Nous voulons l’égalité des sexes : le combat des ouvrières anglaises en 1968

Publié le 12 mars 2017 - par - 2 commentaires - 495 vues
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Pour cette fois, quittons un moment Fillon, Macron, Hamon et Mélenchon, tous ces… « on » qui s’agitent dans les «  Etranges lucarnes » dont parlait un temps, Le Canard Enchaîné.

Je voudrais vous parler d’un film formidable, vu mercredi soir 8 mars sur Arte, pour la journée officielle des droits de la Femme. Son titre   »  We want sex equality  « , vous l’avez compris en Français «  Nous voulons l’égalité des sexes. » En mai 1968, la date n’a peut être rien du hasard, les ouvrières de l’usine Ford de Dagenham en banlieue de Londres, se mettent en grève pour obtenir l’équivalent du salaire d’un ouvrier masculin qualifié.

Dans cet atelier de confection des sièges des voitures, les femmes étaient payées la moitié des hommes. Dans ce monde peuplé de participants plus blancs que blancs, dixit Coluche, on voit une classe ouvrière éduquée, consciente, connaissant son histoire, ses droits et ses devoirs.

Je dois dire que ça m’a fait drôle de ne voir qu’une population blanche partout. Ce film se passe à une époque ou le parti travailliste dirigeait le Royaume Uni. On y voit, le double jeu des syndicats, le cul entre deux chaises, tiraillés entre la défense de la classe ouvrière, leurs petits avantages et leur représentativité auprès du gouvernement.

L’hostilité de nombreux hommes privés de leur travail, après la fermeture de l’usine par la direction. La peur des dirigeants de Ford de devoir étendre à ses usines du monde entier, cette mesure d’égalité salariale en cas de victoire des ouvrières.

La  difficile négociation de la ministre du Travail, confrontée à sa fibre féministe, son désir de justice et la mise en demeure du groupe Ford, de fermer les usines anglaises et de les transférer dans d’autres pays. La fin est heureuse, exaltante, où les humbles ouvrières triomphent des dominants et est comme toute fin heureuse au cinéma, accompagnée d’une musique triomphante et chaude.

Il y avait 40.000 personnes à l’époque travaillant pour Ford en Grande Bretagne. Aujourd’hui, il en reste 10.000. Une grande partie de la production est partie donner du travail aux travailleurs turcs, assurément par  généreuse sympathie  pour le pays du loukoum.

Depuis cette époque glorieuse, il y a moins d’usines en Angleterre, comme chez nous, moins d’ouvriers, moins de blancs dans un pays qui a beaucoup changé ethniquement. La classe ouvrière quant à elle, semble avoir perdu en grande partie son histoire et sa relative unité.

A travers ce film, une question se pose : est-ce vraiment par humanisme et pure bonté d’âme que nos dirigeants laissent rentrer chez nous des masses de pauvres gens, ou comme toujours pour leur intérêt bien compris aux dépens du nôtre ?

La réponse à cette question taraude les esprits depuis longtemps. De nombreuses personnes ont tenté de la résoudre. De Bat Ye’or en passant par Guillaume Faye, Alexandre Del Valle, Boris Le Lay, Robert Albarèdes et tout récemment, un rédacteur de Riposte Laïque, Eric Alban, qui à propos de l’affaire Théo, posait la question de l’implication de la France Afrique, dans ce système.

Les explications qui très souvent  se recoupent et que je ne peux exposer par manque de place, nous éclairent par d’évidentes parts de réalité.

Mais, au bout du compte, la raison principale de ce phénomène immense et inédit, ne serait-elle pas l’éternelle guerre entre le capital et les travailleurs ?

Luis Bravo

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Notifiez de
Pivoine

Ce film avait été diffusé il y a un an et demi sur n° 23.
9 capitalistes sur 10 ont une mentalité d’esclavagistes. Les lois n’y changeront rien. Il y avait les serfs, taillables et corvéables à merci, puis il y a eu les ouvriers, d’abord autochtones, puis immigrés…

markorix

Dans ce conflit les travailleurs éduqués au respect de soi se sont fait écraser et les autres, les nouveaux prolétaires implantés par nécessité par les grands patrons, n’ont de respect ni pour eux-mêmes ni pour les pays qui les accueillent, donc leur chair n’est pas chère à leurs yeux et ils se soumettent sans riposter convaincus d’avoir remporté le gros lot de l’intégration dans un Eden soi disant accueillant et porteur de paix multiethnique sans aucune racine solide sous leurs pieds. Non ils ne sont pas en guerre, ils sont soumis et condamnés à dire merci toute leur vie. Les… lire la suite