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Nous sommes empoisonnés

Le 2 octobre 2020, notre sémillant Président Macron s’est cru obligé de nous offrir un discours  sur le séparatisme, oblitérant la question essentielle , l’islam en France, et ses conséquences.

On ne cesse de tourner autour du pot, tantôt on disserte sur le séparatisme, le communautarisme, le fractionnisme, la sécession, jamais on n’ose aborder le problème crucial que représente l’islam (son implication, son extension, ses revendications, ses influences…) Voilà des décennies qu’on évoque la question, et rien n’est réglé au fond.

On tergiverse, on dissèque le problème, on pratique avec délectation une dialectique qui n’a qu’un seul but, éviter de heurter, de choquer le monde musulman. C’est une logorrhée byzantine face à un islam conquérant, insidieux et pervers qui n’a de cesse de nous harceler.

Avons-nous la mémoire si chancelante au point d’oublier et d’enterrer les actions menées par les musulmans au nom de l’islam ?

En septembre 1988, un  écrivain britannique d’origine indienne, Salman Rushdie, publia un ouvrage « les versets sataniques » qui souleva le monde musulman.

En février 1989, l’ayatollah Khomeiny lança une fatwa contre ce blasphémateur :

Ce fut un appel  à tous les musulmans de condamner à mort cet auteur qui avait osé critiquer le Coran et Mahomet,  et de poursuivre l’Occident.

Rétrospectivement cette fatwa a ouvert la voie au 11 septembre 2001, où l’Amérique fut frappée par une tragédie,  aux massacres perpétrés à Charlie Hebdo, en janvier 2015, à la tuerie du Bataclan, en novembre 2015, puis au carnage de Nice, le 14 juillet 2016. Où et quand cette folie meurtrière s’arrêtera-t-elle ?

Depuis 1989 des milliers de manifestants maghrébins, turcs, pakistanais, afghans se réunissent pour clamer leur haine de l’Occident et fomenter des attentats.

Depuis  1982 (attentat de la rue des Rosiers à Paris) on a recensé plus de 30 attentats en France, des centaines de morts, des milliers de blessés.

Et après toutes ces années, tous ces meurtres, toutes ces meurtrissures, on peut observer, avec étonnement et incompréhension, une frénésie, une passion pour l’islam. Le Coran doit remplacer la Bible.

C’est Barbara Pompili, ministre, qui pense que « la place de la langue arabe, de la culture musulmane, dans notre société, est très insuffisante » C’est l’inénarrable J. Lang, qui, au lendemain de l’hécatombe de Charlie Hebdo, nous dit « L’islam est une religion de paix et de lumière » Faut oser.

C’est Bernard Cazeneuve qui nous éclaire en déclarant « ce n’est pas un délit de prôner le djihad ». On croit rêver devant tant d’aberrations, tant d’aveuglements, de délires au moment où nous rapatrions des djihadistes français qui ont du sang sur les mains, avec l’intention de les rééduquer.

Voilà plus de 10, 20 ans que nous sombrons dans une atmosphère permanente de culpabilisation, de flagellation, de faute éternelle.

Nous sommes pris dans un engrenage de contrition orchestré par des refoulés dont l’angélisme, la candeur frisent  la schizophrénie. Nous assistons médusés à des délires de quelques personnes issues de la sphère médiatique. Chacun y va de son refrain contre toutes nos valeurs, contre notre civilisation Nous assistons, sidérés, au lynchage de citoyens qui osent afficher leur fierté d’être français. (cf. E. Zemmour) Toute cette instrumentalisation, aux relents social-bobos, n’a pas pour but de proposer une nouvelle morale, mais de démolir, de salir, d’avilir tout ce qui peut être opposé à leurs idées à leurs qualités. Où est le racisme ?

Il est vrai que le rapatriement des djihadistes, les conflits permanents et terrifiants des banlieusards contre toute forme d’autorité, le laxisme des juges, les propos inacceptables du premier magistrat de France, E. Macron, ont de quoi nous inquiéter quant au devenir de notre pays.

Nous sommes gangrenés, infectés depuis plusieurs années par des théoriciens social-bobos qui sapent tous les fondements de notre pays.

Nous sommes infectés par une virus insidieux, le Covid. Mais il y a plus grave encore : nous sommes empoisonnés, intoxiqués par un fléau, l’islam, dont l’islamisme est le reflet le plus odieux, le plus haïssable. Tous les discours, les torrents, les fleuves de condamnations contre cette plaie se soldent par une recrudescence d’attentats et ne font qu’attiser la haine d’une frange de la population, ces Français de « papiers » et non de cœur.

Il y a une question primordiale qui se pose et qui n’a jamais été abordée ni résolue : pourquoi le monde musulman ne se révolte-t-il pas contre les agissements criminels de leurs coreligionnaires ? Pourquoi ceux qui prêchent la paix et la concorde ne balayent-ils pas devant leur porte et ne font-ils pas le ménage ? Les pays occidentaux seraient en droit de demander des comptes.

Les gouvernements se succèdent, les présidents de la République défilent sans que la question posée par l’islam en France soit définitivement résolue. Emmanuel Macron a cru, par son intervention du 2 octobre, apporter un éclairage nouveau et proposer des solutions. Hélas, comme d’habitude en France, on ne fait qu’effleurer le sujet.

L’islam est une religion comme une autre, qui doit être respectée comme les autres et régie par nos principes républicains et laïques, comme les autres. Mais hélas, cette pseudo-religion nous intoxique par sa virulence : c’est un poison.

Yves Rectenwald