N’oublions jamais que Valls voulait financer les mosquées avec nos sous

Publié le 16 octobre 2017 - par - 13 commentaires - 607 vues
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6 juillet 2012, Manuel Valls, alors  ministre de l’Intérieur, inaugure la Grande mosquée de Cergy acquise aux Frères Musulmans (preuves dans l’enquête Mosquées Radicales, éditions DMM, 2016)

Alors que Manuel Valls se targue d’être une sentinelle de la laïcité et intransigeant avec les islamistes, pour mieux dénoncer La France Insoumise, ce document présente l’enquête Ces maires qui courtisent l’islamism(Tatamis, réédition 2015) où il est rappelé que l’ancien Premier ministre a inauguré la mosquée de Cergy dirigée par des imams bienveillants avec les Frères musulmans. De plus, dans son livre d’entretien, La laïcité en Face,  paru en 2005, il plaidait pour un financement public des mosquées :

Le 2 décembre 2003, Libération titrait « Valls (PS) pour un financement public des mosquées [1]», en commentant la tribune de celui qui n’était encore que maire d’Évry, publiée par l’hebdomadaire Marianne dans lequel il estimait qu’il faut «faire évoluer la loi de 1905 afin de permettre la construction des lieux de culte à travers un financement transparent, et par conséquent public». Une telle évolution permettrait d’empêcher «les financements et les moyens de contrôle de l’étranger».

Lors de la sortie de son livre Les Habits neufs de la gauche (Robert Laffont, 2009), Manuel Valls donnait une interview au Nouvel Observateur, réalisée par Jean-Gabriel Fredet. En voici un extrait :

« Nouvel  Observateur. – Comme outil d’égalité, vous proposez un pacte d’intégration…

M. Valls. – L’intégration est un terme désuet (…) Le modèle républicain n’a pas réussi à donner une représentativité aux communautés qui font notre diversité. En revanche, il a résisté aux tenants du voile, qui refusaient l’égalité devant la loi et le principe de laïcité. Je souhaite une évolution de la loi de séparation de 1905 pour qu’un peu d’argent public aille à la construction de mosquées. » 

Déjà, dans son livre d’entretiens avec Virginie Malabard, La laïcité en face (Desclée de Brouwer, 2005), l’ancien Premier ministre demandait une révision de la loi de 1905 pour permettre de financer les mosquées, il y revient de manière réfléchie sur plusieurs pages :

« On ne peut vouloir un islam en France et permettre l’influence de pays étrangers dont les flux financiers relativement importants convergent vers l’Europe. Dans le contexte d’aujourd’hui, nous aurions plutôt intérêt à favoriser un financement public, géré dans la plus grande transparence, qui contribuerait à cet islam de France diffusé par des imams Français » (p.120).

Pour Valls, il s’agit d’un « rattrapage » car l’islam aurait trop de retard par rapport à l’implantation du christianisme en France. Un relativisme à la mode destiné à ménager l’électorat musulman, qui ne laisserait aucune légitimité supérieure à 1500 ans d’identité chrétienne :

« -Virginie Malabard : Financer les cultes, n’est-ce pas cependant conforter ceux qui revendiquent un statut d’exception au motif que l’islam est davantage qu’un culte ? 

– Manuel Valls : On peut tout faire dire à un financement public des cultes ! Il est évident que, dans mon esprit, il faut réparer une inégalité de traitement par rapport à une situation nouvelle que représente l’implantation de l’islam. Inscrire ce financement dans une volonté de rattrapage, pourquoi pas sous la forme d’un moratoire (…) il faut remédier à une situation de crise car on ne peut pas ignorer l’émergence des religions des populations issues de l’immigration extra-européenne. » p.121

Le manque de mosquées en France est donc une « situation de crise ». Nos impôts doivent y remédier. Inquiétant raisonnement.

Manuel Valls rappelle que c’est son lointain prédécesseur, le ministre de l’Intérieur socialiste Philippe Marchand (juillet 1990 – janvier 1991), qui lança l’idée de financer les mosquées :

« Déjà le rapport Marchand, en 1990, préconisait un financement public des cultes. Je pense qu’il peut asseoir cet islam de France. J’assume donc pleinement cette idée d’une participation de l’État dans l’organisation de l’islam en France et je souhaite qu’il aille jusqu’au bout » p.124

[1] http://www.liberation.fr/politiques/2003/12/02/valls-ps-pour-un-financement-public-des-mosquees_453880

Joachim Veliocas

http://islamisation.fr/2017/10/13/valls-denonce-lislamogauchisme-lui-qui-veut-financer-les-mosquees-par-largent-public/

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Notifiez de
ernest

Si la France veut se sauver, il faut interdire le coran (bine pire que Mein Kampf), fermer toutes les mosquées, interdire les prière dans les rues. Ceux qui ne sont pas d’accord s’en vont. Point final

dufaitrez

Valls est malade de son départ, de son “élection” au millimètre… à Evry.
Il devient anti muzz… et se laisse pousser la barbe !!! Douteux…
Un infiltré de plus… Dans 10 ans, il sera Grand Mufti !

Gérard

Puis-je me permettre de dire que, pour moi, les mahométans n’ont rien à foutre en France ?

Fifi

“Minarets de 36 mètres, 5 500 m2… le chantier de la mosquée de Strasbourg débute”
https://www.valeursactuelles.com/societe/minarets-de-36-metres-5-500-m2-le-chantier-de-la-mosquee-de-strasbourg-debute-89751
“Une fédération islamiste turque va construire une des plus grandes mosquées d’Europe. Cette fédération radicale est donc sur l’étroite supervision du gouvernement islamiste turc dirigé d’une main de fer par Recep Tayyip Erdogan à qui l’on doit la fameuse déclaration “les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques , les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats ». Le président turc appelait le monde musulman à « se mobiliser contre l’Europe », des menaces d’attaques armées à peine voilées !

Martine

Non seulement l’Etat français ne doit pas financer les mosquées mais doit fermer celles qui sont salafistes et surveiller les autres et refuser la construction de tout nouvel édifice musulman.

Fifi

Mosquées: comment les élus contournent la loi de 1905
La Séparation des Églises et de l’État: un mirage juridique
Bien que la loi de Séparation des Églises et de l’État prévoie expressément que la République ne salarie ni ne subventionne aucun culte, ce principe connaît de nombreuses dérogations.
Lorsque les élus sont directement concernés par l’implantation de nouveaux lieux de culte EN PARTICULIER lorsqu’il est question de l’ISLAM, le souci de neutralité s’efface au profit d’un volontarisme municipal évident. Sur 190 lieux de culte musulmans en chantier on constate que 114 projets ont été rendus possible grâce à la cession d’un terrain municipal. La suite http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/03/20/31001-20150320ARTFIG00447-mosquees-comment-les-elus-contournent-la-loi-de-1905.php

Maxwell

Question:
Un maire peut-il refuser (comme apparemment il l’autorise par arrêté municipal) l’installation d’un établissement religieux sur sa commune ? Si oui le peut- il préventivement ?

Fifi

https://actionsita.files.wordpress.com/2010/09/lieu-culte11.pdf
Le maire peut-il refuser un projet d’édifice cultuel pour des motifs d’urbanisme ?
L’édification d’un lieu de culte peut être empêchée pour des motifs liés à l’application des règles en vigueur, notamment des règles en matière
d’urbanisme et de construction des édifices recevant du public. Selon la circulaire précitée (cf. question 38), « le non-respect de la destination d’un
terrain classé, l’insuffisance de places de parking ou le non-respect de la hauteur plafond sont autant de cas dans lesquels le permis de construire
peut être refusé à bon droit ».

Fifi

(suite) Attention
Le juge administratif veille à ce que le droit de l’urbanisme ne soit pas détourné de son objet pour empêcher la construction d’un édifice du culte
et le juge judiciaire qualifie de voie de fait l’utilisation inappropriée par une autorité municipale de son droit de préemption pour empêcher
l’édification d’un lieu de culte (CA Rouen, 23 février 1994, JurisData 1994-041839).
Donc ça ne peut pas se faire que pour des motifs précis. En revanche, les Maires, en général, font tout pour aider à la construction de mosquées, ils sont en général (pas tous), très zélés pour aider la propagation de mosquées dans leur commune.

Fifi

(suite 2) La commune peut-elle conclure un BEA (Bail emphytéotique administratif) pour l’édification d’un lieu de culte ?
Oui. En principe les personnes publiques ne doivent pas participer à la construction d’immeubles destinés au culte en raison de la loi de 1905.
Cette pratique s’est néanmoins développée sous la forme d’un BEA permettant alors de faire construire par une association cultuelle sur un terrain spécialement réservé, un lieu de culte dont les communes deviendront propriétaires à l’expiration du bail, avec application du régime de la domanialité. Le loyer d’un BEA cultuel est-il libre ? Non, comme l’ont rappelé les juges administratifs à au moins deux reprises cette année. A Marseille, le BEA de 99 ans pour un loyer symbolique de 300 euros par an établi entre la mairie et…

Fifi

(suite 3) l’association « La mosquée de Marseille » a été déféré devant le tribunal administratif (TA) qui a estimé que « ledit bail emphytéotique administratif litigieux doit être regardé comme accordant une subvention à l’association cultuelle ». Pour requalifier ce bail en subvention, le juge s’est fondé sur l’insuffisance de ce loyer (TA Marseille, 17 avril 2007, n° 0605998).
De même, le bail à 1 euro symbolique concédé par la ville de Montreuil à la future mosquée a été censuré par le TA. La délibération du conseil
municipal du 25 septembre 2003 a été annulée car le montant de la redevance était assimilable à l’octroi d’une subvention (TA Cergy-Pontoise, 12 juin 2007 n° 0306171).

Fifi

(suite 4) En fait, le BEA sert à contourner cette loi de 1905: La vente ou la location d’un terrain à un prix très inférieur à sa valeur réelle sont-ils constitutifs d’une subvention déguisée à un culte ? (et c’est ce que de nombreux Maires font pour aider à la construction de mosquées, en contournant la loi de 1905, ils font ça que lorsque ça concerne l’islam, c’est pour ça que je disait qu’ils aident carrément cela, sinon, ces constructions ne se feraient pas aussi facilement…) Oui. Certaines communes tentent de contourner la prohibition des subventions sous l’apparence de contrats ordinaires de location à prix dérisoire ou de contrats de vente à prix réduit. Or, une mise à disposition gratuite ou moyennant un loyer dérisoire est contraire à l’interdiction de subventionner les cultes.

Maxwell

Merci Fifi pour cette réponse fournie. Je me doutais que ça n’était pas si simple.

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