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Nous sommes tous des Tommy Robinson en puissance

Ce soir je pense à un homme incarcéré.

Son crime ignoble est d’avoir protesté.

Il parle de sa vie, d’une nation qui s’abat.

Il parle une langue que je ne comprends pas.

Qu’importe, c’est sa pensée que je soutiens.

Il se souvient d’un temps, et sa vie de chien.

 

Ce soir, je pleure pour un homme arrêté.

Son crime ? Vouloir alerter et dénoncer.

Les loups sont dans les rues, dans les décombres.

Les rats pullulent dans les avenues de Londres

La peur envahit les timorés, les inquiets

Les loups, les rats adorent cette peur diffusée

 

Ce soir, je pense à un homme incarcéré

Son ignoble crime est de s’être élevé !

La société se liquéfie, s’étiole.

Et l’Angleterre envahie devient folle.

Les juges, la police, les « politichiens« 

Font allégeance à ces nouveaux gardiens.

 

Ami, entends-tu le bruit sourd des chaînes ?

Et ce bruit d’un homme que l’on enchaîne.

Cet homme écoute dans la nuit tous les bruits,

Comme autant de menaces pour sa survie.

L’homme est destiné à être abattu.

Son crime est d’avoir dénoncé les vendus.

 

Ce soir, je pense au grand Robinson Tommy.

Il a peur sûrement ! Il craint pour sa vie.

Sa mère patrie et ces élites ont tous trahi.

Au désespoir, reste la volonté, la droiture.

Et ses amis hurlent, manifestent et crient.

Nous, Français, sommes les sacrifiés du futur.

 

Ce soir, je pense à tous les Tommy Robinson.

La nuit sera longue, comme l’est toute occupation.

Entends-tu ce vol des corbeaux sur nos plaines.

Écoute ceux qui marcheront avec des chaînes.

Gérard Brazon

(Avec l’aimable collaboration de Maurice Druon)

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaîne ?