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Notre russophobie irraisonnée tourne au désastre

La guerre résumée en quelques mots : hier, aujourd’hui et demain

Fin de partie pour le fou furieux Zelinsky. La paix se fera sans lui

À Ankara, ce sont les émissaires de Poutine et de Biden qui se rencontrent, conscients que Zelensky a perdu toute crédibilité avec ses délires guerriers et son obsession à engager l’Otan dans une guerre totale avec Moscou.

Les Européens, ces nains politiques qui prétendent jouer dans la cour des grands, sont bien entendu mis sur la touche. Ils n’ont toujours pas compris qu’ils sont les harkis de Washington et que sans armée digne de ce nom, l’Europe ne pèse rien.

Depuis « la guerre du feu », le monde est un éternel rapport de force.

Quand  Macron met 850 milliards dans le social et seulement 40 milliards dans la Défense, il ne peut que faire de la figuration dans une guerre de cette intensité. Ce sont nos soldats qui manquent de tout en Roumanie, pas l’armée de Poutine.

Zelensky a grillé toutes ses cartouches :

1° Le bombardement du pont de Crimée a abouti à des représailles russes aussi dévastatrices qu’inattendues : la destruction du réseau électrique ukrainien. Beau bilan !

2° Le tir de missiles S-300 sur la Pologne, dans le but machiavélique d’impliquer l’Otan dans la guerre, a été le coup fourré de trop, qui a discrédité Zelensky à jamais. Le cynisme a ses limites…

Les exigences du saltimbanque prouvent qu’il ne veut pas la paix. Elle se fera sans lui.

Le « Churchill ukrainien », l’idole des médias européens, n’a cessé de sermonner les Occidentaux, de réclamer des dizaines de milliards et des armements lourds pour entraîner l’Europe dans la guerre. Mais seulement 30 % des matériels arrivent sur le front et personne ne contrôle où va l’argent. Rappelons que Zelensky est cité par les Panama Papers, ce qui n’est pas un label de virginité !

Les Républicains, qui viennent de rafler la Chambre des représentants, veulent savoir où va l’argent.

Comme si un pays mafieux, pauvre et corrompu jusqu’à la moelle, méritait que l’Europe détruise son économie et se mette à dos la première puissance nucléaire de la planète, pour sauver la peau de ses dirigeants.

Pour le pantin de Kiev, ça commence à sentir le brûlé. Pour avoir refusé d’appliquer les accords de Minsk, il devra accepter le dépeçage de son pays. Et les faucons néo-nazis de son entourage n’y changeront rien. La guerre est perdue malgré les promesses de victoire assurées par le camp anglo-saxon et relayées par les perroquets de l’UE. Dès le 24 février, la défaite de Kiev était programmée.

Les pitreries du clown de Kiev n’amusent plus les patrons du cirque America

Tout le monde, à part nos médias et nos généraux de plateaux TV, sait que l’Ukraine est en train de perdre la guerre et que le narratif occidental déversé depuis neuf mois n’est qu’un délire mensonger.

Toutes les grandes « victoires » ukrainiennes claironnées par les médias, se résument à la prise sans combattre de villes abandonnées par les Russes, qui pilonnent H24 l’ennemi avec leur artillerie et leur aviation. C’est du massacre pour quelques arpents de terre, sans le moindre espoir de changer le cours de la guerre.

Il faut se rendre à l’évidence, Zelensky et le peuple ukrainien sont les dindons de cette farce otanienne, qui tourne également au vinaigre pour les Occidentaux. Encore une expédition coloniale qui vire au fiasco.

C’était écrit d’avance, comme pour le désastre afghan, mais les faucons du Pentagone n’ont pas inventé l’eau chaude, pas plus que leurs supplétifs européens, qui foncent tête baissée sans savoir dans quel bourbier ils s’aventurent. Un grand classique.

Je ne connais pas les pertes ukrainiennes, mais elles sont colossales. On parle de 20 000 soldats hors de combat chaque mois. Tandis que Zelensky envoie ses soldats sous la mitraille, Poutine mène une guerre prudente, en économisant les pertes militaires et civiles. Pas question de raser les villes à l’américaine. 

Le rapport des pertes est éloquent et remet en question le soi-disant succès des récentes reconquêtes ukrainiennes. Pour 1 soldat russe tué, on compte entre 5 et 10 tués ukrainiens, suivant l’intensité des combats. Le général Sourovikine annonçait récemment entre 600 et 1000 soldats ukrainiens mis hors de combat chaque jour, dans les phases offensives.

Les évacuations de Kharkov, d’Yzioum, de Kherson sont des reculs tactiques qui se sont tous déroulés sans la moindre perte en hommes et en matériels, face à un ennemi supérieur en nombre. À Kherson, ce sont 30 000 soldats et 5000 véhicules qui sont passés sur la rive gauche du Dniepr, pour éviter un encerclement catastrophique.

En rassemblant les débris de son armée et en y ajoutant les milliers de mercenaires, majoritairement polonais, Zelensky va se retrouver dans deux mois face à une armée russe de 500 000 soldats suréquipés. Autant dire que si Poutine veut prendre toute la portion de territoire de Kharkov à la Transnistrie, rien ne l’arrêtera.

Mais est-ce son objectif ? Je n’en sais rien. Les tractations actuelles entre Russes et Américains se font sur une partition de l’Ukraine et des garanties de sécurité en Europe. Tout ce que demandait Poutine et qu’il fallait lui accorder avant février pour éviter  les ravages de la guerre et la ruine économique de l’Europe. Trop tard.

Nous avons déjà largement évoqué les causes historiques de cette offensive russe en Ukraine, décidée par Poutine pour assurer la sécurité de son pays, une exigence élémentaire que les Américains lui ont toujours refusée. Essayons de résumer les causes et les conséquences de cette guerre voulue par les Occidentaux.

Causes de la guerre systématiquement occultées

  • refus américain d’arrimer la Russie à l’Europe en 1991
  • élargissement sans fin de l’Otan passé de 16 à 32 membres en trente ans
  • coup d’État de Maïdan en 2014 pour renverser le gouvernement pro-russe
  • refus d’appliquer les accords de Minsk accordant l’autonomie au Donbass
  • persécution des populations russophones du Donbass par le pouvoir kiévien depuis huit ans
  • refus de la France et de l’Allemagne de faire respecter ces accords par Kiev
  • refus d’écouter Poutine et ses légitimes exigences de sécurité pour la Russie.

Tout cela a conduit à la guerre, avec deux éléments clés

  • Poutine a sous-estimé la réaction de l’Otan et son soutien massif à l’Ukraine
  • l’Otan a sous-estimé la volonté de Poutine et la capacité de résistance de l’économie russe. Les sanctions se sont retournées contre l’Europe et ont galvanisé le peuple russe, qui lutte seul contre tous.

Conséquences

  • à court terme, l’Ukraine sera vaincue et dépecée. Dans quelle proportion ? Seul Poutine le sait
  • l’Otan va connaître une énième raclée, après son humiliante débâcle en Afghanistan
  • c’est en fait la civilisation occidentale en pleine décadence qui sera désavouée par le peuple russe
  • le régime néo-nazi de Kiev ne devrait pas survivre au désastre
  • l’Ukraine n’intégrera jamais l’Otan
  • l’Europe ruinée, devra renouer très vite avec la Russie en s’affranchissant des diktats de Washington, devenue la véritable capitale de l’UE, cette entité totalement transparente, divisée, sans armée ni diplomatie crédible, dirigée par la potiche Ursula von der Leyen. L’Europe zigzague comme un canard sans tête
  • le prestige de Poutine, vainqueur de l’Otan et des 40 nations qui ont aidé l’Ukraine, aura un retentissement planétaire auprès du monde non occidental
  • les pays vont se bousculer pour rejoindre les BRICS et l’OCS
  • le monde multipolaire va se mettre en place, signant la fin de l’hégémonie américaine, ce rêve tant attendu par les 2/3 de la planète
  • la dédollarisation du commerce mondial va s’accélérer
  • après ce nouveau désastre otanien, je ne suis pas certain que les États-Unis engagent un bras de fer avec Pékin pour sauver Taïwan.
  • et si l’épreuve de force a lieu, j’espère que l’Europe affichera sa neutralité totale.

Si l’Ukraine ne vaut pas une troisième guerre mondiale, pourquoi jouer avec le feu nucléaire pour sauver une île qui appartient à la Chine depuis 1683 ?

L’Ukraine n’est pas notre guerre, Taïwan non plus !

Il est clair qu’au-delà des commentaires débiles entendus  dans la presse, où il n’est question que de victoires ukrainiennes et de recul de l’armée russe, les esprits les plus raisonnables ont enfin compris que l’Ukraine ne pourrait jamais gagner cette guerre. Zelensky, le chouchou de la planète, va vite devenir gênant pour imposer la paix

La roue tourne, mais pas dans le sens espéré par Biden, Zelensky et les pantins européens. Elle tourne dans le sens voulu par Poutine, qu’on disait à l’agonie ou sur un siège éjectable, et que Biden traitait de fou et de criminel de guerre.

Poutine sait très bien où il va et ne se perd pas dans les jardins du Kremlin !

En attendant, c’est l’Ours russe qui possède 6 200 têtes nucléaires, ainsi que des missiles hypersoniques imparables et des drones sous-marins indétectables, des armes fatales auxquelles aucun faucon du Pentagone ne souhaite s’exposer. 

Et pour paraphraser Michel Audiard, quand un type pèse 6 200 têtes nucléaires, il vaut mieux l’écouter. Dommage que les faucons américains aient préféré snober le tsar, qui ne réclamait que la légitime sécurité pour son peuple.

En attendant, il se pourrait bien qu’une offensive d’hiver, menée par une armée russe reconditionnée, remette les pendules à l’heure une bonne fois pour toutes. À suivre…

Jacques Guillemain