
Pour faire la morale il faut etre éxemplaire !!! ( pour eux le prix a la pompe n’a qu’une importance insignifiante)
https://www.lepoint.fr/politique/conseillers-ministeriels-quand-les-remunerations-flambent-12-11-2018-2270721_20.php

🇫🇷 ANCIEN COMBATTANT AFN 🇫🇷

À l’Ouest, rien de nouveau.
Radio Paris ment.
Macron ment.