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Nous assistons à un coup de force institutionnel contre Fillon

On assiste à un coup de force institutionnel visant à priver la droite de l’alternance qui lui était acquise. Il convient d’en bien retracer les étapes pour mieux en comprendre le sens.

La caste financière et médiatique qui dirige la France a tout d’abord congédié Hollande parce qu’il était trop impopulaire. Elle a ensuite fabriqué un robot androïde « ni gauche, ni droite » pour capter l’électorat centriste ou indécis. Enfin, elle s’appuie sur des juges nommés par Taubira pour éliminer le candidat de droite qui avait le plus de chances en mettant en exergue des faits mineurs, certes répréhensibles, mais qui affectent tous les secteurs de la société. Rappelons que la République a pris en charge pendant 14 ans la seconde famille de Mitterrand sans que personne ne s’en émeuve à ce point et qu’il est piquant d’entendre Hollande parler d’exemplarité alors qu’il a entretenu sa maîtresse à l’Élysée aux frais des contribuables !

Une aussi monstrueuse manipulation devrait scandaliser l’opinion, mais certains s’imaginent qu’elle renforce les chances d’un profond changement. Or, en politique, il vaut mieux savoir compter. Sur les 10 points perdus par Fillon, 3 ont profité à Marine qui passe de 24 à 27 % des intentions de vote et 7 à Macron (de 13 à 20 %) ! Il n’est pas nécessaire d’avoir le QI d’Einstein pour pressentir la catastrophe qui se prépare. Dans les circonstances actuelles et en cas de duel Marine-Macron au second tour, ce dernier l’emporterait dans un rapport 65/35. En abattant Fillon, vous assurez donc la victoire du représentant de la caste qui veut nous remplacer et vous ouvrez la porte à une vague migratoire comme la France n’en a jamais connue.

J’ajoute que quel que soit l’élu (Marine, Macron ou Fillon), cette campagne désormais pourrie ne permettra pas de déboucher sur un minimum de cohésion nationale alors que l’insurrection des banlieues et la remontée inéluctable des taux risquent de provoquer une situation sociale et financière explosive.   Je ne veux pas jouer les Cassandre, mais je crois que nous allons connaitre des lendemains électoraux très douloureux.

Gérard Pince