Notre système de santé est dévoyé

Publié le 8 décembre 2020 - par - 3 commentaires - 595 vues
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« Le scientifiquement correct est à la santé ce que le politiquement correct est à la sphère publique: un mensonge officiel. » 

Philippe de Villiers

Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde

Fayard. 2020.

La première chose qui m’a frappé dès février 2020, alors que nous étions strictement confinés pendant des mois en Amérique centrale, c’est la montée du biopouvoir auquel s’est associé partie du pouvoir médical d’Etats inspirés par le modèle de l’hôpital publique, par celui de la prison et de la dictature. Ces Etats désorientés, fort mal conseillé par l’OMS, ignorants, corrompus et épris d’autorité ont fait le choix de surveiller, de tyranniser et de punir en s’alliant à ce biopouvoir. Les médecins impliqués ont oublié tant leurs maîtres du passé, le grand pathologue de la fin du XIXe siècle, Rudolf Virchow disait: « une épidémie est un phénomène social qui comporte quelques aspects médicaux », que leurs cours de médecine de catastrophe. Ils ont transformé une crise sanitaire en une catastrophe économique.

Dès février 2020 élus, médecins faiseurs d’opinion et autorités ont dévoyé notre système de santé; ils ont transformé ce système fondé sur le modèle de la maladie en une coûteuse folie fondée sur un modèle de test de laboratoire guère fiable et guère spécifique. Habitude prise, les coûts de la santé et nos assurances vont certainement grimper indument. Confondant maladie et examen de laboratoire sans conséquence thérapeutique puisqu’il n’y a pas encore de traitement spécifique autorisé contre ce virus franco-chinois, conseillées et corrompues par le biopouvoir, les autorités ont instauré une dictature sanitaire, confiné des bien portants alors que pendant des siècles on a confiné que des malades, empêché les bien-portants de développer une immunité naturelle et transformé une « pandémie » virale genre « bonne » grippe saisonnière en une grave catastrophe économique disséminée dans le monde entier, sauf en Chine.

Les autorités et des médecins faiseurs d’opinion soldés par le biopouvoir ont fait que la santé et les examens para-cliniques deviennent une obsession chez des gens que des médias de masse, des médecins et des élus manipulateurs et menteurs, si ce n’est corrompus, ont intimidés puis paniqués et culpabilisés, que tous les problèmes sociaux, politiques et économiques soient réduits à une contagion à un coronavirus franco-chinois (la très grande majorité de ceux ayant un test positif étant sans aucun symptôme de maladie et la mortalité due à ce Coronavirus, selon le CDC américain, n’étant que de 6% de celle faussement déclarée, qu’il faut traiter en détruisant l’économie de la Nation, que l’Etat providence devienne Etat de surveillance puis dictature, que le  port de masques en tissu ou de protection en plexiglas, le confinement et le couvre-feu deviennent obligatoires alors que se sont des mesures avec guère de fondement scientifique et que le masque diminue la saturation artérielle en oxygène des retraités et des cas à risque, devient un milieu intouchable de culture microbienne et virale et oblige à respirer par la bouche ce qui est néfaste pour l’hygiène de la cavité orale et des dents. Ces mesures et le confinement ont des effets secondaires pervers, mortifères puis désastreux pour une société, ses membres, leur santé mentale, physique et immunologique et  l’économie.

Résultat: l’économie mondiale souffre d’une pandémie mondiale de test PCR, les peuples souffrent d’un crime contre l’humanité à la Nuremberg et, comme une grenade, la vérité finira par exploser à la face des menteurs manipulateurs et de ceux qui les ont cru.

Le bien trop fameux test PCR n’a pas été approuvé à des fins de diagnostic; autrement dit ce test est incapable de diagnostiquer une maladie et ne devrait pas être utilisé comme instrument de diagnostic, du reste c’est ce que son inventeur Kary Mullis (1944-2019) avait souligné. Le CDC des Etats Unis, a rappelé qu’un test PCR positif ne signifie pas qu’une maladie ou une infection au Coronavirus SARS-2 est présente chez une personne. Une maladie infectieuse virale nécessite que le virus pénètre dans les cellules humaines, s’y réplique et provoque des symptômes cliniques. Tant que le virus ne se reproduit pas dans les cellules humaines, il reste inoffensif pour l’hôte, voir même ses contacts.

De plus, il existe bien peu d’informations sur l’efficacité ou l’efficience des systèmes de santé; peu de données sont disponibles sur l’organisation des soins de santé, bien trop peu de comparaisons entre différentes approches en termes de résultats pour les patients et d’utilisation des ressources ont été effectuées. Juste un exemple patent concernant l’augmentation du nombre de personnes âgées et la prolongation de la vie. Le ratio de dépendance (rapport de la population inactive âgée de 65 ans et plus à la population active) est toute proche de 50% dans plusieurs pays d’Europe; pour chaque personne âgée à la retraite, il y a seulement deux personnes dans la population active et très bientôt ce ne sera qu’une seule. La majorité de ces pays vont contre un mur en persistant, contre tout bon sens, à avoir un système de retraites payé par la génération suivante d’actifs, non pas par un capital personnel économisé par chaque futur retraité. Pour les Etats-nations endettés de l’UE, le désastre est programmé.

Pour convaincre le peuple apeuré, des élus et des « scientifiques » ont déformé les données de cette « pandémie » causée par ce virus né voir créé à Wuhan. Ils ont déformé la réalité sanitaire en traitant de « cas » et en dramatisant ces « cas » pour la très grande majorité asymptomatiques, cela au lieu de s’en tenir aux vrais malades, tout particulièrement aux hospitalisés, aux décès hebdomadaires dûment vérifiés et comparés aux années précédentes (tout particulièrement pour les personnes âgées fragiles avec plusieurs pathologies) et à favoriser l’apparition d’une immunité naturelle dans la population; c’est pourquoi les solutions et les mesures imposées sont inadaptées. Pourtant des preuves scientifiques démontrent qu’une majorité de personnes ont déjà quelque immunité contre le Coronavirus SARS-2 en raison de l’immunité des lymphocytes T à réaction croisée contre l’exposition aux virus du rhume (le dit common cold) et de la grippe. Ces lymphocytes T dits à mémoire sont capables de détruire simplement par contact les cellules infectées par un virus et de se souvenir de cet agent infectieux. Depuis janvier 2020, les propagateurs de la deuxième vague ont choisi de freiner l’apparition d’une immunité naturelle dans la population et de faire durer Covid-19, cela sans même être capables d’augmenter la capacité hospitalière de leur pays. Dès mars 2019, tout comme au temps des nazis, la majorité des dirigeants et la population occidentale sont alors entrés dans le grand domaine des post-vérités ou post-truth, où à cause de tant de fake news ou infox, la réalité devient le produit de perception et d’émotions et non plus de faits statistiques et scientifiques établis et vérifiés. Des pseudo-scientifiques et des élus, pour qui l’émotion serait plus rationnelle que la raison, ont pris des décisions pour des raisons émotionnelles, pas rationnelles.

Incapables de résoudre leurs problèmes internes, les gouvernements se sont réfugiés dans l’aventurisme, cette fois sanitaire. Ignorant les expériences chinoises, on a perdu un temps précieux pour se préparer à cette crise, on a pris des mesures d’urgence aux conséquences économiques catastrophiques. Cette Covid-19 est ainsi devenue un mythe et une construction de type complotiste qui ont alors conditionné notre manière de voir les problèmes, de les appréhender et de les résoudre. Parti de la conclusion, on a cherché les éléments qui la corroborent, on a assemblé des faits de telle manière à ce qu’ils correspondent à une mesure prise, on a justifié des interventions autoritaires et/ou coûteuses en vertu de la responsabilité de protéger. Chez les médias, le manque de rigueur, d’éthique et de professionnalisme se sont mis au service de ce complotisme.

Ce mythe hygiéniste complotiste a rapidement abouti à une dictature sanitaire et policière qui progressivement est devenue terroriste puisque, par définition le terrorisme est l’usage ou la menace de l’usage de la force afin d’obtenir un changement politique. La crainte de s’écarter des opinions politiques et pseudo-scientifiques prépondérantes, les préjugés, le paresse de faire des efforts pour ne pas être manipulé, le fait de ne pas être convaincu que la vraie priorité est de se laver les mains, de garder ses distances et d’avoir un paquet de mouchoirs en papier, le refus de voir un problème sous un autre angle, la crainte de dénoncer la corruption, ont été des échappatoires qui ont caché le manque de culture, l’ignorance, l’incompétence, la malhonnêté, la corruption, le manque d’efforts et de curiosité et qui ont réduit un grand nombre de citoyens à la servitude volontaire. Ces dociles moutons apeurés puis paniqués, courent faire la queue pour se soumettre à un test de laboratoire sans aucune conséquence thérapeutique ou diagnostique. De plus malgré son coût, ce test virologique PCR est guère spécifique et fiable pour ce Coronavirus SARS-2, bien spécifique lui, et la moyenne d’âge des décès associés à ce virus chinois est de 84 ans en Suisse; Comme pour la grippe, la quasi totalité des décès sont des vieillards au bord de la vie. Les comorbidités et le syndrome gériatrique de fragilité représentent un risque important, tout comme pour la grippe saisonnière.

Lorsque la santé est une obsession chez des gens que des médias et des élus manipulateurs, menteurs et épris de pouvoir ont intimidés puis paniqués, que tous les problèmes sociaux, politiques et économiques sont réduits à une contagion et une « infection » (la très grande majorité sans symptômes de maladie) qu’il faut traiter en détruisant l’économie de la Nation, que l’Etat providence devient Etat de surveillance, que port de masques, confinement et couvre-feu deviennent obligatoires, les effets secondaires sont pervers. A piétiner la plus fondamentale de nos valeurs occidentales, la liberté. on a tué la vérité. Depuis février 2020, l’oxygène de la liberté s’est  raréfié en Europe

Jamais auparavant, des médecins exhibitionnistes épris de reality shows, et ayant guère plus d’informations que le commun des mortels, ne s’étaient introduits en force, chaque jour dans les foyers de leurs concitoyens, pour annoncer à la TV et dans les médias de masse, non pas le nombre des morts comparé à la mortalité hebdomadaire habituelle du pays et le nombre de malades hospitalisés de la journée mais le nombre de « cas » avec un test positif à des particules moléculaires virales plus ou moins récentes puisqu’on ne teste que des traces de débris d’un virus qui mute sans cesse. La très grande majorité des patients ainsi testés positifs sont en bonne santé puisque sans aucun symptômes de maladie. De plus ces médecins en képi et des élus sans talent ont gonflé le nombre de décès dus à ce Coronavirus SARS-2 bien spécifique en cachant que la détermination de la cause de tout décès est un processus inexact et ouvre souvent à interprétation, même avec une autopsie complète à plusieurs milliers de francs. En Italie et ailleurs, lors de la panique du Covid-19, les autopsies ont même été interdites, sur conseil de la Chine et de l’OMS! Même dans les cas où la cause du décès est claire, par exemple un infarctus du myocarde, lors d’autopsie des études ont montré que les certificats de décès attribuent fréquemment la cause à tort. C’est particulièrement un problème pour les maladies chroniques, pour les patients avec comorbidités et lors de panique collective. Les aberrations les pires de soit-disants experts que j’ai entendues, à la TV, subventionnée bien sûr, sont: « des personnes malades du coronavirus mais sans symptômes » et « des patients en fin de vie dans un hospice sont morts du Coronavirus ».

Autre désastre récent que j’ai vécu pendant quatre mois en Amérique centrale, le confinement. Toute personne en bonne santé confinée des mois pour Covid-19 est une personne stressée pendant des mois. Cette personne subit des effets patho-physiologiques indésirables (principalement dans son axe hypophyso-surrénalien et son système immunitaire) mais aussi des effets cardiocirculatoires et des effets cliniquement significatifs sur sa prise de décision, sa résolution de problèmes, sa vigilance, son interférence sociale, ses capacités perceptives, motrices et cognitives, son équilibre économique et son alimentation. Lors de confinement de plusieurs mois, le stress qui est une caractéristique normale de notre interaction avec un environnement devenu hypochondriaque, illogique et autoritaire, devient détresse; ce stress prolongé submerge nos mécanismes de régulation physiologiques et psychologiques. Un tel confinement pendant des mois de personnes auparavant en bonne santé est nocif et mortifère. Des recherches expérimentales récentes suggèrent qu’un stress prolongé peut même affecter le taux de vieillissement, tel que mesuré par le raccourcissement télomérique de nos gènes au cours des cycles successifs de réplication cellulaire.

Il n’y a pas besoin d’avoir une formation universitaire pour se rendre comte que les mesures contre la Covid-19 sont à la fois maladroites, peu professionnelles, amateurs au possible, tâtonnantes, contradictoires, déraisonnables et surtout bien différentes entre nations, cantons, villes… ce qui prouve qu’elles ne sont pas fondées sur des travaux scientifiques, mais sur l’émotion, la conspiration, le complotisme, l’incompétence et la corruption.

Cette pandémie nous a durement éprouvé mon épouse et moi-même, mon épouse a bien failli y laisser la peau. Je ne porte dans mon cœur ni cette  pandémie, ni les Chinois responsables de ce méchant Coronavirus franco-chinois, ni l’incompétence de l’OMS et de son directeur, ce licencié communiste en philosophe corrompu à la solde des Chinois et d’oligarques comme Soros et Bill Gates, ni nos autorités et leurs experts dont tant sont des faiseurs d’opinion soldé par le biopouvoir et/ou des médiocres épris de pouvoir. Mais cette pandémie a quand même quelques mérites: écologiques, mise en faillite de restaurants, de commerces, de bastringues culturelles, de structures touristiques et sportives « professionnelles » avec guère de qualité et qui vivotaient sans succès ni bonne qualité avant cette pandémie et cette catastrophe économique créée de toute pièce. Cette pandémie a ridiculisé le gouvernement endetté, insuffisamment préparé pour affronter une telle catastrophe pourtant prévue depuis la grippe « espagnole » de 1918 et manifestement bien dépassé.

Trois des premiers objectifs des bureaucrates est de transformer notre système de santé en une industrie de la maladie, de gagner en pouvoir, de booster leur carrière et de nous administrer un « vaccin », mieux dit un booster thérapeutique génique. Comme l’avait dit Voltaire, « Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion. » En Suisse, les assurances maladie-accident et les politiciens qui oeuvrent pour leur lobby semblent seulement intéressés à augmenter leur chiffre d’affaires, à avoir de luxueux bureaux et à augmenter le salaire de leurs dirigeants, donc pas à diminuer les frais de santé et les primes d’assurance de la classe moyenne. Elles ont des médecins-conseil qui font guère d’effort pour restreindre le remboursement des examens para-cliniques sans conséquence thérapeutique et superflus, les never events et les traitements à la relation coût-bénéfice insuffisante.

Aucun patient ne m’a jamais dit: «Je veux vivre pour toujours». Pourtant notre système de santé est conçu comme si tout le monde voulait vivre pour toujours.

L’équité et la solidarité inter-générationnelles et intra-générationnelles sont un fondement important de nos sociétés occidentales. Un des effets pervers de l’introduction de l’assurance maladie-accident obligatoire, laquelle comme toute assurance répartit les risques sur les autres, est d’avoir ébranlé ce fondement et mise en place des systèmes occidentaux de sécurité sociale dispendieux et liant la vieillesse à l’âge de 65 ans, voir même moins chez nos voisins français.

Les perspectives, les objectifs et les valeurs des patients et de leurs familles devraient être les principaux facteurs de la prise de toute décision médicale. Déterminer les préférences des patients, lesquelles sont connues pour varier beaucoup entre les patients âgés et entre les patients souffrant de multiples problèmes de santé, devrait se faire dès le début de toute prise en charge et souvent. Contrairement au stéréotype traditionnel, en vieillissant les personnes âgées deviennent plus hétérogènes, pas plus semblables, et comprendre ce processus est l’un des principaux défis de la médecine gériatrique. Malheureusement la formation clinique des médecins a lieu principalement dans les établissements de soins aigus et de nombreux cliniciens sont peu ou pas exposés à d’autres contextes de soins tels que les personnes âgées, les enfants, les soins post-aigus et les services à domicile.

Des soins d’excellente qualité doivent être définis comme des soins qui permettent aux gens d’atteindre leurs objectifs à eux, même si leur hémoglobine A-1C (Hb glyquée), leur cholestérol, etc, ne sont pas précisément au niveau où leurs bons médecins voudraient qu’ils soient. Cela nécessite un changement de mentalité: de soins dirigés par les objectifs du prestataire à des soins dirigés par les objectifs du patient et donc des soins centrés sur le patient. Le vrai problème des mauvais qu’ils soient médecins, soignants, militaires ou élus c’est le mépris des leurs. Les patients demandent d’être pris au sérieux, de ne pas être méprisés, d’être reconnus comme l’interlocuteur central dans le dialogue entre le patient et le médecin. Ne choisissez pas d’investigations et ne concevez pas de traitement pour moi, concevez mon traitement avec moi, désirent la majorité des patients. Les soins centrés sur le patient exigent que la prise de décision clinique s’inscrive dans le contexte des préférences et des objectifs individuels du patient. Toutes les décisions doivent être partagées entre les cliniciens et leurs patients. Les cliniciens apportent leur expertise en matière d’information médicale et les patients apportent une expertise en eux-mêmes et en ce qui est important pour eux et leur famille. Une décision partagée porte moins sur la fourniture d’informations que sur un entretien entre deux experts, le médecin et le patient. La nouvelle génération des médecins soumis au biopouvoir ont bien de la peine à écouter les patients et à reconnaître l’importance d’incorporer les objectifs de résultats des patients et des familles en tant que moteurs de la prise de décision médicale.

Les procédures qui mettent d’avantage l’accent sur le contrôle des maladies que sur la qualité de vie n’aident pas les gens à vivre plus longtemps. Ils causent plus de souffrance; les patients ressentent plus de douleurs, plus d’anxiété, souffrent de plus d’examens et de soins inutiles et de plus d’hospitalisations. Par contre lorsque les soins correspondent aux priorités du patient, les gens se sentent plus en contrôle, ils ressentent moins d’anxiété, de douleurs et de dépression et passent plus de temps à la maison et en famille. Ces patients vivent souvent plus longtemps et surtout mieux.

La valeur d’un examen para-clinique est mieux déterminée en considérant si le test est précis, le trouble cible est dangereux s’il n’est pas diagnostiqué, le test présente des risques acceptables et surtout un traitement efficace existe. Il est totalement absurde de dépenser de l’argent pour faire un examen paraclinique sans conséquence thérapeutique. Tous ces critères sont pertinents, tout particulièrement pour les patients âgés qui ont souvent de multiples problèmes de santé et une espérance de vie limitée, ce qui modifie à la fois la précision et la valeur des examens para-cliniques. En outre, vu que plus les patients sont âgés plus ils donnent de l’importance aux résultats autres que la mortalité, même un bon test diagnostique peut ne pas convenir à un patient particulier.

Lorsque la formation des médecins et des soignants se concentre uniquement sur la guérison d’une maladie et/ou les valeurs d’examens de laboratoire et autres investigations, la gestion des symptômes ne reçoit pas suffisamment d’attention, de conseils éducatifs et de formation. Tous les médecins et le personnel infirmier ont besoin d’une bien meilleure expertise en gestion des symptômes, car de nombreux symptômes de maladies chroniques comme douleur, inflammation,  nausée, fatigue, vertige, épuisement, dépression, anxiété, dyspnée, stress, détresse, insomnie, constipation et autres symptômes dureront jusqu’à ce que le patient décède.

A ses symptômes cliniques s’ajoutent les conditions les plus couramment considérées comme des syndromes gériatriques soit la fragilité, les escarres, l’incontinence, les chutes, les troubles du sommeil, les problèmes de marche, le délire, la malnutrition, les étourdissements, la syncope, les vertiges, les chutes, la négligence de soi et la maltraitance des personnes âgées. Au vu des principaux changements physiologiques qui surviennent avec le vieillissement, il est très utile de considérer ces syndromes gériatriques comme une manifestation de différentes combinaisons des phénotypes de vieillissement et que médecins et soignants les connaissent beaucoup mieux. Par exemple, la prévalence du syndrome gériatrique de fragilité augmente avec l’âge. Pour les personnes âgée vivant chez elles, la prévalence  est de 15,7 % chez les 80 à 84 ans et de 26,1 % chez les 85 ans et plus. Dans les hôpitaux aigus et les EMS cette prévalence est plus élevée. La Covid-19 en Suisse a tué des personnes de 84 ans en moyenne, soit surtout des personnes âgées souffrant de plusieurs maladies et de ce syndrome de fragilité, soit les oldest old, les très âgés parmi nos aînés.

La littérature médicale et les études démontrent qu’il est important de concevoir des systèmes qui peuvent soutenir la capacité de traiter les personnes, en particulier les personnes âgées, à la maison et dans la communauté et de les garder autant que possible hors de l’hôpital et des services d’urgence. La Suède où la durée moyenne d’hospitalisation dans les EMS est d’un peu moins que quatre mois est un exemple de société ayant des soins à domicile efficients. La planification et les systèmes de soins de fin de vie qui répondent aux souhaits du patient et de la famille peuvent aider les gens à éviter des soins invasifs ou agressifs indésirables et des souffrances et générer des économies substantielles. Fournir un accès aux soins palliatifs et apporter des soins à domicile qui permettent aux personnes âgées de vieillir sur place, de diriger leur propre plan de soins et de vivre leurs derniers jours au lieu de leur choix est l’une des formes les plus élevées de soins centrés sur la personne.

Les médecins-conseil des assurances doivent être choisis parmi les meilleurs spécialistes. Ils doivent avoir l’autorité pour refuser que l’assurance paie n’importe quoi à n’importe quel prix, par exemple une prothèse d’un genou à 65 000 CHF ou que pour l’opération d’un patient privé hospitalisé l’assurance de base paie un petit tiers et la complémentaire privée les gros deux tiers de la facture, ce qui ne correspond souvent pas aux prestations supplémentaires et honoraires qu’a eu le patient hospitalisé en privé. Nos assurances santé ne devraient plus payer pour le groupe de complications appelées never events soit les évènements ou incidents critiques qui ne devraient jamais arriver en milieu hospitalier, tels que ces quelques exemples: rétention de corps étrangers après une intervention chirurgicale, transfusion de produits sanguins incompatibles, infection des voies urinaires associées à une sonde vésicale, escarres de gravité 3 et 4, chirurgie sur site erroné ou sur faux patient, insémination artificielle avec le mauvais sperme ou ovule de donneur, chute compliquée de dislocation, de fracture ou de traumatisme crânien, brûlure, choc électrique, embolie gazeuse, voir l’intubation oesophagienne.

Trente à quarante pour cent de ce qui est fait à l’hôpital pourrait être fait à domicile et en cabinet médical, cela pour une fraction du coût. On fait donc de grandes économies lorsque les soins sont dispensés à domicile et aux cabinets de consultations des médecins libres-praticiens. Par exemple, il est possible de prendre en charge trois personnes à domicile pour le même coût que de garder une personne hospitalisée dans un EMS. Les hôpitaux aigus devraient être le lieu de dernier recours. Nous devons voir l’hôpital de l’avenir comme une grande unité de soins d’un niveau élevé, bien au-dessus de la moyenne, soins qui font l’objet de gros efforts, d’entraînement intensif et hôpital qui propose des procédures de haute technologie. Tous les autres soins devraient être fournis en dehors de cet efficient mais très coûteux milieu hospitalier mais pas que pendant les heures de bureau de fonctionnaires. Aux médecins libre-praticiens de faire cet effort en s’organisant mieux en dehors de ces heures de bureau.

Une panthère grise

Sage de son expérience

Dominique Schwander

retraité

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patphil

à commencer par l’AME chère à jospin qui soigne gratos les étrangers en laissant les travailleurs pauvres sans mutuelle qui doivent débourser 1€ par visite chez le médecin et 1/2€ par boite de médicament ou par séance de kiné (merci sarko)

Michel

Partagez et diffusez ce lien pour vos députés et sénateurs. Nous devons porter plainte et accuser officiellement les criminels qui se sont imposés, macrosaure le merdeux et son gouvernement de pourris. Les élus qui ne répondront pas seront accusés aussi. Voici le lien : https://www.dreuz.info/2020/12/03/plainte-penale-pour-genocide-des-francais-contre-macron-ses-ministres-et-son-administration/

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