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Nous sommes Barcelone, Londres, Turku, Charlie, nous ne sommes rien…

Nous sommes surtout beaucoup de paroles vides et rien de consistant puisque nous ne sommes pas fichus de nous défendre et défendre nos valeurs, notre identité, notre foi, nos biens, nos demeures… Nous sommes ridicules.

Pendant que nous nous pavanons dans nos expressions de solidarité, de soutien, de drapeaux sur nos bâtiments les plus fameux, nous amoncelons des fleurs, des cartes, des bougies, nous formons des cercles comme des pleureuses après leurs défunts. Le Daech ou la terreur islamique, qu’importe son nom puisque nul ne peut réellement lui accoler un dénominateur qui lui soit propre, accumule succès après succès, créé la panique, sème la mort, la destruction, menace nos existences, et plus il avance, plus nous reculons.

Que nous reste-t-il à perdre lorsque nous avons tout perdu ? Combien de reculades pouvons-nous faire avant de nous trouver le dos collé au mur ? Nous avons renoncé à notre devoir élémentaire, celui d’être ce que nous voulons être !!!

Il faut le crier tout haut, nous sommes vaincus et sommes soumis. Et c’est bien ce que nous méritons puisque nous avons choisi de renoncer en traitant des concessions plutôt que de lutter pour chaque pouce de terrain, comme le font les islamistes ; nous avons choisi la veulerie au lieu de la bravoure, nous avons accepté des menottes que nous embrassons avec fougue chaque jour qui passe au lieu de nous en défaire. Nous avons renoncé à tout, même à la vie. Qu’avons-nous à offrir à nos futures générations… Ah, j’ai oublié que nous en manquons aussi.

Pourquoi alors ne pas sortir dans les rues et hurler : Gloire au vainqueur, gloire à l’Islam, la véritable religion de la paix, de la tolérance et du vivre ensemble !

Cessez de vous trouver des excuses et cessez de chercher des boucs émissaires, vous êtes en manque aussi et la loi du plus fort sera appliquée sur tous et contre tous ceux qui cherchent une solution et n’en trouvent aucune.

Pauvre France, pauvre Québec, pauvre Israël qui doit, en dépit de sa lutte perpétuelle et de son courage, subir l’impact des erreurs de l’Occident et se mesurer avec leurs effets secondaires.

Je vous avoue que j’ai honte surtout d’avoir cru en vous, d’avoir été certaine de vos capacités et votre fermeté alors que vous en manquez, de vous avoir applaudi au lieu de riposter à vos décrets, à vos initiatives erronées, à votre suicide puisque je n’ai d’autre choix que vous suivre dans votre déchéance. Mais il aurait fallu que je me comporte comme ces barbares pour me faire craindre, pour me faire respecter, alors que j’ai été élevée dans la foi en l’autre… Alors que mes valeurs et ma foi m’interdisent de soumettre, de tuer, d’envier, de mentir, de tricher, de refuser mon aide à qui que ce soit.

Vous avez ouvert les portes de l’enfer par votre mansuétude, par votre démocratie en offrant votre ventre mou à la barbarie et il nous engloutira tous sans exception.

Thérèse Zrihen-Dvir

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