Nouvelle-Calédonie : avec le variant Kanaky le résultat est garanti !


Sollicitons donc l’annulation du décret fixant la date du troisième référendum auprès du Conseil d’État !

La perspective de l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie doit faire réagir tout citoyen sensé et conscient.
Premier rappel : l’avènement d’un État intitulé KANAKY, à prééminence monoethnique, c’est la promotion d’un racisme anti-Blanc et anti-Européen (la création d’un prétendu Éveil océanien, des plus récentes, s’intitulant indépendantiste et rameutant les voix des Wallisiens et Futuniens établis sur le Caillou, est une bonne indication en ce sens !).

Disons-le carrément, le premier responsable de ce lamentable état de fait est le gouvernement MAUROY, qui par la déclaration de Nainville-les-Roches du 12 juillet 1983, s’est abaissé à déclarer « le peuple kanak, premier occupant du territoire » et qui se voit reconnaître « en tant que tel, un droit inné et actif à l’indépendance ».
Tout ce qui s’est ensuivi résulte de ce postulat stupide, raciste, anticonstitutionnel, et destructeur de la France, du moins celle que nous admirons et aimons !

N’oublions pas que la restriction du corps électoral (qui touche une bagatelle entre quarante mille et cinquante mille Calédoniens, citoyens français) s’inscrit totalement dans un terrible déni de démocratie, qui, s’il affectait en France métropolitaine des citoyens extra-européens, en quantités comparables, provoquerait un scandale épouvantable !

Une voix, juridiquement bien plus autorisée que la mienne, qui émane du professeur Olivier GOHIN, de l’université Panthéon-Assas Paris II, le démontre magistralement, dans une contribution remarquable de l’éminente revue de l’Actualité Juridique du Droit Administratif, édition du 16 avril 2007 :
« Quand la République marche sur la tête : le gel de l’électorat restreint en Nouvelle-Calédonie ».
Retenons-en pour l’heure l’essentiel ainsi résumé :
« Dans l’indifférence à peu près générale de la doctrine publiciste, la loi du 23 février 2007 a ‘‘gelé’’ le corps électoral de Nouvelle-Calédonie. Par une réinterprétation de l’accord de Nouméa de 1998, qui confine au mensonge d’Etat, des citoyens français sont privés indéfiniment du droit de vote, qui devient héréditaire sur une partie du territoire de la République ».

Il serait fastidieux d’opérer la longue chronologie de toutes les reptations et lâchetés dont se sont rendus coupables deux des principaux protagonistes de cette déjà longue affaire, à savoir l’État français, mais aussi hélas ! les « anti-indépendantistes » ou décrétés tels.
Mon regretté ami Ahmed KABERSELI (1) s’insurgeait, dans le N° 117 de son bulletin Le clin d’œil de septembre 1998 : « Ils charrient (2) ou quoi ? ».
« C’est un raisonnement pour le moins surprenant, cela consiste à dire «  comme on va gagner, la minorité va prendre les armes, les règles de la démocratie cesseront de s’appliquer et ce sera la guerre civile ». Donc dès lors, lorsqu’il y a une minorité prête à prendre les armes, il ne faut pas appliquer la démocratie ».

Mon vaillant et parfois vitupérant ami KABERSELI avait touché du doigt un point précis des accords de Nouméa, l’organisation des référendums successifs (chapitre 5 desdits accords) :
«  Si la réponse des électeurs à ces dispositions est négative, le tiers des membres du congrès pourra provoquer l’organisation d’une consultation, qui interviendra dans la deuxième année suivant la première consultation et (je souligne la suite) : si la réponse est à nouveau négative, une nouvelle consultation pourra être organisée selon la même procédure et cela dans les mêmes délais ».

Cela signifie ipso facto que le troisième référendum doit obligatoirement être organisé durant l’année 2022 et non le 12 décembre 2021.
Compte tenu en outre du resserrement des pourcentages respectifs des non et des oui à l’indépendance, cette question de la date de l’organisation du référendum pour ou contre l’indépendance s’avère fondamentale ! Le flou juridique qui entoure l’organisation effective de l’État de KANAKY (formation des magistrats (3), forces de sécurité intérieure,…), est une raison de plus pour retarder l’organisation de ce référendum, voire même pour l’annuler totalement. Un report pourrait être mis à profit pour bâtir d’autant mieux l’avenir.
2022 ? Que nenni, avançons cette date à 2021 !!!!

Non seulement les piteux acteurs de cette sinistre comédie s’accordent à organiser un simulacre de processus démocratique, mais en plus ils se mettent au diapason pour enfreindre les règles totalement illégales qu’ils avaient antérieurement gravées dans le marbre de ces fameux accords « jospinisés » de Nouméa.

Un véritable avant-goût de la République bananière de KANAKY, qui sera, on l’espère, moins cruelle que la République proclamée démocratique et populaire d’Algérie !
Cerise sur le gâteau : quoi qu’on puisse reprocher à Jean-Marie TJIBAOU, il avait fort judicieusement insisté pour que les accords de 1988 fassent l’objet d’une consultation nationale.
Respect pour sa mémoire et son sacrifice, donc !

Faisons en sorte que la sortie des accords de Nouméa et ceux de Matignon fassent eux-mêmes l’objet d’une procédure référendaire nationale.
Sans quoi nous aurons trois consultations pour les habitants du Caillou et aucune pour l’ensemble de la population de la République !

Jean-Michel WEISSGERBER
Colmar, le 26 juillet 2021

(1) Un des trop rares militants harkis à s’intéresser à l’Outre-mer français ! Il serait bon qu’une place ou une rue d’une localité du Caillou lui soit dédiée !
(2) Pour être précis, il avait employé un terme encore plus cru !
(3) Cela me fait penser que l’île des rattachistes à la France en l’an 2000, Anjouan, ne disposait en tout et pour une population supérieure que d’un seul magistrat.

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14 Commentaires

  1. Si c’est pour être emerdé par une future kanaky comme on est emmerdé par l’algérie qui n’a jamais été foutue de se gouverner par elle même, alors pas de kanaky.

  2. si cela concernait la Corse, faudrait-il un référendum au niveau national ?
    je suis calédonien et j’y vis, je ne vois pas pourquoi un alsacien, un basque ou un breton devrait décider de mon avenir sans savoir ce qui s’y passe réellement, sans en connaître l’histoire ni la réalité politique du territoire.
    Si inversement je devais me prononcer pour l’indépendance d’une autre collectivité d’outre-mer ou d’une région française de Métropole, je n’aurai aucune légitimé à le faire pour la seule et unique raison que je ne connais pas leur histoire et que je n’y vis pas.

  3. Pas d’accord pour que la sortie des accords de Matignon et de Nouméa fassent l’objet d’une consultation référendaire nationale, ce serait la fin de la Nouvelle-Calédonie sous le drapeau français assurée ! Revoyez les référendums de Degaulle pour livrer l’Algérie au FLN et prenez en compte l’état de délitement patriotique dans notre pays.
    Ce qu’il faut par contre, c’est sortir de ce déni démocratique d’un corps électoral restreint : la Nouvelle-Calédonie faisant partie de la France, tous les titulaires d’une carte d’identité française résidant sur le territoire doivent de plein droit faire partie du corps électoral, pour toutes les consultations – sans exception aucune – concernant l’avenir du pays.

    • Merci Georges ma famille y vit depuis 4 ans, ils ne savent pas s’ils doivent renouveler leur contrat pour 4 ans, ils sont dans l’E Nat a des postes élevés, je suis de près les infos avec 3 ados de 15 ans ou leurs études marchent très bien, donc un peu inquiète pour leur avenir et pas question d’accepter des postes en France, merci pour votre post.

  4. n’est il pas opportun pour les caldoches de prendre leur indépendance , la nouvelle zélande, l’australie ont réussi à se libérer de la tutelle de gens qui sont à des milliers de km d’eux

    • Rien à voir. En Australie et en NZ, ce sont les européens qui ont gardé la main.

    • Comparer NZ et Australie à la Nouvelle Calédonie me parait des plus hasardeux. Je suis encore assez « jeune » pour me rappeler des accords d’Evian avec le FLN et pour rire un peu de ce qu’il adviendra à la NC après 60 ans d’indépendance. Après les Pieds Nikelés mal reçus en France nous aurons les Canaques devenus adicts aux bienfaits de la CAF…. L’histoire n’est-elle pas un perpétuel recommencement?

  5. Les Français de Nouvelle-Calédonie tiennent leur destin entre leurs mains :
    – le « gouvernement » français a décidé de donner l’indépendance aux makaks et a abandonné les Français,
    – les Français de métropole ne feront rien pour les aider.

    Ils devront donc ne compter que sur eux-mêmes et se défendre seuls.

    Il ne leur reste plus qu’une solution qui consiste en trois choses :
    – s’armer et s’organiser,
    – éliminer tous les leaders indépendantistes et tous les collabos,
    – éliminer le plus de makaks possible en parallèle.

  6. tristes tropiqies aurait dit et ecrit quelqu un  » de bien « ….(avec raison)

  7. le peuple kanak, premier occupant du territoire »
    Rien que l’orthographe Kanak (« canaque » in french) !

  8. Chacun chez soi et les poules seront bien gardées (pour ne pas dire autre chose)…décidément vous aimez bien les doubles standard, fait ce que je dis, ne fais pas ce que je fais! Ia Ora Na Kanaky…

    • On dit que la NC est française et qu’elle doit le rester.
      Et on ne va pas changer d’opinion parce que ça ne te plait pas.

      • La France ne peut pas garder le 9-3 et elle voudrait garder la Nouvelle Calédonie? Il faut être sérieux deux minutes !
        Après, a-t-on parlé gaulois en Nouvelle Calédonie ?

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