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Nous ne voulons plus de musulmans en République tchèque

Riposte laïque fête le dixième anniversaire de son existence. Puis-je exprimer mes regrets de ne pas être parmi vous et vous prier d’agréer mes salutations renouvelées de ma ville natale, Prague ?

Ici, ça va quand même toujours un peu mieux qu’en France. Václav Klaus, l’ancien président de la République Tchèque, vient de participer à un meeting électoral du parti allemand Alternative für Deutschland (AfD) à Hofheim. Il y a dit : « Les regroupements en vue de la bataille sont bien connus. D’un côté, c’est la liberté, la démocratie, la famille traditionnelle, la souveraineté d’Etats nationaux européens, le patriotisme. D’un autre côté, c’est le political correctness, le humanrightisme, le féminisme, le gendrisme, l’homosexualisme agressif, immigration massive, Madame Merkel, Messieurs Schulz et Juncker.“

La grande presse tchèque rapporte ces propos sans commentaires. Elle rappelle même que récemment le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka a déclaré à des journalistes étrangers : « Lorsque nous observons les problèmes d’autres pays, nous ne voulons plus de musulmans chez nous, en République Tchèque.“
Le grand quotidien tchèque Lidové Noviny a publié le 31 août 2017 un long entretien avec M. Jiří Šimáně, le principal dirigeant de la compagnie nationale d’aviation tchèque CSA et copropriétaire de la société Travel Service.

M. Šimáně y dit d’abord que le fait que la République Tchèque est considérée comme une destination sûre se reflète dans le grand nombre de touristes qui affluent chez nous. C’est un fait, dont tous les pays d’Europe ne peuvent pas se vanter.

Il précise qu’ « en Allemagne, déjà aujourdhui, existent des zones où les policiers n’osent pas s’aventurer. Là règnent des gangs et des familles qui ont leur propre hiérarchie et leurs tribunaux. Simplement, ils mènent leur vie, mais ni en Libye, ni au Maroc, en Afghanistan ou en Somalie. Ils la mènent en Europe, sans se poser la question de savoir si cela plaît ou non à quiconque ici. Cela, aucun appel au respect des valeurs européennes ne le changera.“

Il dit que « la politique irresponsable et impotente de L’Union européenne, menée sous le couvert de slogans humanitaires a fait gagner des milliards à des groupes de passeurs criminels. Elle est l’une des causes de la mise en mouvement des habitants du Moyen Orient et d ‘Afrique. Lorsque vous regardez ceux qui débarquent sur les côtes d’Italie, de Grèce ou d’Espagne, alors vous n’y trouvez presque plus de réfugiés syriens.“
Il dit que l’Europe est vraiment menacée de perdre son identité. Nous somment tous menacés et il est vraiment temps de s’en rendre compte. Les fous sans expérience qui vivent avec l’idée utopique de l’intégration rapide des masses d’immigrés sont beaucoup plus bruyants que la majorité silencieuse. Ainsi, ils sont mieux entendus par les politiciens.“

D’après M. Šimáně, « le fait que l’Union européenne veut imposer aux Etats de Visegrad (la Pologne, la République Tchèque , la Slovaquie et la Hongrie) des quotas d’immigrés clandestins part d’une supposition complètement erronée et utopique que l’Europe sera capable d’intégrer des millions de migrants, ayant un bagage social, économique et ethnique tout-à-fait différent.

En novembre 2016, l’agence Reuters a mentionné que des 1 100 000 immigrants ayant récemment afflué en Allemagne, seulement 13 pour cent ont trouvé du travail. Officiellement, le but de l’Allemagne est d’intégrer, pendant les cinq années à venir, la moitié de tous ces migrants. Même si cela réussissait, que ferait l’Allemagne avec l’autre moitié ? A quels conflits cela conduira ? Et c’est l’Allemagne, le pays le plus avancé, le plus riche d’Europe ! Que se produirait-il dans les pays européens plus faibles ?“

Le journaliste qui interroge M. Šimáně lui demande s’il s’attend au renforcement de l’extrême droite. Si les Etats ne parviennent pas à résoudre cette tension, ne faudra-t-il pas craindre un frottement d’allumette“, mettant le feu aux poudres ? M. Šimáně répond : « Si les politiciens, mais aussi les simplex citoyens, ne se réveillent pas, c’est sûr que cela se produira. Ce serait un miracle que cela ne se produise pas. Alors, il serait juste que l’on juge, avec les auteurs des violences, aussi tous ceux qui auraient dû, et avant tout auraient pu, prévenir une telle évolution.“

Martin Janecek