Nouméa : quand le parquet s’en prend aux policiers

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La justice sous les ordres de Taubira, ministre à la voix de crécelle, aux poèmes de mirliton, et à la mentalité de fée Carabosse, vient de faire parler d’elle à Nouméa.
Quand ce n’est pas l’assassin d’un policier qui est remis en liberté par la chambre de l’instruction à Evry parce que le juge a oublié le dossier sous une pile, quand ce n’est pas « la veuve noire de l’Isère » qui goûte à l’air libre parce qu’un juge n’a pas respecté « le délai raisonnable » entre le premier procès et celui en appel, quand ce n’est pas un type comme Charles Pieri de la mafia nationaliste corse qui est lâché dans la nature par erreur, ce sont des policiers nouméens qui sont arrêtés et mis en garde en garde à vue pour avoir stoppé le délire violent d’un alcoolique armé d’un sabre d’abattis (plus connu, en Nouvelle-Calédonie sous le nom de sabre d’abruti).
 
Les faits.
Trois policiers, légèrement hors de leur zone, sont passés manger au McDo de Koutio, dans la banlieue de Nouméa. Là, un forcené armé d’un sabre d’abattis menace les clients. Les trois policiers utilisent leurs bombes à lacrymogène pour le maîtriser, saisissent son arme et remettent l’individu à un membre de sa famille présent au McDo.
Ils repartent très vite car ils doivent intervenir sur un accident corporel de la circulation.
Quelques minutes plus tard -un des principaux casernements de la gendarmerie est à cinq minutes du fast food– les gendarmes interviennent.
L’ivrogne est toujours là. Ils l’interpellent. En garde à vue, il leur explique qu’il a été aspergé de gaz lacrymogène. Les gendarmes prennent contact avec le parquet. Le magistrat de permanence demande aussitôt que les trois policiers soient entendus. Ils sont placés à leur tour en garde à vue pour 48 heures. Puis présentés au parquet pour être inculpés. Le magistrat leur reproche « des violences par personne dépositaire de l’autorité » sans s’être ensuite souciés de l’état de santé de l’alcoolo, d’avoir « soustrait frauduleusement un objet pouvant servir à la manifestation de la vérité » (le sabre d’abruti), « faux et usage de faux » parce que leur rapport de l’événement ne serait pas conforme à la réalité alors que les témoins de la scène et « la victime » (l’ivrogne) corroborent les dires des policiers. Il faut noter que l’homme « gazé » n’a pas porté plainte.
Le magistrat du parquet demandait en sus que les trois policiers ne puissent plus exercer jusqu’à leur procès en correctionnel fixé au 20 octobre. Là, c’était trop, le juge d’application des peines n’a pas suivi.
Depuis, ambiance « mur des cons » entre les policiers nouméens et le magistrat (la main invisible de la pétroleuse guyanaise) qui a lancé l’affaire.
Selon les policiers, ce magistrat ne laisse rien passer lorsque des représentants de la force publique pourraient être impliqués.
« La seule question qu’il convient de poser, dit un magistrat qui reconnaît ne pas être au courant du dossier, c’est de savoir si les policiers ont le droit de tout faire. »
Conseil aux policiers : la prochaine fois, sortez discrètement et laissez le fou furieux découper quelques innocents.
Ou mieux, évitez le McDo, prenez un casse-croûte dans votre bagnole et ignorez les sacs à bière qui errent dans Nouméa quand ils ne s’endorment pas sur la chaussée.
Avec une justice comme celle que nous voyons à l’œuvre sur le territoire français (la Nouvelle-Calédonie en fait encore partie), on s’étonne que dans l’affaire du Thalys, les passagers américains et anglais qui ont neutralisé la racaille musulmane n’aient pas été poursuivis pour « coups et blessures » (après tout, ils ont osé frapper le terroriste et l’ont ligoté), pour avoir gêné les autres voyageurs en faisant du tapage, pour être passés de la 1ère classe à la seconde (le wifi ne fonctionnait pas en première).
 
Marcus Graven

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10 Commentaires

  1. bonsoir à tous,
    Je suis tout à fait d’accord avec ce que dit DANNY, les policers n’ont pas fait ou n’ont pas fini leur travail….sachant de surcroit qu’ils etaient hors zone de compétence, ils pouvaient tout à fait interpeller le fou furieux (comme tout individu d’ailleurs, puisque la loi prévoit que toute personne est habilitée a interpeller l’auteur d’un crime ou d’un delit et de le conduire devant l’OPJ compétent) et justement c’est ce qu’ils n’ont PAS fait…et il y avait les Gendarmes à coté. Et que se serait il passé si cette energumene avait massacré les personnes à qui il a été remis….non vraiment, tout ça pour ne pas laisser refroidir leur macdo…
    Apres qu’un procureur teigneux veuille se faire un flic, ça c’est un grand classique….c’est plus facile pour eux, tout est ficelé d’avance…
    N’empeche les flics n’ont pas fait leur boulot….et je suis flic !!

    • visiblement tu n’as pas lu l’article qui décrit le cadre dans lequel ce sont produits les faits.
      Hors zone : c’est vrai !
      Individu maîtrisé et entravé.
      L’arme conservée par les policiers.
      Ils ont reçu instructions de se rendre sur les lieux d’un accident.
      Après l’intervention, autrement dit, une fois le gars neutralisé, il était même entravé, les policiers ont été appelés pour un accident dans leur secteur de compétence. Il n’est pas difficile de comprendre que matériellement ils ne pouvaient pas remettre en main propre le gugusse aux gendarmes.
      Moi je suis calédonien et je connais les lieux. Le temps que les gendarmes arrivent et que les policiers se rendent sur les lieux de l’accident, cela n’auraient pu que compliquer les choses. Il fallait bien prioritairement se rendre sur place pour secourir et sécuriser les lieux de cet accident pour éviter un autre drame, genre, une voiture qui vienne s’encastrer dans les véhicules déjà impliqués, ça c’est déjà vu.
      C’est quand même pas compliqué à comprendre.
      Par la suite, les policiers avaient tout loisirs d’expliquer aux gendarmes les raisons de leur intervention au Mc Do.
      Je rappelle dans ma réponse à Danny que 3 semaines auparavant les gendarmes de cet brigade ont commis bien pire en laissant repartir un mec bourré au volant de sa voiture. Résultat : il s’est encastrer dans un camion et il est décédé. Ce n’est pas pour autant que les gendarmes se sont retrouvés en GAV et ont fait l’objet d’une suspension.
      Il est vrai que dans ce laps de temps le procureur de la république est arrivé au terme de son séjour et que son remplaçant n’est toujours pas là…Ceci expliquant peut être cela.

  2. Pour compléter mon message précédent, je tiens à préciser que je n’aime pas Taubira plus que vous, mais que celle-ci n’a rien à voir dans l’affaire que vous avez évoqué.
    Pour répondre à @ Jo Hermilad, qui ne semble avoir aucune compétence en matière judiciaire.
    Non les policiers en cause n’ont pas fait leur boulot de flic.
    Ce ne sont pas des citoyens lambdas.
    Lorsqu’ils interviennent sur un délit, ils doivent acter leur action par une procédure judiciaire.
    Un forcené armé d’un sabre est un danger pour la population qui doit être livré à la justice.
    Au départ, les policiers ont agi correctement, puis par paresse n’ont pas fait le nécessaire pour remettre l’individu à un OPJ afin qu’il soit placé en garde à vue puis présenté à un magistrat. Et non pas remis à un tiers.
    Pourquoi ? Ils n’ont pas voulu rédiger une procédure d’arrestation.
    Ces policiers ont commis par ce fait le délit de prévarication ce qui leur a valu de se retrouver en garde à vue.
    Quand à votre charge contre la Gendarmerie, sachez cher monsieur, que les gendarmes n’ont pas mis les policiers en garde à vue de leur propre initiative mais sur instruction du parquet, instruction à laquelle il ne peuvent s’opposer sous peine de sanction.
    Dans votre article, vous laissez entendre que les policiers ont été mis en garde à vue à cause de leur intervention. Ce qui est totalement inexact comme je viens de le développer.
    Je suis lecteur assidu de votre site, mais je trouve dommageable que vous induisiez en erreur les lecteurs, par manque de connaissance juridique.

    • Bien! la leçon de morale juridique. On connaît la musique. Quand çà cafouille sur le plan politique ou symbolique (important la symbolique dans une société qui n’est jamais faite que de la bonne compréhension de textes incompréhensible au citoyen lambda! ) , on se réfugie derrière le « droit » ou la « loi ». C’est pourtant un président français qui a un jour inventé le principe de « la force injuste de la Loi ». En Calédonie il y a plusieurs droits et plusieurs lois. . »Droit » de vote pour certains mais par pour les autres. Droit pour « certains » de relâcher un mec bourré qui va aussitôt s’encastrer – mort !- dans un camion de rouleur qui, lui, a le « droit » de bloquer la circulation des citoyens sans être emmerdé ni par la police ni par la gendarmerie, ni par la justice. ; droit pour les mêmes de mettre leurs collègues flics en GAD parce qu’ils auraient manqué à un détail de procédure ou commis un affreux délit de « prévarication ». Il y a vraiment de l’avenir en kaledonaky française.

  3. Encore un très bon article sur notre justice. Nous marchons chaque jour un peu plus sur la tête et il devient de plus en plus inquiétant de constater cette inversion des valeurs à tous les niveaux de notre société.
    En conclusion, une justice à la botte des voyous

  4. Je crois que vous avez mal saisi le manque de professionnalisme de ces policiers.
    Lorsqu’ils ont neutralisé le forcené armé, ils avaient obligation de le remettre à un OPJ territorialement compétent et rédiger un PV d’arrestation sur les faits avec saisie du sabre de brousse.
    Ils ne se sont pas trop cassé la tête et remis la personne à un membre de sa famille. Ainsi, ils ont évité la paperasse.
    En fait, c’est cela qui est reproché aux policiers, à savoir de ne pas avoir fait leur métier pour lequel ils sont formés.

    • Le seul reproche à leur faire est de s’être rendu au Mc Do qui se trouve dans la zone Gendarmerie de la commune de Dumbéa, alors qu’ils auraient pu aussi bien rester dans la commune de Nouméa et se rendre au Quick de Ducos ou au Mc Do su centre ville.
      Pour le reste, ils sont intervenus tout à fait légitimement comme le commandait la situation. Dans l’urgence d’une demande d’intervention concomitante, ils n’avaient pas le temps matériel de le remettre eux même aux gendarmes, encore moins le sabre d’abattis qu’ils ont dû conserver avec eux.
      Il faut également savoir qu’en Calédonie, la police intervient en respectant les règles de l’Etat, mais il y a également le contexte local qui joue et permet le règlement d’une situation à l’océanienne. Pour preuve, l’énergumène au sabre n’a pas déposé plainte.
      Les gendarmes qui pour la plupart sont métropolitains ont coutume d’agir dans un cadre hexagonal avec des procédures strictes.
      Ce qui ne les empêchent pas de commettre aussi des bévues.
      Il y a 3 semaines de cela ils ont laissés repartir un conducteur ivre qui avait été interpellé par la police municipale de Dumbéa et conduit à la brigade de la même commune. Résultat, le gars a poursuivi sa route et fini dans un camion. Il est décédé, mais les gendarmes ne se sont pas retrouvés pour autant en garde à vue ni menacé de suspension.
      — signé un retraité calédonien de la police nationale —

  5. Concernant l’attentat islamique du thalys perpétré par une très croyante racaille musulmane, soyons persuadés que si les héros avaient été de nationalité francaise, ils n’auraient pas reçu de médaille mais qu’ils auraient plutôt trouvé le vivre et le couvert payés par nos impôts.
    Agonis bien évidemment par tous les crasseux bien pensants.

  6. La riposte des policiers a été disproportionnée, tout le monde sait qu’un simple sabre est moins dangereux qu’un gros jet de lacrymogène. Ben voyons.
    Personnellement, je marche sur le parquet mais je m’étonne que des gendarmes mettent en cause des policiers.

  7. Les policiers calédoniens ont simplement fait leur boulot de flic. Mieux que çà? ils ont fait un acte de civisme et de citoyenneté en évitant probablement qu’un passant soit grièvement blessé, ou pire, par l’abruti- alcoolique au sabre.
    Mais un acte de civisme venant d’un calédonien, surtout d’un flic, est inimaginable pour les esprits frappés qui nous gouvernent, pour lequels il ne pourra s’agir que d’un acte colonialo-raciste.
    Avec Taubira à la justice, rien à espérer de bon. La pétroleuse du ministère de l’Injustice – quelle honte pour les français d’outre mer !- véhicule un complexe de descendant d’esclave qu’elle ne transcendera jamais. Elle transpire le racisme anti blanc au travers même les écrans de T.V.
    Le vrai responsable de cette ignominie c’est le culbuto de l’Elysée qui l’a nommée à ce poste stratégique.
    Quant aux gendarmes qui se sont prêtés au jeu fourbe de la mise en garde à vue des policiers, ils ne savent pas à quel point ils contribuent à couper leur corps de l’estime de la population calédonienne. Mais cela aussi est peut-être savamment prémédité.

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