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Nous sommes le dernier carré et notre moment est Waterloo !

Je viens de suivre attentivement la très juste vidéo de Pierre appelant pour la France un messie qui viendrait la sauver, tant son désir de voir son pays guérir est fort. Il appelle à la venue d’un Poutine français. Poutine lui, le vrai, n’a certes pas l’enveloppe de Jésus qui aurait été missionné par Dieu son Père pour combattre le mal parmi les hommes et il ne leur infligera jamais un Déluge qu’ils mériteraient pourtant bien, en tous cas, pas dans son pays en Russie. D’ailleurs, le Déluge, les Russes y ont déjà goûté avec les communistes puis avec les Allemands il y a peu, ces Allemands tout enflés à leur volonté de nazisme.

Alors vous allez me dire, avec votre air supérieur, que les Russes aujourd’hui, ce sont les Français d’il y a 70 ans, qu’ils n’ont pas évolué, qu’ils ne sont que de pauvres types qui n’ont jamais été foutus d’introduire la démocratie chez eux, qu’ils sont comme des culs terreux agrippés à leurs plaines et à leurs forêts interminables et à leurs fleuves grandioses ; bref,  qu’ils sont un peuple statique, un peuple qui refuse toute évolution. Eh bien moi, je réponds tant mieux, je réponds que la Vérité avec un grand V, elle est là, qui brille avec intensité dans l’âme russe. Tout simplement parce que l’évolution qui pose son cul de plus en plus large sur la démocratie, ce n’est qu’une grande chiasse puante. Et quand on a la chiasse, cela signifie en bonne logique qu’on est malade, qu’on a bouffé une saloperie. Et le problème, le trop vrai problème, c’est que nous, les gens de l’Ouest, on en bouffe tous les jours des saloperies ; pire, cela fait des décennies qu’on nous oblige à en ingurgiter tous les jours.

Poutine lui, est un homme simple, de cette si rafraîchissante simplicité des Russes. Et ce qu’il veut, parce qu’il se sent profondément russe et qu’il aime ses concitoyens, dans une naturalité qui déconcerte les nullités qui nous dirigent, c’est préserver, mieux, ce qu’il veut pas parce qu’il en a une frousse bleue, c’est que la Russie, comme un train en retard, soit raccrochée à l’évolution, cette belle chiasse de l’Ouest, notre grosse chiasse à nous et dans laquelle nous pataugeons de plus en plus jusqu’à la nausée. Ce sont les murailles du Kremlin démultipliées qu’il a voulu et réussi à élever contre nous, envahisseurs de barbarie décadente. Il s’est voulu médecin mais de cette médecine qui analyse les causes de la maladie pour en éviter l’apparition et être obligé d’en soigner ensuite les effets.

Pierre crie très fort qu’il nous faut un Poutine. Oui Pierre, il nous en faut un, c’est une lapalissade. Mais déjà, peux-tu nous donner un nom ? Et même, cher Pierre, si tu nous en donnais un, sa mission salvatrice ne pourrait se produire. Parce que nous, nous, tous les Français, nous avons les pieds vissés dans notre propre chiasse. Poutine lui, a agi quand il était encore temps. Vis-à-vis de lui, notre niveau est bien trop bas ; nous sommes tout au fond du puits et lui, il est sur la margelle. C’est la raison pour laquelle il a refusé de chuter et de laisser son peuple chuter. Il en avait encore la possibilité. Pour nous Pierre, c’est bien trop tard : de moins en moins nombreux, nous sommes le dernier carré et comme à Waterloo, nous sommes en train de mourir ! S’il nous venait, par l’opération du Saint-Esprit, un Poutine, il serait obligé de mettre la France à feu et à sang. Certains diront qu’il faut en passer par là à moins qu’il ait le don de faire ingurgiter aux Français et chaque jour une grande cuiller à soupe d’huile de foie de morue de bon sens. Mais c’était là un remède de grand-mère et il y a bien longtemps…