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Notre dernière chance : un coup d’État suivi d’un régime autoritaire de 5 ans

Hier, notre ami Jacques Guillemain a écrit un article lucide intitulé « Cette France en perdition que le monde entier ne nous envie plus »  sous la forme d’un catalogue répertoriant toutes les tares dont est victime notre pays qui a atteint un tel degré de démence qu’on en arrive à se demander s’il n’est pas désormais un asile de fous.

Ne nous leurrons pas. Nous sommes, nous patriotes, une minorité mais nous avons nous cette qualité que les autres n’ont pas et qui consiste à voir clair sur le présent et sur l’avenir. Avec Zemmour et son parti Reconquête, nous avons joué le jeu du système en nous impliquant dans les élections. Mais nous avons pitoyablement échoué : un peu plus de 7 % pour notre candidat aux présidentielles et pas un député à l’Assemblée nationale. Je ne m’attarderai pas sur le fait qu’un complot a été ourdi contre nous, à partir des intrigues ou plutôt des magouilles politiciennes pour nous discréditer en plein accord avec les médias pourris jusqu’à la moelle. Je suis même convaincu, après avoir observé l’enthousiasme inouï des foules suivant les discours d’Éric Zemmour, que les élections ont été truquées. Mais ne perdons pas notre temps.
Alors aujourd’hui, que nous reste-t-il ? Quels moyens avons-nous pour sauver notre pays ? Je veux dire quels moyens s’inscrivant dans la normalité des choses ? Dit plus clairement, plus gentiment, quels moyens institutionnels établis ? Je n’en vois aucun ! Le RN ? Allons, un peu de sérieux : ce  parti a perdu sa fibre révolutionnaire qui insufflait en chacun de ses adhérents la passion salvatrice capable de redresser la France. Avec sa fausse Jeanne d’Arc embourbée dans ses ans, il s’est casé, il a fini par se ranger. Reconquête ? On dit que désormais les cadres passent leur temps à s’engueuler. Je pense qu’il y a tout un programme qu’il pourrait entreprendre et mettre en pratique, et en profondeur, dans tous les aspects de la société française, un programme que nos ennemis ne manqueraient pas de qualifier de subversif. Tous les partis qui se sont, en un jour, emparé du pouvoir, ont usé de cette stratégie : les fascistes, les bolcheviques, les khomeinistes, les péronistes… Mais je ne l’en crois pas capable, comme le RN, il est trop dans la bienséance et je dirais même dans la nonchalance. Pour cela, il lui faudrait de la verve, de l’exaltation, un élan partagé sublimé et n’en pouvant plus de ne pas se mettre en branle. Il est en fait un parti petite bourgeoise.
Alors il reste le coup d’État ! Et ce n’est pas péjoratif, l’expression n’est pas un gros mot. Parce que d’abord, il y a belle lurette qu’il n’y a plus de démocratie (si tant est qu’il y en eût déjà une !) ou s’il y en a une, elle est tombée entre les mains de deux ou trois mafias qui la pervertissent chaque jour qui passe. Et qu’ensuite, il n’y a rien de mal à vouloir sauver son pays. Oui, notre action ne peut être que messianique ! Mais, qui dit coup d’État dit nécessairement l’armée. Or, allez-vous m’objecter, l’armée, la Grande Muette, même si elle a cette année ouvert sa gueule à deux reprises – et gentiment, sans faire de vagues -, est bien vite rentrée dans le rang. Fallait les voir, le 14 juillet, les généraux, saluer comme de petits enfants timides et craintifs avec leur sourire aux ordres, le traître Macron. L’armée, finalement, est dans le même état de déliquescence que le reste du pays.
Alors, ce qu’il nous faut, c’est de trouver « un quarteron de généraux »  mais passionné, déterminé, inébranlable, catégorique, pas des généraux timorés, incertains qui, à la première humeur de la foule ou même du pouvoir en poste, fera dans son froc et entrera la queue entre les pattes et à toute vitesse, dans ses casernes. Non ! Ce qu’il nous faut, ce sont des mecs, des vrais, qui en ont, qui sont confiants dans ce qu’il vont entreprendre, des mecs qui n’ont que le mot France dans le ciboulot. Des mecs qui devront être certains que derrière eux, il y a une petite foule, nous ! – peu importe qu’elle soit petite !!! – qui les soutient et ne les lâchera jamais, quelles que soient les circonstances.
Et quand ce quarteron aura viré tous les fumiers qui foutent en l’air notre pays, il lui appartiendra de mettre en place un régime autoritaire (à la limite de totalitaire même !) pour au moins 5 ans. Il aura pour tâche de tout déconstruire -et dans le bon sens du terme cette fois, je dis bien tout, non seulement sur le plan politique mais aussi sur le plan économique, ce qui est peut-être plus important encore. Il aura pour tâche finalement d’offrir au peuple français, non pas une nouvelle démocratie, mais la démocratie, vous savez, le pouvoir du peuple pour le peuple. Et pour reprendre la formule de Jacques Guillemain, le monde entier alors enviera la France, comme dans le passé !
Philippe Arnon